Légendes et théories alternatives sur le naufrage du Titanic (1).
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De nombreuses légendes et théories alternatives sur le déroulement du naufrage du Titanic sont nées après le déroulement des faits. Le naufrage du paquebot, réputé insubmersible, a eu une profonde influence dans la mémoire collective. Les contemporains du naufrage, ainsi que les générations suivantes, ne parviennent en effet pas à comprendre comment un navire flambant neuf, aussi gros et puissant, a pu sombrer en moins de trois heures, entraînant avec lui près de 1 500 âmes. À une époque où mythes et malédictions fascinent, beaucoup y voient donc un signe du destin.
Certaines des légendes qui apparaissent alors sont fondées sur des événements et écrits vérifiables, tandis que d’autres relèvent de la pure invention. Les légendes les plus célèbres, et celles qui prêtent le moins à polémique, proviennent de sources antérieures au naufrage. Celles-ci présentent de surprenantes coïncidences avec les faits qui se sont déroulés dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. Romans prémonitoires, présages, rêves étranges, suite d’incidents, momie égyptienne maudite : la catastrophe alimente de nombreuses rumeurs, entre autres dans les milieux ésotériques.
D'autres de ces légendes ont été façonnées à partir de faits bien réels. À l’époque, le besoin impérieux de comprendre les raisons du naufrage a poussé bon nombre de journalistes à broder sur la réalité. Ainsi ont-ils mis en cause, entre autres, la vitesse du navire et sa prétendue insubmersibilité. Une autre théorie, plus récente, fait quant à elle état d’un complot visant à escroquer les compagnies d’assurance. Selon certains, le Titanic aurait été échangé avec son frère jumeau l’Olympic. Même si ces légendes ont été réfutées depuis par des spécialistes, elles continuent d’alimenter l’imaginaire de certains.
Un événement qui marque les esprits
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Le 15 avril 1912, le monde apprend que le Titanic connaît des difficultés après avoir heurté un iceberg. Au cours de la journée, la nouvelle se précise, jusqu'à ce que, le premier, le New York Times l'annonce : le paquebot vient de sombrer dans l'Atlantique en faisant plus de mille victimes1. L'événement attire ensuite une véritable bataille médiatique : chacun tente d'obtenir un témoignage inédit, et certains comme celui de l'opérateur radio Harold Bride se vendent à prix d'or. Les rédactions de tous les journaux sont mobilisées pour l'événement2.
Ce naufrage est en effet marquant sur plusieurs points. La disparition de plusieurs célébrités comme J.J. Astor choque l'opinion3 ; mais plus encore, la mort simultanée de plus d'un millier de personnes heurte durablement la sensibilité d'un monde qui n'a pas encore connu les boucheries de la Première Guerre mondiale4. Le naufrage entraine ainsi des retombées politiques, mais aussi culturelles, puisque le Titanic nourrit l'imaginaire collectif, notamment par le biais de nombreux films. Dans ce terreau fertile, il n'est donc pas étonnant que des croyances et légendes populaires aient vu le jour5.
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Des légendes ésotériques
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.En 1898, soit quatorze ans avant le naufrage du Titanic, Morgan Robertson publie un roman intitulé Futility, or the Wreck of the Titan. Il y imagine un paquebot aux proportions gigantesques pour l'époque, le Titan. Long de 243 mètres (le plus grand paquebot de l'époque, alors en construction, est l’Oceanic long de 214 mètres6), il est considéré comme insubmersible par ses propriétaires grâce à ses nombreux compartiments étanches, et est lancé à pleine vitesse dans l'Atlantique nord dans la mesure où une collision frontale avec un iceberg, « le seul objet flottant qu'il ne puisse vaincre », ne pourrait toucher assez de compartiments pour le couler. Le navire présente également un luxe et une puissance inégalés, et ses propriétaires envisagent de lui faire remporter un record de vitesse entre New York et Liverpool7,8.
Au cours de sa traversée, le paquebot heurte un iceberg par tribord, et sombre. Le navire n'étant pas pourvu d'assez de canots, le naufrage fait de nombreuses victimes9. À la lumière du naufrage du Titanic, beaucoup commencent à voir ici une coïncidence troublante. Les points communs entre les deux navires sont en effet nombreux : tous deux sombrent en avril, heurtent un iceberg par tribord, transportent le nombre de canots de sauvetage requis par la loi, mais en nombre insuffisant et sont les plus gros navires en exploitation à leur époque10. Cependant, de grosses différences apparaissent également dans l'ouvrage, notamment quant au déroulement du naufrage, et des incohérences ponctuent le récit11. Ainsi, le débat subsiste pour savoir si l'auteur (par ailleurs amateur de paranormal comme nombre de ses contemporains) avait prédit le naufrage du Titanic, ou si, en fin connaisseur du monde maritime, il s'était contenté d'anticiper des innovations prévisibles et une conséquence probable de celles-ci. Pour beaucoup en effet, un spécialiste de ce domaine aurait pu se douter que tôt ou tard, les navires deviendraient trop gros et sans moyens de sauvetage suffisants, et qu'un naufrage prendrait alors des proportions catastrophiques12,13.
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Un autre auteur est régulièrement cité dans les ouvrages concernant le Titanic, William Thomas Stead. Stead est un journaliste réputé, rédacteur en chef de la Pall Mall Gazette puis de la Review of Reviews. Il a notamment apporté beaucoup à la présentation des journaux en introduisant gros titres, caricatures et éditoriaux pour attirer l'attention du lecteur. Homme de combats, il s'engage pour de nombreuses causes. Il lutte ainsi contre la prostitution enfantine et la pauvreté par le biais de tribunes publiées dans ses journaux14. L'un de ses combats se trouve être la sécurité en mer et le manque de moyens de sauvetage.
En 1886, il rédige la nouvelle How the Mail Steamer went down in Mid Atlantic by a Survivor (Comment le Paquebot Poste sombra au milieu de l'Atlantique, par un survivant) pour The Pall Mall Gazette15. Il y raconte comment un navire sombre après en avoir heurté un autre. Les victimes sont nombreuses à cause du manque de moyens de sauvetage. Stead conclut : « C'est exactement ce qui pourrait se produire et ce qui se produira si les paquebots sont envoyés en mer avec trop peu de canots16 ». L'auteur se livre à un exercice similaire en 1892 avec From the Old World to the New (De l'Ancien monde au Nouveau) dans lequel un médium voyageant à bord du Majestic de la White Star Line participe au sauvetage de passagers d'un navire coulé par un iceberg17. Le Majestic existe réellement, et, dans la nouvelle comme dans la réalité, son commandant est Edward Smith. Vingt ans plus tard, l'homme commande le Titanic pour son voyage inaugural15.
Stead est par ailleurs également un fervent amateur de spiritisme et consulte régulièrement des médiums. Il publie également un magazine sur le sujet, Borderland, et se livre à des expériences d'écriture automatique dont il publie des extraits dans ses Lettres à Julia. En avril 1912, invité par le président William Howard Taft à une conférence sur la paix dans le monde, il embarque sur le Titanic et périt dans le naufrage18. Cet ensemble de coïncidences prête de fait, comme l'ouvrage de Robertson, à débat entre les partisans d'une thèse surnaturelle et les défenseurs d'une approche plus rationnelle.
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Plusieurs événements survenus avant et pendant la traversée ont été considérés comme de mauvais présages pour le vaisseau. Au début de la construction du Titanic, il apparaît que son numéro de série est 390 904. Écrit à la va-vite et observé dans un miroir, certains y voient l'inscription « No Pope » (« Pas de Pape ») ce qui trouble les ouvriers catholiques des chantiers Harland & Wolff de Belfast dans un contexte de tensions religieuses particulièrement fortes. Ceux-ci menacent de se mettre en grève, et il faut que Lord Pirrie, directeur des chantiers, explique qu'il ne s'agit que d'une coïncidence pour que le travail reprenne19. De plus, une légende se répand à propos du navire ; la construction irait à un rythme si effréné qu'un ouvrier serait mort emmuré dans la coque. Il n'en est rien, cependant20. Un ouvrier périt en revanche suite à un accident lors du lancement du navire21. Il est parfois dit que le Titanic était maudit car il n'avait pas été baptisé. Il est vrai que la cérémonie du baptême accompagnée du bris d'une bouteille de champagne sur la coque n'a pas eu lieu. Cependant, ce n'est pas propre au paquebot. Les chantiers Harland & Wolff et la White Star Line s'accordaient en effet pour ne pas accomplir cette cérémonie, qui, si elle était ratée, pouvait entraîner son lot de superstitions22.
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La traversée apporte également quelques frayeurs aux passagers. Le jour de son départ dans le port de Southampton, le Titanic aspire dans son sillage le paquebot New York alors à quai, et manque de le heurter. Alors que les deux navires ne sont séparés que d'un mètre, l'habileté des équipages des remorqueurs permet d'éviter l'accident. Certains voient en cet incident un mauvais présage23. Une lettre postée durant l'escale de Queenstown et rendue publique en 2007 montre ainsi que le passager Alfred Rowe n'appréciait pas le navire et avait été fortement marqué par l'incident24. De même, le commandant en second Henry Wilde écrit à sa sœur peu avant le départ : « Je n'aime vraiment pas ce bateau… J'ai un drôle de sentiment à son propos25,26 ».
Un dernier incident survient durant l'escale irlandaise de Queenstown. Alors que les transbordeurs embarquent et débarquent les passagers, un soutier monte au sommet de la quatrième cheminée du navire, factice, et fait peur aux passagers. L'apparition de cet homme au visage recouvert de suie terrifie les plus craintifs, et donne également lieu à des superstitions de toute sorte27. Dans son témoignage The loss of S.S. Titanic, Lawrence Beesley raconte :
« Il était monté à l'intérieur pour faire une blague mais certains de ceux qui l'aperçurent virent là le signe d'un « mauvais présage », qui annonçait des dangers inconnus à venir. Une Américaine – qu'elle me pardonne si elle lit ces lignes ! – m'a raconté avec la plus profonde conviction et sincérité qu'elle a vu cet homme et attribue largement à ceci le naufrage du Titanic. Bêtises insensées, direz-vous ! Oui, tout-à-fait, mais pas pour ceux qui y croient ; et il n'est pas bon d'avoir de telles rumeurs de danger circulant parmi les passagers et l'équipage : il semble que cela ait une influence malsaine28. »
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Si les faits énoncés jusqu'ici sont avérés et ont, pour certains, été par la suite l'objet d'extrapolations au sujet desquelles les avis divergent, les légendes citées ici sont fausses, ou découlent de faits amplement transformés. Une légende tenace concerne une momie qui aurait maudit le navire. Elle varie selon les versions : il s'agirait parfois d'une momie livrée pour un collectionneur américain, pour d'autres, ce serait John Jacob Astor qui la rapportait de ses vacances en Égypte. Dans tous les cas, la momie aurait maudit le navire et l'aurait fait sombrer. Cependant, aucune mention n'est faite d'une momie dans les manifestes de la cargaison du navire29. Cette légende trouve ses origines dans une histoire de momie maudite qu'aurait racontée William Thomas Stead à ses compagnons de voyage durant la traversée30.
Une autre légende concerne un chauffeur Frank « Lucky » (ou « Lucks ») Tower, qui aurait survécu aux naufrages du Titanic, de l’Empress of Ireland et du Lusitania. Cependant, aucune liste d'équipage ne confirme son existence, et il s'agit fort probablement d'une légende urbaine29. Elle s'inspire probablement de l'hôtesse Violet Jessop et du chauffeur Arthur John Priest : tous deux ont survécu à la collision entre l’Olympic et le Hawke, au naufrage du Titanic et à celui du Britannic. Priest a également survécu à deux autres naufrages pendant la Première Guerre mondiale31.
Une autre légende affiche au premier abord un certain rapport avec le naufrage du Titanic. Le 13 avril 1935, un cargo britannique, transportant du charbon de Newcastle à Halifax, se trouve en pleine nuit près de la zone où le Titanic a sombré. Un des veilleurs, William Reeves, raconte en 1967 avoir été soudainement saisi d'une angoisse, comme alerté par un sixième sens. Il n'aurait pu s'empêcher de crier « Obstacle droit devant ! ». Un iceberg aurait alors jailli de l'obscurité et le cargo se serait arrêté devant lui, avant d'être bloqué par les glaces. Selon Reeves, le navire se trouvait alors à la position exacte du naufrage du Titanic. En réalité, ce cargo, qui par coïncidence s'appelait le Titanian, était assez éloigné de la position du naufrage, et les rapports font état de dégâts lors d'une collision avec la glace32.
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Réinterprétation des faits et théories alternatives
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L'histoire retient souvent que le Titanic avait une réputation d'insubmersibilité forgée par ses propriétaires, et que, par ironie du sort, le paquebot insubmersible avait coulé. Il s'agit d'une vision erronée des choses. Ni la White Star Line, ni les chantiers Harland & Wolff ne se sont jamais avancés sur l'insubmersibilité du Titanic avant son naufrage33. Le magazine nautique The Shipbuilder avait en revanche parlé des compartiments étanches des navires de classe Olympic, qui les rendaient « pratiquement insubmersibles ». Ceci a progressivement conduit à une réputation d'insubmersibilité aux yeux d'un public très confiant envers les évolutions technologiques de l'époque34. Ce sentiment est renforcé par un certain nombre de catastrophes évitées par le passé. Ainsi, en 1879, l’Arizona, plus grand paquebot du monde, heurte un iceberg de plein fouet. Ses cloisons étanches le protègent cependant et lui permettent d'atteindre la terre ferme sans qu'il n'y ait de victimes35. Il en est de même avec le Republic qui, éperonné par un autre paquebot en 1909, coule en près de 38 heures, ne faisant que cinq victimes36.
L'idée de navire insubmersible n'est pas liée exclusivement au Titanic. En 1907, le commandant Edward Smith déclare à propos de l’Adriatic qu'il n'imagine pas de situation pouvant couler le navire35. Pour beaucoup de passagers du Titanic, l'idée que leur navire était insubmersible est cependant présente. Ainsi, un passager canadien écrit dans une lettre qu'il voyage sur « un nouveau paquebot insubmersible33 ». De même, après le naufrage, le Daily Mirror se plaît à rappeler qu'un membre d'équipage aurait déclaré que « Dieu lui même ne pourrait couler ce navire29 ».
La pensée selon laquelle le Titanic est une insulte envers Dieu, et est par conséquent maudit, se retrouve également à bord du navire. Eva Hart, alors âgée de sept ans, raconte ainsi que sa mère dormait le jour et veillait la nuit durant la traversée, certaine qu'un malheur surviendrait37.
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Il est généralement admis que le Titanic naviguait trop vite dans une zone de glaces dangereuse, et que cette vitesse est l'un des facteurs ayant entraîné la collision avec l'iceberg. Cependant, cette vitesse n'est pas élevée en regard des pratiques de l'époque. Lorsque la commission britannique sur le naufrage menée par Lord Mersey l'a interrogé, le capitaine Pritchard, du Mauretania a déclaré : « Tant que le temps est clair, je vais toujours à pleine vitesse. 26 nœuds38. » Gerhard Apfel, superintendant de la Red Star Line, a pour sa part déclaré : « Je pense que tous les commandants vous donneront la même réponse ; ils ne ralentiront pas à moins que le temps ne devienne épais et brumeux ». De même, durant cette commission d'enquête, le deuxième officier Charles Lightoller déclare que sur les 24 dernières années, dont il a passé une grande partie sur l'Atlantique, jamais la vitesse n'a été réduite en sa présence38.
Il est parfois avancé que le Titanic a été lancé à pleine vitesse (entre 21 et 22 nœuds le soir du naufrage) dans l'espoir de permettre à la White Star Line de conquérir le Ruban bleu, récompensant la traversée la plus rapide de l'Atlantique. Cependant, la vitesse maximum que pouvait atteindre le paquebot est évaluée à 24 ou 25 nœuds. Or, le Mauretania, alors détenteur du Ruban bleu depuis 1907, avait établi un record à une vitesse supérieure à 26 nœuds. Cette théorie est donc erronée39.
Il est également avancé que le président de la White Star Line, Joseph Bruce Ismay, aurait tenté d'influencer le capitaine Smith pour que le navire arrive à New York le mardi soir au lieu du mercredi. Le témoignage d'une passagère, Elizabeth Lines, tend à corroborer cette hypothèse40. De même, la veuve de l'homme d'affaires Arthur Ryerson fait une déclaration dans ce sens, mais cette dernière est probablement mensongère41. Cependant, plusieurs arguments tendent à indiquer que le Titanic devait bel et bien arriver le mercredi à New York. Une cérémonie était en effet prévue, et une arrivée en avance aurait posé des problèmes d'organisation42. Par ailleurs, des photographies prises par Francis Browne le jour du départ montrent que le paquebot a un temps procédé à des essais de machines et adopté une trajectoire en zig-zag qui ne concorde pas avec une tentative de record quelconque. Enfin, Ismay s'était fortement opposé, lors de la traversée inaugurale de l’Olympic un an plus tôt, à une arrivée le mardi soir au lieu du mercredi43.
Quoi qu'il en soit, rien n'est finalement reproché à Ismay par les commissions sur le naufrage44. La commission d'enquête britannique conclut que la vitesse du navire était due à l'habitude et à une pratique fortement ancrée, et que le naufrage a permis de démontrer que cette pratique n'était pas adaptée39.
Réserve nationale de faune du cap Tourmente (2 & fin).
Flore et faune
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La réserve abrite une grande diversité d'écosystèmes contribuant à maintenir une biodiversité importante. On retrouve sur le site environ 700 espèces végétales et 22 types forestiers distincts.
La zone intertidale compte des populations importantes de Scirpes d'Amérique, de Zizanies aquatiques et de Sagittaires latifoliées. Aussi, la présence de Myriques baumiers, communément appelé Bois-sent-bon, donne son nom à l'un des sentiers de randonnée de la réserve. Le marais côtier compte enfin du Solidage du Canada, de la Salicaire, de la Vesce jargeau, du Prêle littorale (Equisetum x litorale) et de l'Impatiente du Cap. Le Carex paléacé (Carex paleacea) et le Carex dressé (Carex recta), espèces halophiles, croissent dans les eaux saumâtres. Les rives des étangs aménagés sont peuplés de quenouilles. Une grande partie de la plaine est cultivée et les abords des champs sont colonisés par les Saules, les Cerisiers et l'Aulnes rugueux (A. i. rugosa)21.
La réserve se trouve à la rencontre de deux écorégions terrestres. Les forêts des basses-terres de l'Est des Grands Lacs occupent la rive nord du Fleuve Saint-Laurent et la limite nord-est des forêts transitionnelles de l'Est, couvrant les basses terres du fleuve, se termine au Cap-Tourmente environ. Sur le plateau, les sommets sont dominés par l'Épinette noire, le Sapin baumier, l'Épinette rouge, le Pin gris et le Bouleau jaune. À plus basse altitude et dans la plaine, les feuillus tels l'Érable à sucre, les bouleaux, les peupliers, les frênes, le Chêne rouge, le Hêtre à grandes feuilles et l'Orme d'Amérique sont dominants. L'écoulement d'eau dans l'escarpement et l'accumulation d'eau à son pied favorise aussi l'établissement de prucherais et de cédrières importantes21.
Avant l'acquisition du territoire par le Service canadien de la faune, la forêt fut exploitée intensivement par l'entreprise privée. On estime que les peuplements ont été l'objet d'une coupe au moins une fois. Exploitée d'abord pour le bois de construction, la forêt fut ensuite coupée pour la production de pâte à papier (sapin et épinette). L'acériculture fut également une source de revenus pour les propriétaires de l'époque. On estime que la dimension de l'érablière qu'on trouve sur la réserve aurait permis jusqu'à 6000 entailles. Toutefois, étant donné la difficulté d'accès de certains secteurs et la taille modeste de la cabane à sucre présente sur le site, l'exploitation acéricole était probablement plus petite7.
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Pin rouge au belvédère de la Falaise
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Hêtre à grandes feuilles à l'hiver.
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Plusieurs espèces de mammifères peuvent être rencontrées à la réserve nationale de faune du cap Tourmente, typiques du territoire québécois. Les marécages côtiers abritent des visons et des rats musqués. En forêt, il est possible de rencontrer le Raton laveur, le Tamia rayé, le Renard roux, l'Ours noir, la Marmotte commune, l'Écureuil roux, le Lièvre d'Amérique, le Porc-épic d'Amérique, le Cerf de Virginie et la Belette à longue queue. Bien que plus rare, le Coyote y est aussi parfois croisé22. Un nichoir à Chauve-souris a été construit en 2010 près du centre d'interprétation pour favoriser la présence de ce mammifère.
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Nichoir à Chauve-souris
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Une Marmotte commune amassant des herbes pour sa tanière
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Cerf de Virginie sur le sentier de la Falaise
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Rat musqué dans le ruisseau de la Friponne
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Écureuil roux au sentier de la Prucheraie.
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Le seul reptile rencontré avec régularité dans la réserve est la couleuvre rayée. Cependant, les terres humides que l'on y retrouve sont l'habitat de plusieurs amphibiens comme la rainette crucifère, la grenouille des bois, le crapaud d’Amérique, le ouaouaron, la grenouille verte, la grenouille léopard et la grenouille du Nord. Les boisés humides environnants abritent aussi des salamandres comme la salamandre à points bleus et la salamandre rayée22.
Les petits ruisseaux des plaines sont fréquentés par l'omble de fontaine et l'épinoche, qui constitue l'alimentation de base pour de nombreux autres poissons et oiseaux. Perchaudes et meuniers noirs y vivent également22.
La réserve est un lieu de prédilection pour l'observation des oiseaux. Les décomptes ornithologiques sur la réserve ont permis de recenser 280 espèces d'oiseaux, dont environ cent espèces nicheuses, ce qui représente une grande richesse biologique pour un territoire relativement restreint et constitue le principal attrait du site. La présence du fleuve, une voie migratoire importante, et la diversité des habitats favorisent la diversité aviaire.
Les limicoles (comme le Bécasseau minuscule, le Bécasseau semipalmé, le Petit Chevalier ou le Grand Chevalier) fréquentent la batture et les bordures des marais. La Bécassine des marais s'observe dans les marais et les lieux humides des champs. Dans les marais se rencontrent différentes espèces de canards barboteurs (tels les canards d'Amérique, souchet, branchu, colvert et noir et les sarcelles à ailes bleues et d'hiver), le Grand Héron, le Grèbe à bec bigarré. Dans les marais et sur le fleuve on retrouve les canards plongeurs (comme le Fuligule à collier, le Fuligule milouinan, le Petit Fuligule, le Petit Garrot et le Garrot à œil d'or).
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Les roselières abritent, entre autres, le Troglodyte des marais, le Carouge à épaulettes, le Bruant des marais, la Paruline masquée, le Butor d'Amérique et la Marouette de Caroline. Le Bruant des prés, le Goglu des prés et la Sturnelle des prés habitent les milieux champêtres. La présence de plusieurs nichoirs d'oiseaux favorise la présence d'espèces tels l'Hirondelle bicolore, le Merlebleu de l'Est et le Troglodyte familier. Dans les fruticées on observe, notamment, le Moqueur chat, le Moucherolle des aulnes, la Paruline jaune et le Bruant chanteur. Certaines espèces tirent avantage de la présence de structures humaines : le Moucherolle phébi niche pratiquement année après année sur une corniche du centre d'accueil et une colonie d'Hirondelles à front blanc a élu domicile sur les bâtiments de la Petite-ferme. Le Colibri à gorge rubis est susceptible d'être observé n'importe où sur la réserve, mais il bourdonne plus régulièrement autour des abreuvoirs d'eau sucrée installés au centre d'accueil.
De nombreuses espèces nichent dans les habitats forestiers (la Paruline flamboyante, la Paruline couronnée, le Bruant à gorge blanche, le Piranga écarlate, le Cardinal à poitrine rose, pour n'en nommer que quelques-unes) auxquelles s'ajoutent les espèces migratrices à l'automne et au printemps (comme le Bruant à couronne blanche, le Bruant fauve, le Bruant de Lincoln, la Paruline à couronne rousse et la Paruline verdâtre). Plusieurs espèces frugivores, comme le Merle d'Amérique et les jaseurs, sont attirées par la présence de nombreux arbres et arbustes fruitiers (Cerisier de Virginie, aubépines).
Plusieurs espèces rares sont rencontrées au cap Tourmente, dont le Bruant de Nelson, la Pie-grièche migratrice, l'Effraie des clochers et le Petit Blongios23.
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Hirondelle bicolore à son nichoir
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Bruant à couronne blanche près du pavillon Léon-Provancher
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Grive fauve près du pavillon Léon-Provancher
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Troglodyte des marais au marais du Cap
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Les rapaces sont omniprésents sur la réserve. Le soulèvement orographique provoqué par l'escarpement traversant la réserve est convoité par ceux-ci, autant pendant la période de nidification que pendant la migration. L'Urubu à tête rouge, la Buse à queue rousse, la Petite Buse et la Pygargue à tête blanche sont régulièrement observés planant le long de l'escarpement. Le Faucon pèlerin niche depuis plusieurs années dans une anfractuosité de la falaise. Le Busard Saint-Martin survol à faible altitude les champs et les marais. Les éperviers sont également présent, mais sont plus discrets. Le Grand-duc d'Amérique et la Chouette rayée sont les rapaces nocturnes les plus fréquents.
À l'hiver, des mangeoires sont aménagées le long des sentiers le Carouge, le Petit-Sault, l'Aulnaie, l'Érablière et la Prucheraie. Au total, une douzaine de postes d'alimentation procurent millet, chardon, tournesol et gras à de nombreuses espèces : Geai bleu, Tarin des pins, Durbec des sapins, Gros-bec errant, Sizerin flammé, Pic chevelu, Pic mineur, Bruant hudsonien, Sittelle à poitrine blanche, Sittelle à poitrine rousse, Mésange à tête noire, Chardonneret jaune, Roselin pourpré, Grimpereau brun, Bruant des neiges.
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Tarin des pins se nourrissant de chardon
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Mésange à tête noire se nourrissant de suif
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Bruant des neiges se nourrissant de millet au sol.
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La Grande oie blanche (Chen caerulescens atlanticus), ou grande oie des neiges, une sous-espèce de l'Oie des neiges, est la principale espèce animale qui a motivé la protection du territoire de la réserve nationale de faune du cap Tourmente. Au début du XXe siècle, cette espèce ne comptait pas plus de 3 000 individus. Or, les programmes de protection des territoires qu'elle fréquente lors de ses migrations ont permis d'accroître la population à 417 000 individus en 1993, puis à plus de 950 000 individus en 200424.
La grande oie blanche niche en été dans l'Arctique canadien puis établit ses quartiers d'hiver sur la côte est-américaine. Lors de ses deux migrations annuelles, l'ensemble de la population de la grande oie blanche fait halte pour se restaurer sur les berges du fleuve Saint-Laurent. À l'automne, la réserve nationale de faune du cap Tourmente peut à elle seule abriter au même moment des vols de plus de 75 000 individus24.
La grande oie blanche y trouve une réserve de nourriture abondante, en particulier la racine du Scirpe d'Amérique, une plante des marécages dont elle est particulièrement friande. D'ailleurs, la couleur rouille caractéristique de la tête et du cou de la grande oie blanche provient du fer oxydé du sol des berges du Saint-Laurent, dans lequel elle plonge sa tête pour retirer la racine24.
Bien qu'une telle concentration d'oies ait aussi un effet négatif sur les terres cultivées environnantes qu'elles peuvent endommager, il a été démontré que l'apport économique des visites aux sites de préservation était plus de vingt fois supérieur aux frais encourus pour les dommages aux cultures25. La grande oie blanche fait en effet l'objet de festivals courus, notamment dans la ville voisine de Saint-Joachim (le Festival de l'Oie des neiges26), et sur la rive sud du fleuve, à Montmagny (le Festival de l'oie blanche27).
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Activités
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L'observation ornithologique et la randonnée pédestre font partie des principales activités qui peuvent être pratiquées au cap Tourmente28,29. En 2001-2002, un peu plus de 56 000 personnes l'ont visité30.
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Le Centre d'interprétation de la biodiversité du cap Tourmente présente une exposition et des projections sur l'histoire, la faune et la flore du site. Il s'agit aussi du point de départ de plusieurs sentiers et de certaines activités ainsi que d'un lieu de rencontre et d'informations avec des naturalistes et responsables du site28.
Des naturalistes sont présents au Centre d'interprétation et sur différents points des sentiers afin d'offrir des activités d'interprétation sur divers sujets des sciences naturelles selon l'époque de l'année : les grandes oies blanches, le faucon pèlerin, les marées, hivernage des oiseaux, effet des saisons sur le site, etc28.
Un second bâtiment, le pavillon Léon-Provancher sert de boutique de souvenirs et permet de prendre un goûter léger28.
Plus de 25 kilomètres de sentiers aménagés permettent de parcourir les différents écosystèmes du parc. L’Écart et le Bois-sent-bon, en trottoirs de bois, permettent de s'approcher des berges du fleuve et d'observer les oies dans des caches munies de télescopes. Le Souchet, le Moqueur-chat et le Carouge parcourent les plaines et côtoient les étangs aménagés pour la sauvagine. Le Petit-Saut suit le cours du ruisseau homonyme. L’Érablière, l’Aulnaie, la Prucheraie, le Piedmont, la Cèdrière et le Pierrier explorent les différents peuplements forestiers. Finalement, la Falaise et la Cime permettent d'atteindre plusieurs points d'observation à flanc de falaise, donnant une vue sur le site, sur le fleuve, sur l'Île d'Orléans et sur les îles de l'archipel de Montmagny (comme Grosse-Île, l'Île aux Ruaux et l'Île aux Grues18). En hiver, les visiteurs peuvent parcourir dix kilomètres de sentiers sur neige battue où sont installées des mangeoires pour les oiseaux31,32.
Depuis 1972, en saison, une chasse contingentée et strictement réglementée à l'oie blanche est permise dans certaines zones du parc. Comme l'espèce est maintenant considérée en surabondance par les biologistes, l'objectif de cette chasse est de réguler le nombre d'individus afin d'assurer le renouvellement du marais à scirpe33.
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Panoramas
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Association de la jeunesse auxerroise (3).
Palmarès
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Personnalités du club
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L'équipe de l'AJA a compté de nombreux joueurs internationaux44. Il n'est pas possible de les citer tous ici, la liste suivante est limitée à quelques personnalités marquantes qui ont été choisies par les supporters comme l'équipe idéale des années 1977-200745,46.
Andrzej Szarmach est un ancien footballeur polonais présent au Mondial 1974 (cinq buts marqués), puis médaille d'argent et meilleur buteur du tournoi (neuf buts) aux Jeux olympiques de Montréal. Joufflu et moustachu, l'attaquant polonais a des allures d'irréductible gaulois et se fond donc facilement dans le moule de l'AJ Auxerre. Il gagne les faveurs de Guy Roux et du public bourguignon en inscrivant cent buts entre 1980 et 1985 toutes compétitions confondues47. Bruno Martini évolue au poste de gardien de but. Quand Joël Bats part au Paris SG, il devient le gardien inamovible, disputant 322 matchs en Division 1 en dix saisons, il porte trente et une fois le maillot de l'équipe de France48.
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Basile Boli intègre le centre de formation de l'AJ Auxerre avec son frère Roger49. Doté d'un physique impressionnant, Basile brille rapidement et évolue en équipe première d'Auxerre de 1982 à 1990 avant de signer à l'OM avec qui il a remporté la Ligue des Champions, inscrivant un but en finale resté dans la mémoire du football français50. Éric Cantona a également intégré le centre de formation d'Auxerre, il devient vite un élément clé de l'équipe entraînée par Guy Roux. Il est sélectionné en équipe de France dès 1987 et quitte Auxerre en 1988, ayant toutefois inscrit 25 buts en 90 apparitions de 1983 à 198851.
L'AJA a formé de jeunes talents, il en a relancé d'autres. Vincenzo Scifo, après deux saisons mitigées à l'Inter Milan et aux Girondins de Bordeaux, brille à Auxerre de 1989 à 1991, inscrivant 25 buts en 67 rencontres, en étant le meneur de jeu auxerrois52. Guy Roux a relancé Alain Roche (de 1990 à 1992)53 et surtout Laurent Blanc. Sans palmarès significatif jusque là, il signe à Auxerre en 1995 et réalise la saison parfaite en remportant un doublé coupe/championnat54. Il rejoindra dans la foulée le FC Barcelone à l'été 1996.
Corentin Martins est un milieu de terrain offensif français qui, en 1992-1996, a mené le jeu d'Auxerre, qui gagne alors deux coupes et le championnat, se qualifiant toujours pour la Coupe d'Europe, en terminant au pire sixième du championnat55. Yann Lachuer a lui aussi remporté trois titres avec l'AJA (le championnat en 1996 et la Coupe de France en 2003 et 2005), animant le milieu de terrain56.
Philippe Mexès, formé à Auxerre, a débuté en Ligue 1 à l'âge de dix-sept ans lors du match Auxerre-Troyes du 10 novembre 1999, il inscrit son premier but le 8 décembre face à l'AS Monaco. Il dispute la Ligue des champions lors de la saison 2002-2003, remporte la coupe de France face au Paris SG57. Jean-Alain Boumsong est associé à Philippe Mexès, en défense centrale58. Djibril Cissé a suivi les traces d'Éric Cantona. Formé à Auxerre, où il y est arrivé en 199659, il devient vite un élément clé de l'équipe entraînée par Guy Roux, il est sélectionné en équipe de France et quitte Auxerre en 2004, ayant toutefois inscrit 90 buts en 168 apparitions de 1998 à 200460.
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| Joueurs | Encadrement technique | ||
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- 1887-1895 : Abbé Deschamps
- 1895-1900 : M. Corbin
- 1900-1905 : M. Delanoue
Réserve nationale de faune du cap Tourmente (1).
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| Réserve nationale de faune du cap Tourmente | |||
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. Paysage à la réserve nationale de faune du cap Tourmente.
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| Catégorie UICN | IV (aire de gestion des habitats/espèces)1 | ||
| Pays | | ||
| Province | | ||
| Municipalité régionale de comté | La Côte-de-Beaupré | ||
| Ville proche | Québec | ||
| Coordonnées | |||
| Superficie | 23,96 km2 | ||
| Création | 28 avril 1978 | ||
| Classement | | ||
| Visiteurs/an | 56 000 en 2002 | ||
| Administration | Service canadien de la faune | ||
| Géolocalisation sur la carte : Canada | |||
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La réserve nationale de faune du cap Tourmente est l'une des huit réserves nationales de faune du Canada présentes au Québec. Établie dans une région liée aux premiers temps de l'histoire de la Nouvelle-France, cette réserve est destinée à protéger les marais à Scirpe d'Amérique, une plante qui constitue l'alimentation de l'Oie des neiges (ou oie blanche) lors de ses migrations annuelles2.
Localisation
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La réserve nationale de faune du cap Tourmente est située à Saint-Joachim, près de la ville de Sainte-Anne-de-Beaupré. Elle est sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de la ville de Québec, dans la municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré et donc dans la région de la Capitale-Nationale au Québec (Canada)3.
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Il est possible d'y accéder par la route 138 Est reliant Québec et la région de Charlevoix, via l'avenue Royale de Saint-Joachim3.
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Histoire
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Avant la colonisation européenne du Québec, le cap Tourmente était appelé « Ajoasté » par les Iroquoiens du Saint-Laurent4. Des fouilles archéologiques exécutées au début des années 1990 révélèrent dans les basses terres du cap Tourmente la présence de maisons longues iroquoises typiques. D'après la datation des vestiges trouvés, on estime que leur présence remonte au XIIIe siècle et peut-être plus tôt, au tournant du millénaire5 . Ces premiers habitants du lieu seront approchés par l'explorateur Jacques Cartier lors de son passage4.
Le nom de « cap Tourmente » apparaît pour la première fois en 1608 sous la plume de l'explorateur Samuel de Champlain qui notait ainsi la propension des eaux du fleuve Saint-Laurent à s'agiter sous le vent à cet endroit :
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Les fouilles archéologiques ont également mis à jour les vestiges d'une ferme établie par Champlain. L'abondance et la qualité du fourrage des lieux n'étaient pas passées inaperçues et dès 1623 on y exploitait déjà cette ressource. Ce n'est que trois ans plus tard, en 1626, qu'on y érige une ferme. L'une des premières exploitations agricoles de la Nouvelle-France, elle avait pour fonction d'assurer la subsistance de la nouvelle colonie établie à Québec. Les bâtiments étaient d'architecture paysanne traditionnelle normande. Construits en colombage bousillé avec un toit de chaume, ils représentent l'un des rares exemples de ce type de construction en Amérique, hérité directement du Moyen Âge5.
L'exploitation fut toutefois de courte durée. Deux ans plus tard, en juillet 1628, des hommes de Kirke saccagèrent et mirent le feu aux bâtiments dans le but d'affamer la colonie québécoise qu'il ne pouvaient prendre autrement5. Il s'ensuit une longue période d’inoccupation de plus de trois décennies.
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Le site jouissant de terres arables de qualité, dès 1664, Monseigneur François de Laval acheta une bonne partie de la Côte-de-Beaupré, dont le territoire du cap Tourmente, afin d'en faire des terres agricoles vouées à l'approvisionnement du Séminaire de Québec. Jusqu'au milieu du XXe siècle, l'agriculture et l'élevage du bétail, en plus de la chasse en saison, constitueront l'activité essentielle des lieux6.
Deux fermes y seront d'abord érigées : La Petite-Ferme et la Grande-Ferme. Suite à leur destruction par les Anglais en 1759, ces deux exploitations agricoles seront subdivisées en plusieurs établissements plus petits. Les subdivisions de la Grande-Ferme seront localisées à l'extérieur du territoire actuel de la réserve. La Petite-Ferme partagera son terrain d'origine avec trois autres sur le territoire de la réserve : la Ferme de la Friponne, la Ferme du bout du cap (ou la Ferme du Cap Tourmente) et la Ferme Chevalier. La Grande-Ferme, reconstruite en 1866 et reconnue monument historique par le Ministère de la culture et des communications du Québec le 28 juillet 1975, est située à environ 2 km à l'est de l'entrée de la réserve7,5,8.
De 1747 à 1760, Joseph-Michel Cadet, dit Caddé, devient le nouveau contremaître à la Petite-Ferme. Il est nommé Boucher du Roi et « munitionnaire général de la Nouvelle-France » ce qui lui donne la responsabilité de fournir en matériel et équipement la colonie et le Roi. Il devient rapidement l'homme le plus riche de la Nouvelle-France, ce qui lui vaut un bannissement de neuf ans: on découvre qu'il vendait à un prix démesuré au Roi en partageant les profits avec l'intendant François Bigot et nuisant ainsi aux intérêts de la colonie6.
La ferme de la Friponne est construite entre 1750 et 1752 sur les berges de la rivière qui porte aujourd'hui ce nom. Son premier contremaître est un Charlesbourgeois nommé Charles Guilbaut6. La maison des Français, qui subsiste toujours, faisait partie de la ferme de la Friponne. Le bâtiment servi probablement au cours de son existence de laiterie, de lavoir, de forge, de fournil et peut-être d'habitation9.
Lors de l'invasion de la colonie par les Britanniques en 1759, les soldats du général James Wolfe, après que leurs navires aient jeté l'ancre dans la région, incendièrent et détruisirent les fermes et les terres agricoles dont les bâtiments du cap Tourmente. Dès 1760, les deux fermes sont reconstruites. En 1786, la ferme du bout du cap est aménagée avec ses dépendances. Lorsque les fermiers qui l'habitent la quittent, elle devient un camp pour les pêcheurs d'anguilles du Séminaire. La ferme Chevalier, quant à elle, dont l'histoire est moins connue, fut démolie pierre par pierre pour permettre la construction de la maison d'un médecin de la région à Saint-Ferréol-les-Neiges6.
En 1934, l'électricité devient pour la première fois accessible au cap Tourmente et à la Petite-Ferme. En 1940, c'est la ferme de la Friponne qui subit un incendie; elle ne sera pas reconstruite et ses terres demeureront en friche comme pâturage. Le Centre d'interprétation de la réserve est situé à proximité de la ferme, dont ne subsiste qu'un petit bâtiment, la "Maison des Français". La ferme du bout du cap subira le même sort vers la fin des années 19506.
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Le Service canadien de la faune fait l'acquisition en 1969 des terres pour 1 400 000 dollars canadiens. Le 28 avril 197810, la réserve nationale de faune du cap Tourmente est créée afin de protéger les terres humides où pousse la Scirpe d'Amérique, plante dont la racine est l'un des mets privilégiés par la grande oie blanche lors de sa halte au cours de ses migrations bisannuelles. Le centre d'interprétation fait son apparition et la Petite-Ferme abrite désormais les bureaux administratifs de la réserve6,11.
Le 15 janvier 1981, le cap Tourmente devient la première réserve protégée en Amérique du Nord en vertu de la convention de Ramsar sur la protection des aires humides11.
L'entrée, gratuite jusqu'en 1985, devient alors payante et subit des augmentations jusqu'en 1991, puis en 1999. Le coût d'entrée demeure cependant inférieur à celui d'autres sites de plein-air et d'écotourisme de la région de Québec12. La Petite-Ferme, ainsi qu'une maison en annexe de cette dernière, la « maison des Français » ont été respectivement classé et reconnu édifices fédéraux du patrimoine par le bureau d'examen des édifices fédéraux du patrimoine le 9 juillet 199213,14.
En 2008, alors que l'Association des amis de Cap Tourmente évoque un retrait de la contribution annuelle de 125 000 $CAN du gouvernement fédéral qui constitue le tiers du budget d'animation du site et que le député du Bloc québécois de la circonscription électorale de Montmorency—Charlevoix—Haute-Côte-Nord Michel Guimond dénonce le mauvais entretien des lieux, la ministre conservatrice Josée Verner confirme que des négociations sont en cours afin d'assurer le financement à long terme des activités du site15.
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Géomorphologie
La réserve du cap Tourmente couvre 2 396 ha sur les berges de l'estuaire du Saint-Laurent à la rencontre des régions géologiques des basses terres du Saint-Laurent et du plateau laurentien16. La rencontre de l'escarpement du plateau et des premiers kilomètres de l'estuaire du fleuve provoque un microclimat où l'hiver est légèrement moins froid, mais plus humide que dans les régions avoisinantes et l'été plus frais17. On identifie quatre éléments géomorphologiques sur la réserve : la batture ou l'estran, la plaine, la plateau laurentien et, à la jonction du plateau et de la plaine, la zone de contact.
L'estran se compose de la slikke, de la haute slikke et du schorre. Une microfalaise d'environ un mètre sépare la slikke du schorre. La slikke et le schorre sont traversés de chenaux de marée par ou s'écoulent les eaux lors du jusant. La haute slikke est la zone colonisée par le Scirpe d'Amérique. Un talus de plusieurs mètres sépare le schorre de la plaine16. La plaine s'insère entre l'estran et le plateau laurentien. La plaine, qui repose sur un substrat de shale d'Utica, est structurée en quatre terrasses façonnées par le retrait en phases successives de la mer de Goldthwait. Les dépôts de sédiments laissés par la mer on rendu les terres très fertiles pour l'agriculture16. Le plateau laurentien avec l'escarpement qu'il engendre constitue un trait marquant du paysage de la réserve. Certaines falaises ont un dénivelé vertical de presque 100 mètres et le point le plus haut de la réserve s'élève à 580 mètres d'altitude7. La zone de contact est constituée par un amalgame des éléments de la plaine et du plateau. L'érosion (érosion fluviale, éboulis) entraîne vers le bas du versant pierres, sédiments et minéraux caractéristiques du plateau qui s'amoncellent avec les sédiments et la roche sédimentaire propres à la plaine16.
Hydrologie
Les éléments hydrologiques tiennent un rôle de première importance dans la réserve de cap Tourmente. À ce titre, l'estuaire du Saint-Laurent figure en tête de liste : ce sont sur les battures que croissent les Scirpes d'Amérique dont dépend l'Oie des neiges et pour laquelle la réserve fut constituée. En plus du marais côtier, quatre marais d'eau douce ont été aménagés avec le concours de Canards Illimités : Le marais de la Grande-Ferme, le marais des Graves, le marais de la Petite-Ferme et le marais du Cap. Ces milieux humides ont une superficie de plus de 107 hectares18,19. Plusieurs cours d'eau descendent du plateau, parcourent la forêt et les anciens champs avant de se déverser dans l'estuaire : le ruisseau du Petit-Sault, le ruisseau de la Friponne, le ruisseau de la Grande-Rigole, le ruisseau Meunier, le ruisseau Rouge et la rivière Marsolet. Le ruisseau Blondelle longe la frontière ouest de la réserve20 .
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Installations de première classe du Titanic (2).
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Nouveauté du Titanic, conçue pour remplacer une partie d'un pont promenade qui avait connu peu de succès sur l'Olympic, le Café Parisien se trouve sur le pont B, à tribord, près du Restaurant à la carte avec lequel il communiquea 30.
Il est décoré d'un treillage de lierre et d'autres plantes grimpantesa 31 et équipé de petits ensembles de tables et de chaises pouvant accueillir un total de 68 personnes. Son équipe de serveurs étant commune avec celle du Restaurant, les passagers peuvent y déguster leurs repas. Le Café Parisien est ouvert de 8 à 23 heuresa 19. Le Café Parisien situé sur le pont B devient vite le lieu de prédilection des jeunes passagers de première classe20.
Le magazine britannique The Shipbuilder écrit en 1912 que :
« Le Café Parisien, installation inédite sur un navire, a été créé en association avec le restaurant, et des déjeuners et dîners peuvent y être servis dans les mêmes excellentes conditions et avec les mêmes avantages qu'au restaurant... On verra que le café a l'apparence d'une charmante véranda ensoleillée, décorée avec goût de treillis français de lierre et d'autres plantes grimpantes, et est pourvu de petits groupes de chaises entourant des tables très pratiques22. »
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Les passagers de première classe bénéficient d'un fumoir de type géorgien à l'arrière du pont A. Selon les convenances de l'époque, seuls les hommes y ont accès16. Afin de reproduire l'ambiance des clubs masculins du continent, il est décoré de boiseries en acajou sombre, et est orné de nombreux vitraux et d'alcôvesa 32. Au centre du mur le plus à l'arrière se trouve une cheminée surmontée d'un tableau de Norman Wilkinson représentant L'Approche du Port de Plymouth. Cette cheminée est la seule à bord dans laquelle soit entretenu un véritable feu, les autres fonctionnant à l'électricitéa 33. Le mobilier est tapissé de cuir, dont la couleur est indéterminée (probablement vert ou bordeaux)a 34.
On accède à la pièce par le Grand Escalier arrière, et à droite de la cheminée se trouve une porte tournante menant au Café véranda. À cause de la quatrième cheminée, la pièce arbore une forme en « U », l'évacuation de la vapeur se faisant entre les deux branches. Cette zone accueille également des toilettesa 35.
Le fumoir est le lieu de prédilection des joueurs qui arpentent l'Atlantique. Des tricheurs professionnels voyagent également à bord sous pseudonyme, et le commissaire de bord ne peut que mettre en garde les passagers contre ce fléau : en effet, les passagers jouent à leurs risques et périls. Au moins quatre joueurs professionnels voyagent à bord du Titanic23. Cigares et boissons sont à disposition des passagers qui en font la demande aux stewards responsables du bar adjacenta 27.
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De style Louis XV, le salon de première classe occupe le centre du Pont A, entre les deux escaliers de première classe. Il est notamment pourvu d'une cheminée en marbre et d'une bibliothèque et est décoré de répliques d'éléments du château de Versailles24. La cheminée est surmontée d'une statue baptisée l'« Artémis de Versailles7 ». La pièce affiche des teintes à dominantes de vert et d'or. Le centre de la salle est surmonté d'une coupole, et une dizaine de cloisons créent des recoins donnant aux passagers qui s'y trouvent un peu d'intimitéa 36. On y accède par deux corridors ou par deux vestiaires donnant sur le pont promenadea 37. Comme la plupart des cheminées du navire, celle du salon fonctionne à l'électricité par mesure de sécuritéa 33.
Comme une grande partie des installations du navire, le salon est ouvert de 8 heures à 23 h 30. Il accueille hommes et femmes, et un office proche permet aux passagers de demander des boissons. Des livres peuvent également être demandés à un steward : outre la collection habituelle du navire, des livres à succès sont régulièrement fournis par un club lié au Timesa 38.
Les plans originaux du navire font état d'une chambre noire à l'emplacement du vestiaire tribord menant au salon. Les plans plus récents, notamment ceux distribués aux passagers de première classe, ne sont pas pourvus d'une telle installation, et l'idée a de fait été abandonnée. Les passagers qui le souhaitent peuvent cependant équiper leur cabine du matériel nécessaire au développement de leurs clichésa 39.
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Le salon de lecture et de correspondance est en quelque sorte le pendant féminin du fumoir. Il n'est pas réservé exclusivement aux femmes, mais a été conçu dans l'optique de leur servir de boudoir, et peu d'hommes le fréquentent16. Il se trouve sur le pont A, à bâbord en avant du salona 40.
Il s'agit d'une somptueuse pièce de style géorgien, avec des baies vitrées de 3 mètres 30 de haut25,Note 5. Le salon est équipé de tables et canapés, ainsi que de quatre tables d'écriture pourvues de lampes. La pièce est par ailleurs éclairée par de nombreuses lampes au mur et au plafond, à tel point qu'un journaliste a critiqué l'éclairage du salon de lecture de l'Olympic qu'il juge éblouissanta 41.
Les passagers peuvent écrire leur courrier sur du papier à lettres aux en-têtes de la compagnie ou des cartes postales à l'effigie du Titanic achetées chez le coiffeur. Ils peuvent ensuite déposer le courrier dans une boîte prévue à cet effet, près de l'entrée du salon. Cependant, ce salon de lecture se montre peu fréquenté. Thomas Andrews, concepteur du navire, envisage de le réduire, ce qui est prévu à bord du troisième navire de la série, encore en construction. Des cabines doivent occuper l'espace ainsi libéré26.
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La salle à manger des premières classes du Titanic est associée à une grande salle de réception de 460 m². Celle-ci se trouve au pied du Grand Escalier sur le pont D. Le pied de la rampe centrale est orné d'un candélabrea 42. La salle est également proche de deux halls (un de chaque côté du navire) destinés à accueillir une partie des passagers de première classe lors de leur embarquementNote 6. Elle est de style jacobéen et ses murs sont blancs et décorés de moulures ; son sol est recouvert d'une épaisse moquette coloréea 43. En face de l'arrivée de l'escalier se trouve une imposante tapisserie d'Aubusson : La chasse du duc de Guise27. Autour de la tapisserie, le mur est orné de lettres indiquant le nom du ponta 44.
La salle est équipée de nombreux sièges en rotin et de tables, et peut accueillir 600 personnes. En effet, il a été constaté durant le voyage inaugural de l'Olympic, dont la salle de réception est légèrement plus petite, que la pièce était rapidement bondée après le dînera 43. À tribord, un espace est réservé au quintette, et contient un piano à queue Steinwaya 45.
La pièce accueille généralement les passagers avant et après les repas. L'orchestre y joue de 16 à 17 heures, tandis que l'on y sert le thé, puis après le dîner, de 20 heures à 21 h 15a 46. Des stewards y fournissent liqueurs et cigares jusqu'à 23 heures, heure de fermeture de la salle. Généralement, la salle est très fréquentée durant les prestations de l'orchestre, puis les passagers rejoignent les autres salons du navirea 43.
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Les passagers de première classe peuvent faire le tour du navire sur un pont promenade couvert. Contrairement à celui de son jumeau l’Olympic, le pont promenade du Titanic est pourvu sur toute sa partie avant de vitres destinées à protéger les passagers des intempéries. En effet, l’Olympic possède deux ponts promenade, un au pont A et le deuxième, vitré, au pont B, qui est supprimé sur le Titanic28. L'arrière de ce pont sert de base au mât arrière du navire. Des escaliers à l'avant du pont, situés de part et d'autre du navire, permettent d'accéder aux ponts supérieur et inférieur. Les parties couvertes et découvertes sont séparées par des cloisons pourvues d'une fenêtre et de portes assez sobres et résistantesNote 7 de façon à isoler la partie couverte pour y garder la chaleur29.
Une toile peut être abaissée devant les ouvertures pour protéger les passagers du soleil, comme en témoignent des photographies prises par Francis Browne lors de l'escale de Queenstown30. Sur ce pont, les passagers peuvent louer une chaise longue. Ces chaises sont numérotées (pair à tribord et impair à bâbord) et ont des emplacements spécifiques qui peuvent être réservés. Pour ne pas choquer les passagers superstitieux, aucune chaise ne porte le numéro 13a 47.
Le pont des embarcations est également consacré, en sa partie centrale (où la vue est dégagée, du fait de l'absence de canots de sauvetage), aux passagers de première classe. Ceux-ci peuvent notamment y jouer à des jeux de pont, notamment le shuffleboard qui se pratique sur le pont-soleil (formé par la partie surélevée du salon de première classe et du salon de lecture et de correspondance sur le pont Aa 46). Cependant, le pont supérieur de l'Olympic se révèle avoir été peu fréquenté (et il en est probablement de même pour celui du Titanic), dans la mesure où les chaises longues y étaient interdites sur la promenade de première classe pour ne pas gêner les marcheursa 48.
Sur le pont des embarcations, chaque extrémité de la promenade des premières classes est fermée par une barrière délimitant, à l'arrière, la promenade des mécaniciens, et à l'avant, celle des officiers. Le commandant peut cependant fournir à certains passagers qui le demandent l'autorisation de visiter la passerelle accompagnés par un officiera 49.
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Dans le Grand Escalier, sur le pont C, les passagers de première classe ont accès à un bureau de renseignement adjacent à celui du commissaire de bord. Le bureau des renseignements se présente sous forme d'une arche surmontant un guichet. Des rambardes délimitent les files d'attente, et des présentoirs à brochures sont disposés à proximitéa 50. Le bureau du commissaire renferme pour sa part le coffre-fort du navirea 51.
À bord d'un paquebot comme le Titanic, le commissaire de bord, en l'occurrence Hugh McEroy, fait en effet office de directeur d'hôtel et a la charge de subvenir aux besoins des passagersa 52. C'est par son biais que se font entre autres les achats de tickets pour les bains turcs, la piscine et le court de squash. Il est également chargé de remettre aux passagers les messages reçus par radio et d'envoyer aux opérateurs les messages à destination de la terre fermea 53.
Le commissaire conserve dans le coffre fort de son bureau les effets de valeur des passagers qui le souhaitent afin d'assurer leur sécurité. Le coffre contient ainsi de nombreux bijoux. Charlotte Drake Cardeza, milliardaire de Philadelphie déclare ainsi avoir perdu des bijoux pour une valeur supérieure à 100 000 $ dans le naufragea 54.
Naufrage du Titanic (5 & fin).
Conséquences du naufrage
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L'une des principales choses à laquelle s'intéresse la commission américaine sur le naufrage est la non-intervention du Californian. La commission a déclaré que le Californian se trouvait à moins de 31 kilomètres et que le navire aurait pu se porter au secours du TitanicB 17. Deux raisons expliquent la non-réaction du Californian, d'abord l'opérateur radio dormait et ne pouvait donc pas entendre les messages de détresse envoyés par le TitanicA 17. Ensuite, les fusées blanches lancées par le Titanic ont mal été interprétées par les marins du Californian qui pensaient que les fusées de détresse devaient être rouges. La commission a alors émis comme recommandation que la télégraphie sans fil devrait être assurée 24 heures sur 24B 16, même sur les bâtiments plus petits. Ceci était impossible pour le Californian puisqu'il n'y avait à bord qu'un seul opérateur radio et qu'il ne pouvait pas assurer la radio 24 heures sur 24 contrairement au Titanic où les deux opérateurs radio se relayaient. Concernant la couleur des fusées de détresse, celle-ci devait déjà être blanche car plus visible dans la nuitB 9. Aujourd'hui, il apparaît que le Californian et son commandant ont servi de boucs émissaires. En effet, il est désormais prouvé que le Californian n'aurait pas eu le temps pour sauver les passagers, en particulier à cause du temps qu'il lui aurait fallu pour se dégager des glaces qui l'entouraient86.
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La White Star Line, compagnie maritime propriétaire du Titanic était en conformité avec la réglementation britannique, établie par le Board of Trade (ministère britannique du Commerce) concernant le nombre de canots à bord, et allait même au-delà de cette réglementation. Les dirigeants de la White Star Line se servent de cet argument pour se défendre de négligences concernant les moyens de sécurité à bord du Titanic. Le nombre minimum de canots de sauvetage était calculé, non sur le nombre de passagers mais sur le tonnage du navire ; le Titanic aurait pu se contenter de seize canots de sauvetage, or il en avait vingt. Cette réglementation, qui datait de 189487, n'était plus adaptée à la taille des navires de l'époque. En effet, la réglementation britannique exigeait que la capacité totale des canots soit d'au moins 962 personnes pour tous les navires de plus de 10 000 tonneaux de jauge88 alors que le Titanic jauge plus de 52 000 tonneaux7.
« La circonstance dominante (...) est le fait que l'on ait omis durant tant d'années de réviser les règlements de 1894 (...). Le tonnage brut d'un vaisseau n'est pas à mon avis une base satisfaisante pour le calcul du nombre de bateaux de sauvetage. »
— Lord Mersey, 1912, 87
La commission américaine et la commission Mersey demandent alors que tous les navires disposent d'assez de canots de sauvetage pour tous les occupantsB 17. La commission Mersey déclare également que la manœuvre des canots de sauvetage n'a pas été convenablement organisée, et recommande un meilleur entraînement des matelotsB 17. Aujourd'hui, les paquebots modernes doivent avoir des engins de sauvetage d'une capacité de 25 % supérieure au nombre de personnes pouvant embarquerB 21.
Suite à la catastrophe et face à la nécessité de mieux contrôler les pratiques en mer est née la convention SOLAS qui spécifie différentes règles relatives à la sécurité, la sûreté et l'exploitation des navires89.
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Après le naufrage du Titanic, une patrouille internationale des glaces est créée le 20 janvier 1914B 21. Celle-ci est placée sous l'autorité des garde-côtes des États-Unis. Cette patrouille a pour but de surveiller le déplacement des icebergs dans l'Atlantique Nord-Ouest. Les icebergs sont alors localisés, permettant ainsi d'assurer la sécurité des bateaux circulant dans cette zoneB 21. Cette patrouille a permis de sécuriser toute cette région. Ainsi, depuis 1912 et le naufrage du Titanic, aucune catastrophe maritime impliquant un iceberg n'a entraîné de décèsB 21.
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Le 24 avril 1912, l'équipage de l’Olympic refuse d'appareiller de Southampton, et les chauffeurs se mettent en grèveB 22. Ce devait être le premier voyage de l’Olympic depuis le naufrage du TitanicB 22 qui a eu lieu neuf jours plus tôt. Comme l’Olympic est le sister ship du Titanic, les deux navires sont pratiquement semblables, et ont donc les mêmes faiblesses au niveau de leur sécurité. Les grévistes réclament davantage de canots de sauvetageB 22. De plus, les réservations des passagers sur l’Olympic chutent fortement, ce qui pousse la White Star Line à mettre le navire en travauxB 22. Trois grandes transformations sont alors apportées au navire. D'abord 48 canots de sauvetage sont rajoutés, passant donc à 68 canots au totalB 22. Ensuite, cinq des seize compartiments étanches du navire sont rehaussés jusqu'au niveau du pont BB 22,90, alors qu'ils s'élevaient jusque là au pont E, soit une différence de trois étages. Le navire peut alors résister à des avaries bien plus importantes. Enfin, la hauteur du double fond est augmentée, rendant la coque du paquebot plus résistanteB 22. Le paquebot est immobilisé pendant six mois, le temps que les travaux soient terminés90. Ce sont ces constructions qui ont en partie permis au navire de couler un sous-marin allemand en 1918. Après la guerre, l'Olympic a pu retrouver une large popularité dans le public.
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Le 30 juillet 191291, la commission britannique sur le naufrage rend son rapport final et établit 24 recommandations, dont les cinq premières concernent la conception des navires. La première d'entre elles exige que les cloisons étanches soient relevées, ou que les navires soient pourvus d'une double coque (traduction de double skin) montant jusqu'à la ligne de flottaison92. Les deux recommandations suivantes estiment qu'au moins un pont au-dessus de la ligne de flottaison doit être étanche, et que les ouvertures entre les cloisons étanches doivent également l'être92. Enfin, les deux dernières recommandations donnent plus de pouvoir au Board of Trade envers les constructeurs afin de leur imposer ces modifications92.
Les sept recommandations suivantes concernaient les embarcations de sauvetage. Le nombre de canots de sauvetage dont est équipé chaque navire devrait être fixé à partir du nombre de personnes pouvant embarquer à bord, et non en fonction du tonnage93. De plus les canots de sauvetage devraient être équipés de certains équipements, parmi lesquels des provisions, des moyens de signaler leur présence par des signaux lumineux (phares ou fusées), etc. De plus, dans chaque navire, certains canots devraient être équipés de moyens de propulsion mécanique93. Les compagnies n'obéissant pas à ces réglementations s'exposeront à des sanctions93.
Les cinq recommandations qui suivent avaient pour but d'améliorer le maniement des canots et leur remplissage. Désormais, des hommes d'équipage devraient être formés au maniement et à la mise à l'eau des canots, en plus de ceux qui y étaient déjà formés94 (c'est-à-dire les matelots). La commission exigea notamment que sur chaque navire, les membres d'équipage effectuent des exercices de remplissage des canots, et de mise à la mer94. Ces exercices devraient être écrits dans le journal de bord officiel par les officiers94, afin que les inspecteurs puissent vérifier leur tenue.
Enfin, les sept dernières recommandations étaient d'ordre plus général. D'abord les veilleurs devaient subir des tests de vision95. Les postes de Transmission sans fil (TSF) devraient ensuite être présents dans chaque navire, et ceux-ci devraient fonctionner 24 heures sur 2495. Ces recommandations ont ensuite été publiées dans les Documents Parlementaires britanniques.
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Films, téléfilms et documentaires
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Le naufrage du Titanic a été illustré dans un certain nombre de films et de téléfilms. Le premier est Saved from the Titanic, un film américain d'Étienne Arnaud mettant en scène Dorothy Gibson, rescapée du naufrage. Sorti en 1912, il n'en reste aucune trace suite à l'incendie des studios où il était entreposé, en 191496. La même année sort In Nacht und Eis, un film muet allemand de Mime Misu97 qui présente cependant une histoire assez éloignée de la réalitéNote 7. L'année 1915 voit également la production de Titanic, un film muet italien de Pier Angelo Mazzolotti (it) avec Mario Bonnard, Giovanni Casaleggio et Luigi Duse98.
En 1943, Joseph Goebbels demande le tournage de Titanic, une superproduction destinée à la propagande nazie, réalisée par Werner Klingler et Herbert Selpin avec Sybille Schmitz et Hans Nielsen99. Le film, tourné sur le Cap Arcona (un paquebot allemand dont le naufrage entraîne 5 000 morts en 1945), est marqué par l'emprisonnement et la mort de son premier réalisateur, Herbert Selpin. Il ne sort finalement pas en Allemagne, Goebbels craignant de démoraliser la population qui subit de nombreux bombardements britanniques.
En 1953 sort Titanic, un film américain de Jean Negulesco avec Barbara Stanwyck et Robert Wagner100. L'année 1958 voit l'arrivée sur les écrans du film Atlantique, latitude 41° (A Night to Remember), film britannique de Roy Ward Baker avec Kenneth More et Ronald Allen101. Adapté du livre La Nuit du Titanic de l'historien Walter Lord, il a été réalisé avec l'aide de certains acteurs du drame, dont le quatrième officier Joseph Boxhall, ce qui en fait un des films les plus proches de la réalité.
En 1979 sort S.O.S. Titanic, téléfilm américano-britannique de William Hale avec David Janssen, Cloris Leachman et Susan Saint James102. Le film est très inspiré de l'ouvrage de Lawrence Beesley The Loss of S.S. Titanic, et celui-ci est interprété par David Warner qui joue également dans le film Titanic de 1997. L'année suivante sort La Guerre des abîmes (Raise the Titanic), film américain de Jerry Jameson adapté du roman de Clive Cussler, avec Jason Robards et Richard Jordan103.
En 1996, Le Titanic, un téléfilm américain de Robert Lieberman avec George C. Scott, Peter Gallagher et Catherine Zeta Jones est produit104. Mais le plus célèbre des films concernant le Titanic est le film de James Cameron, Titanic, sorti en 1997. Mettant en scène Leonardo DiCaprio, Kate Winslet et Billy Zane le film remporte 11 Oscars et 1 845 034 188 $ de box office mondial105. Ce film ravive l'intérêt pour le Titanic, entraînant la parution (et parfois la réédition) de nombreux ouvrages, ainsi que des expositions, et la création de nombreux sites internet106. Cameron produit également, en 2003, le documentaire Les Fantômes du Titanic concernant l'épave du navire.
En 2003 a également été produit un film d'animation italien, À la recherche du Titanic, par Orlando Corradi, mais celui-ci n'est jamais sorti.
En 2012, une mini-série télévisée Titanic (mini-série, 2012) de Jon Jones rend hommage à la catastrophe un siècle après.
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Le naufrage n'est plus un record en termes de victimes
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À son époque, le naufrage du Titanic est le plus grand désastre maritime en temps de paix20,39 avec 1 491 à 1 513 morts, mais il est largement dépassé depuis. Le 29 mai 1914, environ deux ans après le naufrage du Titanic, l'Empress of Ireland, de la Canadian Pacific, coule en entraînant 1 012 personnes dans la mort. Il avait été abordé par un cargo norvégien alors que les deux navires se trouvaient dans un banc de brume près de Rimouski au Québec107. Ce naufrage ne bat pas le record du Titanic, mais plus de passagers en sont victimes (840 contre 818 pour le Titanic). Toutefois l'événement fut en grande partie masqué par le début de la Première Guerre mondiale108.
Un naufrage dépassant celui du Titanic se produit la première fois le 29 juin 1944. Le Ryusei Maru et le Toyama Maru, tous deux paquebots japonais, sont coulés par l'USS Rasher, un sous-marin américain, en emportant plus de 10 500 personnes dans la mort109. Deux autres naufrages se produisent durant la Seconde Guerre mondiale, entraînant la mort d'environ 10 000 personnes110,111. Ainsi le naufrage du Titanic est largement dépassé par des naufrages dus à la Seconde Guerre mondiale.
Le premier naufrage à dépasser celui du Titanic en temps de paix se produit le 20 décembre 1987. Le Doña Paz, un traversier, coule après être entré en collision avec un pétrolier, Vector, dans le détroit de Tablas, aux Philippines et aurait fait plus de 4 000 victimes112.
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- Portail du Titanic
Association de la jeunesse auxerroise (2).
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L'intersaison auxerroise est marquée par de nombreux transferts. Baticle, Guerreiro, Mahé, Martini, et Verlaat quittent l'AJA tandis que Guivarc'h, Tasfaout et Laurent Blanc rejoignent les rangs du club. Auxerre quitte rapidement l'Europe avec une élimination en seizième de finale de la Coupe UEFA contre Nottingham Forest. Auxerre s'incline à domicile 1-0 après avoir tiré vingt-six fois au but. À la trente-troisième minute, le défenseur de Nottignham Ian Woan repousse la balle derrière la ligne de but mais l'arbitre italien Pierluigi Collina ne valide pas le but35. En championnat, l'AJA commence par un bilan équilibré avec une victoire, un nul et une défaite après trois journées. Le 24 novembre 1995, le PSG est sacré champion d'automne avec sept points d'avance sur Auxerre et Metz. Le 16 décembre 1995, pour la dernière journée avant la trève hivernale, le PSG compte six points d'avance sur Lens et dix sur l'AJA. Le PSG s'incline alors trois fois de suite en championnat : d'abord contre Monaco, puis le 11 février 1996, lors de la vingt-septième journée, le PSG est battu à domicile par Montpellier 3 buts à 2 alors qu'ils mènent 2-0 à un quart d'heure de la fin. Le PSG perd ensuite à Strasbourg. Auxerre en profite et ne pointe plus qu'à trois points du PSG avec un match en retard. En parallèle à ces trois défaites en championnat, le PSG est éliminé de la Coupe de France, en huitième de finale, par l'AJ Auxerre (3-1). Le PSG se ressaisit ensuite et reprend cinq points d'avance sur l'AJA à l'issue de la trente-et-unième journée, Auxerre ayant par ailleurs perdu son match en retard. Lors de la journée suivante de championnat, le PSG se déplace à Auxerre. Trois jours après avoir éliminé Parme en quart de finale de la Coupe des Coupes, le PSG est battu 3 buts à 0. Le PSG ne compte plus que deux points d'avance sur l'AJA. Auxerre s'empare de la tête du classement lors de la journée qui suit en s'imposant à Lille quatre buts à zéro, pendant que le PSG s'incline à domicile 3-2 contre Metz. Auxerre est alors en tête du championnat avec un point d'avance sur le PSG et trois sur Metz qui compte alors un match en retard.
Le 13 avril 1996, en demi-finale de la Coupe de France, Auxerre élimine Marseille au Vélodrome lors de la séance des tirs au but. La trente-quatrième journée de championnat voit l'AJA et le PSG s'imposer (contre Bordeaux et Nice) puis, lors de la trente-cinquième, faire tous les deux matchs nul (contre Bastia et Martigues). Auxerre prend de l'avance lors de la journée suivante en battant Saint-Étienne pendant que le PSG est battu à domicile par Lille. Auxerre compte quatre points d'avance à deux journées de la fin et peut être sacré dès l'avant dernière journée en réalisant un match nul à Guingamp. Le 4 mai, Auxerre remporte la deuxième Coupe de France de son histoire en battant Nîmes en finale 2 buts à 1. Le 11 mai 1996, Auxerre décroche le nul à Guingamp, pendant que le PSG est tenu en échec à Bordeaux, et que Metz s'incline à Nantes. Auxerre est sacré champion de France pour la première fois de son histoire, et réalise ainsi le doublé Coupe-Championnat. Lors de la dernière journée, devant 22 500 spectateurs (record d'affluence du club), Auxerre bat le FC Nantes, le précédent champion, pour ce qui ressemble à une passation de pouvoir. Après ce doublé, Laurent Blanc, Sabri Lamouchi et Corentin Martins sont sélectionnés pour le Championnat d'Europe de football 1996 où ils arrivent en demi-finale. Un peu plus tard, Taribo West remporte la médaille d'or au Jeux olympiques d'Atlanta avec le Nigeria.
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Après cet imprévisible doublé, l'AJA perd trois de ses cadres à l'intersaison : Blanc, Cocard, Martins. Pour sa première participation à la Ligue des Champions, l'AJA signe deux exploits en allant s'imposer à Glasgow contre les Rangers et à Amsterdam face à l'Ajax. Auxerre est ensuite éliminée en quart de finale par le Borussia Dortmund, futur vainqueur de l'épreuve. Toutefois l'AJA s'estime lésée par l'arbitrage, à cause d'un but valable refusé à Laslandes lors du match aller. Auxerre termine également sixième du championnat qui la qualifie seulement pour la Coupe Intertoto 1997. Auxerre la remporte et accède à la Coupe UEFA 1997-1998. Elle écarte le Deportivo La Corogne, l'OFI Crète, le FC Twente36 avant d'être éliminée en quart de finale par la Lazio de Rome37. Auxerre termine septième du championnat et est qualifiée pour la Coupe Intertoto 1998, où elle est éliminée par l'Espanyol Barcelone.
La saison 1998-1999 est délicate pour l'AJA qui ne se sauve que lors de la dernière journée en s'imposant à domicile contre le Stade rennais. Lors de la saison 1999-2000, Auxerre renoue avec le haut du tableau en terminant huitième. Mais l'événement de la saison est marqué par l'annonce du départ à la retraite de Guy Roux. Il est remplacé par l'entraîneur de l'équipe réserve Daniel Rolland. Cette même année, l'AJA devient une société anonyme à objet sportif (SAOS). Daniel Rolland ne reste entraîneur de l'AJA qu'une seule saison. En effet, après un an d'absence, Guy Roux redevient entraîneur. Il conserve la tactique 4-5-1 mise en place par Daniel Rolland, après avoir observé que les huit quarts de finaliste de la Ligue des Champions 2000-2001 évoluent tous avec ce schéma.
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Le vendredi 23 novembre 2001, Guy Roux qui ne sent pas bien, se rend au service cardiologie de l'hôpital d'Auxerre. Le médecin l'ausculte et le fait immédiatement transférer à l'hôpital Cochin à Paris afin d'y subir des examens complémentaires. Le médecin lui signale qu'il a une ou deux artères bouchées et l'envoie alors à l'hôpital Saint-Joseph où il est opéré en urgence d'un double pontage coronarien38. Alain Fiard qui est alors l'entraîneur adjoint assure l'intérim pendant la convalescence de Guy Roux. Ce dernier reprend sa place en janvier 2002. S'appuyant sur la génération des Cissé, Mexès, Boumsong, Kapo, l'AJA termine troisième du championnat avec notamment vingt-deux réalisations de Cissé qui termine meilleur buteur du championnat de France à égalité avec le Bordelais Pauleta. Le club se qualifie pour la seconde fois de son histoire pour la Ligue des Champions après avoir écarté le Boavista Porto lors du tour préliminaire. L'AJA est ensuite éliminée lors de la phase de poule mais réussit l'exploit de s'imposer 2 buts à 1 contre Arsenal à Highbury. Auxerre est la seule équipe française à s'être imposée dans ce stade. À l'issue de la saison, Auxerre remporte sa troisième Coupe de France en battant le PSG en finale. Boumsong, Mexès, Kapo et Cissé participent ensuite à la Coupe des Confédérations 2003 qu'ils remportent en battant en finale le Cameroun de leur coéquipier Perrier-Doumbé.
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En 2003-2004, l'AJA termine quatrième et Cissé termine de nouveau meilleur buteur du championnat en ayant inscrit vingt-six buts. Mais à l'issue de cette saison l'AJA perd plusieurs de ses cadres : Cissé rejoint Liverpool, Mexès signe à l'AS Roma, Olivier Kapo s'engage avec la Juventus de Turin et Boumsong est recruté par les Glasgow Rangers. Malgré ces départs, l'AJA remporte la Coupe de France 2005 contre Sedan. À l'issue du match, Guy Roux annonce son départ à la retraite.
À l'issue de la saison 2004-2005, l’AJA célèbre son centenaire par de nombreux événements. Ces festivités sont organisées les 2 et 3 juillet 2005. Toutefois, une exposition consacrée à l’AJA ouvre ses portes au public dès le 17 juin. Le 2 juillet 2005 une plaque est posée au premier siège de l’AJA, 4, place de Saint-Étienne. Une gerbe de fleur est également déposée sur la tombe de l’Abbé Deschamps. Le soir, l’AJA affronte le FC Chakhtior Donetsk pour le match de centenaire. Le match, qui est gratuit comme toutes les manifestations du centenaire, voit les deux équipes se séparer sur un match nul (1 à 1). Pour l’occasion, l’AJA porte un maillot bleu ciel et or39.
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Le 7 juin 2005, Jacques Santini succède à Guy Roux. Malgré une saison correcte (sixième), le courant entre Santini et les dirigeants ne passe pas. Son contrat est résilié le 16 mai 2006 après une seule saison à la tête de l'équipe première. Le 20 mai 2006 Auxerre engage Jean Fernandez qui vient de démissionner de son poste d'entraîneur de l'Olympique de Marseille. Pour sa première saison au club, Fernandez conduit l'AJA à la huitième place en championnat. Cette saison 2006-2007 voit l'AJA atteindre la barre symbolique des cent matchs européens (le 14 décembre 2006 contre Livourne)40, puis le 14 avril 2007, à l'occasion de la trente-deuxième journée du championnat de France, l'AJA dispute son millième match en première division contre Toulouse41.
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Lors de la saison 2007-2008, l'AJA connaît un début de championnat délicat avec six défaites lors des sept premières journées. L'AJA obtient finalement son maintien lors de l'avant-dernière journée. Lors de la dernière journée, Lyon vient s'imposer à l'Abbé-Deschamps et remporte son septième titre. C'est le second club, après Lens en 1998, qui est sacré à Auxerre lors de la dernière journée. Lors de la saison 2008-2009, l'AJA termine à la 8e place. Après un début de saison délicat (15e à la trêve), l'AJA réussit une meilleure seconde partie de saison, s'imposant au Stade Gerland face à Lyon et au Parc des Princes face au PSG. Entre la 32e et la 37e journée, l'AJA remporte six matchs d'affilée. Le 6 juillet 2009, le président Hamel en place depuis 1963 part à la retraite. Il est remplacé par Alain Dujon42.
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L'AJ Auxerre commence la saison 2009-2010 par trois défaites consécutives. Elle inscrit son premier point lors de la cinquième journée et reste invaincue jusqu'à la quinzième journée. Le club enchaîne même sept victoires d'affilées entre la septième et la quatorzième journée. À l'issue de cette dernière, l'AJ Auxerre s'empare de la tête du classement. Cette série de victoire s'achève lors de la quinzième journée par une défaite au Parc des Princes face au Paris Saint-Germain. L'AJ Auxerre rentre ensuite dans le rang et est cinquième à la trêve. Mais le club repart ensuite de l'avant et enchaîne douze matchs sans défaite entre la 24e et la 35e journée. Le 30 avril Auxerre (2e) reçoit l'Olympique de Marseille (1er) dans le match au sommet de la 35e journée. Les hommes de Jean Fernandez - dauphins de l'Olympique de Marseille - pointent à 5 points de ceux de Didier Deschamps. Les deux équipes ne parviennent cependant pas à se départager (0-0). Lors de la journée suivante, l'AJA est battue en fin de match à Lyon (2-1) et voit ses chances de terminer sur le podium s'amenuiser. Ainsi lors de l'ultime journée, Auxerre doit absolument battre Sochaux et espérer un faux pas de Lille (2e) ou de Lyon (3e). Alors que les nordistes sont battus à Lorient, les bourguignons arrachent la victoire au stade Bonal grâce à un doublé du latéral droit Cédric Hengbart (2-1). L'AJ Auxerre termine donc 3e derrière Marseille et Lyon gagnant le droit de disputer le barrage de la Ligue des champions. Le club doit avant tout ce succès à sa défense, la meilleure du championnat (29 buts encaissés). Mais il le doit aussi à la réussite de son buteur; Ireneusz Jeleń (14 buts) profitant de son entente remarquable avec son capitaine Benoît Pedretti et son compère de l'attaque; Daniel Niculae le meilleur passeur de l'équipe.
Auxerre débute la saison 2010-2011 par trois matchs nul en championnat. Le club affronte le Zénith Saint-Pétersbourg lors des barrages d'accès à la phase de poule de la Ligue des Champions. Les russes - tête de série - sont considérés comme les grands favoris de cette double confrontation. Pourtant après une défaite à l'aller (0-1), Auxerre s'impose au retour (2-0) et se qualifie donc pour la phase de poules de la Ligue des Champions. Mais rapidement décimée par les blessures (Ireneusz Jeleń et Anthony Le Tallec notamment), le club s'enfonce au classement et essuie 3 défaites de rang en Ligue des champions. Tombés dans le groupe de la mort, les auxerrois sont successivement dominés par le Milan AC (0-2), le Real Madrid (0-1) et l'Ajax Amsterdam (1-2) sans démériter pour autant. La roue tourne néanmoins et Auxerre entame sa remontée alignant 8 matchs consécutifs sans défaite toutes compétitions confondues malgré un effectif amputé de nombreux éléments. Au cours de cette période, l'AJA s'impose notamment au Parc des Princes face au PSG (3-2) et surtout écarte l'Ajax Amsterdam 2-1 lors de la 4e journée de la Ligue des champions. Malheureusement, cette série est stoppée nette par le Milan AC. Les lombards battent une nouvelle fois l'AJA sur un score identique qu'au match aller et les éliminent de la compétition. Entre le 20 novembre 2010 et le 26 février 2011, l'AJ Auxerre ne remporte aucun de ses 16 matchs, toutes compétitions confondues, et plonge au classement. Cette mauvaise série est stoppée début mars lors d'une victoire contre le Paris SG. Le club termine finalement la saison à la 9e place en n'ayant néanmoins lutté jusqu'à la dernière journée pour son maintien43.
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Avant la fin du championnat les "anciens" dirigeants du club en désaccord avec le politique menée par Alain Dujon fondent le Collectif d'Appoigny bientôt renommé AJA 2015. On trouve à sa tête l'ex vice-président et homme d'affaire Gérard Bourgoin, l'ex entraineur Guy Roux mais aussi l'ex président Jean-Claude Hamel qui avait pourtant favorisé la prise du pouvoir d'Alain Dujon. Ils sont soutenus par d'anciens joueurs comme l'emblématique gardien Fabien Cool. Ce collectif obtient la tenue d'une assemblée générale de l'association AJA en vue d'un vote de confiance ou de défiance pour la direction le 19 mai. Le jour même la justice interdit à 7 nouveaux membres de l'association favorables au clan Dujon de prendre part au scrutin. Dans la soirée, ce dernier décide de faire appel de cette décision et quitte l'assemblée avec ses soutiens en estimant que celle-ci était reportée. Restés seuls -et majoritaires- les membres du collectif élisent malgré tout un nouveau président de l'association en la personne d'Henri Maupoil ainsi que plusieurs représentants au sein de la SAOS (gérant le club professionnel). Cette assemblée générale sera par la suite validée par le tribunal de commerce d'Auxerre malgré l’opposition du clan Dujon. Quelques jours plus tard Gérard Bourgoin est ainsi élu président de la SAOS et remplace Alain Dujon démissionnaire.
Le 2 juin, malgré les efforts du nouveau président pour le convaincre de rester, Jean Fernandez -en fin de contrat- décide de quitter son poste d'entraineur pour s'engager à Nancy.
Le 8 juin, Laurent Fournier est désigné pour succéder à Jean Fernandez. Venu de Strasbourg, l'ancien entraîneur du PSG a été préféré à Paul Le Guen.
Le 18 Mars 2012, suite à une défaite contre le promu Evian TG qui place le club en très mauvaise position à 10 journées de la fin du championnat, Laurent Fournier est remplacé par Jean-Guy Wallemme. Jamais depuis 1961 et la nomination de Guy Roux l'AJA n'avait limogé un entraineur en cours de saison.
Association de la jeunesse auxerroise (1).
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| Généralités | |||||
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| Nom complet | Association de la jeunesse auxerroise. | ||||
| Surnom(s) | AJA | ||||
| Fondation | 1905 | ||||
| Statut professionnel | 1980 | ||||
| Couleurs | blanc et bleu | ||||
| Stade(s) | Stade de l'Abbé-Deschamps (21 379 places) | ||||
| Siège | route de Vaux BP 349 89006 Auxerre Cedex | ||||
| Championnat actuel | Ligue 1 | ||||
| Président | | ||||
| Entraîneur | | ||||
| Joueur le plus capé | | ||||
| Meilleur buteur | | ||||
| Site web | www.aja.fr | ||||
| Palmarès principal | |||||
| National1 | Championnat de France (1) Coupe de France (4) Championnat de France D2 (1) | ||||
| International1 | Coupe Intertoto (1) | ||||
| Maillots | |||||
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| Actualités | |||||
| Saison 2011-2012 de l'AJ Auxerre | |||||
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L'Association de la jeunesse auxerroise (AJA) est un club de football français basé à Auxerre et fondé en 1905. Le club bourguignon est présidé depuis mai 2011 par Gérard Bourgoin.
L'AJ Auxerre évolue au plus haut niveau (en division 1 rebaptisée « Ligue 1 ») depuis la saison 1980-1981. Le club a remporté quatre Coupes de France et un championnat de France. À ce jour, l'AJ Auxerre a disputé plus de mille matchs en première division et plus de cent matchs en Coupe d'Europe. Il fait partie des deux seuls clubs professionnels en France à être propriétaire de son stade avec l'AC Ajaccio. L'adjectif dérivé du club est « ajaïste », c'est ainsi que l'on surnomme les joueurs ou les supporters. Réputé pour son centre de formation, l'AJ Auxerre est indissociable de la figure emblématique Guy Roux qui en a été l'entraîneur pendant plus de quarante ans.
Histoire de l'AJ Auxerre
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Articles détaillés : Régime concordataire, Association loi de 1901 et Séparation des Églises et de l'État en 1905.
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En mars 1887, Apollinaire Geste, vicaire de l'église Saint-Pierre, fonde à Auxerre le patronage Saint-Joseph. L'abbé Ernest Deschamps en devient le président.
À la fin du XIXe siècle, l'idée d'une séparation de l'Église et de l'État fait son apparition, afin de remettre en cause le Concordat de 1801 institué par Napoléon Ier et le Saint-Siège. En 1901, la loi sur la liberté d'association dispose qu' « aucune congrégation religieuse ne peut se former sans une autorisation donnée par une loi »2. Le 4 septembre 1904, Émile Combes, président du Conseil depuis 1902, prononce à Auxerre un discours sur la séparation de l'Église et de l'État devant deux milles personnes3. Après la démission d'Émile Combes suite à l’« affaire des fiches », c'est son successeur, Maurice Rouvier, qui mène la séparation jusqu’à son terme.
À Auxerre, en réaction à la loi de « Séparation de l'Église et de l'État » votée le 9 décembre 1905, Ernest Deschamps, vicaire de la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre et directeur du patronage Saint-Joseph, profite de la loi de 1901 en créant, le 29 décembre 1905, une société sportive et d'éducation : l'association de la jeunesse auxerroise4. Les sections pratiquées au sein du club sont la gymnastique masculine, la clique (batterie-fanfare), la préparation militaire et le tir, et bien sûr le football5. Le 1er janvier 1906, l'AJ Auxerre s'affilie à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France6.
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L'AJA qui pense s'affilier à la FGSPF dès 1905 décide d'organiser des matchs avec les clubs membres de la fédération. Elle dispute ainsi son premier match « officiel » le 5 novembre 1905 contre les Rupins de Bourgogne de Migennes en présence de Charles Simon, secrétaire général FGSPF6 et ami de l'abbé Deschamps7. L'AJA s'impose alors comme le meilleur club bourguignon de la FGSPF en remportant chaque année le Championnat de Bourgogne FGSPF entre 1906 et 1914. Au niveau national l'AJA s'incline en finale du championnat de France des patronages8 1909 contre les Bons Gars de Bordeaux (défaite 5-1 à Gentilly)9. La saison suivante l'AJA est éliminée en demi-finale par le Patronage Olier10. Lors de la Première Guerre mondiale, l'AJ Auxerre perd cinquante-sept de ses cent trente-deux membres masculins11. En 1918, l'AJA est contrainte de libérer le terrain de l'Ocrerie qu'elle occupe depuis 190512. Lors de la saison 1917-1918 l'AJA participe à la première Coupe de France de football, ce qui en fait l'un des quarante-huit membres fondateurs. Le 7 octobre 1917, l'AJA est éliminé au premier tour par l'Alliance Vélo Sportive Auxerroise sur le score de 6 buts à 1. En 1920, l'AJA s'affilie à la Fédération française de football et à la Ligue de Bourgogne-Franche-Comté de football12. L'AJA participe alors aux championnats départementaux. Elle remporte le titre de champion de l'Yonne en 1929 et participe à son premier championnat de Bourgogne en 1931. En 1936-1937, connaissant des difficultés financières, l'AJA renonce à disputer le championnat de Bourgogne. Elle le dispute à nouveau en 194113. Pendant la Seconde Guerre mondiale, malgré l'occupation allemande, l'AJA continue d'exister. Elle perd trois joueurs au cours de ce conflit : son gardien de but, Pierre Bureau (abattu le 9 juillet 1944 dans un bois près du Val-de-Mercy14), et deux de ses coéquipiers, Gaston Martin et Charles Paquot, tués par la Milice française car ils sont résistants15.
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En 1946, l'AJA remporte à nouveau le titre de champion de l'Yonne et accède à la division d'honneur de Bourgogne. Cette même année, l'AJA réalise le doublé en gagnant la Coupe de l'Yonne de football. Peu de temps après, Pierre Grosjean devient le premier entraîneur officiel du club16. L'après-guerre est marqué par les derbys contre le Stade auxerrois, le club laïc de la ville d'Auxerre. Le 1er décembre 1949, l'Abbé Deschamps décède et l'année suivante, le stade de la route de Vaux est rebaptisé Stade de l'Abbé-Deschamps. En 1950, Georges Hatz est nommé entraîneur de l'AJ Auxerre. L'AJA rate la montée en Championnat de France Amateurs en 1951 sur tapis vert car son gardien de but possède une double licence17. En 1952, faute d'argent, l'AJA ne peut conserver Georges Hatz. C'est alors une valse d'entraîneurs qui commence à l'AJA : 1952-1953, Marc Olivier ; 1953-1955, M. Pignault ; 1955-1956, Pierre Meunier ; 1956-1958, Jacques Boulard ; 1958-1959, Joseph Holmann ; 1959-1961, Christian Di Orio. En 1958, l'AJA est même reléguée en Promotion d'Honneur de Bourgogne, mais remonte dès la saison suivante en division d'honneur de Bourgogne.
En 1961, Jean Garnault devient président de l'AJ Auxerre et propose à Guy Roux de revenir jouer à Auxerre (il y a joué de 1952 à 1957). Guy Roux accepte à la condition de devenir entraîneur-joueur18. L'AJA qui a reçu plusieurs CV d'entraîneurs (dont ceux de Jean Baratte et Bolek Tempowski15) choisit finalement Guy Roux car c'est le moins cher19. L'AJ Auxerre est alors déficitaire de 8 000 francs et est obligé de couper du bois, plutôt que d'utiliser du charbon, afin de chauffer le vestiaire pour faire des économies20. À 23 ans, Guy Roux, devient le onzième entraîneur de l'AJA depuis la libération (sur un total de dix-sept saisons). De 1962 à 1964, Guy Roux effectue son service militaire à Trèves en compagnie de Lionel Jospin21. Il est alors remplacé à l'AJA par Gagneux et Jacques Chevalier. En 1963, Jean Garnault est élu président de la Ligue de Bourgogne. Il est remplacé à la tête de l'AJA par Jean-Claude Hamel. L'AJA évolue en Division d'Honneur jusqu'en 1970. À l'issue de la saison 1969-1970, l'AJA remporte en effet le championnat de Bourgogne de Division d'Honneur et est ainsi promue en Division 3. L'AJA évolue dans le groupe centre de la Division 3. L'AJA se renforce en recrutant le Lensois Kalman Gerencseri22 et André Fefeu, ancien joueur professionnel à Saint-Étienne avec qui il a gagné le championnat et la Coupe23. Guy Roux fait également venir le capitaine de l'équipe de France amateurs, François Chevat24. Pour ses deux premières saisons à ce niveau, l'AJA termine à la troisième place. En 1972-1973, l'AJA termine sixième mais la saison est embellie par la Coupe de France où l'AJA atteint les trente-deuxièmes de finale. La saison suivante, l'AJA termine quatrième et monte en deuxième division car les trois clubs qui la devancent sont des réserves d'équipes professionnelles qui n'ont pas le droit d'évoluer en deuxième division : Lyon, Saint-Étienne, Marseille.
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Le 17 août 1974, l'AJA dispute sa première rencontre de Division 2 face à Hazebrouck et s'impose 2 buts à 1. L'AJA évolue alors en Division 2 avec le statut amateur. Elle doit toutefois engager à plein temps un secrétaire administratif et financier : Jean Edy. Afin d'assurer son maintien en Division 2, l'AJA recrute le gardien polonais Maryan Szeja, qui est remplaçant au FC Metz, et l'international olympique Gérard Hallet. La saison suivante, l'AJA recrute Serge Mesonès, Dominique Cuperly, Jean-Marc Schaer et Lucien Denis23. Lors de ses deux premières saisons en Division 2, l'AJA termine à chaque fois à la dixième place. Lors de la saison 1975-1976, l'AJA atteint pour la première fois de son histoire les seizièmes de finale de la Coupe de France où elle s'incline contre l'Olympique de Marseille (0-0 à Auxerre, défaite 2-0 à Marseille). La saison suivante, l'AJA arrive de nouveau en seizième de finale de la Coupe de France. Le 12 mars 1977, la réception de l'AS Saint-Étienne attire 15 000 spectateurs au stade25. Auxerre termine cette saison-là à la cinquième place puis la suivante à la quatrième place. Lors de la septième journée du championnat 1978-1979, Jean-Jacques Annaud qui réalise le film Coup de tête, filme les supporters auxerrois à l'occasion du match Auxerre-Troyes. Coup de tête raconte l'épopée d'un petit club, l'AS Trincamp, en Coupe de France. L'AJA semble s'en inspirer puisqu'elle atteint cette même saison la finale de la Coupe de France. L'AJ Auxerre n'avait jusqu'alors jamais dépassé les seizièmes de finale. En quart de finale, l'AJA bat le LOSC, pensionnaire de Division 1, avant d'éliminer en demi-finale le Racing Club de Strasbourg, futur champion de France de Division 1. C'est la première fois depuis 1933 qu'un club amateur se qualifie pour la finale et la première fois depuis 1959 qu'un club de deuxième division atteint ce niveau26. Le 16 juin 1979, en finale au Parc des Princes, Auxerre s'incline contre le FC Nantes, 4 buts à 1 après prolongation. Cette épopée épuise l'AJA qui rate la montée en Division 1 en terminant une nouvelle fois à la quatrième place. Cette montée au plus haut niveau est obtenue dès la saison suivante. Il faut cependant attendre la dernière journée du championnat. Auxerre est alors à égalité de points avec Avignon (quarante-deux points) et reçoit l'AS Cannes, troisième du groupe avec quarante points. Pendant ce temps, Avignon reçoit le Paris FC. L'AJA s'impose 2 buts à 1 et devance Avignon grâce à une meilleure différence de buts. Auxerre s'adjuge ensuite le titre de champion de France de Division 2 en battant le FC Tours qui a terminé premier du groupe A.
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Auxerre fait ses premiers pas en Division 1 le 24 juillet 1980 contre le Sporting Club de Bastia à Toulon (car le terrain des Corses est suspendu). Auxerre s'incline 2-0. Le 20 novembre 1980, Andrzej Szarmach signe à Auxerre après avoir enfin obtenu le bon de sortie de la Fédération polonaise de football. Il débute deux jours plus tard à domicile contre Lyon et inscrit le premier de ses quatre-vingt quatorze buts en Division 1. Pour sa première saison en Division 1, l'AJA réussit deux performances : le 13 décembre 1980, elle s'impose au Parc des Princes contre le Paris Saint-Germain (3-2), puis le 7 avril 1981, l'AJA s'impose au Stade Marcel-Saupin contre le FC Nantes (1-0), qui n'a plus perdu un match à domicile depuis cinq ans et quatre-vingt douze matchs (invincibilité allant du 15 avril 1976 au 7 avril 1981). L'AJA termine à la dixième place au classement final. Les deux saisons suivantes, l'AJA termine quinzième puis huitième.
Lors de la saison 1983-1984, l'AJA monte pour la première fois sur le podium en se classant troisième. L'AJA occupe même, pour la première fois de son histoire, la première place du classement, de la 5e à la 10e journée suite à une série de sept victoires consécutives (de la 2e à la 9e journée). Patrice Garande termine meilleur buteur du championnat avec vingt-et-une réalisations. Garande remporte quelques semaines plus tard la médaille d'or au Jeux olympiques de Los Angeles avec l'équipe de France de football olympique tandis que Joël Bats et Jean-Marc Ferreri gagnent le Championnat d'Europe de football 1984 avec l'équipe de France de football. Cet été-là, Auxerre recrute Michel N'Gom. International espoir, il a quitté le Paris Saint-Germain pour franchir un palier en rejoignant l'AJ Auxerre. Lors des matchs de préparation, il inscrit cinq buts en dix matchs27. Le dernier week-end avant la reprise du championnat, il se rend à Paris pour voir ses anciens coéquipiers. Malheureusement, il décède suite à un accident de la circulation le 12 août 1984. Afin de lui rendre hommage, un des salons du stade de l'Abbé Deschamps porte son nom28. La saison 1984-1985 voit Auxerre découvrir la Coupe d'Europe pour la première fois de son histoire en participant à la Coupe UEFA. Le tirage au sort ne lui est pas favorable puisqu'elle est opposée au Sporting Portugal. Le 19 septembre 1984, au Stade José Alvalade, elle dispute donc sa première rencontre européenne et s'incline 2 buts à 0. Le match retour a lieu le 3 octobre 1984. L'AJA réussit à remonter ses deux buts en retard grâce à un doublé de Szarmach. L'AJA cède cependant dans les prolongations en concédant deux buts. Auxerre termine la saison à la quatrième place. Grâce à la victoire de l'AS Monaco, troisième du championnat, en Coupe de France, l'AJA se qualifie pour la Coupe UEFA.
L'intersaison 1985 voit Joël Bats rejoindre le Paris Saint-Germain. Auxerre recrute Bruno Martini pour prendre sa succession. En UEFA, l'AJA hérite du Milan AC comme adversaire. Au match aller, l'AJA s'impose 3-1. Les deux équipes ratent un penalty et Paolo Maldini dispute ce jour-là29 son premier match en coupe d'Europe. Au match retour, l'AJA s'incline 3 buts à 0 et est éliminée. Septième en championnat et quart-de-finaliste en Coupe de France, l'AJA n'est pas européen une troisième saison d'affilée. Auxerre termine quatrième en 1986-1987, se fait éliminer encore une fois au premier tour de la Coupe UEFA la saison suivante : défaite 2-0 en Grèce contre le Panathinaïkos puis victoire trop courte au retour 3-2. La saison 1988-1989 voit l'AJA terminer cinquième en championnat et atteindre les demi-finales de la Coupe de France où elle est éliminée par l'Olympique de Marseille, futur vainqueur de l'épreuve. Grâce à sa cinquième place en championnat, l'AJA retrouve la Coupe UEFA et y réalise son premier beau parcours. Lors du tour préliminaire, l'AJA réalise son premier exploit. Battu 0-1 à domicile par le Dinamo Zagreb, elle s'impose 3-1 en Yougoslavie et se qualifie pour les trente-deuxièmes de finale. Auxerre bat successivement les Albanais du KS Apolonia Fier, les Finlandais de RoPS Rovaniemi et les Grecs de l'Olympiakos Le Pirée avant d'être éliminée en quart de finale par la Fiorentina. En parallèle à cette aventure, l'AJA termine à la sixième place en championnat. Lors de l'été 1990, l'AJA vend Basile Boli et recrute Enzo Scifo, Alain Roche et Zbigniew Kaczmarek. Auxerre termine à la troisième place après avoir été leader du championnat après quinze journées.
En 1991-1992, Auxerre est éliminée en seizième de finale de la Coupe UEFA par Liverpool puis termine quatrième en Division 1. Cet été 1992, l'AJA vend Alain Roche, Jean-Marc Ferreri tout en recrutant Frank Verlaat, Gérald Baticle et Moussa Saïb. L'AJA effectue alors un somptueux parcours en UEFA. Auxerre élimine le Lokomotiv Plovdiv puis le tout récent FC Copenhague. En huitième de finale, l'AJA élimine les Belges du Standard de Liège. En quart de finale, l'AJA est opposée à l'Ajax d'Amsterdam tenant du titre et invaincu en Coupe d'Europe depuis deux ans. Avant d'affronter l'Ajax, Auxerre reste sur cinq défaites en championnat30. Auxerre réalise un gros match et s'impose 4 à 2 à domicile. Au match retour Auxerre s'incline 1-0 et se qualifie pour la demi-finale. La demi-finale oppose l'AJA au Borussia Dortmund. Au match aller, en Allemagne, l'AJA s'incline 2 buts à 0. Lors du match retour, 18 400 spectateurs encouragent l'AJA qui ouvre la marque dès la huitième minute. Les deux équipes se livrent alors un match d'une très grande intensité. Aucune des deux équipes ne ferme le jeu, et l'attaquant suisse de Dortmund, Stéphane Chapuisat se procure de nombreuses occasions. À la soixante-et-onzième minute, Vahirua tire un coup franc qui est envoyé au fond des filets de la tête par Verlaat. Deux minutes plus tard, Baticle et Cocard partent au but. Baticle décale Cocard qui du bout du pied pousse la balle vers le but vide. Alors que le ballon va rentrer, un défenseur allemand la sort in extremis. À l'issue du temps réglementaire, il y a donc égalité parfaite entre l'AJA et Dortmund et c'est la prolongation. Elle est marquée par une expulsion dans chaque camp (Kutowski pour Dortmund, et Guerreiro pour l'AJA). Le score n'évolue pas, les deux équipes se départagent aux tirs au but. Alors que le score est de 6-5, Stéphane Mahé échoue dans sa tentative. Auxerre est éliminée et l'image de Stéphane Mahé, en larmes, est ancrée dans la mémoire des supporters auxerrois. Bien que terminant sixième du championnat, Auxerre est de nouveau qualifié pour la Coupe UEFA suite à l'affaire OM-VA. L'OM étant suspendu en C1, il est remplacé par Monaco qui est inscrit d'abord pour la Coupe UEFA. La place de Monaco est alors attribuée à l'AJ Auxerre31. Mais contrairement à l'épopée de la saison précédente, l'AJA est éliminée dès le premier tour par le Tenerife de Fernando Redondo32. L'AJA se rattrape avec le championnat (troisième) mais aussi en remportant le premier trophée majeur de son histoire, la Coupe de France. Après avoir écarté des équipes de division inférieure lors des premiers tours, l'AJA élimine Nantes en demi-finale avant de s'imposer 3 buts à 0 au Parc des Princes en finale contre Montpellier33. La saison suivante, Auxerre termine quatrième en championnat et est quart de finaliste de la Coupe des Coupes : Auxerre est éliminé par Arsenal à l'Abbé-Deschamps (1-0) après avoir pourtant obtenu le nul 1-1 à Highbury34.
Racing Club de Lens (5 & fin).
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Effectif professionnel du Racing Club de Lens de la saison 2011-2012, au 29 février 2012
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| Joueurs | Encadrement technique | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Directeur sportif
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- Note : Les numéros 12 et 17 ont été retirés par le club. En effet, le 12 représente le public lensois et le 17 le numéro que portait Marc-Vivien Foé, mort subitement le 26 juin 2003.
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Aspect socio-culturel
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Le Racing Club de Lens a fait une apparition dans le film de Dany Boon, le plus gros succès du cinéma français, Bienvenue chez les Ch'tis. La scène, qui montre le public Lensois interpréter Les Corons, fut tournée au Stade Bollaert à l'occasion du match Lens-Nice du 19 mai 200751. C'est d'ailleurs ce film qui a inspiré la tristement célèbre "banderole" déployée par des supporters parisiens lors de la Finale de la Coupe de la Ligue 2007-2008.
Dans le film Jeux d'enfants de Yann Samuell, Sergei Nimov Nimovitch (interprété par Gilles Lellouche), mari de Sophie (interprétée par Marion Cotillard), est un joueur du RC Lens (similitude des couleurs ), les supporters Lensois et le stade Bollaert sont également présents dans ce film.
Le président Martel fut cofondateur, avec le président de l'AS Saint-Étienne, de sa propre chaîne de télévision qui traite de l'actualité des 2 clubs, Onzéo, créé le 26 septembre 2006. Depuis, de nombreux clubs (OGC Nice, Montpellier HSC, US Boulogne-sur-Mer, AS Nancy, SM Caen, Le Havre AC, EA Guingamp, CS Sedan, FC Sochaux, Le Mans FC) ont rejoint le projet.
Le RC Lens possède également son propre organe de presse : Sang et Or Magazine.
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Le public lensois a souvent été qualifié de meilleur en France, encourageant le club dans les bons comme les mauvais moments, en témoignent les bonnes affluences (étant même les meilleures de la division) de la saison 2008-2009, malgré la descente du club en Ligue 2. Par ailleurs, depuis la création du championnat de France des tribunes, les supporters du Racing figurent régulièrement aux premières places. C'est ainsi qu'ils se forgent un solide palmarès : Challenge du meilleur public en 2000 et 200252, meilleur public de Ligue 2 en 2008-200953 et meilleur public de Ligue 1 la saison suivante54, qui sont des titres officiels décernés par la LFP.
Le stade a la particularité d'abriter le kop au niveau de sa tribune centrale, contrairement à la plupart des clubs français où les associations de supporters se localisent au niveau des virages (Marseille, Paris…). La plupart des groupes se situent en tribune Marek, mais certains ont trouvé refuge au premier niveau de la tribune Delacourt.
Le premier club de supporters, le 12 Lensois, a été fondé en 1926. Il symbolise le douzième homme, et c'est dans ce sens, mais aussi pour montrer l'intérêt du club à son association de supporters, que le président du Racing Club de Lens, Gervais Martel, a « offert » le numéro douze au public de Bollaert, ne laissant aucun joueur le porter sur son maillot. Avec plus de sept mille adhérents, le 12 Lensois est l'une des plus importantes sections de supporters en France. Mais la section la plus présente et la plus animée de Bollaert est celle des Red Tigers 1994, qualifiée généralement d'« ultra ». Localisée en Marek, elle est l'élément principal du kop, et son emplacement est d'ailleurs souvent qualifié de « 100% abonnés ».
Depuis la mort de Pierre Bachelet, le 15 février 2005, le public lensois rend hommage au chanteur en reprenant à chaque mi-temps un des couplets et le refrain du titre les Corons.
Dominique Regia-Corte est le responsable des relations entre le club et les nombreux groupes de supporters.
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Installations de première classe du Titanic (1).
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Les installations de première classe du Titanic, paquebot transatlantique ayant fait naufrage le 15 avril 1912, sont réputées pour leur luxe et leur diversité. Situées au cœur du navire, là où les vibrations des machines se font le moins sentir, elles sont destinées à accueillir les passagers les plus fortunés. On trouve ainsi des installations pour divertir les sportifs (court de squash, piscine), des restaurants et cafés, et plusieurs salons. Les passagers peuvent également se prélasser sur le pont du navire et y pratiquer des jeux de plein air. Les cabines offrent aussi un confort certain et arborent une grande diversité de styles architecturaux de différentes époques. Cependant, et bien que ce ne soit pas inhabituel à l'époque, toutes ne sont pas équipées de salles de bain.
Lorsque le Titanic coule, nombre d'installations de première classe continuent à exercer leur office. Ainsi, le salon reste un temps ouvert et accueille l'orchestre du navire chargé de jouer pour éviter la propagation de la panique, tandis que d'autres passagers patientent dans le gymnase ou jouent une dernière partie de cartes dans le fumoir. Sur l'épave du navire, découverte en 1985, certaines de ces installations sont encore visibles et bien conservées, et des objets symboliques ont pu être remontés à la surface et restaurés. Ces parties du navire ont également été reconstituées plus ou moins fidèlement dans les nombreux films sur le sujet.
Le Titanic est le deuxième d'une série de trois paquebots. Son grand frère, l'Olympic connaît une carrière de 25 ans, et subit donc des changements dans ses installations au fur et à mesure de l'évolution des mœurs, évolutions qu'aurait très certainement connues le Titanic s'il n'avait pas coulé. Le troisième géant, le Britannic, aurait pour sa part dû être beaucoup plus luxueux et aurait alors présenté des différences qui illustrent les mutations de la construction navale de l'époque. Cependant, réquisitionné durant la Première Guerre mondiale, il sombre avant d'avoir pu entrer en service civil.
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Emplacement, signalisation et restrictions
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Comme sur la plupart des transatlantiques de l'époque du Titanic, les installations de première classe sont situées dans la partie centrale du navire, là où les vibrations et le roulis se sentent le moins. Le navire voit ses ponts désignés par des lettres, à l'exception du pont supérieur (aussi nommé pont des embarcations) et des deux ponts inférieurs consacrés aux machines. Le pont le plus haut est donc le pont A, et les lettres suivent jusqu'à G1. La première classe s'étend du pont supérieur au pont E. Si la plupart des ponts sont partagés avec les autres classes, le pont A fait exception, puisqu'il comporte uniquement des installations de première classe2. Sur les autres ponts, la première classe occupe le centre, la deuxième est légèrement en arrière et la troisième, ainsi que l'équipage, occupe la proue et la poupe du navire3.
Afin d'aider les passagers à se repérer, des panneaux sont disposés au-dessus des portes : outre leur fonction d'aide à l'orientation, ils ont pour but d'indiquer quelles zones sont réservées à l'équipage. Le nom du pont est également indiqué en lettres capitales posées sur les murs en face des escaliers et des ascenseursa 1. Les passagers reçoivent aussi lors de leur arrivée un plan du navire. Ce plan n'est cependant pas exhaustif et ne représente que les installations de première classe. Il n'est pas non plus tout à fait à jour : le père Francis Browne n'y trouve pas sa cabine, qui a été rajoutée à la dernière minute sur le pont ANote 1,4.
Les classes sont très cloisonnées, et il est théoriquement défendu de passer de l'une à l'autre. Des panneaux sur les portes et portails signalent aux passagers qu'une zone leur est interditea 2. Dans la pratique, s'il est tout à fait impossible, pour raisons sanitaires, qu'un passager de troisième classe entre en contact avec ceux d'autres classes, les barrières entre première et deuxième classes sont plus souples. Il est généralement accepté qu'un passager de première rende visite à un ami voyageant en deuxièmea 3. De même, avant le départ, les passagers de deuxième classe peuvent se promener en première avant que le navire ne quitte le port. C'est ainsi que Lawrence Beesley, passager de deuxième classe, a été photographié sur une des bicyclettes du gymnasea 4.
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Installations communes
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Si le pont des embarcations est en grande partie consacré à l'équipage, une installation est destinée aux passagers : le gymnase. Cette pièce accessible depuis le pont ou depuis un vestibule du Grand Escalier se trouve à tribord entre les deux premières cheminées. Ouvert pour les hommes et femmes de 10 à 18 heures, le gymnase est également accessible aux enfants de 13 à 15 heuresa 5.
Il dispose d'équipements variés : un punching-ball, une machine à ramer, des vélos d'entraînement, un cheval électrique ainsi qu'un chameau électriqueNote 2, des dispositifs de massage et des appareils de musculationa 6. Ces appareils viennent d'Allemagne et sont considérés comme ce qui se fait de mieux à l'époque dans ce domaine5.
La pièce est ornée de nombreuses fenêtres sur sa cloison tribord, les murs et son plafond sont en bois blanc. Trois colonnes en chêne aux chapiteaux de style corinthien sont réparties sur la longueur du gymnase, le mur bâbord est orné de deux tableaux lumineux, l'un représentant un planisphère, l'autre des vues en coupe du Titanic et de l'Olympic jumeaua 7. Un professeur de gymnastique, Thomas McCawley, se tient à la disposition des passagers. Un passager a plus tard raconté que l'homme était plutôt sévère avec les passagers adultes mais savait se montrer très doux avec les enfants6.
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Les bains turcs et électriques se trouvent sur le pont F et sont accessibles aux passagers de première classe par un escalier venant du pont E. Ils comprennent des salles de shampouinage, des salles proposant différentes températures (chaude, froide et tempérée) ainsi qu'une salle de massage et une salle de sudationa 8. L'ensemble présente une décoration de style mauresque avec notamment des plafonds à caissons, et les différentes salles sont pourvues de sofas et de tables7. Les photographies de la salle froide de l'Olympic montrent des hublots ornés de grillages pour s'adapter à la décoration de la pièce. La salle froide du Titanic se situe en revanche au cœur du navire, mais est ornée de faux hublots du même typea 9.
Hommes et femmes y ont accès à des heures différentes comme le veut l'usage et sont servis par trois stewards et deux hôtesses8. Dans la salle froide, qui est celle dans laquelle les passagers passent le plus de temps, les passagers disposent de tables sur lesquels sont placés cigarettes, livres et du café9. L'accès est payant, indépendamment du prix du billeta 10. Les bains de vapeur sont en effet à la mode à cette époque, et les scientifiques débattent sur leurs vertus véritablesa 8. La salle froide est même pourvue d'une chaise-balance pour que les passagers puissent évaluer leurs pertes de poids après leur passage dans les bains turcs, bien que de telles pertes soient en réalité minimesa 11.
Les Bains électriques sont une installation unique à bord d'un transatlantique, apparus pour la première fois sur l’Olympic. Il s'agit d'un caisson où s'allonge le client dont la tête seule dépasse : des dispositifs électriques de chauffage produisent de la chaleur à l'intérieur du caisson, faisant ainsi transpirer le passager10. Leur utilisation requiert la présence d'un steward durant toute la séance. L'appareil semble ne pas avoir été très populaire : le Titanic n'en contient qu'un seul, tandis que l'Olympic en avait reçu deux lors de sa mise en servicea 9.
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Nouveauté apparue pour la première fois en mer à bord de l’Adriatic en 1907, la piscine se retrouve sur les paquebots de classe Olympic. À bord du Titanic, elle est associée aux Bains turcs, se trouve également sur le pont F, et applique les mêmes horaires, hommes et femmes y étant aussi séparés. Elle mesure 10 m sur 4,30 m pour une profondeur de 1,80 m, ce qui en fait la plus grande piscine à bord d'un navire de l'époque, et est pourvue d'un plongeoir11.
Elle est remplie d'eau de mer, et on y entre par un escalier de marbreNote 3. Même lorsque la mer est calme, l'eau a tendance à déborder du bassin, et elle est vidée lorsque la mer s'agite, par mesure de précaution12. La piscine est accompagnée d'une quinzaine de cabines individuelles pour que les passagers puissent se mettre en tenue de baina 12.
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Le court de squash se trouve à l'avant du pont G et est pourvu d'une tribune sur le pont F, protégée par un filet. La présence de courts de squash est une première sur les navires de la classe Olympic11. On y accède depuis la tribune, et une petite pièce proche est réservée au stockage du matériela 13.
Un moniteur est chargé de l'installation, l'Anglais Frederick Wright, âgé de 24 ans13. Le court est accessible aux passagers de première classe qui achètent un ticket chez le commissaire de bord, le service du moniteur étant compris dans le prix. Le succès rencontré par le court de l'Olympic avait conduit à réduire la durée des séances, et à bord du Titanic, il est interdit pour un passager d'utiliser le court plus d'une heure si d'autres passagers attendent leur toura 14.
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Les hommes de première classe ont accès sur le pont C à un salon de coiffure où ils peuvent se faire raser et coiffer14. Il est équipé de deux fauteuils de barbier et de deux bassins de rinçage, ainsi que d'une section destinée aux clients en attente. Le barbier, August Weikman, avait été précédemment au service de John Pierpont Morgan, propriétaire du Titanic15.
Ce salon est également une véritable boutique disposant de souvenirs en tous genres (jouets, cartes postales, etc.) de livres, bijoux et même aliments16. C'est dans cette boutique que sont vendus la quasi-totalité des souvenirs disponibles à bord. Les stocks ne sont pas fixes et varient selon les modesa 15.
Ce salon est accessible par le Grand Escalier arrière du navirea 16.
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Tenu par Luigi Gatti, le Restaurant à la carte est un restaurant accessible aux passagers de première classe. De somptueux repas y sont servis aux passagers qui délaissent la salle à manger principale. À la différence de celle-ci, le Restaurant leur permet de prendre leur repas quand ils le souhaitent entre 8 et 23 heures, et ne propose pas de menu fixea 17. Par ailleurs, celui-ci est géré par Gatti qui en a la concession par la White Star Line, et son personnel ne fait pas officiellement partie de l'équipagea 18.
Le Restaurant est décoré dans le style Louis XVI et est éclairé par de larges baies vitrées. Le sol est décoré de tapis d'Axminster et de petites tables de deux à huit places9. Celles-ci sont pourvues de porcelaines et de chandeliers en cristal17. Le Restaurant à la carte est donc plus propice à l'intimité. En effet, la moitié de ses tables est destinée à deux personnes là où la salle à manger principale propose un nombre très réduit de tables de ce typea 19.
Les passagers ont l'habitude de l'appeler le Ritz17. Mme Walter Douglas, passagère de première classe ayant survécu au naufrage a fait le témoignage suivant concernant le Restaurant à la carte :
« C'était le summum du luxe. Les tables étaient joyeusement décorées de roses et de marguerites, [...] les violons de l'orchestre jouaient Puccini et Tchaïkovski. Le dîner fut somptueux : caviar, homards, cailles d'Égypte, œufs de vanneau, raisin de serre et pêches fraîches18. »
Le soir du naufrage, les Widener, un couple fortuné de Philadelphie, y organisent un repas en l'honneur du commandant Smith19.
Le Restaurant dispose de sa propre salle de réception dans le Grand escalier arrière, au pont B. Pourvue de fauteuils et de canapés drapés de soie couleur carmin, elle est décorée dans le style géorgien. Un emplacement peut y accueillir l'orchestre. Cette salle permet aux groupes de passagers de se retrouver avant de passer à table, et leur donne également la possibilité de se réunir après le repasa 17.
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Sur le pont DNote 4, les passagers de première classe disposent d'une grande salle à manger de près de 1000 m² comportant 554 places. Les tables, au nombre de 115, peuvent accueillir de deux à douze personnesa 20. Les enfants n'y sont admis que s'il y a de la place pour euxa 21.
La salle est tapissée de carreaux de linoléum bleu profond sur lesquels se détache un motif élaboré rouge et jaune éclatants, et décorée de boiseries blanches. Ses hublots sont masqués par des vitraux, de façon à recréer l'intérieur d'une maison plus que d'un navire. La nuit, elles sont éclairées par derrière pour illuminer la pièce, qui dispose également de nombreuses lampes. La chaleur qu'elles dégagent est telle que des ventilateurs électriques sont répartis dans la pièce pour le confort des passagersa 22. Les menus, très copieux, sont préparés dans une cuisine adjacente, qui sert également à préparer les repas des passagers de deuxième classea 23.
La salle à manger est accessible de 13 heures à 14 h 30 et de 18 heures à 19 h 30. Les passagers sont appelés pour le dîner par le steward de clairon (en l'occurrence Peter W. Fletcher) qui joue « The Roast Beef of Old England »20. Le dimanche, cette salle est également consacrée à l'office religieux anglican pour les passagers de première classe. Celui-ci est donné par le commandant ou, le cas échéant, par un pasteur voyageant en première classe. Le quintette du navire accompagne la cérémonie et dispose d'un pianoa 24. En revanche, contrairement à ce qui est souvent représenté dans les films, l'orchestre ne joue pas durant les repasa 25.
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Le Café véranda (ou Palm Court), situé sur le pont A, est composé de deux pièces séparées par l'escalier de deuxième classe. Il est garni de plantes et de palmiers, et est équipé de tables et chaises en rotin ainsi que de canapés. De grandes fenêtres et des portes coulissantes donnent sur le pont promenade, contribuant à créer une impression de café en extérieura 26.
On y sert aux passagers des rafraîchissements de toutes sortes. La pièce est lumineuse et pourvue d'un sol à damiera 27. La partie bâbord, accessible depuis le fumoir, est autorisée aux fumeurs, ce qui n'est pas le cas de la partie tribord. À bord de l'Olympic, il est rapidement observé que la partie bâbord est la plus fréquentéea 28. La pièce tribord devient rapidement la salle de jeu non-officielle des enfants de première classe : en effet, aucune salle ne leur est destinée à bord21.
Seule une photographie de ce café existe pour le Titanic, les autres représentant le café de l’Olympic qui ne présente pas de différence majeurea 29.
