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CHOMOLANGMA

Bob Marley.

10 Juillet 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS-Musique

Bob Marley

 

 

 

 



Bob Marley

Description de cette image, également commentée ci-après

Bob Marley en concert au Dalymount Park de Dublin le 6 juillet 1980.


 

 

 

 

 

 

Informations générales
Nom Robert Nesta Marley
Naissance 6 février 1945
Nine Miles, paroisse de Saint Ann
Jamaïque Jamaïque
Décès 11 mai 1981 (à 36 ans)
Miami (Floride), Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Chanteur
Auteur-compositeur-interprète
Musicien
Genre musical Reggae
Ska
Rocksteady
Dub
Instruments Chant
Guitare
Années actives 1962 - 1980
Labels Universal Music Group
Site officiel www.bobmarley.com

 

 

 

 

 

Robert Nesta Marley, dit Bob Marley, né le 6 février 1945 à Nine Miles en Jamaïque et mort le 11 mai 1981 à Miami aux États-Unis, est un chanteur et un auteur-compositeur-interprète de reggae jamaïcain.

Bob Marley a rencontré de son vivant un succès mondial, et reste à ce jour le musicien le plus connu et le plus vénéré du reggae, tout en étant considéré comme celui qui a permis à la musique jamaïcaine et au mouvement rastafari de connaître une audience planétaire. Bob Marley a vendu plus de 200 millions de disques à travers le monde1. il est le plus grand vendeur de disques reggae de l'histoire.

 

 

 

Biographie

 

 


Maison de Bob Marley à Nine Miles.

 

 

 

 

 

Robert Nesta Marley2 est né le 6 février 1945 (date figurant sur son passeport, mais non vérifiée officiellement car l'État de Jamaïque ne peut fournir d'acte de naissance) à Rhoden Hall près de Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann (Jamaïque).

Bob Marley est né d'une mère noire jamaïcaine âgée de 18 ans, Cedella Marley Booker, née Malcolm et d'un père blanc d'origine anglaise né en Jamaïque, capitaine de la Royal Navy, âgé d'une cinquantaine d'années, Norval Marley, qu'il n'a que très peu connu. Ses grands-parents paternels sont Albert Thomas Marley, un anglais du Sussex et Ellen Broomfield une bourgeoise jamaïcaine colorée. D'après Michael George Marley (fils de Noel Marley, frère de Norval Marley), qui l'aurait appris de sa famille puis vérifié, les Marley seraient des Juifs syriens passés par l'Angleterre avant de s'installer en Jamaïque3.

Les parents de Norval Marley n'acceptaient apparemment pas sa liaison avec une femme noire et Norval, décrit par Cedella comme un homme gentil, mais de faible caractère, aurait été rejeté par sa famille[réf. nécessaire]. Bob Marley souffre de l'absence de son père, qui le fait venir à la capitale pour étudier quand il a cinq ou six ans. Sans nouvelles, sa mère le retrouvera des mois plus tard dans une rue de Kingston : son fils avait été confié à une vieille dame, pour qui il faisait les courses. Cedella voit Norval une dernière fois et reprend son enfant.

 

 

Période ska

 


À l'adolescence, Bob Marley quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. Il y rencontre Neville Livingston, dit Bunny Wailer et Winston Hubert McIntosh, dit Peter Tosh, avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu'ils entendent sur les radios de Miami. Le chanteur Joe Higgs leur donne des cours de chant. Bob Marley enregistre sa première chanson Judge Not pour le producteur Leslie Kong, du label Beverley's, en 1962, à l'âge de 17 ans, ainsi qu'une reprise d'un succès de country & western de Claude Gray : One Cup of Coffee en 1962. Ces titres ska n'ont aucun succès, mais Bob continue à s'investir dans la musique.

En 1963, il forme avec Junior Braithwaite, Peter Tosh et Bunny Wailer, le groupe vocal The Wailers (les gémisseurs). Ils obtiennent un contrat avec Studio One en 1964 et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement « Sir Coxsone » Dodd, qui a pour assistant en studio Lee « Scratch » Perry (Scratch assure aussi la promotion). Bob quitte son métier de soudeur. Après l'album intitulé The Wailin' Wailers, le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand chose en contrepartie des dizaines de titres qu'ils ont enregistrés pour lui (dont plusieurs succès, comme Simmer Down et Put it On).

 

 

Période rocksteady

 

 


Rita Marley et les "I Threes", date inconnue.

 

 

 

 

 

Après son mariage avec Rita Anderson début 1966, Bob Marley part rejoindre sa mère, remariée avec un Jamaïcain nommé Booker, à Wilmington, Delaware, aux États-Unis. Bob travaille à l'hôtel Dupont, mais continue à écrire des chansons. Il est provisoirement remplacé par Constantine « Dream » Walker. À son retour après l'été 1966, il s'intéresse de plus en plus au mouvement rastafari, qui a émergé dans les années 1930 en Jamaïque, et fonde avec Peter Tosh et Bunny Livingston le label indépendant Wail'n Soul'm. Leur premier titre, autoproduit, dans le nouveau style rocksteady, s'intitule Bend Down Low.

À Kingston, Mortimer Planno, un rasta jamaïcain d'origine cubaine qui a voyagé en Éthiopie et rencontré Haïlé Sélassié Ier au début des années 1960, lui transmet une partie de sa culture rasta. Sans le soutien d'un distributeur professionnel, ses disques se vendent très mal, et Bob Marley est trop pauvre pour vivre en ville avec sa femme Rita et ses deux enfants Cedella et Ziggy. Il retourne dans son village natal en 1967 pour un ressourcement spirituel, mais continue à enregistrer et à publier nombre de 45 tours obscurs pour sa petite marque Wail'n Soul'm, comme les futurs classiques Hypocrites et Nice Time, qui sortent sous le nom de Bob Marley & the Wailers.

Rita, Bob Marley et Peter Tosh rencontrent, en janvier 1968, le chanteur américain Johnny Nash, qui est décidé à lancer le style rocksteady aux États-Unis, et son manager Danny Sims, avec qui ils signent un contrat international exclusif pour les disques et éditions JAD. Bob Marley leur fournit quantité de compositions inédites, dont Stir It Up, qui deviendra bientôt un succès pour Nash. Johnny Nash a beaucoup de succès avec le rocksteady (tube américain « Hold Me Tight » en 1968), mais l'album de Bob Marley & the Wailers qu'il a financé ne sort pas (il ne sera finalement publié qu'en 1997 chez JAD). Seule une nouvelle version de Bend Down Low avec des cuivres américains ajoutés à New York sort en France et au Canada (JAD-CBS) en 1968, mais sans aucun succès. Bob Marley écrit parallèlement son premier morceau rasta, Selassie Is the Chapel en 1968. Cet enregistrement important, dans le style nyabinghi (tambours rastas), est financé par Mortimer Planno, qui en interprète la face B, A Little Prayer. Quelques producteurs locaux se succèdent, mais le trio vocal n'a plus aucun succès depuis son départ du giron de Coxsone Dodd.

 

 

 

Le Reggae

 

 


Sans ressources, Bob Marley repart aux États-Unis rejoindre sa mère en 1969. Il travaille plusieurs mois, de nuit, dans une usine automobile Chrysler. Sa femme et ses jeunes enfants le rejoignent. À son retour, il fonde les disques Tuff Gong, du nom du ghetto (dérivé du surnom de Leonard Howell, le « Gong » fondateur du mouvement rastafari), et enregistre une reprise de James Brown (Say It Loud) I'm Black and I'm Proud rebaptisée Black Progress, dans le nouveau style reggae, avec de jeunes musiciens brillants, les frères Carlton (à la batterie) et Aston « Family Man » Barrett (à la basse), qui ne le quitteront plus. Mais les disques indépendants Tuff Gong n'ont toujours aucun succès. Marley va voir son vieil ami Lee « Scratch » Perry, qui est allé, fin 1969, en Angleterre accompagné par les frères Barrett sous le nom des Upsetters. Perry a obtenu un succès anglais avec l'instrumental The Return of Django et accepte de produire le trio vocal Bob Marley & the Wailers. Ils collaboreront jusqu'en 1978. Perry donne une nouvelle couleur au groupe, qui enregistre plusieurs chefs-d'œuvre avec lui, dont Duppy Conqueror, Sun Is Shining, Soul Rebel, Kaya et le (I've Gotta) Keep on Moving de Curtis Mayfield. Il réunira certains de ces 45 tours sur l'album Soul Rebels sorti en Angleterre en 1973 chez Trojan.

Toujours sans succès, Bob Marley & the Wailers gravent une dizaine de chansons avec l'équipe de musiciens de Leslie Kong, un producteur jamaïcain (Kong avait déjà produit les deux premiers 45 tours solo de Bob Marley en 1962), qui a du succès en Angleterre grâce à un son professionnel capable de percer sur le marché britannique (disques Trojan à Londres). Il publiera ces titres en 1971 sous le nom de The Best of the Wailers. "Bunny Wailer, superstitieux, pense que leur « meilleur » est encore à venir et lui lance une malédiction[réf. nécessaire]. Leslie Kong meurt peu après d'une crise cardiaque" [réf. nécessaire], et le trio ne touche aucun argent. Bob Marley se rapproche de l'organisation rasta des Douze Tribus d'Israël fondée par Prophet Gad, alias Vernon Carrington. Ils continuent à alterner les auto-productions pour Tuff Gong et les séances financées par Lee « Scratch » Perry pour sa marque Upsetter. Malgré la qualité de leur travail prolifique, ils n'ont aucun succès local jusqu'à leur autoproduction Trench Town Rock (Tuff Gong 1971).

À la demande de Johnny Nash - qui cherche des compositions pour la musique du film suédois Vil Sa Garna Tro (L'amour n'est pas un jeu) dans lequel il joue le rôle principal - Bob Marley part pour Stockholm en 1971. Il y écrit plusieurs morceaux, et collabore à la musique du film. Nash signe alors avec les disques CBS à Londres où il enregistre le plus gros succès de sa carrière, I Can See Clearly Now. Marley l'a rejoint, et signe lui aussi avec CBS grâce à Nash et son manager, avec qui il est toujours sous contrat. Comme l'album de Nash, le 45 tours Reggae on Broadway sort en 1972, mais Bob Marley n'a aucun succès. Le son et les musiciens anglais apportés par Nash ne lui conviennent pas. Quelques concerts à Londres, avec les frères Barrett, sont organisés en première partie de Nash, mais sans succès. Nash part vers la gloire et abandonne son poulain. Marley contacte alors Chris Blackwell, le fondateur des labels Trojan et Island Records. Blackwell est Jamaïcain, il a déjà distribué en Angleterre les disques Beverley's de Leslie Kong, et connaît le nom de Marley. Il rachète le contrat de production à Danny Sims, et confie de l'argent à Bob Marley, qui part enregistrer à Kingston. À ce point charnière de sa carrière, Bob Marley a déjà contribué à au moins 350 morceaux enregistrés en studio (dont une trentaine environ en tant que choriste), dont une grande partie ne seront révélés au public international que beaucoup plus tard, bien après sa mort, notamment dans la série de dix CD The Complete Bob Marley & the Wailers 1967 to 1972 (JAD) réalisée entre 1998 et 2003 par le français Bruno Blum et l'américain Roger Steffens. Marley réenregistrera par la suite une partie de ces compositions, comme Satisfy my Soul, Sun Is Shining ou Lively Up Yourself.

 

 

Le succès

 

 


À la suggestion de Blackwell, les deux premiers albums pour Island sont remixés à Londres, où des solos de guitare sont ajoutés, ainsi que des parties de claviers qui apportent un son plus accessible au grand public. Catch a Fire puis Burnin' sortent chez Island sous le nom des Wailers en avril et octobre 1973. Mais, après une tournée anglaise, Bunny Wailer quitte le groupe, remplacé par Joe Higgs pour la tournée suivante (album Talking Blues), puis c'est Peter Tosh qui s'en va, laissant Bob à sa carrière solo. Le trio vocal féminin « The I Three » avec Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt prend en charge les chœurs. Le nom des Wailers sera désormais celui de ses accompagnateurs, parmi lesquels les frères Barrett (basse et batterie), les pianistes Earl « Wire » Lindo et Tyrone Downie, le guitariste Earl « Chinna » Smith, l'harmoniciste Lee Jaffee et le percussionniste Alvin « Seeco » Patterson. Son troisième album est le chef-d'œuvre Natty Dread, dans lequel il incorpore une influence blues avec le guitariste américain Al Anderson. Un autre guitariste soliste américain, Junior Marvin, est ensuite engagé. Suivront le Live! » enregistré le 18 juillet 1975 à Londres, qui contient son premier succès international No Woman No Cry, où il console une femme affectée par la violence des ghettos, puis l'essentiel Rastaman Vibration (1976) qui sera le disque de Bob Marley le plus vendu de son vivant, et son premier succès américain.

En 1973, Bob Marley rencontre Eric Clapton en Jamaïque et celui-ci reprend, l'année suivante, I Shot the Sheriff, qui sera gage de succès et contribuera à la vague du reggae en Occident.

 

 

 

Bob Marley en concert, Suède, 1978.

 

 

 

 

 

Le 3 décembre 1976 à Kingston, peu avant le grand concert en plein air Smile Jamaica, Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit une balle dans le bras, une dans la poitrine et cinq dans la cuisse, tandis qu'une autre touche Rita à la tête, mais sans la tuer. Don Taylor, leur manager américain, en sort très gravement blessé de six balles. Parmi les agresseurs, des membres des Wailers reconnaissent Jim Brown, un tueur proche du parti travailliste de Jamaïque (JLP), parti de droite pro-américain.

Deux jours après l'attentat, Bob Marley participe comme prévu au concert Smile Jamaica à Kingston. Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi il tenait tant à jouer lors de ce concert, il répondit : « Les gens qui tentent de rendre ce monde mauvais ne prennent jamais de jours de congés. Comment le pourrais-je ? ». Family Man Barrett, caché dans les collines, est remplacé ce jour-là par Cat Coore de Third World. Bob montre ses bandages à la foule. Il ne se sent plus en sécurité en Jamaïque et part en exil en janvier 1977. Il fait escale à Nassau, puis se réfugie à Londres. Il y enregistre les albums à succès Exodus et Kaya, ainsi que le single Punky Reggae Party avec Lee Scratch Perry, qui scelle un pacte rebelle avec le mouvement punk anglais en plein essor. Les titres Jamming et Waiting in Vain notamment, sont des tubes mondiaux. Sa relation avec la Jamaïcaine Cindy Breakspeare, Miss Monde 1976, contribue à le projeter à la une des médias.

En mai 1977, une blessure au gros orteil, faite en jouant au football, se rouvre lors d'un match amical à l'hôtel Hilton de Paris. Le médecin lui suggère des analyses. Le diagnostic est réalisé à Londres : Bob Marley souffre d'un mélanome malin (maladie de la peau qui ne représente que 4 % des cancers, mais qui, de tous, est la plus dangereuse), sans doute dû à une trop longue exposition au soleil. On lui prescrit une amputation urgente de l'orteil, mais un mélange de superstition de son entourage (la religion Rastafari interdit toute amputation) et de pression en pleine tournée européenne où il rencontre enfin son public, contribuent à retarder l'opération.

 

 

 

 

Bob Marley en concert, 1980, Zurich, Suisse.

 

 

 

 

 

En avril 1978, Bob Marley & the Wailers font un retour triomphal en Jamaïque. Lors du One Love Peace Concert, Bob parvient à réunir sur scène les deux ennemis politiques qui se disputent le pouvoir, Edward Seaga (JLP) et le Premier Ministre Michael Manley (PNP). C'est le sommet de sa carrière. Sans arrêt en tournée, Bob Marley & The Wailers enregistrent l'album en public Babylon by Bus au Pavillon de Paris4 de la porte de Pantin en 1978. Bob fait alors construire son studio, Tuff Gong, où il enregistre l'album Survival. Les succès se multiplient. Ils vont jouer jusqu'en Nouvelle-Zélande, où ils sont accueillis chaleureusement par les Māori. En 1979, en pleine gloire, il est la grande attraction du festival Reggae Sunsplash, près de Kingston, où participent également Burning Spear et Peter Tosh.

En 1980, après une perte de connaissance lors d'un jogging à Central Park à New York, Bob Marley passe un examen aux rayons X où l'on découvre cinq tumeurs, trois au cerveau, une aux poumons et une à l'estomac : son cancer s'est généralisé. Il ne dit rien à son entourage et continue ses concerts dont celui au Bourget 5 en Seine-Saint-Denis, en France, le 3 juillet 1980 qui rassemble plus de 50 000 personnes ; il joue un dernier concert enregistré à Pittsburgh, le 23 septembre 1980. Il part ensuite pour une clinique de Bavière, où il suit un traitement original avec un médecin allemand, le docteur Josef Issels, qui prolonge sa vie au prix de dures souffrances.

À la fin de sa vie, Bob Marley se convertit à l'Église orthodoxe éthiopienne, dont la plus haute autorité était feu l'empereur d'Éthiopie Hailé Sélassié Ier (Jah Live), considéré par les rastas comme étant la réincarnation de Jésus annoncée dans l'Apocalypse (« le roi des rois, seigneur des seigneurs »). Il souhaitait finir ses jours en Jamaïque, mais meurt à Miami le 11 mai 1981, trop faible pour faire le voyage en avion jusqu'à Kingston. Il est enterré le 21 mai dans sa paroisse de naissance, à St Ann, en Jamaïque, après des funérailles nationales à Kingston, qui attirent des centaines de milliers de personnes6.

 

 

 

L'héritage

 

 

 


Autographe de Bob Marley.

 

 

 

 

 

Bob Marley a fait découvrir au monde le reggae, un riche dérivé du blues qui a considérablement influencé la musique populaire occidentale, et ce bien plus qu'il est généralement admis (le remix, ou dub, et le rap sont directement issus du reggae). Sa musique a touché tous les publics, transcendant les genres, comme en témoigne un large culte, encore en pleine expansion dans le monde entier à la fin du vingtième siècle. La dimension de Bob est bien plus large que celle du simple chanteur capable de produire des succès populaires comme Is This Love ou Could You Be Loved. Exprimant à l'origine l'affirmation de la dignité et la valorisation d'une identité Noire pour son peuple bafoué par des siècles d'esclavage (Slave Driver, Redemption Song), de colonialisme (Music Lesson, Crazy Baldhead) et d'oppression économique (Revolution), il incarne avec le mouvement rastafarien (Positive Vibration, War) l'éveil de son peuple à une révolution spirituelle contre un oppresseur qu'il décrit d'abord comme étant le fruit d'une imposture chrétienne (Get Up Stand Up), voire païenne (Heathen), capitaliste (Rat Race), corrompu, raciste et hypocrite (Who the Cap Fit) à la fois. Avec une authenticité et une force sans doute inégalées depuis, il a été la première (et dernière ?) véritable superstar venue d'un pays pauvre. Parolier remarquable capable de s'approprier avec naturel des formules du langage populaire, n'hésitant pas à aborder les thèmes les plus universels, Bob Marley reste d'abord un symbole d'émancipation et de liberté. Il est aussi devenu l'un des symboles universels de la contestation (Soul Rebel), voire de la légitime défense (I Shot the Sheriff), supplantant souvent dans l'inconscient collectif des politiciens comme Che Guevara (la proche révolution cubaine a marqué Bob Marley), le Jamaïcain Marcus Garvey, Malcolm X, Léon Trotsky, Nelson Mandela ou Thomas Sankara. Son message est d’abord d'ordre spirituel et culturel, et assorti d’une incitation à la consommation du chanvre (Kaya, Easy Skanking), qui fait partie de la culture rastafari.

Miroir de l'esprit rebelle des peuples opprimés, héros, exemple et modèle à la fois, Bob Marley est considéré par plusieurs générations déjà comme le porte-parole défunt mais privilégié des défavorisés. Il a porté jusqu'à son paroxysme, la dénonciation de la négation de la personne noire, de la falsification des cultures africaine et afro-américaine par le pouvoir et les religions de l'Occident, du travail des historiens à la solde de ces régimes; (Zion Train, Music Lesson). Grâce au mouvement rasta (Forever Loving Jah, Rastaman Chant), Bob Marley a ouvert une voie qui ne se limite pas à la protestation d'ordre colonial et post-colonial.

Il a souhaité montrer à l'humanité, la falsification de l'histoire des peuples noirs. Il a aussi une approche de la Bible jusque là essentiellement inédite et de plus en plus largement étudiée et reprise depuis. Son approche théologique rastafarienne, relayée par sa célébrité, fait ainsi de Marley l'objet d'un certain nombre de réflexions de nature hagiographique. Beaucoup voient en lui une sorte d'apôtre ou de « prophète » multimédia (Time Will Tell. Comme l'écrivait le New-York Times de façon peut-être aussi ironique que prophétique quinze ans après sa disparition, en 1996 : « En 2096, quand l'ancien tiers-monde occupera et colonisera les anciennes super-puissances, Bob Marley sera commémoré comme un Saint. »).

 

 

 

Ses enfants

 

 


Bob a reconnu onze enfants, dont les cinq de sa femme Rita, bien que deux d'entre eux ne soient pas de lui. Il n'a pas reconnu sa première fille Imani Carole, née le 22 mai 1963 d'une relation avec Cheryl Murray, mais a adopté Sharon après son mariage avec Rita en 1966. La plupart ont entrepris une carrière musicale, et avec succès pour Ky-Mani Marley, Damian Marley, Ziggy Marley, Julian Marley et Stephen Marley notamment. Rohan Marley a été joueur professionnel de football américain et compagnon de Lauryn Hill.

  1. Sharon Marley, née le 8octobre1964 d'une relation antérieure de Rita ;
  2. Cedella Marley née le 23août1967, avec Rita ;
  3. David « Ziggy », né le 17octobre1968, avec Rita ;
  4. Stephen, né le 20avril1972, avec Rita ;
  5. Robert « Robbie », né le 16mai1972 ;
  6. Rohan, né le 19mai1972 ;
  7. Karen, née en 1973 ;
  8. Stephanie née le 17 août 1974 ;
  9. Julian, né le 4juin1975 ;
  10. Ky-Mani, né le 26février1976 ;
  11. Damian « Junior Gong », né le 21juillet1978 ;

 

 

 

 

Discographie

 

 

 


L'étoile de Bob Marley sur le Hollywood Walk of Fame.

 

 

 

Article détaillé : Discographie de Bob Marley and the Wailers.

 

 

 

Voir aussi


Bibliographie

 


  • Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • Bob Marley, le reggae et les rastas, de Bruno Blum (Hors Collection, Paris 2004)
  • Sur la route avec Bob Marley de Mark Miller (Scali, 2007)
  • Rebel Music de Kate Simon (album de photos légendées (Genesis Publications, Londres 2004)
  • L'Intégrale Bob Marley : les secrets de toutes ses chansons, de Mauren Sheridan (Nouvelles Éditions, 2005)
  • Bob Marley de Stephen Davis (Seuil, 1992)
  • Dictionnaire des chansons de Bob Marley d'Elodie Maillot (Ed du Tournon, 2005)
  • Bob Marley : légende rasta sous la dir. d'Adrian Boot et Chris Salewicz (Seuil, 1995)
  • Catch a fire: the life of Bob Marley de Thimoty White (Omnibus Press, 1995)
  • Bob Marley de Ian McCann (Omnibus Press, 1993)
  • Bob Marley la légende de James Henke (Du Panama, 2006)
  • No woman, no cry, ma vie avec Bob Marley de Rita Marley (Hachette, 2004)
  • Bob Marley de Francis Dordor (Librio musique, 1999)
  • Bob Marley un rebelle, un sage une photobiographie par Dennis Morris (Tana éditions, 2006)
  • Destin d'une âme rebelle de Francis Dordor (Flammarion, 2009)

 

 

 

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Arthur Stoll.

10 Juillet 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #SCIENCES- De la matière - chimie - mathématiques

Arthur Stoll

 

 

 

 

 

Arthur Stoll.

 

 

 

 

 

Arthur Stoll, né à Schinznach-Dorf le 8 janvier 1887 et mort à Dornach le 13 janvier 1971, est un chimiste suisse, fondateur du département pharmaceutique de l'entreprise Sandoz (aujourd'hui Novartis), entreprise dont il sera successivement PDG, vice-président puis président du conseil d'administration. Il partage la paternité de la synthèse du LSD avec le chimiste Albert Hofmann qui était son employé de laboratoire. La carrière d'Arthur Stoll est couronnée par quelque 18 doctorats honoris causa auprès des plus importantes universités d'Europe et d'Amérique.


 

Le fondateur du département pharmaceutique de Sandoz SA

 


Arthur Stoll fit ses études à l'École polytechnique fédérale de Zurich. De 1912 à 1917, il collabore avec Richard Willstätter au Kaiser-Wilhelm-Institut, où il travaille sur la photosynthèse. Fructueuse, la collaboration entre les deux scientifiques est couronnée par un Prix Nobel attribuée au professeur Willstätter. Cette distinction vaut au jeune Arthur Stoll une notoriété croissant, comme en témoigne sa nomination, en 1917, au titre de Professeur auprès du roi Ludwig II de Bavière. C'est alors que l'entreprise bâloise Sandoz, spécialisée jusqu'alors dans la chimie des colorants, fait appel à Arthur Stoll pour lui confier la création et la gestion de son département pharmaceutique. Les nombreux brevets déposés par le Professeur Arthur Stoll au nom de l'entreprise Sandoz SA (devenue ensuite Novartis) contribueront largement à asseoir le succès économique de cette firme.

 

L'ergot de seigle et le LSD


En 1911, il est professeur à Munich et la même année, il est recruté par Sandoz (aujourd'hui Novartis) pour isoler de l'ergot la matière active utilisée en obstétrique (appelée maintenant l'ergométrine). Il échoue mais il isole l'ergotamine en 1918. À partir de 1923, il est nommé directeur de Sandoz; il a 36 ans. En 1935 il est nommé vice-président du conseil d'administration de Sandoz, dont il sera de 1964 à 1967 le président. De 1935 à 1945, suite aux découvertes du médecin anglais C. Moir qui s'aperçu que les principes actifs à actions ocytociques ne se trouvaient pas dans les solvants mais dans la phase aqueuse résiduelle, il travaille de nouveau sur les alcaloïdes de l'ergot et il isole l'érgométrine, l'ergocristine, l'ergokryptine et l'ergocornine. Avec la collaboration d'Albert Hofmann, qui est l'un de ses employé de laboratoire, il synthétise le LSD (Lysergesäurediethylamid). Le brevet est déposé aux Etats Unis au nom de Arthur Stoll et Albert Hofmann en 1948 (demande déposée en Suisse le 30 avril 1943).

En 1947 son fils, le Professeur Werner A. Stoll publie les premiers résultats d'une expérimentation systématique du LSD chez l'homme, et en particulier sur ses patients. Publication dans le Schweizer Archiv für Neurologie und Psychiatrie sous le titre « Diéthylamide de l'acide lysergique, un phantasticum du groupe de l'ergot ».

 

Le collectionneur d'art


Arthur Stoll est également reconnu pour sa collection d'art (principalement de l'art moderne suisse), qui comptait plusieurs centaines de pièces dont des tableaux et des sculptures majeures de Ferdinand Hodler (dont il possédait le plus grand corpus privé avec plus de 100 peintures), Albert Anker, Auguste Rodin, Niklaus Stoecklin, François Bocion, Boecklin ou encore Augusto Giacometti, Van Gogh, Paul Signac, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Claude Monet ou Paul Cézanne. L'inventaire de la collection, daté de 1970, comporte quelque 700 pièces (huiles, sculptures, aquarelles et dessins) et plus de 600 estampes. Proche des milieux intellectuels et artistiques, il a échangé de nombreuses lettres notamment avec Hermann Hesse et Albert Schweizer. Entre 1947 et 1954 il siège à la très officielle Commission fédérale des beaux-arts.

La reconnaissance pour sa collection culminera au milieu des années cinquante, lorsque l'Institut suisse pour l'étude de l'art, dont il est un des membres fondateurs, se reconnait dans sa collection et lui propose d'en éditer le catalogue. Publié en 1961, il figure parmi les premiers travaux importants auxquels s'est consacré l'ISEA. Le large accueil que réservent les médias à l'ouvrage lors de sa parution témoigne de la grande notoriété que sa collection a atteinte.

 

Sources


  • Stoll et Hofmann 1943 Die Alkaloide der Ergotoxingruppe: Ergocristin, Ergokryptin und Ergocornin. Helv. Chim. Acta num. 26
  • Stoll 1945 Über Ergotamin. Helv. Chim. Acta num. 28
  • Stefano Stoll, "La collection Arthur Stoll ou lorsque la science rencontre l'art", in "L'art de collectionner, collections d'art en Suisse depuis 1848", éd. Schweizerisches Institut für Kunstwissenschaft, Zurich, 1998, pp 383 à 390

 

 

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Aciérie électrique.

9 Juillet 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #TECHNOLOGIES-Industrie(Btp-élect - énergie...)

Aciérie électrique

 

 

 

 


 

 

 

 

Dans une aciérie électrique, l'acier est produit à partir de ferrailles de récupération fondues grâce à l'énergie électrique, contrairement à la filière fonte (haut fourneau - convertisseur) dans laquelle il est produit à partir de minerai de fer.

 

 

 

Ferrailles de récupération

 


La matière première des aciéries électriques est constituée de ferrailles de récupération de diverses origines :

 

 

 

 

Tas de ferrailles compactées à l'installation de Central European Waste Management.

 

 

 

 

  • chutes des industries de transformation (notamment industrie automobile)
  • copeaux de fraisage
  • biens de consommation usagés (appareils électroménagers, voitures mises à la casse)
  • acier de construction provenant de la démolition de bâtiments
  • cendres métalliques de centrales d'incinération, triées à l'aimant
  • etc.


La qualité des ferrailles utilisées est déterminante pour la qualité de l'acier fabriqué. En effet, les diverses impuretés qu'elles contiennent sont susceptibles de modifier les caractéristiques des produits finaux. On surveille particulièrement la teneur en cuivre, en nickel, en chrome et en vanadium, dans la mesure où ces éléments s'oxydent moins facilement que le fer et ne peuvent donc pas être brûlés dans le four par les lances à oxygène.

Dans les parcs à ferraille, il faut également ouvrir l'œil à la recherche des récipients creux (risque d'explosion), de béton (risque de casse des électrodes), d'huiles, de graisses et de zinc (risque de pollution), et vérifier que les charges préparées ne sont pas trop humides (risque d'explosion là encore).

 

Four électrique


Voir Four à arc électrique

 

 

 

Les ferrailles sont chargées dans un four avec de la chaux puis fondues à l'aide d'un très puissant arc électrique formé entre trois électrodes en graphite. La température au sein de l'arc atteint plusieurs milliers de degrés, de manière à atteindre la fusion du fer. Pour homogénéiser le mélange et accélérer la fusion, des sources d'énergie d'appoint sont utilisées, comme des brûleurs intégrés dans les parois du four ou des lances à oxygène.

Pendant cette première étape, on procède à ce qu'on appelle la métallurgie primaire, c'est-à-dire qu'on se débarrasse des éléments indésirables contenus dans les ferrailles, et qu'on procède à un premier ajustement de la teneur du bain en carbone et autres éléments souhaités.

Ainsi, sous l'action de l'oxygène, les différentes impuretés présentes dans le bain forment des oxydes puis se lient avec la chaux qui avait été introduite dans le four. Ces composés, plus légers que l'acier, surnagent au-dessus du bain et forment ce qu'on appelle le laitier.

 

Suite de la fabrication


Une fois la totalité des ferrailles fondues, l'acier liquide est transféré dans une poche, dans laquelle ses propriétés (température, composition) seront ajustées avant la coulée. Ces étapes et celles ultérieures sont en fait tout à fait similaires pour la filière fonte et la filière électrique, et la description peut en être trouvée dans l'article sur l'aciérie et la fabrication de l'acier.

 

 

 

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Barrage hydroélectrique de Takamaka.

9 Juillet 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #TECHNOLOGIES-Industrie(Btp-élect - énergie...)

Barrage hydroélectrique de Takamaka

 

 

 

 


 

Barrage hydroélectrique de Takamaka
Image illustrative de l'article Barrage hydroélectrique de Takamaka
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Subdivision La Réunion
Coordonnées 21° 06′ 06″ Sud 55° 35′ 05″ Est   
Cours d'eau Rivière des Marsouins
Objectifs et impacts
Vocation Barrage hydroélectrique
Date du début des travaux 1985
Date de mise en service 1987
Barrage
Type barrage voute
Hauteur du barrage (lit de rivière) 37,00 m
Longueur du barrage 50,00 m
Épaisseur du barrage (au sommet) 4,00 m
Épaisseur du barrage (à la base) 4,00 m
Réservoir
Volume du réservoir 25 300 Mm3
Production annuelle 43,4 MW GWh/an
 

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

(Voir situation sur carte : La Réunion)
Barrage hydroélectrique de Takamaka

 

 

 

Le barrage hydroélectrique de Takamaka est le seul véritable barrage hydroélectrique de l'île de La Réunion, département d'outre-mer français dans le sud-ouest de l'océan Indien. Il est situé sur le territoire de la commune de Saint-Benoît.

Le site est un lieu de pratique pour le canoë-kayak. Il accueille d'ailleurs un club, le Kayak Club Takamaka, une association sportive dont les activités se déroulent sur le site du Bassin Mangues à Bras-Canot, situé sur la Riviere des Marsouins. Il a remporté 11 fois le titre de champion de La Réunion de kayak-polo sur 13 ans d'existence. Il fut également champion de France de kayak-polo en nationale 3 en 2001, et vice-champion de France de N2 en 2003, et fut le premier club de l'île a accéder en Nationale 1 en 2004, toute discipline confondue. Il utilise des kayak polo de marque Adrio en fabrication olympique et des pagaies double dutch kinetic.

 

 

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Carl Benz.

9 Juillet 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #TECHNOLOGIES-Industrie(Btp-élect - énergie...)

Carl Benz

 

 

 

 


 

 

 

Carl Benz

Description de cette image, également commentée ci-après

Carl Benz en 1896.

 

 

 

Naissance 25 novembre 1844
Karlsruhe Allemagne
Décès 4 avril 1929 (à 84 ans)
Ladenburg Allemagne
Nationalité Flag of Germany.svg Allemand
Profession Industriel (Benz & Cie et Mercedes-Benz)
Distinctions Docteur honoris causa de l'université de Karlsruhe

 

 

 

 

Carl Benz (Karl Friedrich Michael Benz) (25 novembre 1844 à Mühlburg, quartier de Karlsruhe - 4 avril 1929 à Ladenburg) est un inventeur allemand, pionnier de l'automobile, et fondateur de Benz & Cie qui devint Mercedes-Benz en 1926, après la fusion avec Daimler-Motoren-Gesellschaft.

 

 

 

 

Biographie

 


Karl Benz étudie le génie mécanique à l'université de Karlsruhe.

 

Première société, de matériaux de construction


En 1871 il fonde sa première société, de fournitures de matériaux de jardinage, et se marie l'année suivante avec Bertha Ringer avec qui il aura cinq enfants.

 

Fondation de Benz & Compagnie


En 1883, il fonde la société Benz & Cie et commence à construire des moteurs industriels à Mannheim.

 

 

Développement de sa première automobile Benz

 


Carl Benz.

 

 

 

Tricycle Benz 1 de 1886.

 

 

 

Benz Velo de 1894.

 

 

 

Benz Ideal de 1901 au Deutsches Museum de Munich.

 

 

 

 

En 1885 Benz développe le Téo (ou « Tricycle Teo ») en installant un monocylindre refroidi par eau, d'un litre de cylindrée et de cinq cent soixante watts, avec allumage électrique, soupape d'admission commandée, boîte de vitesses et différentiel, sur un tricycle dont il fait juste faire le tour du pâté de sa maison. De 1885 à 1887, il crée trois versions du tricycle : le modèle 1, donné en cadeau au musée allemand en 1906, le modèle 2, qui a vraisemblablement été transformé à plusieurs reprises et le modèle 3 avec roues à rayons en bois1. Le 29 janvier 1886, il dépose le brevet DRP-37435.

Le 5 août 1888, son épouse Bertha lassée de l'attitude frileuse de son mari qui ne veut pas présenter ses inventions et a largement hypothéqué sa dot, part à son insu au petit matin avec le prototype du Benz Patent Motorwagen (modèle 3) pour parcourir le premier trajet sur longue distance en automobile, soit les 104 kilomètres qui séparent Mannheim de Pforzheim2. Cette équipée (nécessité de changer les piles de recharge, difficulté d'approvisionnement de benzine chez les pharmaciens, eau pour refroidir les moteurs, voyage retracé dans la Bertha Benz Memorial Route) avec ses deux fils, à la vitesse remarquable pour l'époque, de 15 km/h incitera Carl à apporter divers perfectionnements au véhicule, en lui adjoignant notamment une vitesse supplémentaire pour gravir plus commodément les côtes3.

En 1890 il s'associe avec Friedrich von Fischer, qui se charge de l'administration interne, et avec Julius Ganss, responsable des ventes. Carl Benz, lui, se consacre au développement de la partie technique de l'affaire qui progresse sensiblement.

L'année 1893 voit la fabrication de la première voiture Benz à quatre roues, la Benz Victoria, suivie, l'année suivante, de la Benz Velo, qui devient le modèle de base des premiers camions et bus en 1895.

En 1896, la première Benz Kontra-Motor apparaît, avec un moteur à deux cylindres horizontaux opposés. Le premier camion Benz est fabriqué la même année. En 1898, des pneus en caoutchouc sont adoptés pour la Benz Confortable. En 1899, la production sera de 572 voitures et Benz devient l'un des plus importants fabricants d'automobiles d'alors. L'année suivante, ce chiffre est dépassé, avec la fabrication de 603 véhicules.

La première voiture de course Benz apparaît en 1899 et sera à l'origine de nombreux succès.

En 1910, Carl Benz acquiert la « Süddeutsche Automobil-Fabrik » de Gaggenau. Le grand promoteur de l'automobile en Allemagne, le Prince Henri de Prusse, n'utilise alors que des « Benz ».

Le 25 novembre 1914, l'Université de Karlsruhe, où il a étudié, lui décerne le titre de Docteur honoris causa.

On peut toujours visiter sa maison à Ladenburg et y voir l'une des premières voitures.

 

 

Fondation de Mercedes-Benz


En 1924, Carl Benz et Paul Daimler (fils et successeur de Gottlieb Daimler et propriétaire de la marque Mercedes cédée par Emil Jellinek-Mercedes) mettent leurs intérêts en commun. Les deux entreprises vont fusionner en 1926 et devenir la firme Mercedes-Benz.

 

 

Galerie

 


 

 

 

 

 

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Sara Allgood.

2 Juillet 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Sara Allgood

 

 

 

 


 

Sara Allgood

Description de cette image, également commentée ci-après

Dans The Fabulous Dorseys (1947).


 

 

 

Naissance 31 octobre 1879
Dublin (Irlande)
Nationalité d'origine : Drapeau de l’Irlande irlandaise
naturalisée : Drapeau des États-Unis américaine
Décès 13 septembre 1950 (à 70 ans)
Woodland Hills (Los Angeles, États-Unis
Profession Actrice

 

 

 

Sara Allgood et J.M. Kerrigan en 1911, dans la pièce de J.M. Synge Le Baladin du monde occidental, à Boston, au Plymouth Theatre.

 

 

 

 

 

 

Sara Allgood était une actrice d'origine irlandaise, naturalisée américaine en 1945, née à Dublin (Irlande) le 31 octobre 1879, décédée d'une crise cardiaque à Woodland Hills (Los Angeles, Californie) le 13 septembre 1950.

 

 


 

Biographie

 

 


Elle fait ses débuts d'actrice au théâtre, notamment au Théâtre de l'Abbaye, dans son pays natal. En 1911, la troupe The Irish Players, dont elle fait partie avec Una O'Connor et Cathleen Nesbitt, en tournée aux États-Unis, joue deux pièces à Broadway : Sara Allgood y reviendra pour sept productions, entre 1913 et 1940. En particulier, elle participe en 1927 à la pièce Juno and the Paycock et à sa reprise en 1940.

Après un premier film en 1918, son deuxième en 1929 sera Blackmail d'Alfred Hitchcock, qu'elle retrouvera l'année suivante (1930) pour l'adaptation au cinéma de la pièce Juno and the Paycock pré-citée. Elle tourne plusieurs films britanniques, avant de s'installer aux États-Unis en 1941, année de Dr. Jekyll and M. Hyde, son premier film américain, le dernier étant réalisé en 1950, année de sa mort.

 

 

Filmographie partielle

 


 

 

Théâtre (à Broadway)

 

 


 

 

 

 

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Cecelia Ahern.

2 Juillet 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS-Littérature-polar-poésie-fables

Cecelia Ahern

 

 

 

 


 

Cecelia Ahern

Description de l'image Cecelia Ahern.jpg.
Activités Romancière, productrice
Naissance 30 septembre 1981
Dublin - Drapeau de l’Irlande Irlande
Langue d'écriture Anglais
Genres Roman

Œuvres principales

  • PS. I Love You

Compléments

 

 

 

 

 

Cecelia Ahern (née le 30 septembre 1981 à Dublin, Irlande où elle réside toujours) est une romancière irlandaise.

Elle est la fille de l'ancien Premier ministre irlandais (Taoiseach), Bertie Ahern. Ses quatre romans ont tous été des best-sellers. Elle a aussi écrit de nombreuses nouvelles pour des anthologies. Elle est diplômée en journalisme et en communication du Griffith College de Dublin. Cecelia a une grande sœur, Georgina Ahern dont le mari, Nicky Byrne est un membre du boysband irlandais Westlife.

En 2000, elle fait partie du groupe pop Shimma, qui finit troisième à la finale nationale irlandaise pour le Concours Eurovision de la chanson.

 

 

Carrière littéraire

 

 


À 21 ans, Cecelia a publié son premier roman : PS. I Love You. Le succès ne s'est pas fait attendre : son premier roman a été en tête des meilleures ventes en Irlande pendant 19 semaines, mais aussi au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne et aux Pays-Bas. Elle a participé à des recueils de nouvelles vendus au profit d'associations caritatives, comme Irish Girls are Back in Town et Ladies' Night. Son second livre Where Rainbows End (en français, La vie est un arc-en-ciel) a obtenu le prix allemand CORINE.

Elle co-produit la série télévisée américaine Samantha Who.

 

 

Œuvres


Romans

 


  • P.S. I Love You (2004) paru sous le même titre en France en 2005
  • La vie est un arc-en-ciel (Where Rainbows End, 2004) paru en français en 2007
  • Si tu me voyais maintenant (If You Could See Me Now, 2005) paru en français en 2008
  • A Place Called Here (2006) (pas encore traduit en français pour le moment)
  • Merci pour les souvenirs (Thanks For The Memories, 2009) paru en français en 2010
  • Un cadeau du ciel (The Gift, 2009) paru en français en 2009
  • The Book of Tomorrow (2010) (pas encore traduit en français pour le moment)
  • La vie et moi

 

Nouvelles

 


  • Every Year publiée dans Harrod's Magazine en décembre 2005
  • Short and Sweet(en)- Pour lire la nouvelle sur le site officiel de Cecelia Ahern
  • 24 Minutes publiée dans le recueil de nouvelles Moments dont les bénéfices des ventes sont allés à l'association GOAL pour venir en aide aux victimes du tsunami
  • The End publiée dans Ladies Night où les auteures ont donné leurs droits d'auteur à l'aide aux enfants victimes des guerres.
  • The Calling parue dans Irish Girls are Back in Town vendu au profit d'associations caritatives
  • The Thing I remember publiée dans un journal féminin à l'occasion de la Saint-Valentin 2006
  • Mrs Whippy écrite pour la Open Door Series, vendue au profit de la fondation CARI

 

Lien externe

 


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