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CHOMOLANGMA

Latifa El Abida.

18 Janvier 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

Latifa El Abida
Latifa El Abida
Fonctions
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, chargée de l'enseignement scolaire
15 octobre 20073 janvier 2012
Monarque Mohammed VI
Premier ministre Abbas El Fassi
Gouvernement Gouvernement Abbas El Fassi
Législature 2007
Successeur Mohamed El Ouafa
Biographie
Date de naissance 2 octobre 1953
Lieu de naissance Ouazzane
Nationalité Drapeau du Maroc Maroc
Parti politique Technocrate
Diplômé de Institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises

 

 

 

Latifa El Abida est née en 1953 à Ouezzane. Elle a été secrétaire d'État chargée de l'enseignement scolaire du Maroc dans le gouvernement El Fassi. Elle est titulaire d'une licence en sciences économiques et lauréate du cycle supérieur de l'Institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises (ISCAE). Elle a entamé sa carrière professionnelle en 1973 comme enseignante, avant de rejoindre en 1985 l'Inspection générale des finances (IGF). Par ailleurs, elle a assumé les fonctions de directeur du patrimoine de 1996 à 1998, de directeur du budget et du contrôle de gestion de 1998 à 2003 et de directeur des ressources humaines et de la formation des cadres depuis septembre 2003. Elle dispose d'un nombre de contributions dans le domaine de la modernisation de la gestion publique, notamment dans la gestion budgétaire axée sur les résultats, la décentralisation dans le secteur de l'éducation et le contrôle de la gestion publique. Le 15 octobre 2007, elle a été nommée secrétaire d'État chargée de l'enseignement scolaire sous le Gouvernement Abbas El Fassi.




Formation

  • Juin 2002 : Sortie du cycle supérieur de gestion à l’Institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises à Rabat;
  • 1983 : Deuxième certificat de l’enseignement supérieur en sciences économiques (2ème CES) à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat;
  • 1982 : Premier certificat de l’enseignement supérieur en sciences économiques (1er CES) à la même faculté;
  • 1980 : Licence en sciences économiques à la même faculté.

Parcours

  • Depuis le 15 octobre 2007 : Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, chargée de l'enseignement scolaire;

Ministère des finances : décembre 1985 à avril 1996

  • 1995 à 1996 : Chargée de l’encadrement des inspecteurs des finances en formation à l’inspection générale des finances;
  • 1993 à 1995 : Chef de service à la direction du budget, chargée des budgets des secteurs de l’éducation et de la formation;
  • 1989 à 1993 : Chef de service à la direction du budget du ministère des finances, chargée des budgets des secteurs sociaux (santé, jeunesse et sports, emploi, habous et affaires islamiques, CNOPS, etc);
  • 1988 à 1989 : Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances (IGF);
  • 1985 à 1988 : Inspecteur des finances stagiaire à l’inspection générale des finances.

Ministère de l’éducation nationale : 1971 à 1985

  • 1980 à 1985 : Professeur du deuxième cycle à Rabat;
  • 1977 à 1980 : Professeur du premier cycle à Rabat ( y compris deux années de formation au CPR);
  • 1971 à 1977 : Institutrice de français à Rabat (y compris deux années de formation au CFI).

Autres activités

  • Secrétaire générale de l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer;
  • Présidente de l’Association marocaine de l’appui à la scolarisation;
  • Présidente de l’Association des membres de l’inspection générale des finances (AMIF);
  • Membre du comité directeur de la fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales de l’éducation - formation;
  • Secrétaire générale de l’Union arabe de l’éducation physique et du sport scolaire;
  • Présidente de l’Association Zghira pour le développement – Ouezzane.

 

 

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Chronologie de la pomme de terre.

18 Janvier 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #SOCIÉTÉ-Alimentation et gastronomie

Chronologie de la pomme de terre
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Charles de L'Écluse, Rarorium Plantarum Historia, 1601

Chronologie de la pomme de terre







Origines

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Céramique pomme de terre de la culture Mochica (musée Larco, Lima)
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Juan de Castellanos
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Plantation des papas avec le chaquitaclla (Nueva Coronica y Buen Gobierno, Felipe Guaman Poma de Ayala, 1615).
  • 12 000 ans av. J.-C., datation de pommes de terre fossiles sur le site de Monte Verde (Chili), probablement consommées par des populations aborigènes1.
  • 8000 ans av. J.-C., datation de restes de tubercules de pommes de terre retrouvés dans des grottes du canyon Chilca au Pérou2.
  • 2000 ans av. J.-C., début de la domestication de la pomme de terre dans la région du lac Titicaca (Bolivie, Pérou)3.
  • 100, les pommes de terre sont distribuées à la civilisation Moche de la côte nord du Pérou3.

XVIe siècle

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Illustration extraite de Theatri botanici (1671) de Gaspard Bauhin
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Illustration de John Gerard, The Herball or Generall Historie of Plantes (1597).
  • 1540, d'après une tradition locale du Haut-Vivarais, des trifolas (mot francisé en « truffoles » au XVIIIe siècle, pour désigner la pomme de terre) auraient été importées depuis Tolède (Espagne) par un moine franciscain originaire de Saint-Alban d'Ay6 (Cette information, qui s'inscrit mal dans la chronologie générale de la pomme de terre, est basée sur un ouvrage publié en 1785, soit 245 ans plus tard).
  • 1596, le botaniste anglais John Gerard publie le catalogue des plantes de son jardin de Holborn, près de Londres, dont la pomme de terre, qu'il nomme Papus orbiculatus15.
  • 1596, le botaniste bâlois Gaspard Bauhin dans son Φυτοπιναξ (Phytopinax) donne la première description botanique et la première représentation publiée de la pomme de terre, qu'il nomme Solanum tuberosum16.
  • Décembre 1597, John Gerard publie son herbier (Herball, Generall Historie of Plants). La pomme de terre est décrite et illustrée sous le nom de potatoe of Virginia (pomme de terre de Virginie)17.
  • 1600, dans son Théâtre d'agriculture et mesnage des champs, l'agronome français Olivier de Serres cite la pomme de terre qu'il nomme « cartoufle »18.

XVIIe siècle

XVIIIe siècle

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Frédéric II examinant un champ de pommes de terre.
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Portrait de Parmentier.
  • 1740, le froid intense de l'hiver 1739-1740, qui détruit la récolte de pommes de terre, suivi d'une sécheresse l'été suivant, entraîne une famine en Irlande31.
  • 1766, l'agronome suisse, Samuel Engel, publie son Traité de la nature, de la culture et de l'utilité des pommes de terre, dans le but de favoriser la culture de la pomme de terre en Suisse romande34.

 

 

XIXe siècle

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Mémorial à la Grande famine de Dublin.

 

 

 

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Les Mangeurs de pommes de terre, Vincent van Gogh, Van Gogh Museum (Amsterdam).

XXe siècle

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Paquet de purée instantanée (purée en flocons).
  • 1929, dépôt du brevet de l'Économe, couteau « épluche-patates »79.
  • 1935, aux États-Unis la loi dite Potato control law restreint le commerce des pommes de terre dans le cadre du New Deal.
  • 1936, à Bruxelles (Belgique), première « conférence internationale pour l'étude de la lutte en commun contre le doryphore » qui réunit des représentants de l'Allemagne, de la Belgique, de la France, de l'Italie, du Luxembourg, du Maroc, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Suède, de la Suisse, de la Tchécoslovaquie et du Royaume-Uni80.

XXIe siècle

 

 

 

Pommes de terre 'Amflora'
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Pommes de terre 'Amflora'.
  • septembre2010, annonce de la mise au point en Inde, par une équipe du National Institute of Plant Genome Research (NIPGR) et du Central Potato Research Institute (CPRI), d'une variété transgénique de pomme de terre enrichie en protéines. Appelée Protato, cette pomme de terre a reçu un gène de synthèse des protéines, AmA1, d'une Amarante cultivée, Amaranthus hypochondriacus112,113.
  • 10 novembre2010, en Espagne la société Newco et Neiker-Tecnalia (Institut basque de recherches agronomiques) lancent un projet de recherche pour la production de plants de pommes de terre par la technique aéroponique114.
  • 11 juillet2011, publication dans la revue scientifique Nature des résultats du séquençage du génome de la pomme de terre mené par le Potato Genome Sequencing Consortium (PGSC)115.

 

 

 

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Chronologie de la Grande Famine en Irlande.

18 Janvier 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #SOCIÉTÉ-Alimentation et gastronomie

Chronologie de la Grande Famine en Irlande
Portrait de Bridget O'Donnell et ses deux enfants en 1849 pendant la famine.

 

 

 

 

 

 

La chronologie de la Grande Famine (en irlandais : An Gorta Mór1 ou An Drochshaol, littéralement : « La mauvaise vie ») retrace une période de l'histoire irlandaise allant de 1845 à 18522 au cours de laquelle la population de l'Irlande a été réduite de 20 à 25 pour cent3. La cause immédiate est la famine résultant d'une maladie connue sous le nom de mildiou de la pomme de terre4. Bien que le mildiou ait ravagé des cultures de pomme de terre dans toute l'Europe pendant les années 1840, l'impact et les coûts humains ont été exacerbés en Irlande, où un tiers de la population dépendait totalement de ce tubercule pour sa nourriture, par une série de facteurs politiques, sociaux et économiques qui font encore l'objet de débats entre historiens5,6.





Chronologie

1845
Août

Au début du mois d'août, Sir Robert Peel, Premier ministre britannique, est informé d'une maladie des pommes de terre dans le sud de l'Angleterre. Ce fut la première attestation enregistrée du fait que la maladie qui avait ravagé les cultures de pommes de terre en Amérique du Nord avait traversé l'Atlantique. Cecil Woodham-Smith écrira qu'une pénurie en Angleterre serait grave, mais qu'en Irlande, ce serait une catastrophe7.

Septembre

Après plusieurs signalements antérieurs en Angleterre, le mildiou est signalé pour la première fois en Irlande le 13 septembre 18458 . A Dublin, les cultures de pommes de terre périssent soudainement, rapporte le Gardeners' Chronicle, qui s'interroge : « Que deviendra l'Irlande dans l'éventualité d'une pourriture générale des pommes de terre ? » Le gouvernement britannique reste néanmoins optimiste encore quelques semaines9.

Octobre

Des rapports dévastateurs arrivent dès le début de la récolte des pommes de terre. Sir Robert Peel trouve les nouvelles « très alarmantes » et écrivant à Sir James Graham, ministre de l'Intérieur, le 13 octobre, il lui rappelle qu'il y avait toujours une tendance à l'exagération dans les nouvelles irlandaises10. S'appuyant sur des rapports de police sur les quinze grandes pénuries déjà enregistrées, sir James Graham, ministre de l'Intérieur, écrit que la vérité sur les pommes de terre ne pouvait pas être entièrement vérifiée avant la fin de la récolte11.

Le Premier ministre, Robert Peel, est invité à agir12, et le 15 octobre, il décide de convoquer une réunion d'urgence de son Cabinet (conseil des ministres) pour le 31 octobre. La mesure qu'il a décidé d'appliquer est l'abrogation des Corn Laws (Loi sur le blé)13. Peel décide ensuite de mettre en place une commission scientifique chargée d'aller en Irlande pour étudier le mildiou et faire un rapport sur la situation14,15.

La réunion d'urgence du Cabinet s'est tenue du 31 octobre au 1er novembre. La première journée a consisté à lire des rapports et mémorandums sur la pénurie des pommes de terre en Irlande. Peel propose qu'une commission de secours soit établie en Irlande, et qu'une somme d'argent soit avancée au Lord-Lieutenant. Des divergences sont apparues lorsque Peel a fait remarqué que ces mesures nécessitaient une avance de fonds publics. L'achat de nourriture pour les districts démunis posa la question des Corn Laws. Était-il possible, a-t-il été demandé, de faire voter des subventions de l'État pour la subsistance des populations sur la base d'une « rareté réelle ou appréhendée » tout en continuant à maintenir des restrictions sur la libre importation de céréales ? Peel déclara que non16. Sur cette question le Cabinet se divisa et une majorité écrasante vota contre Peel17. Incapable de prendre une décision, le Conseil des ministres fut ajourné jusqu'au 6 novembre16.

Le principe des Corn Laws était de maintenir le prix des céréales produites dans le pays. Les droits perçus sur les céréales importées assuraient aux agriculteurs anglais un prix minimum profitable. Le surcoût du pain qui en résultait était supporté par les classes laborieuses, en particulier les ouvriers d'usine et les employés. On a prétendu que si les Corn Laws avaient été abrogées, tous ceux qui tiraient leurs revenus de la terre auraient été ruinés et l'organisation sociale du pays détruite13.

Selon Cecil Woodham-Smith, face à la colère croissante des Conservateurs et des propriétaires « tous les intérêts en Irlande ont été submergés. » Le maire conservateur de Liverpool a, dit-elle, refusé de convoquer une réunion pour organiser des secours à la détresse irlandaise, le Mansion House Committee à Dublin, poursuit-elle, a été accusé de « tromper le public par de fausses alarmes », et la maladie elle-même est présentée comme « une invention d'agitateurs de l'autre côté de la mer ». L'imbroglio de la famine irlandaise et de l'abrogation des Corn Laws a été, selon elle, la clé du malheur de l'Irlande. La pénurie des pommes de terre a été éclipsée par la question nationale de l'abrogation des Corn Laws. La famine irlandaise, écrit-elle, aurait « glissé dans le fond »13.

Novembre

Les 9 et 10 novembre18, Peel ordonne l'achat en secret de 100 000 livres de maïs et de farine en provenance d'Amérique pour les distribuer en Irlande19,20.

Le 15 novembre les commissaires scientifiques indiquent que la moitié de la récolte de pommes de terre a été détruite16.

Le 19 novembre, le Mansion House Committee à Dublin affirme avoir « constaté sans l'ombre d'un doute que beaucoup plus d'un tiers de la récolte de la pomme de terre ... a déjà été détruit »21.

Le 20 novembre la Commission de secours se réunit pour la première fois22,23.

Incapable de convaincre ses ministres d'abroger les Corn Laws, le 5 décembre, Peel présente sa démission24 à la reine Victoria, mais il est rétabli dans ses fonctions quelques jours plus tard, Lord John Russell étant incapable de former un nouveau gouvernement25.

1846

Les premiers morts de faim périssent au début de l'année 184626. En mars, Peel met en place un programme de chantiers publics en Irlande, mais est contraint de démissionner de son poste de Premier ministre le 29 juin27. Le nouveau gouvernement whig de Lord Russell, influencé par ses convictions de « Laissez-faire » que le marché pourvoirait à la nourriture nécessaire28, met alors fin aux mesures gouvernementales de secours alimentaire, laissant plusieurs centaines de milliers de personnes sans travail, sans argent ou sans nourriture29. Les céréales continuent d'être exportées du pays29. Des initiatives privées, telles que « The Central Relief Committee of the Society of Friends » (Quakers), ont tenté de combler le vide causé par l'arrêt des secours gouvernementaux, mais finalement le gouvernement a rétabli les chantiers de secours, même si la bureaucratie a ralenti les livraisons alimentaires29. La maladie a presque totalement détruit la récolte de 1846 et la famine s'est considérablement aggravée29. En décembre, un tiers du million de personnes démunies étaient employées dans les chantiers publics30.

1847
Emigrants Leave Ireland, gravure de Henry Doyle (1827-1892), extraite de l'Illustrated History of Ireland de Mary Frances Cusack (1868).

 

 

 

 

 

Les rendements de la récolte 1847 furent moyens, mais la surface ensemencée en pommes de terre était trop faible31. Les gens ont commencé à affluer en foule dans les chantiers publics au cours des derniers mois de 1846 et au début de 1847, ce qui a favorisé précisément les conditions sociales de la propagation de la « fièvre de la famine »32. À la fin de janvier et février, une nouvelle loi est votée au parlement britannique. Appelée la « Temporary Relief Act » (Loi de secours temporaire), elle est plus connue comme la « Soup Kitchen Act » (Loi sur la soupe populaire) et parfois comme la « loi de Burgoyne »33. Ce système de secours, conçu pour apporter une nourriture bon marché directement et gratuitement aux masses démunies, a pris fin en septembre34. Le gouvernement a également annoncé un changement supplémentaire dans le système de secours. Après août 1847, la loi dite « Poor Laws » ( Lois sur les Pauvres) devait être complétée, et devait prévoir la fourniture des secours et, par conséquent, tous les secours seraient financés par les taxes locales des Poor Laws supportées par les propriétaires35. Cela a mis une charge insupportable sur les taxes locales des Poor Laws, en particulier dans les zones rurales de l'ouest et du sud36. Avec l'émigration massive de l'époque de la famine, l'horreur des « cercueils flottants » est depuis lors associée dans l'esprit des gens à l'année 1847, selon James S. Donnelly37.

1848

La maladie est réapparue en 1848, et des flambées de choléra sont signalées38. Les expulsions deviennent courantes chez les Irlandais qui ne peuvent pas répondre aux demandes de leurs propriétaires britanniques. Les victimes de la famine secourues par des secours extérieurs ont atteint un sommet en juillet avec près de 840 000 personnes38. Le 29 juillet, la rébellion du Young Ireland est menée par William Smith O'Brien. Après une escarmouche à « Widow McCormack's house » dans le village de Ballingarry (comté de Tipperary), les dirigeants de la rébellion se sont enfuis en Amérique ou ont été condamnés à la déportation38,39.

1849

La récolte de pommes de terre est à nouveau ravagée en 1849 et la famine s'accompagne de flambées de choléra38. Cette épidémie meurtrière de choléra a tué l'un des plus grands poètes de l'Irlande, James Clarence Mangan38.

Les 30 et 31 mars 1849 eut lieu la tragédie de Doolough qui fit de nombreuses victimes à cause de l'indigence des secours.

1850

Fin de la famine38.

1851

En 1851, les chiffres du recensement montrent que la population de l'Irlande était tombée à 6 575 000 habitants - soit une baisse de 1,6 million en dix ans38. Cormac Ó Gráda et Joel Mokyr ont décrit le recensement de 1851 comme une source connue, mais imparfaite. Ils affirment que la combinaison de chiffres officiels et privés donne « un décompte incomplet et biaisé » des morts pendant la famine40. La famine a laissé dans son sillage jusqu'à un million de morts et un autre million de personnes ont émigré41. La famine a provoqué chez les Irlandais un sentiment d'amertume persistant à l'égard du gouvernement britannique, que beaucoup ont blâmé - à l'époque et encore maintenant - pour les privations subies par tant de personnes42. Les séquelles de la famine ont perduré pendant des décennies.

 

 

 

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Chupe.

18 Janvier 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #SOCIÉTÉ-Alimentation et gastronomie

Chupe

 


Chupe Yacu

 

 

 

 

 

Le chupe est une soupe typique de l'Amérique du Sud, dont la recette varie d'un pays à l'autre, mais dont les origines remontent probablement à l'empire Inca.




Versions régionales

Pérou

Au Pérou, en particulier à Arequipa, le chupe est une soupe très consistante qui se mange avec une grande cuiller en s'aidant d'une fourchette et d'un couteau pour couper les morceaux de viande ou décortiquer les crevettes. Ce plat se prépare avec du bœuf, de l'agneau, du poulet, ainsi que des tripes de la charcuterie, et parfois avec des crevettes et des poissons (Chupe de Viernes). Il comporte aussi beaucoup de légumes et céréales tels, entre autres, que haricots, semoule, céleri, poireaux, navets, carottes, avoine, maïs, blé. Certaines de ces préparations sont très épicées et comprennent du piment. La pomme de terre est toujours présente dans le chupe de différentes façons, y compris sous forme de chuño, qu'il soit blanc ou noir.

La ville d'Arequipa a traditionnellement un chupe différent pour chaque jour de la semaine, ainsi le lundi, c'est le chaque de tripas, le mardi le chayro, le mercredi la chochoca, le jeudi la timpusca et la mazamorra negra ou mazamorra de chuño negro pour le vendredi. Cependant, ce ne sont pas les seuls chupes qui se cuisinent à Arequipa, il en existe beaucoup d'autres comme le caldo blanco ou caldo de lomos, le pebre, le timpo de rabos, le puchero, l' alocrado, le rachi de panza et encore d'autres qui se préparent durant les fins de semaine, pour les occasions spéciales ou les jours de fête. Par exemple, pour le vendredi saint on prépare le chupe de viernes qui ne comprend pas de viande rouge, mais du poisson et des fruits de mer, du lait, des oeufs, des cécines de poisson, ají, de la pomme de terre et beaucoup de légumes. Pour le dimanche de Pâques, on prépare le caldo de Pascua, avec différentes sortes de viande. Les dimanches et jours fériés, on mange l'adobo de chancho, très tôt le matin après une nuit de célébrations. Le chupe de camarones est un plat qui s'est diffusé en dehors d'Arequipa et même au-delà des frontières du Pérou.

Chili

Il s'agit d'une préparation à base de pain trempé dans du lait ou de l'eau, avec des oignons, assaisonnée à volonté, et un ingrédient principal qui peut être constitué de fruits de mer et crustacés, de légumes ou autres préalablement cuits « al dente », qui se détachent dans la bouillie de pain. On la fait gratiner au four dans des tasses en terre cuite et on la sert très chaude, presque bouillante.

Panama

Il s'agit d'une soupe de poisson ou de crevettes d'eau douce, qui comprend aussi des légumes, de la coriandre, de l'igname ou de la pommes de terre, des œufs, de sel, de l'oignon et du lait selon le goût recherché. Elle se sert bien chaude.

 

 

 

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Affaire Seznec.

18 Janvier 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #SOCIÉTÉ-Philosophie-sécurité-crimino

Affaire Seznec

L’affaire Seznec est une affaire criminelle dans laquelle Guillaume Seznec a été reconnu coupable du meurtre de Pierre Quéméneur. Le jugement a fait l’objet de plusieurs demandes de révision qui ont toutes été rejetées.





L'affaire

Joseph Marie Guillaume Seznec, né le 1er mai 1878, à Plomodiern, dans le Finistère, maître de scierie à Morlaix, a été reconnu "coupable de faux en écriture privée et du meurtre de Pierre Quéméneur", conseiller général du Finistère. Ce dernier a disparu durant un voyage d'affaires effectué entre la Bretagne et Paris avec Guillaume Seznec, voyage lié (selon ce dernier) à la vente à l'Union soviétique des stocks de voitures Cadillac rétrocédés à la France par l'armée américaine après le premier conflit mondial. Étant la dernière personne à avoir vu Quéméneur vivant (selon une première enquête), Guillaume Seznec devint le principal suspect : il fut arrêté, inculpé et incarcéré ; et ce, bien que plusieurs témoins aient affirmé lors du procès avoir croisé Pierre Quéméneur après sa disparition, et que son corps n'ait jamais été retrouvé.

Le procès de Seznec, au cours duquel près de 120 témoins furent entendus, dura huit jours et prit fin le 4 novembre 1924. L'accusé fut alors reconnu coupable, mais, la préméditation étant écartée, il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité alors que l'avocat général avait demandé la peine de mort. Il fut ensuite conduit au camp de la Transportation de Saint-Laurent-du-Maroni en 1927, puis transféré au bagne des Îles du Salut en Guyane française en 1928. Plusieurs ouvrages témoignent de la dureté du bagne entretenu par la république française en Guyane (Albert Londres ; Au bagne. Claude Sylvane ; Notre bagne. Denis Seznec ; Seznec, le bagne ; Laffont. L'affaire Seznec en photos des assises au bagne ; Laffont).

Guillaume Seznec a refusé une grâce présidentielle en 1933. Après la Seconde Guerre mondiale et la fermeture du bagne de Guyane, Guillaume Seznec bénéficie d'une remise de peine en mai 19461, il rentra en France métropole l'année suivante. En 1953, à Paris, il fut renversé par une camionnette qui prit la fuite. Retrouvé, son chauffeur prétendit qu'il n'avait rien vu. Guillaume Seznec mourut le 13 février 1954 des suites de ses blessures et sa dernière phrase a été "maman, on m'a trop fait souffrir".

Chronologie et résultats de l'instruction de l'époque

La chronologie des événements

Le 25 mai 1923, après avoir passé la nuit à l'« hôtel de Paris », à Rennes, Guillaume Seznec et Pierre Quéméneur prennent la route de Paris à bord d'une voiture de marque Cadillac. Selon Seznec, Quéméneur doit rencontrer le lendemain à huit heures un certain Chardy ou Sherdly, premièrement Charley. Quéméneur avait indiqué à sa famille qu'il serait de retour le 28 mai. Au bout de quelques jours, la famille Quéméneur s'inquiète et va trouver Seznec pour lui demander des nouvelles. Il leur répond que, à la suite d'une panne de voiture, il a laissé Quéméneur à la gare de Dreux, où celui-ci a pris le train pour Paris. Il raconte ses ennuis successifs avec la cadillac qui devait être la première livrée à Charley.

Le 13 juin, un télégramme signé Quéméneur est envoyé du Havre, principal port de départ vers l'Amérique avec le texte suivant : « Ne rentrerai Landerneau que dans quelques jours tout va pour le mieux - Quéméneur ». Le 20 juin, un employé de la gare du Havre, Joseph Hélonis, découvre une valise – « j'ai remarqué que la valise avait été fracturée » – écrira-t-il dans sa déclaration, avec des papiers au nom de Quéméneur et en informe sa famille.

Le 22 juin, une instruction pour disparition suspecte est ouverte à Brest. Dans le cadre de cette instruction, la valise est saisie. Elle contient notamment une promesse de vente dactylographiée (ce qui à l'époque est rare) portant sur une vaste propriété avec manoir situé à Traou-Nez sur la commune de Plourivo près de Paimpol, appartenant à Quéméneur, au bénéfice de Seznec et pour une somme de 35 000 francs de l'époque, soit 33 500 euros (valeur 2009), sans rapport avec le prix d'un tel bien, mais que Quémeneur avait néanmoins acquis 3 ans plus tôt pour la somme de 25 000 francs, ce qui n'est donc pas si étonnant (cette propriété sera vendue 155 000 francs en 1925).

Le 26 juin, Seznec est entendu par les gendarmes. Il explique que cette promesse de vente a été rédigée par Quéméneur et lui a été consentie contre la remise de 4 040 dollars-or qu'il venait de changer à Brest, les 35 000 francs ne représentant que le solde du prix de vente. Cette remise a eu lieu sans témoin. Selon Seznec, Quéméneur aurait eu besoin de liquidités pour traiter l'affaire des Cadillac qui l'appelait à Paris ; Seznec n'en sait pas plus, car, dit-il, dans l'affaire, son rôle s'est limité à recevoir pour Quéméneur des courriers adressés sur des enveloppes à en-tête de la chambre de commerce américaine de Paris. Mais ainsi Seznec pouvait faire d'une pierre deux coups : aider Pierre Quémeneur et se rendre propriétaire de la maison que Pierre Quémeneur lui avait déjà fait visiter.

Il raconte le détail du voyage vers Paris, et comment, la voiture tombant régulièrement en panne, il ne pouvait pas décemment la laisser à Charley, il a dû laisser Quéméneur à Dreux et est rentré à Morlaix où il l'a portée au chauffeur de son camion, M. Sansom, qui réparait gratuitement les voitures de Seznec, c'était son métier.

Le résultat de l'instruction de l'époque

Comme huit témoins ont vu Seznec et Quéméneur ensemble à Houdan, à 60 km de Paris ; ils ont repris la route ensemble. Quéméneur n'a donc pas quitté Seznec à Dreux, mais bien à Houdan. Pourtant Seznec affirme qu'il y avait un café dans la cour de la gare, et un poteau métallique devant ledit café où la voiture s'est heurtée, ce qui a réveillé Seznec. Et cette description peut correspondre à la gare de Dreux.

Un témoin a vu Seznec seul au volant de sa voiture, au petit matin du jour suivant, à La Queue-lez-Yvelines, à 15 km d'Houdan sur la route de Paris. Ce témoin l'a aidé avec sa voiture en panne. Seznec reconnait ce fait.

L'épouse de Seznec confirme que son mari a quitté son domicile le 12 juin en voiture. M° Bienvenu, avocat à la cour de Rennes, déclare au commissaire de police que Seznec, le 13 juin au matin était chez lui. Le 14 juin, Seznec est à Plouaret, une veuve et son fils l'ont vu prendre son camion.

Selon plusieurs témoins, Seznec aurait été aperçu au Havre le 13 juin, jour de l'envoi du télégramme signé Quéméneur depuis cette ville. Il y aurait acheté la machine à écrire qui a servi à taper la promesse de vente. Cinq témoins ont confirmé ces faits. Il aurait utilisé un nom d'emprunt lors de ce séjour. Mais ils parlent d'un homme qui a les mains velues, et Seznec suite à un incendie a les mains dépourvues de poils.

D'après la police, Seznec aurait été vu le même jour à la gare de Paris-Montparnasse à Paris, à 21 heures, où il prenait le train pour Plouaret. Seznec nie en bloc.

Le 14 juin au petit matin, il aurait récupéré sa voiture à Plouaret, soit dans l'heure qui a suivi l'arrivée du train où il aurait été vu la veille.

La police finit par découvrir le 6 juillet la machine à écrire ayant servi à rédiger les promesses de vente au cours de la troisième perquisition dans la scierie de Seznec. Perquisition improvisée après un coup de téléphone d'un anonyme, qui indiquait l'endroit exact de la machine à écrire.

Des experts examinent la machine. Ils concluent qu'elle a bien servi à rédiger les promesses de vente (dont l'une aurait été remise par Seznec aux policiers parisiens, mais ce n'est pas la même) et que les mentions manuscrites prétendues écrites par Quéméneur sont en fait fausses.

Dans la valise récupérée au Havre, il y avait également un carnet de dépenses, mentionnant notamment des billets de train Dreux-Paris et Paris-Le Havre, avec des prix erronés.

Tentative de révision du procès

Durant tout son procès et pendant les années qui lui restent à vivre, Seznec ne cessa de clamer son innocence. Ses descendants, et notamment son petit-fils Denis Le Her-Seznec (Denis Seznec), ont régulièrement sollicité la justice pour rouvrir le dossier, afin de le blanchir des accusations portées contre lui et obtenir sa réhabilitation.

Afin de soutenir cette action, Denis Seznec, ses proches et ses sympathisants ont fondé à Paris en 1995 France Justice, association sous la loi de 1901. Cette association est membre du Comité français des organisations non gouvernementales (ONG) auprès de l'ONU.

L'action efficace de France Justice (relayée par les médias) est à l'origine de la loi du 23 juin 1989 dite "loi Seznec", votée à l'unanimité au Parlement (fait rare). Elle modifie la procédure de révision des cas jugés en assise. Pour cela il faut « des faits nouveaux mettant en doute la culpabilité. » Signalons que sur les 2000 affaires ayant donné lieu à une procédure de révision, deux tiers ont été rejetées et le dernier tiers a été débouté.

La notoriété de France Justice lui a permis d'attirer des personnalités : avocats célèbres, des parlementaires, le chanteur Yves Duteil (descendant du capitaine Dreyfus) et quelques-uns des innocentés comme Patrick Dils ou ceux innocentés lors du procès dit d'Outreau (Alain Marécaux, ...)

Pour réhabiliter Guillaume Seznec quatorze demandes ont été examinées par la justice et ont toutes été rejetées.

La commission de révision des condamnations pénales a accepté, le 11 avril 2005, de rouvrir le dossier de la condamnation pour meurtre de Guillaume Seznec2. Cette décision pouvait ouvrir la voie à une éventuelle annulation de la condamnation prononcée en 1924 à son encontre. La Chambre criminelle de la Cour de cassation, statuant comme cour de révision, a examiné ce dossier le 5 octobre 2006.

Lors de cette audience, le bénéfice du doute au profit de Guillaume Seznec a été demandé en évoquant plus particulièrement la possibilité d'une machination policière de l'inspecteur stagiaire Pierre Bonny (révoqué en 1935 de la police française pour fautes graves, condamné pour corruption, puis adjoint plus tard de Henri Lafont, le chef de la Gestapo française) dont le supérieur hiérarchique, le commissaire Vidal, fut chargé de l'enquête. De son côté le conseiller rapporteur Jean-Louis Castagnède a soutenu l'opinion inverse, arguant d'une part que cette manipulation lui semblait improbable du fait du faible nombre d'actes établis par Bonny (5 sur 500) et, d'autre part, que les expertises sollicitées par la Cour de cassation avaient établi que Guillaume Seznec était bien l'auteur de la fausse promesse de vente de la propriété de Quéméneur sise à Plourivo.

Le 14 décembre 2006, l'annulation de la condamnation de Seznec a été rejetée par la Cour de révision qui a estimé qu'il n'y avait aucun élément nouveau susceptible de faire naître le doute sur la culpabilité de Guillaume Seznec3, constatant que l'existence d'une machination policière telle qu'alléguée est matériellement impossible et que la participation de l'inspecteur Bonny à une machination policière n'a pas été prouvée4. Cette affaire semble close, une nouvelle demande de révision étant improbable. La famille Seznec avait dans un premier temps manifesté l'intention de saisir la Cour européenne des droits de l'homme, mais sur les conseils de ses avocats, elle y a renoncé5.

Adaptations et mises en scène

Télévision
Théâtre

La pièce est une adaptation du procès en Cour d'assises, réalisée d'après le dossier d'instruction, fourni par l'un des avocats de la famille Seznec, Me Baudelot, et les journaux de l'époque. Invité à se prononcer, à l'issue de la pièce, sur la culpabilité ou l'innocence de Seznec, le public a systématiquement « acquitté » le prévenu à plus de 90 % en moyenne.

Musique

Une partie de l'album Portraits du groupe Tri Yann reprend l'histoire de l'affaire Seznec.

Littérature

Le roman de science-fiction 49302, de Nathalie Le Gendre (édition La Flèche, janvier 2006), se déroule dans les années 2100 et raconte l'histoire d'un descendant de Guillaume Seznec, qui est emprisonné à tort dans un bagne sur la planète Syringa. La postface est rédigée par Denis Seznec, petit-fils de Guillaume Seznec.

 

 

 

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Michel-Ange.

12 Janvier 2013 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS Plastiques(Peinture-Scul) -Décoratifs-Interact

Michel-Ange
Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni
Statue de Michel-Ange à Florence
Statue de Michel-Ange à Florence

Activité Sculpteur, Peintre, Poète, Architecte
Naissance 6 mars 1475 (XVe siècle)
Flag of Italy.svg Caprese
Décès 18 février 1564 (à 88 ans) (XVIe siècle)
Flag of Italy.svg Rome
Mouvement Haute Renaissance
Formation Peinture, Sculpture
Maîtres Domenico Ghirlandaio
Élèves Ascanio Condivi, Tommaso de' Cavalieri
Mécènes Laurent de Médicis, Jules II, Clément VII, Paul III
Œuvres principales

 

 

 

 

 

Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni dit, en français, Michel-Ange [mikɛlɑ̃ʒ] (né le 6 mars 1475 au château de Caprese à Caprese, au nord d'Arezzo en Toscane - 18 février 1564 à Rome), est un peintre, sculpteur, poète, architecte et urbaniste italien de la Renaissance.





Renommée

Ses sculptures les plus connues sont le David (1504), lequel a longtemps orné la façade du Palazzo Vecchio de Florence avant d'être transféré dans l'Académie des Beaux-Arts de la ville, La Pietà (1499), exposée dans une chapelle latérale de la basilique Saint-Pierre de Rome, ou le Moïse (1515) du Tombeau de Jules II dans la Basilique Saint-Pierre-aux-Liens. Le plafond de la chapelle Sixtine - peint entre 1508 et 1512 - et le Jugement dernier - influencé par la fresque de Melozzo da Forlì Ascensione di Cristo - exécuté entre 1536 et 1541 sur le mur de l’autel de cette chapelle, sont universellement considérés comme des chefs-d’œuvre de la Renaissance italienne. Architecte, il conçoit le dôme de Saint-Pierre de Rome.

Son œuvre a une influence considérable sur ses contemporains, si bien que sa « manière » de peindre et de sculpter est abondamment reprise par les représentants de ce qu'on appellera le maniérisme qui prospère dans la Renaissance tardive. Preuves de l'admiration que lui vouent les intellectuels et autres artistes de son temps, deux biographies sont publiées de son vivant ; la première est incluse dans Le Vite, recueil des biographies des artistes de la Renaissance, due à Giorgio Vasari en 1550, la seconde émane de son élève, Ascanio Condivi en 1553.

Biographie

Né le 6 mars 1475 à Caprese, au nord d'Arezzo en Toscane de Francesca di Neri del Miniato di Siena, sa mère, et de Lodovico di Leonardo Buonarroti Simoni, son père, magistrat et podestat de Caprese et Chiusi. La famille revient dans sa maison de Settignano près de Florence, après que le père a fini sa charge de podestat. En 1481, il perd sa mère et grandit ensuite chez une nourrice, femme et fille de tailleurs de pierre. Il ne retournera chez son père qu'à l'âge de dix ans.

 

 

 

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Buste de Michel-Ange par Daniele da Volterra, Louvre.

 

 

 

 

Allant contre les vœux de son père et de ses oncles, réfractaires à l'art, Michel-Ange, après avoir étudié auprès du grammairien Francesco da Urbino, choisit malgré tout - grâce à son ami Francesco Granacci - d’être l’apprenti de Domenico Ghirlandaio pour trois ans à partir de 14881.

Il étudie les fresques de l'église Santo Spirito de Florence et de l'église Santa Maria del Carmine et en copiant celles de Masaccio, s'attire les jalousies autant par son habileté que par ses remarques ; ces dernières lui attirant un coup de poing du sculpteur Pietro Torrigiano et lui causant une fracture du nez qui marquera à vie son visage.

Impressionné par son travail, Domenico le recommande au maître de Florence, Laurent de Médicis qui le place dans un atelier de sculpture de plein air dans les jardins de la place Saint-Marc, dirigé par le sculpteur Bertoldo di Giovanni, élève de Donatello2. De 1490 à 1492, Michel-Ange devient le protégé de Laurent et est logé dans son palais. Il est influencé par un milieu libre qui fait évoluer ses idées sur l’art et ses sentiments sur la sexualité. Il admire les collections de statues de la Grèce antique accumulées par les Médicis et il se promet de devenir sculpteur. Il commence par copier un masque de faune et, devant le résultat, Laurent le récompense de cinq ducats par mois. Sur les conseils de Politien, Michel-Ange sculpte un bas-relief de la Bataille des Centaures et la Vierge à l'escalier, lesquels reflètent sa grande admiration pour Donatello.

 

 

 

 

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Michel-Ange à 72 ans par Giulio Bonasone 1546.

 

 

 

 

Il pratique l'étude du corps humain et l’anatomie à l'hôpital Santo Spirito de Florence, vers 1490 (et ensuite à Rome vers 1540), collaborant à l'illustration d'un traité d'anatomie avec Realdo Colombo, médecin et ami. Les corps de Michel-Ange sont plus soumis à l’art qu'au respect strict de l'anatomie humaine (allongement du canon des figures et distorsions destinées à mettre en relief un trait moral).

Après la mort de Laurent en 1492, Pierre II de Médicis - le plus jeune fils de Laurent et le nouveau chef des Médicis - refuse d’être le mécène de Michel-Ange. C’est à cette époque que les idées de Savonarole deviennent populaires à Florence. Sous ces pressions, Michel-Ange décide de quitter la Toscane et s’installe durant trois ans à Bologne chez son ami Gianfrancesco Aldobrandini. Il y réalisera les statues de saint Pétrone et saint Procule dans l'église Saint-Dominique. Peu après, Raffaele Riario, cardinal en titre de San Giorgio al Velabro, lui demande de venir à Rome en 1496. Sous sa commandite et influencé par l’antiquité romaine, il conçoit deux statues : Bacchus et La Pietà, commandée par le cardinal français Jean Bilhères de Lagraulas.

Quatre ans plus tard, Michel-Ange retourne à Florence pour y créer son œuvre la plus célèbre, le David sculpté dans un bloc de marbre de Carrare extrait des carrières du même nom par le sculpteur Agostino di Duccio. Il peint également la Sainte Famille à la tribune dite Tondo Doni. La Seigneurie lui confie une fresque dans la Salle du Conseil, La Bataille de Cascina - dite les Baigneurs - dont il réalisera le carton, mais jamais la fresque. Léonard de Vinci doit aussi effectuer la Bataille d'Anghiari dans la même salle, sans plus de succès.

Michel-Ange est de nouveau demandé à Rome, en 1505, par le nouveau pape Jules II qui le charge de réaliser son tombeau, un mausolée grandiose dans la basilique Saint-Pierre. Michel-Ange passe un an à Carrare pour chercher des blocs du marbre le plus parfait. Michel-Ange travailla durant quarante ans sans achever la tombe qui, après un projet initial de quarante statues, se finira avec sept statues dont le Moïse. En avril 1506, après avoir été déshonoré par un valet du pape, il fuit Rome pour se réfugier à Florence, mais doit faire allégeance devant Jules II à Bologne. Il est excusé par le pape et regagne Rome en septembre. Il réalise alors et pendant un an la statue en bronze de Jules devant la cathédrale de Bologne. Cette statue sera détruite puis fondue après le retour des Bentivoglio à Bologne.

Michel-Ange reprend le projet du tombeau, cependant, sous la direction de Jules II, il doit sans cesse interrompre son travail afin d’effectuer de nombreuses autres tâches. La plus célèbre d’entre elles est la peinture monumentale du plafond de la chapelle Sixtine qui lui prend quatre années de sa vie (1508-1512). Bramante, inquiet du retour en grâce de Michel-Ange, a suggéré à Jules II ce projet qui, il en est sûr, se soldera par un échec. En mai 1508, l'artiste signe le contrat prévoyant la réalisation de fresques représentants les Douze Apôtres dans les pendentifs et des motifs ornementaux dans les parties restantes. Sur la requête de Michel-Ange qui juge le sujet trop pauvre, et aidé par les théologiens de la cour papale, il réalise les fresques des neuf histoires centrales représentant les épisodes de la Genèse, l'humanité ante Legem, avant la loi de Moïse. Dans ses Poèmes, il décrit ces quatre ans comme extrêmement éprouvants. La chapelle est ouverte le jour de la Toussaint de 1512, dans l'enthousiasme général.

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1513, le pape Jules II meurt. Malgré leurs fréquentes disputes, ce chef de l'Église fut un grand ami de Michel-Ange et avait pour lui un profond respect. Son successeur Léon X, un Médicis, demande à Michel-Ange de terminer la façade extérieure de l’église San Lorenzo de Florence et de l’orner de sculptures. Il accepte à contrecœur, en fait les plans, mais est incapable d’accéder à cette demande : la façade de l'édifice est restée nue jusqu'à ce jour. Après la mort de Léon X, l'austère pape Adrien VI n'a aucune commande pour lui.

De retour à Florence, de 1519 à 1531, Michel-Ange réalise pour les Médicis la Sagrestia Nuova (sacristie neuve), une des Cappelle Medicee (chapelles Médicis)3, où il sculpte notamment les tombeaux des ducs Laurent et de Julien avant de laisser terminer l'ensemble par ses élèves (notamment Montorsoli). Durant le même séjour, la famille florentine lui commande la bibliothèque Laurentienne, destinée à accueillir les livres de Laurent le Magnifique : débutée en 1524, elle reste inachevée lors du départ de l’artiste et ne fut terminée qu’entre 1551 et 1571 par Ammanati.

En 1527, les citoyens de Florence - encouragés par le sac de Rome - renversent les Médicis et restaurent la République. Un siège de la ville suit, où Michel-Ange vient en aide à sa Florence bien-aimée en travaillant sur les fortifications de la ville en 1528 et 1529. La ville tombe en 1530 et le règne des Médicis est restauré.

 

 

 

 

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Le Tombeau de Michel-Ange dans la basilique de Santa Croce à Florence.

 

 

 

 

En 1532, Michel-Ange revient à Rome après un séjour de plusieurs années à Florence — au cours duquel, il avait pris parti contre le pape dans le conflit avec l'empereur Charles Quint — et Clément VII lui ayant pardonné, lui demande de peindre les deux murs latéraux de la chapelle Sixtine. Il devait y représenter la Chute des anges rebelles et le Jugement dernier. Presque aussitôt, il se met à l'étude pour réaliser ce projet démesuré. Clément VII étant mort (en 1534), il songe à renoncer à ce travail pour reprendre le Tombeau de Jules II quand le pape Paul III s'y oppose et le nomme en 1535 architecte, peintre et sculpteur du Vatican. La fresque du Jugement dernier sur le mur d’autel fut seule exécutée pour n'être finalement achevée qu'en 1541.

En 1535, il rencontre Tommaso de' Cavalieri (en) avec qui il aura une "amitié amoureuse" comme le révèlent ses poèmes4. Il rencontre également Vittoria Colonna, avec qui il a de longues conversations et en qui il voit une figure divine.

Le projet du tombeau de Jules II devient un mausolée contenant un simple cénotaphe dans la basilique Saint-Pierre-aux-Liens en 1545, soit quarante ans après la commande initiale.

À partir de 1546, il est nommé architecte de la basilique Saint-Pierre. Il revient au plan en croix grecque proposé par Bramante et simplifie le dôme, lui donnant un aspect plus léger. En 1561, le pape Pie IV lui confie la construction de la basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs dans les thermes de Dioclétien, œuvre qu'il ne pourra mener à son terme.

Michel-Ange meurt, à Rome, le 18 février 1564 à l’âge de quatre-vingt huit ans. Six jours avant sa mort, il travaillait encore à la Pietà Rondanini. Il meurt en compagnie de Tommaso de' Cavalieri. Sa vie est décrite dans Le Vite de Giorgio Vasari et la Vie de Michel-Ange d'Ascanio Condivi. Santi di Tito participa à la préparation de ses obsèques. Selon ses volontés, son corps est rapatrié à Florence, où il est enterré dans la basilique de Santa Croce à Florence, avec les honneurs nationaux.

Gaspard Becerra et Bastiano da Sangallo furent ses élèves.

Œuvres

Article détaillé : Liste des œuvres de Michel-Ange.
Peintures
Fresques


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Le Jugement dernier, fresque murale de la Chapelle Sixtine.
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Le plafond de la Chapelle Sixtine du Vatican entièrement réalisé par Michel-Ange.
Tableaux

 

 

Sculptures

 


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David, situé à la Galleria dell'Academia, à Florence.

Les Prisonniers et la Pietà sont des exemples de l'« inachevé » de Michel-Ange voulant représenter « la lutte de l'esprit pour se libérer de la matière », principe qui implique une participation active de la part du spectateur pour les compléter visuellement. On se reportera aux écrits de Delacroix qui aborde également le rôle des disproportions dans son esthétique.

Architecture et urbanisme

En 1505, Michel-Ange projette le tombeau du pape Jules II dont le projet initial, devant se placer au centre de Saint-Pierre de Rome, ne sera jamais réalisé (seul un cénotaphe subsiste avec seulement quelques statues de Michel-Ange). En 1521, il réalise l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture de la Renaissance avec la nouvelle sacristie de la basilique San Lorenzo de Florence, qui abrite les tombeaux des Médicis. Le pape Clément VII (un Médicis) mandate Michel-Ange pour le décor de la bibliothèque Laurentienne ainsi que de l'escalier monumental, du vestibule, des lutrins et des sièges de la grande salle qu’Ammannati réalisera avec Giovanni Battista del Tasso.

Il est chargé de l'aménagement de la place du Capitole, en 1538, par le pape Paul III (de son vrai nom Alexandre Farnèse), mais il commença dès 1536 par la réalisation de l'escalier donnant sur la ville. Il y construit aussi le Nouveau Palais qui se situe sur la place du Capitole. Nommé architecte de la Basilique Saint-Pierre de Rome en 1546, il en conduit le chantier et met en projet la construction du dôme en 1555. Parallèlement, il achève le Palais Farnèse en 1546. La Porta Pia sera son ultime réalisation (en 1564).

Dessins

Ses dessins sont conservés à la National Gallery of Art à Washington D.C., au Musée du Louvre à Paris, au Musée Condé de Chantilly. Notons, en particulier, L’enlèvement de Ganymède, de 1533, année où il rencontre Tomasso de' Cavalieri, conservé au Fogg Art Museum de Cambridge et La Sainte Famille acquise par le Getty Center de Los Angeles.

Poèmes

À la fin de sa vie, Michel-Ange se fait aussi poète et est reconnu comme l'un des plus grands parmi ses homologues italiens, après Pétrarque et Dante. Il a écrit plus de trois cents poèmes, sonnets et madrigaux, datables de 1507 à 1560, d'inspiration souvent humaniste. Plusieurs de ces sonnets ont été mis en musique, notamment par Benjamin Britten (Sept sonnets de Michel-Ange) et Dmitri Chostakovitch. Ces poèmes, inédits de son vivant, seront publiés par son neveu, Michelangelo le Jeune, en 1623.

Selon John Addington Symonds, un poète et critique littéraire anglais, Michelangelo le Jeune aurait travesti - pour des raisons de convenance - certains pronoms afin de masquer l'amour que Michel-Ange portait et exprimait dans ses sonnets envers Tommaso de' Cavalieri (vers 15091587), de vingt-quatre ans son cadet4. « Malheureusement, avant la belle édition de M. César Guasti, publiée en 1863, les traducteurs français n'ont jamais eu sous les yeux qu'un texte défiguré par les ornements que celui-ci s'est permis d'y ajouter, par les suppressions que s'est permis d'y faire le neveu de Michel-Ange. » écrit Alfred Mézières, dans un article de 18737.

C'est à la poétesse Vittoria Colonna qu'est longtemps revenu l'honneur d'être la destinatrice de la flamme amoureuse de Michel-Ange. Et Mézières ne fait pas exception, s'étonnant du langage amoureux adressé à un garçon et préfèrant y voir l'admiration déguisée pour une femme de lettres : « L'obscur Thomas Cavalieri n'est vraisemblablement qu'un prête-nom. On se demande alors quelle est la personne à qui Michel-Ange se croyait obligé de ne transmettre l'expression de sa pensée que par intermédiaire. Aucun nom d'homme ne se présente à l'esprit ; d'ailleurs, s'il s'agissait d'un homme, à quoi bon tant de mystère ? On n'est guère tenu à de telles précautions que dans une correspondance avec une femme. Une fois sur cette piste l'imagination fait du chemin. La date de la première lettre adressée à Thomas Cavalieri (1er janvier 1533) correspond précisément à l'époque où ont pu commencer les premières relations de Michel-Ange et de Vittoria Colonna. »

Homosexualité

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Dessin de Michel-Ange représentant Zeus et Ganymède, couple pédérastique archétypal depuis la Grèce classique.

Si l'homosexualité de l'artiste ne fait plus mystère aujourd'hui4 et ne pose plus problème, il n'en a longtemps pas été de même. Alors que la nudité des corps du Jugement dernier de la chapelle Sixtine a été chastement recouverte après la mort du peintre, par Daniele da Volterra, surnommé Il Braghettone la sexualité de Michel-Ange a été pudiquement dissimulée. Ascanio Condivi8, son premier biographe, préférant laisser l'image d'un homme asexué pour qui veut l'entendre ainsi, mais très claire pour qui a lu Platon, écrit : « Je l'ai souvent entendu raisonner et discourir sur l'amour et j'ai appris des personnes présentes qu'il n'en parlait pas autrement que d'après ce qui se lit dans Platon. Je ne sais pas ce que dit Platon, mais je sais bien qu'ayant longtemps et très intimement pratiqué Michel-Ange, ainsi que je l'ai fait, je n'ai jamais entendu sortir de sa bouche que des paroles très honnêtes et capables de réprimer les désirs déréglés et sans frein qui pourraient naître dans le cœur des jeunes gens. » Giorgio Vasari est un peu moins cryptique dans Le Vite : « Par-dessus tous les autres, sans comparaison, il aima Tommaso dei Cavalieri, gentilhomme romain, jeune et passionné pour l’art. Il fit sur un carton son portrait grandeur nature – le seul portrait qu’il ait dessiné : car il avait horreur de copier une personne vivante, à moins qu’elle ne fût d’une incomparable beauté. »

Quelques vues de ses œuvres

 

 

 

 

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