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CHOMOLANGMA

Hergé (3).

5 Octobre 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

 

Les premiers succès d'Hergé
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Article détaillé : Quick et Flupke.
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Le 23 janvier 1930, le dessinateur crée deux nouveaux personnages de la moyenne bourgeoisie bruxelloise : Quick et Flupke. Cette nouvelle bande dessinée paraît dans les pages du Petit Vingtième de façon continue, tous les jeudis, jusqu'en 1935, puis de façon plus irrégulière jusqu'en 1940 (seulement 19 gags entre 1937-1940). D'après l'auteur lui-même :

« Quick était le surnom d'un de mes amis. Pour Flupke, j'ai pris Flup (Philippe) et le "ke" flamand signifie "petit". Flupke c'est "petit Philippe" »

— Interview d'Hergé[39].

Selon B. Peeters, les Exploits de Quick et Flupke semblent rassembler « tous les éléments que ses autres albums n'étaient pas en mesure d'intégrer. » Ici aucun exotisme, mais de simples planches de gags causés par les enfants eux-mêmes, le souvenir d'une « enfance endiablée » pour Hergé[52]. Mais l'artiste est surtout occupé ailleurs : en mai 1930, commençant à se rendre compte du succès de Tintin, il imagine déjà une suite. L'abbé Wallez a l'idée de mettre en scène le retour de Tintin de son voyage soviétique. Le 8 mai 1930, le Petit Vingtième organise le retour des héros :

« Le jour venu, je suis parti avec un garçon [Lucien Pepperman] qu'on avait désigné pour incarner Tintin (…). Je l'avais affublé d'un costume à la russe et de belles bottes rouges ; pour faire plus réaliste nous avions emprunté tous deux le train en provenance de Cologne, c'est-à-dire le train de l'Est, de la Russie (…). J'étais persuadé que nous débarquerions dans un grand désert. Or, à ma grande stupéfaction il y avait foule. »

— Interview d'Hergé[53].

À la fin de l'année 1930, c'est au tour de Quick et Flupke d'être rattrapés par le succès. La Radio Catholique Belge organise quelques émissions improvisant une interview fictive des deux gamins de Bruxelles[54].

Article détaillé : Tintin au Congo.
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Statue en bois de Tintin au Congo
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Au final, les demandes s'accroissent. Le Petit Vingtième double, puis triple, et enfin sextuple son tirage le jour où paraît le fameux Tintin[55]. La même année, Hergé se voit pourvoir un assistant en la personne de Paul Jamin qui sera plus tard connu en tant que caricaturiste sous le pseudonyme d'Alidor. Dans l'élan d'une tradition coloniale qui le marque depuis le milieu des années 1920, Hergé décide, sous les ordres de l'abbé Wallez, d'envoyer son personnage en Afrique, dans la province belge du Congo[N 7]. Propriété des souverains belges depuis 1908, la province congolaise est, au début des années 1930, confrontée à une pénurie de main-d'œuvre. Tintin s'y rend, non plus pour critiquer, mais pour faire valoir le domaine africain. L'histoire débute dans les colonnes du Petit Vingtième le 5 juin 1930. Pour établir son histoire, Hergé s'est surtout documenté par le biais du Musée d'Afrique Centrale de Tervuren où se trouve la célèbre statue de l'Aniota à peau de léopard. De fait, 118 planches se succèdent jusqu'au 18 juin 1931[N 8]. Malgré le peu d'enthousiasme du dessinateur, la seconde aventure du reporter du Petit Vingtième est encore un succès : Tintin et Milou reviennent triomphalement à la gare du Nord de Bruxelles, devant une foule en liesse. On peut lire dans la presse : « Tintin et Milou accueillis par Quick et Flupke. Dix Congolais les accompagnent ». Le jeune garçon qui représente le héros est costumé en colonial[55].

L'illustration de romans et de publicités (1929-1932)

Au début des années 1930, Hergé participe peu au supplément Votre Vingtième, Madame, y réalisant des couvertures d'esprit « art-déco » assez étonnantes. C'est l'image de la femme libérée de l'entre-deux-guerres qui transparaît ici, influencée par les années folles venues tout droit des États-Unis. Le dessinateur dresse des portraits de femmes faisant du sport, pilotant une automobile ou encore un bateau[56]. À partir de la fin des années 1920, Georges Remi officie comme illustrateur pour plusieurs romans, bien souvent dans le sillage du scoutisme catholique. Le premier d'entre eux est L'Âme de la mer (1927) de Pierre Dark, un ancien compagnon de scoutisme. L'année suivante, il illustre Mile, histoire d'un membre de patronage de Maurice Schmitz, un ouvrage à succès. Enfin, il s'associe à l'édition de l'Histoire de la guerre scolaire (1932) de Léon Degrelle[57]. En parallèle de ces activités, Hergé réalise des centaines de publicités : le lettrage et la composition sont toujours au rendez-vous. Parmi elles figurent une affiche de 1928, la « Grande Fancy-Fair : organisée au profit des écoles libres de la paroisse Saint-Boniface », mais aussi des illustrations pour des marques d'amplificateurs (Modulophone, 1930), de tapisseries (J. Lannoy fils, 1928), de magasins de jouets (L'Innovation, 1931)… Ce travail en parallèle d'illustrateur renforce davantage sa technique et sa précision dans la composition de ses bandes dessinées[58].

Hergé, le début d'une industrie (1931-1936)
1931 : l'année de l'Amérique
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Article détaillé : Tintin en Amérique.
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En mai 1931, Hergé et Jamin s'envolent pour Paris où ils rendent visite à Alain Saint-Ogan pour se perfectionner et demander des conseils. Le Français témoigne :

« J'avais oublié cette visite. Mon Dieu ! Qu'avais-je pu dire alors à celui qui devait devenir le créateur de Tintin, célèbre dans le monde entier ? Grâce au Ciel, paraît-il, je ne l'avais pas découragé. »

— Interview d'Alain Saint-Ogan[59]. Saint-Ogan offre à Hergé une planche originale dédicacée de Zig et Puce.

Après avoir convaincu l'abbé Wallez qu'il fallait dénoncer la pègre de Chicago, l'artiste se décide enfin à envoyer son héros au pays des cow-boys et des indiens, milieu qu'il affectionne tout particulièrement. Déjà, sur les dernières planches de Tintin au Congo, il avait fait figurer des gangsters américains qui devaient annoncer le prochain scénario, un peu comme si l'auteur avait hâte de passer à l'aventure suivante. Les premières planches des « Aventures de Tintin, reporter à Chicago » apparaissent le 3 septembre 1931 toujours dans le Petit-Vingtième[60]. Pour la première fois, Georges Remi intègre dans le récit un personnage réel : Al Capone (1899-1947). Il se documente sur les États-Unis à travers une revue, Le Crapouillot mais aussi des ouvrages, Scènes de la vie future de Georges Duhamel ou encore L'Histoire des Peaux-Rouges de Paul Coze. Contrairement aux deux histoires précédentes, le scénario propose non plus une succession d'épisodes mais un grand mouvement général structurant[60]. Le 17 septembre 1931, quelques jours à peine après l'apparition de Tintin en Amérique, le dessinateur propose une série publicitaire intitulée Tim l'écureuil, héros du Far West publiée dans un petit journal de quatre pages et distribué dans le magasin bruxellois L'Innovation. Quelques années plus tard, l'aventure sera remaniée dans le Petit Vingtième sous le nom de Popol et Virginie au Far West (février 1934). Ce sont les seules histoires d'Hergé mettant en scène des animaux anthropomorphes[61] :

« J'ai essayé de mettre en scène des animaux, et j'ai vu rapidement que ça ne me menait nulle part. J'en suis donc revenu à des personnages humains. »

— Interview d'Hergé[62].

Au tournant de l'année 1931-1932, le dessinateur signe un contrat avec l'éditeur tournaisien Casterman qui aura, après avoir « indemnisé » Wallez, le privilège d'éditer tous les albums de l'auteur en langue française[63]. Le 20 juillet 1932, Hergé épouse Germaine Kieckens (1906-1995) avec la bénédiction de l'abbé Wallez qui célèbre le mariage dans une église bruxelloise. Les jeunes mariés s'installent le mois suivant au 10 rue Knapen à Schaerbeek[64]. L'aventure en Amérique s'achève le 20 octobre 1932, Casterman sort le premier album à la fin de la même année[61]. L'éditeur tournaisien propose à Hergé de percer dans le marché français très prometteur courant décembre 1933[65].

Plein cap sur l'Orient
Article détaillé : Les Cigares du pharaon.
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Les illustrations égyptiennes inspirèrent Hergé dans son travail.
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Le 8 décembre 1932, apparaît dans le Petit Vingtième les premières planches des « Aventures de Tintin reporter en Orient » (version ancienne des Cigares du pharaon). Pour la première fois Hergé fait de cette aventure une sorte de roman policier dans lequel on trouve le paramètre « mystère ». Selon B. Peeters, « Les Cigares du pharaon représentent la quintessence du récit feuilletonesque. On y retrouve (…) la mystérieuse malédiction, la redoutable société secrète, l'indémasquable génie du Mal (…), le poison qui rend fou. »[66]. Durant les épisodes du feuilleton, l'artiste joue avec ses lecteurs chaque semaine en proposant la rubrique « Le Mystère Tintin » au sein de laquelle le public doit proposer des solutions pour sortir le héros d'affaire. La malédiction égyptienne est, au début des années 1930, dans l'air du temps. En effet, la société avait été frappée quelques années plus tôt par la mystérieuse affaire du tombeau de Toutânkhamon. Mais surtout, ce qui fait le nœud gordien de l'histoire n'est pas l'égyptologie mais le trafic (armes et drogue), particulièrement actif à l'époque dans la région de la mer Rouge. D'ailleurs Hergé s'inspire du récit autobiographique de Henri de Monfreid, Les Secrets de la mer Rouge (1931), qu'il représente dans l'aventure[67]. Dès les premières planches du feuilleton, deux nouveaux personnages apparaissent, des policiers en civil nommés X 33 et X 33 bis (futurs Dupond et Dupont). Au terme des 124 planches, Les Cigares du pharaon sont achevés le 8 février 1934. Au début des années 1930, Hergé réalise un certain nombre de bandes dessinées à caractère publicitaire. L'une des plus célèbres est Cet aimable M. Mops, composée de huit planches parues dans un agenda édité par un grand magasin bruxellois (1932)[68] ou encore Les Mésaventures de Jef Debakker (quatre planches) pour les Briquettes Union (vers 1934)[69].

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Hergé (2).

5 Octobre 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

 

La première carrière de dessinateur (1925-1929)
L'entrée au Vingtième Siècle et les aventures de Totor
Article détaillé : Totor.
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Durant les années 1920, les réalisations d'Hergé restent encore très modestes. Bien qu'il illustre des articles et des couvertures de mensuels de gags scouts, la technique reste maladroite : par exemple, en avril 1925, il croque pour le Blé qui lève quatre dessins sur les « plaisirs du vélo » où un cyclotouriste regonfle son pneu tellement fort qu'il le fait exploser…[23]. Au même moment, son chef de troupe René Weverbergh lui offre pour la Saint-Georges, un ouvrage intitulé Anthologie d'Art pour perfectionner son coup de crayon[24]. Ses études secondaires terminées, Hergé cherche désormais du travail. Lors d'une réunion scoute, l'abbé Wathiau lui propose un poste d'employé au Vingtième Siècle. Acceptant l'offre, il est engagé à partir du 31 octobre 1925 :

« Mon travail consistait surtout à inscrire le nom des nouveaux abonnés sur des formulaires spéciaux (…) à envoyer par la poste, et à établir un fichier. »

— Interview d'Hergé[25].

 

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Charles Lindbergh traverse l'Atlantique en avion (1927).
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Le journal est dirigé par l'autoritaire abbé Norbert Wallez (1882-1952) dont la ligne éditoriale est ultracatholique et nationaliste. C'est d'ailleurs l'administrateur du Boy-Scout belge, le journal du collège, René Weverbergh qui présenta le jeune Georges à l'abbé Norbert Wallez, le directeur du Vingtième Siècle (1925). L'ecclésiastique se révéla alors à un jeune garçon qui n'avait aucune assurance et qui s'autocritiquait sans cesse. Plus tard, Hergé avoua que Wallez avait profondément influencé sa philosophie, sa personnalité et même sa vie conjugale puisque c'est lui qui lui présenta sa secrétaire Germaine Kieckens au dessinateur[26]. Or, le directeur du Vingtième Siècle est un ultracatholique fasciste vouant un véritable culte à Mussolini dont il avait un portrait dans son bureau. Au début des années 1930, Église et anticommunisme se confondaient en Belgique et Tintin, que lui avait commandé l'abbé, devint tout naturellement un jeune reporter catholique sauveur du peuple russe contre la barbarie soviétique…[27]

Hergé continue de publier en parallèle pour la revue du Boy-Scout des planches de gags[28]. Dans le numéro de juillet 1926, la double page centrale propose Les Extraordinaires Aventures de Totor, C. P. des Hannetons, un grand film comique d'United Rovers. La suite des aventures de ce scout débrouillard, souvent reconnu comme l'ancêtre de Tintin, se déroule en août-septembre à Manhattan. Cependant, le dessinateur est appelé au service militaire le 16 août : il est affecté à la 4e Compagnie du 1er Régiment de Chasseurs à pied à Mons alors qu'il avait demandé la cavalerie ! Totor qui devait réapparaître dans le Boy-Scout à l'automne 1926, ne fera sa réapparition qu'en février 1927 à partir de la septième planche[29]. Conscients du talent de leur fils, les parents de Georges Remi se décident finalement à l'inscrire à l'école Saint-Luc, en vain :

« J'y suis allé un soir à l'école Saint-Luc, mais comme on m'y avait fait dessiner un chapiteau de colonne de plâtre et que ça m'avait ennuyé à mourir, je n'y suis plus retourné. »

— Interview d'Hergé[30].

Cette surcharge de travail quotidien empêche le jeune Remi de poursuivre sa relation avec Marie-Louise van Cutsem « Milou »[31]. Fin avril 1927, Georges Remi fait la connaissance de Germaine Kieckens, employée dans une fabrique d'écrins à Bruxelles. Il l'invite le week-end suivant à l'aérodrome de Bruxelles où il est chargé avec sa compagnie de surveiller l'avion de Charles Lindbergh en visite en Belgique après son exploit aérien[32]. En parallèle, Hergé accepte la proposition de l'abbé Wallez d'illustrer trois récits de René Verhaegen, aide-comptable au journal, dans la rubrique « Le Coin des petits » : « Une petite araignée de voyage » (novembre 1926-janvier 1927), « Popokabaka » (1er mars-26 juillet 1927) et « La Rainette » (2 août-25 octobre 1927)[33].

Le Petit Vingtième : le point de départ
Article détaillé : Petit Vingtième.
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Acquitté de son service militaire, Hergé est chargé par l'abbé Wallez des tâches d'illustrateur et de reporter-photographe. Son « amie » Germaine est embauchée au Vingtième Siècle le 15 février 1928 comme secrétaire de l'abbé Wallez[34]. Satisfait du travail d'Hergé, ce dernier lui confie la responsabilité du nouveau supplément hebdomadaire destiné à la jeunesse pour agrandir le nombre de lecteurs : Le Petit Vingtième[35]. Poussé par Wallez, Hergé s'instruit en dévorant de nombreux ouvrages afin de donner plus de précisions à ses illustrations. Le premier numéro du Petit Vingtième paraît le 1er novembre 1928 mais se montre aux yeux du public assez décevant[36]. L'artiste y propose dans un premier temps « Les aventures de Flup, Nénesse, Poussette et Cochonnet », une série qui raconte l'histoire de trois jeunes adolescents et d'un porc connaissant diverses aventures, sur un scénario de l'abbé Desmedt, un rédacteur sportif du journal. L'histoire se déroule sur un fond colonialiste et proclérical, toujours en vogue à l'époque, en particulier lorsque les enfants, prisonniers dans un village de « cannibales », sont sauvés par la bienveillance d'un missionnaire catholique. Hergé est peu motivé mais la série se poursuit jusqu'en mars 1929[N 5].

« Je me sentais comme dans un costume mal coupé qui me gênait aux entournures. »

— Interview d'Hergé[37].

Cette année-là, Bruxelles accueille une exposition sur la Russie bolchevique. Les employés du Vingtième Siècle, ultra-catholiques et anticommunistes sont indignés par cette exposition située à quelques pas de leur bureau. L'un d'eux, le comte Perovsky, est un ancien Russe blanc réfugié en Belgique après la guerre de civile de 1918-1921. Une centaine d'étudiants nationalistes dirigés par Léon Degrelle met à sac l'exposition à la grande joie de l'abbé Wallez[38].

Enfin, pour donner plus de clarté à ses dessins, l'artiste abandonne le dessin artisanal du XIXe siècle et adopte la nouvelle technique de la photogravure, technique simple mais efficace (traitement des plaques à l'acide). Pressentant le talent et la personnalité du jeune dessinateur, l'abbé Wallez est le premier à lui donner le coup de pouce décisif :

« L'abbé Wallez a eu sur moi une énorme influence, pas du point de vue religieux, mais il m'a fait prendre conscience de moi-même, il m'a fait voir en moi »

— Interview d'Hergé[39].

Collaborations au Boy-Scout belge et à l'Action Catholique (1927-1929)

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Appel du cardinal Mercier (1917)
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En parallèle de son activité au Vingtième Siècle, Hergé a préservé des rapports étroits avec ses camarades scouts et les abbés qu'il a côtoyés à Saint-Boniface. Au cours de l'année 1927, le Boy-Scout devient le Boy-Scout belge au sein duquel il continue à faire paraître, jusqu'en juillet 1929 et à raison d'une planche par mois, les aventures de Totor. En 1928, une publicité vante les articles de culture générale, de formation technique scoute, des événements du mois, de sciences naturelles, de nouvelles des troupes…[40] Hergé y dessine presque tout : la couverture de présentation qu'il modernise, les cartes postales, les illustrations d'articles. D'autre part, le dessinateur collabore aussi à diverses publications des mouvements d'Action Catholique. Le rôle de ce mouvement, mis au point par Léon XIII et poursuivi par le cardinal Mercier, est de relancer l'enthousiasme religieux qui commence à péricliter au sein de la société belge et plus largement européenne. Pour Hergé, il s'agit de réaliser les têtes de rubriques, d'illustrations de contes, de petits gags et aussi l'emblème de la Jeunesse Indépendante Catholique (JIC) : l'aigle noir tenant le bouclier armorié JIC[41]. Le 16 décembre 1928, pour accroître davantage l'audience du quotidien, l'abbé Wallez lance un supplément « culturel » intitulé Le Vingtième Siècle Artistique et Littéraire. Georges Remi est comme d'habitude chargé du dessin, il illustre des centaines de romans : Ilias de Léon Tolstoï, La Belle Histoire de Geneviève d'Henri Lavedan… Durant cette période, l'artiste approfondit et précise son coup de crayon[42].

Tintin et Milou au Petit Vingtième (1929-1931)
Le goût pour la bande dessinée
Article connexe : Krazy Kat.
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Krazy Kat (septembre 1922)
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À la fin des années 1920, Hergé découvre par l'intermédiaire de Léon Degrelle, correspondant du Vingtième Siècle au Mexique, la bande dessinée américaine faisant sortir directement les paroles de la bouche des personnages. Depuis la fin du XIXe siècle le comic strip est très populaire aux États-Unis et s'adresse avant tout aux enfants. Le tournant des années 1930 exporte le genre en Europe occidentale. Les séries américaines les plus célèbres sont Krazy Kat de George Herriman qui paraît dans The New York Evening Journal depuis 1913 ou encore les Katzenjammer Kids de Rudolph Dirks dans le New York Journal depuis 1897. En France, le genre est déjà utilisé depuis peu par le dessinateur des aventures de Zig et Puce (1925), Alain Saint-Ogan. Jusqu'ici, les dessins de l'artiste belge n'étaient que de simples textes mis en images : désormais il va créer une véritable bande dessinée[43]. Parallèlement, Hergé publie toujours dans d'autres revues : il dessine ainsi sept planches pour l'hebdomadaire satirique Le Sifflet avec en particulier, dans le numéro du 30 décembre 1928, une histoire intitulée La Noël du petit enfant sage au contenu scatologique ; pour la première fois, Hergé y présente ses dialogues exclusivement au sein de bulles[N 6] À la fin de l'année 1928, songeant à abandonner l'histoire considérée comme « ennuyeuse » de « Flup, Nénesse, Poussette et Cochonnet », Hergé reprend le personnage de Totor, modifie son nom, lui adjoint un petit fox-terrier (« Milou », peut-être en référence à son ex-amie Marie-Louise van Cutsem ?) et lui donne un nouveau métier : celui de reporter. Mis au courant du projet, l'abbé Wallez, admirateur de Mussolini et virulent anticommuniste, propose d'envoyer ce nouveau personnage, auquel les enfants sont invités à s'identifier, en URSS pour y dénoncer les crimes qui y sont perpétrés[44] : dès ses origines, Tintin aura une fonction politique.

Le lancement des Aventures de Tintin et Milou
Article détaillé : Tintin au pays des Soviets.
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Georges Remi a toujours su s'adapter au contexte dans lequel il se trouvait. Au milieu des années 1920, il dessinait Totor, chef de patrouille comme lui. En 1929, devenu reporter au Petit Vingtième, son nouveau héros devient naturellement reporter pour le même journal. Selon l'auteur lui-même, le visage de Tintin lui aurait été inspiré par son frère cadet Paul : le visage rond et la houpette, alors que d'autres voient une certaine ressemblance avec le jeune navigateur danois Palle Huld, adepte des culottes de golf, qui fit le tour du monde en 1928[45]. Le 10 janvier 1929, Tintin fait donc son apparition dans Le Petit Vingtième. Hergé exécute et livre deux planches par semaine qui « enchaînent gags et catastrophes sans bien savoir où son récit l'entraîne »[44]. Devant le choix de sa direction, profondément anticommuniste, d'envoyer Tintin en Russie soviétique (URSS), et ne pouvant se rendre sur les lieux de pérégrination de son personnage, Hergé s'inspire pour son histoire d'une source unique : le livre Moscou sans voiles, paru sous la plume de Joseph Douillet en 1928[46]. Les caractères cyrilliques sont dessinés par son collègue le comte Perovsky[47]. Durant l'été 1929, le rappel d'Hergé sous les drapeaux lui inspire la présence d'une manœuvre militaire dans la série qu'on peut voir aux planches 56-57[48]. Le 25 décembre 1929 sort la première couverture de Tintin au Petit Vingtième en bichromie avec deux planches couleurs (100 et 101)[49]. L'hebdomadaire catholique français Cœurs vaillants reprendra dès octobre l'histoire, mais l'adaptera en y ajoutant des textes explicatifs, au grand dam d'Hergé[50]. Au terme des 138 planches (1er mai 1930), les traits de Tintin se sont affirmés, passant des premiers dessins « du gros scout lourdaud et ridicule (…) au personnage que nous connaissons désormais. » L'aventure est assemblée dans un album publié à seulement 5 000 exemplaires[51]. Avant même la fin de la publication des planches, une fausse lettre de la Guépéou arrive au bureau de Petit Vingtième, lui demandant de mettre un terme à l'activité du reporter virtuel : selon Benoît Peeters, « il s'agit déjà d'accréditer l'existence de Tintin. »[51]

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Hergé (1).

5 Octobre 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

 

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http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/75/Herg%C3%A9_statue.jpg/220px-Herg%C3%A9_statue.jpg.

Hergé
Georges Remi

Nom de naissance Georges Prosper Remi
Surnom(s) Hergé (depuis 1924)
Naissance 22 mai 1907
Belgique Etterbeek, Belgique
Décès 3 mars 1983 (à 75 ans)
Belgique Woluwe-Saint-Lambert, Belgique
Nationalité Belge
Profession(s) Dessinateur, scénariste
Distinctions 1973 : Grand Prix Saint-Michel
1977 : Médaille de vermeil de la Ville d'Angoulême
1978 : Grade d'officier de l'Ordre de la Couronne
Famille Germaine Kieckens (épouse de 1932 à 1960)
Fanny Rodwell (épouse de 1977 à 1983)

 

 

 

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Hergé, de son vrai nom Georges Prosper Remi[N 1] (né le 22 mai 1907 à Etterbeek et mort le 3 mars 1983 à Woluwe-Saint-Lambert, Belgique), est un auteur belge de bande dessinée francophone, principalement connu pour Les Aventures de Tintin et Milou.

D'abord dessinateur amateur d'une revue scoute, il signe ses planches du pseudonyme « Hergé » à partir de 1924. Quelques mois plus tard, il entre au quotidien Le Vingtième Siècle, dont il devient rapidement l'homme providentiel grâce aux Aventures de Tintin et Milou. Celles-ci débutent le 10 janvier 1929 dans un supplément du journal destiné à la jeunesse, Le Petit Vingtième. Importateur de la bande dessinée américaine à bulles, il est souvent considéré comme « le père de la bande dessinée européenne »[1].

Durant les années 1930, Hergé diversifie son activité artistique (illustrations de journaux, de romans, de cartes et de publicités), tout en poursuivant la bande dessinée. Il crée tour à tour Les Exploits de Quick et Flupke (1930), Popol et Virginie au pays des Lapinos (1934) et enfin Jo, Zette et Jocko (1935). En 1934, il fait la rencontre de Tchang Tchong-Jen, jeune étudiant chinois qui bouleverse sa pensée et son dessin. Après la Seconde Guerre mondiale, le personnage de Tintin lui confère une renommée européenne, puis internationale. En parallèle, il doit rendre compte d'accusations de collaboration avec l'ennemi pendant l'Occupation allemande et de dessins jugés parfois racistes, ce qui entache sérieusement sa réputation.

Durant les années 1950 et 1960, perfectionniste et visionnaire, il met au point une technique graphique dont il sera bientôt le chef de file : la « ligne claire ». Après des hommages internationaux et d'ultimes retrouvailles avec Tchang (1981), il meurt d'une leucémie en 1983. Depuis sa mort, il est considéré comme l'un des plus grands artistes contemporains et a vendu plus de 200 millions d'albums, traduits dans une centaine de langues. Aujourd'hui, l'œuvre d'Hergé est gérée par sa veuve Fanny Rodwell via la société Moulinsart et la Fondation Hergé.

Citations: Hergé a dit: -A force de croire en ses rêves, l'homme en fait une réalité !...

Biographie

Une jeunesse bruxelloise
Origines familiales
Articles détaillés : Alexis Remi et Élisabeth Dufour.
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Maison natale de Georges Remi à Etterbeek (banlieue de Bruxelles).
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Georges Prosper Remi est né au 25 rue Cranz à Etterbeek, une commune de l'agglomération bruxelloise, le 22 mai 1907 à 7h30[N 2]. L'enfant est baptisé quelques semaines plus tard, le 9 juin à l'église paroissiale de la commune ; sa marraine est sa propre grand-mère maternelle, Antoinette Roch[2]. Ses parents appartiennent à la classe moyenne bruxelloise : Alexis Remi (18821970) est employé dans la maison de confection pour enfants Van Roye-Waucquez (à Saint-Gilles) et Élisabeth Dufour (18821946), ancienne couturière, est sans profession[3]. Son père, wallon, était né d'une union illégitime entre une servante, Léonie Dewigne (1860-1901) et probablement Alexis Coismans, un ébéniste bruxellois de vingt-quatre ans. Le fait qu'il se présenta à la maison communale d'Anderlecht pour déclarer la naissance des jumeaux et le choix du prénom d'un des enfants semblerait lui donner la paternité d'Alexis et Léon Remi[2]. Certains pensent que la paternité reviendrait plutôt à Gaston comte Errembault de Dudzeele (1847-1929) chez les parents de qui Léonie travaillait comme domestique à Chaumont-Gistoux. Délaissée par Coismans, la jeune fille épousa Philippe Remi qui reconnut les enfants (septembre 1893)[4]. Cette mystérieuse affaire a fait évoquer à Serge Tisseron le poids d'un secret de famille dans l'œuvre du futur Hergé[N 3]. Quant à Élisabeth c'est une flamande ce qui fera dire plus tard à Georges Remi : « Je suis un Belge synthétique »[5]. Après la naissance de Georges, la famille Remi ne va cesser de déménager. Le 26 juin 1908, ils s'installent au 34 de la rue de Theux à Etterbeek, la demeure du plombier Joseph Dufour (1853-1914) et Antoinette Roch (1854-1935), les parents d'Élisabeth. De santé fragile, la jeune maman est victime d'une rechute de pleurésie durant le printemps 1909[6]. Une friction familiale fait partir le jeune couple qui s'installe le 12 janvier 1912 au 57 avenue Jules Malou dans la même commune. Le 26 mars de la même année, naît à Ixelles Paul Remi (1912-1986), le frère cadet de Georges avec qui les contacts sont très lâches. Le lendemain, les Remi élisent domicile au 91 rue de Theux à Ixelles[7].

« Je me sentais médiocre et je vois ma jeunesse comme une chose grise, grise. »

— Interview d'Hergé[8].

La Belgique occupée (1914-1918)

Selon les propres mots d'Hergé, le petit Georges était un enfant insupportable, « particulièrement lorsque ses parents l'emmenaient en visite. » L'un des remèdes les plus efficaces était de lui fournir un crayon et du papier[9]. L'un de ses premiers dessins connus figure au dos d'une carte postale où sont représentés au crayon bleu un train à vapeur, un garde-barrière et une automobile (vers 1911)[10]. Le 29 septembre 1913, le jeune garçon de 6 ans entre à l'école communale de l'Athénée à Ixelles. À peine l'année scolaire est-elle terminée que la Belgique est occupée par l'armée allemande de Guillaume II (20 août 1914). Son oncle Léon est mobilisé sur le front de l'Yser dès la fin août 1914 ; il en reviendra avec la croix de guerre avec palmes[11]. Le cardinal Mercier, archevêque de Malines, en appelle à la résistance belge. Entretemps, après une rechute d'Élisabeth, la famille Remi déménage une nouvelle fois 124 rue du Tram à Watermael-Boitsfort dans la banlieue sud de Bruxelles (septembre 1914). Durant sa scolarité à l'école no 3 d'Ixelles, Georges Remi dessine dans le bas de ses cahiers des histoires imagées qui racontent les démêlés d'un petit garçon avec l'occupant allemand[9].

« Un jour, un élève m'a pris un dessin et l'a montré au professeur. Celui-ci l'a regardé avec une moue méprisante, et m'a dit « Il faudra trouver autre chose pour vous faire remarquer ! ». Parfois l'instituteur, me voyant occupé à griffonner et me croyant distrait, m'interpellait brusquement : « Remi !… Répétez donc ce que je viens de dire ! » Et déjà il ricanait méchamment dans sa barbe. Mais son visage exprimait généralement un profond étonnement lorsque, tranquillement, sans hésiter, je répétais ce qu'il venait de dire. Car si je dessinais d'une main, eh bien, j'écoutais attentivement de l'autre !… »

— Hergé, interview[12].

En raison de l'amélioration de la santé d'Élisabeth, la famille revient s'installer définitivement au 34 rue de Theux à Etterbeek (août 1917)[13]. En mars 1918, Georges Remi croque dans le cahier de poésie de son amie Marie-Louise van Cutsem « Milou » un dessin à l'encre de Chine et à l'aquarelle représentant un coq qui apostrophe un lapin face à un œuf brisé[14]. Le 7 octobre 1919, l'écolier entre à l'École supérieure no 11 d'Ixelles. À l'occasion du premier anniversaire de l'Armistice en novembre 1919, il compose une vaste fresque patriotique faite de craies de couleur dans laquelle les soldats belges « flanquaient une solide râclée à l'armée allemande », ce qui bouleverse son professeur de dessin, Monsieur Stoffijn, dit « Fine-Poussière »[15].

Les études secondaires et le scoutisme

Georges Remi était issu d'une famille de la classe moyenne catholique et ancrée à droite. En 1919, le patron de son père, Monsieur Waucquez avait fortement conseillé Alexis Remi de mettre son fils en établissement catholique à la suite d'une année scolaire plutôt médiocre. Le jeune garçon est, à son grand désespoir placé au sein de la troupe scoute du collège Saint-Boniface de Bruxelles. Dès lors, l'environnement ultracatholique et scout ne le quittera plus jusqu'aux années 1950[16].

Après avoir fait sa communion, le jeune garçon entre à l'Institut Saint-Boniface de Bruxelles dirigé par l'abbé Pierre Fierens ; il est âgé de 13 ans (1920). Malgré une légende tenace répandue par Hergé lui-même, l'élève se montre excellent dans toutes les matières (même en dessin)[17],[9]. Au dernier trimestre, le prix de dessin ne lui est pas décerné au grand dam de ses camarades et le professeur de dessin répond :

« Bien sûr, Remi mérite mieux ! Mais il fallait dessiner des épures, des prismes et autres objets avec ombre portée… Chez ce garçon, un autre dessin est inné ! Ne vous en faites pas, on en reparlera. »

— Abbé Proost, professeur de dessin de Georges Remi (1924)[18].

En 1918, Georges Remi avait rejoint les « Boys-Scouts de Belgique » (organisme laïque) avant de les abandonner en 1921 pour la « Troupe Saint-Boniface » du collège. Le jeune garçon vit ce changement avec beaucoup de tristesse[9]. Durant le début des années 1920, l'adolescent prend plaisir dans le scoutisme qu'il considère comme la grande affaire de sa jeunesse. Il devient rapidement chef de la patrouille des « Écureuils » et reçoit le nom totémique de « Renard curieux »[9]. À l'époque, Georges Remi poursuit ses croquis, notamment lors des camps d'été (en Autriche, en Suisse, en Italie, dans les Pyrénées), et en fait paraître à partir de 1921 dans les revues du collège Jamais Assez puis Le Boy-Scout[N 4]. Enfin, suite à ses cours d'anglais et à sa passion pour le scoutisme, le jeune Remi est fasciné par l'Amérique des cow-boys et des indiens comme le prouvent ses cahiers de l'époque qui fourmillent de visages qu'il commence à signer « Hergé » (Remi Georges) (1924)[19]. Au même moment, à l'occasion de la fête de l'aumônier Hansen, le créateur de la troupe scoute, il est choisi pour dessiner une vaste fresque sur un mur du collège Saint-Boniface (vers 1922). Redécouverte par hasard en 2007 : elle est composée d'une scène de chevaliers en armure, de cow-boys et d'indiens[20],[21]. Lorsque le jeune Hergé retourne auprès de ses parents, c'est pour se rendre en famille au bord de la mer à Ostende avec la famille van Cutsem (étés 1923, 1924 et 1925)[22].

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Abdesselam Adib.

4 Octobre 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #SCIENCES humaines & sociales (philo - socio - anthro

Abdesselam Adib

Abdesselam Adib est un chercheur universitaire marocain dans divers domaines : économie, finances, politique, sociologie ... etc.

Abdesselam Adib est aussi un syndicaliste à l'Union Marocain de Travail, il est le secrétaire Général du Syndicat National des Fonctionnaires et Agents du Ministère de l'Économie et des Finances depuis Juin 2007.

Biographie 

 

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Il est né en 1957 dans les montagnes du Rif à douar Ikhouanan à Ajdir région de Taza, mais il a vécu à Rabat depuis 1961, son père Omar Ben Ali est décédé en novembre 1978, il était un résistant contre les autorités du protectorat français et un ancien combattant dans l'armée de libération marocaine, et il a intégré l'Armée Royale en 1958 jusqu'à sa retraite en 1973. Sa mère est Tamimount Bent Omar de de Douar Inahnahan dans la région de Taza. Abdesselam Adib a eu une fille, Siham Adib.

Abdesselam Adib est un militant des droits humains, membre de l'Association Marocaine des Droits Humains depuis 1995, il était président de la section de Rabat de l'AMDH durant trois mandat 2003 - 2008, il était membre de la commission administrative de l'AMDH durant eux mandats entre 2004 et 2010.

Abdesselam Adib est le fondateur des coordinations de lutte contre la cherté de la vie et la décomposition des services publics. Le 11 septembre 2006, il était à la fois le 1er coordinateur national des 90 coordinations à l'échelle nationale et le coordinateur de la section de Rabat Salé Témara. Il a œuvré pour réussir l'organisation de trois marches populaires, la première a eu lieu le 24 décembre 2006 et qui a connu 13000 participants, la deuxième a eu lieu le 25 mars 2007 et qui a connu 8000 participants, et la troisième qui a eu lieu le 2 septembre 2007 et qui a connu 700 participants seulement.

Il a été trahi par ses camarades de la voie démocratique qui voulaient dominer les coordinations en se ralliant au Rassemblement de la Gauche Démocratique (RGD): La voie démocratique, le PSU, le PADS, et le parti du Congrès National pour dominer le mouvement des coordinations et cela aux dépens de succès de ces coordinations contre la cherté de la vie qui ont été ouvertes à tous les militants de gauche et les mouvements sociaux. La continuité des coordinations devenait impossible après la démission de Abdesselam Adib du secrétariat national et ensuite du secrétariat local en 2008 et les conflits qui ont explosé entre la RGD et les autres composantes de gauche.

Abdesselam Adib a eu toujours une tendance politique marxiste-léniniste; il a rêvé et œuvré pour la fondation d'une organisation politique rassemblant dans un seul bloc tous les courants politiques marxistes-léninistes révolutionnaires qui existent au Maroc sous le nom de "Parti Marxiste Léniniste, Voix Prolétaire" pour exprimer politiquement les revendications de la classe populaire visant le socialisme et la propriété sociale des moyen de production et la gestion de la politique à travers la dictature du prolétariat, mais, ses aspirations ont abouti à l’échec à cause des multiples divergences qui séparent les groupuscules marxistes issus des universités marocaines.

Son œuvre 


Abdesselam Adib a édité plusieurs études et ouvrages sur de différents thèmes. Ses célèbres ouvrages sont :

  • La politique fiscale et la stratégie de développement, 1998 ;
  • Les diplômés chômeurs au Maroc, 2001 ;
  • La privatisation est un facteur de développement ou d'exploitation, 2002 ;
  • Une année après le statut de la famille ... toujours rien, 2004 ;
  • Où va la crise économique au Maroc?, 2005 ;
  • La lutte de classe et les transformations économiques et sociales, 2006.

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Anthropologie judiciaire.

3 Octobre 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #SCIENCES humaines & sociales (philo - socio - anthro

Anthropologie judiciaire

 

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L'Anthropologie Judiciaire aide la justice à élucider les crimes grâce à ses références anthropologiques sur les os, l'histoire, l'archéologie. Les anthropologues appliquent les techniques scientifiques développées par l'anthropologie classique physique pour identifier les restes humains (squelettes, ou restes humains décomposés et non identifiés) et aider dans l'élucidation d'un crime. Les anthropologues judiciaires travaillent en partenariat avec des pathologues judiciaires, des odontologues et des enquêteurs pour identifier un mort, découvrir des preuves, des traces, les circonstances et la date de la mort.

L'examen des os par l'anthropologue judiciaire a en premier pour but de déterminer s'il s'agit d'ossement d'animaux ou d'humains. Grâce à la radiologie, l'histologie et la morphologie du squelette, l'anthropologue va établir s'il s'agit d'os humains. En étudiant les os d'une personne décédée, l'anthropologue judiciaire parvient à établir l'âge, le sexe, l'origine ethnique, la taille de l'individu ce qui peut permettre à l'issue une identification. Il peut déterminer aussi les circonstances de la mort. L'identification de restes brulés, momifiés, décomposés, mutilés, altérés par des humains voulant détruire des preuves, ou bien par des animaux, devient possible grâce au travail des anthropologues.

 

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Guillaume II de Warenne.

2 Octobre 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #HISTOIRE-Époque médiévale (du Ve au XVe siècle)

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Guillaume (II) de Warenne (avant 1071 – vers le 11 mai 1138), 2e comte de Surrey, fut un important baron anglo-normand du Royaume d'Angleterre. Il était aussi lord du rape de Lewes, et seigneur de Bellencombre et Mortemer en Haute-Normandie

Comme tous les comtes de Surrey de cette époque, on se réfère plus souvent à lui en tant que comte Warenne ou comte de Warenne qu'en tant que comte de Surrey.

Biographie

Il est le fils de Guillaume (I) de Warenne († 1088), 1er comte de Surrey, et sa première femme Gundred[1],[2](† 1085), sœur de Gerbod le Flamand, officieux comte de Chester jusqu'en 1070. Il succède à son père en 1088, et devient alors l'un des plus importants propriétaires terriens d'Angleterre, avec des possessions dans treize comtés lui rapportant 1165 livres sterling par an[2]. Ses principales seigneuries en Angleterre sont le rape de Lewes (Sussex), Castle Acre (Norfolk) et Conisbrough (Yorkshire)[2]. Son cadet Réginald reçoit les terres de sa mère en Flandre et probablement les terres paternelles normandes à Mortemer et Bellencombre[2]. Après la mort de ce dernier en 1106, les terres reviennent à Guillaume[2].

Aux alentours de 1093, il essaye d'épouser Édith (ou Mathilde) d'Écosse, fille du roi Malcolm III d'Écosse[2]. Elle épousera Henri Ier d'Angleterre en 1100, et c'est peut-être la raison pour laquelle Guillaume semble éprouver un fort ressentiment envers Henri Ier, et qui expliquerait sa motivation pour ses actes des années suivantes[2]. À l'accession d'Henri Ier en 1100, il montre un manque d'enthousiasme singulier, et est même décrit tournant en dérision l'obsession pour la chasse du nouveau roi[3]. Wace relate qu'il le surnomme « Stagfoot » (Pied de cerf)[2]. Guillaume est rarement présent à la cour royale, et se montre peu respectueux de son souverain[2].

Pour s'assurer de manière pérenne la loyauté de Guillaume, le roi Henri envisage de le marier à l'une de ses innombrables filles illégitimes. Il en est dissuadé par l'archevêque Anselme de Cantorbéry, qui invoque des problèmes de consanguinité[2]. La nature précise de cette relation de consanguinité n'est pas mentionnée, et fait débat, il est possible qu'Anselme ait fait référence à une descendance commune avec la duchesse Gunnor de Normandie[4],[2].

Il rejoint immédiatement Robert Courteheuse, duc de Normandie, et frère aîné d'Henri Ier, dans sa tentative d'invasion de l'Angleterre en 1101[5],[2], montrant en cela qu'il était évidemment impliqué depuis longtemps dans la conspiration. Quand Henri Ier achète le retrait de son frère pour une pension annuelle de 3 000 marcs d'argent, Guillaume de Warenne se retrouve rebelle sans cause[2]. Bien que le traité de paix signé entre les deux frères prévoit une amnistie pour les barons qui ont participé à l'invasion, Guillaume perd ses terres anglaises et est exilé en Normandie[2]. Cela est peut-être lié en plus de la violation de son serment d'allégeance, à des violences perpétrées dans le Norfolk[2].

Guillaume se plaint auprès du duc qu'il avait déployé de grands moyens pour lui, et qu'en retour, il avait perdu la plupart de ses possessions, dont le comté de Surrey qui lui rapportait chaque année mille marcs d'argent[2]. Il sollicitait son intervention pour recouvrer ses biens en Angleterre. Le duc Robert accepte facilement cette proposition, et retourne en Angleterre en 1103, non armé et non invité, apparemment dans cet unique but. Le roi Henri, irrité par la venue de son frère, et profitant de la démarche inconsidérée de son frère, menace de l'emprisonner. Courteheuse, comprenant qu'il s'est jeté dans la gueule du loup, n'a pas d'autre choix que d'accepter les conditions de son frère. Il renonce à son indemnité annuelle en échange de la restauration des terres et titres de Guillaume de Warenne[3],[2]. Le comte Warenne restera fidèle au roi le restant de sa vie[6],[2].

Pour un temps, il n'est apparemment pas le bienvenu à la cour royale[2], car il n'est témoin d'aucune charte royale entre 1103 et 1107. Pourtant, il est l'un des commandants de l'armée d'Henri Ier à la bataille de Tinchebray[7],[2], en 1106, à l'issue de laquelle le duc Robert Courteheuse est capturé et maintenu prisonnier pour le reste de sa vie. Ayant prouvé sa loyauté pour de bon, sa position à la cour d'Henri s'en trouve renforcée. Il sera ensuite présent auprès du roi à chacun de ses séjours en Normandie et en Angleterre[2]. Il est présent au concile de Nottingham le 17 octobre 1109, est un des garants du traité de Douvres passé avec Robert II, le comte de Flandre, le 17 mai 1110, et exerce la fonction de juge à la cour ducale en 1111[2].

En 1110, Guillaume Cliton, le fils de Robert Courteheuse, s'enfuit avec Hélie de Saint-Saens. Peu après, Warenne reçoit les terres confisquées à Saint-Saens, qui étaient proches des siennes en Haute-Normandie[2]. Le roi Henri s'assure ainsi de son soutien, puisqu'un retour de Guillaume Cliton signifierait une perte de ses nouveaux territoires[2].

En 1118, Guillaume réussit enfin à épouser une princesse de sang royal, en la personne d'Élisabeth de Vermandois. Elle est la fille d'Hugues Ier de Vermandois — ou Hugues "Le Grand" de France — et la veuve de Robert de Meulan, 1er comte de Leicester[2]. Depuis 1115, la comtesse Élisabeth avait été enlevée ou détournée par Guillaume, cet enlèvement concluant apparemment une liaison qui durait depuis très longtemps. Il y avait eu ce qui ressemble à une séparation ou à un divorce entre le comte de Meulan et sa femme. Il ne leur avait d'ailleurs pas permis de se remarier. Peu de temps après le décès du vieux comte (1118), qu'on dit mort de chagrin et d'humiliation après cet affront public, les deux amants se marièrent. Elle aurait déjà eu au moins une fille de lui entre 1115 et 1118, c'est-à-dire durant son mariage avec Meulan – qui était âgé et rarement présent auprès de sa femme.

Guillaume est aussi commandant à la bataille de Brémule en 1119[2]. En 1135 à Lyons-la-Forêt, il est présent au chevet du lit de mort du roi[2]. Il est l'un des cinq barons qui escortent ensuite son corps jusqu'à Rouen pour qu'il soit embaumé[2]. Les barons normands le nomment gouverneur de Rouen et du Pays de Caux en décembre 1135[2].

Pour C. Warren Hollister[3], la carrière de Guillaume de Warenne montre le talent d'Henri Ier à se concilier la loyauté de ses barons. Il leur montra que la rébellion comportait d'énormes risques, et que la loyauté amenait sécurité et prospérité[3]. Malgré un départ houleux, Guillaume de Warenne se montra un élève appliqué. À la mort du roi, il est l'un des barons les plus riches du royaume[8].

En 1136, il est présent à la cour de Pâques du nouveau roi Étienne d'Angleterre, et semble être avec lui lors de son expédition contre Exeter plus tard dans l'année[2]. Il meurt probablement le 11 mai 1138 et est inhumé dans le prieuré Saint-Pancrace de Lewes[2].

Famille et descendance

En 1118, il épousa Élisabeth (ou Isabelle) de Vermandois (v. 1085-1131), fille de Hugues Ier de Vermandois — ou Hugues "Le Grand" de France — et d'Adélaïde de Vermandois et de Valois. En première noces, Élisabeth avait été l'épouse de Robert de Meulan, 1er comte de Leicester. Guillaume eut d'Élisabeth :

  1. Gundred de Warenne, épousa Roger de Beaumont, 2ecomte de Warwick, puis Guillaume "Taillebois" de Lancastre, lord de Kendal et Lonsdale dans le Westmoreland ;
  2. Ada de Warenne, Adélaïde ou Adeline, épousa Henry de Northumberland, comte d'Huntingdon, fils du roi David Ier d'Écosse ;
  3. Guillaume III de Warenne, né vers 1119, mort au cours de la deuxième croisade en Anatolie en 1148 ;
  4. Réginald de Warenne, épousa Adeline, fille et héritière de Guillaume, lord de Wormgay dans le Norfolk, tenait les châteaux de Bellencombre et Mortemer;
  5. Raoul de Warenne.

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Composant électronique.

1 Octobre 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #TECHNOLOGIES-Industrie(Btp-élect - énergie...)

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Assemblage de composants électroniques sur une carte.

 

 

 

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Un composant électronique est un élément destiné à être assemblé avec d'autres afin de réaliser une ou plusieurs fonctions électroniques. Les composants forment de très nombreux types et catégories, ils répondent à divers standards de l'industrie aussi bien pour leurs caractéristiques électriques que pour leurs caractéristiques géométriques. Leur assemblage est préalablement défini par un schéma d'implantation.

Classification

Composant actif/passif

Un composant actif est un composant électronique qui permet d'augmenter la puissance d'un signal (tension, courant, ou les deux). La puissance supplémentaire est récupérée au travers d'une alimentation. On peut citer en majorité des semi-conducteurs, on y classe : transistor, circuit intégré[1].

Il existe généralement une connexion électrique interne entre deux bornes du composant où le courant et la tension sont de même signe (orientés dans le même sens sur le schéma). C'est la convention générateur.

Au contraire un composant est dit passif lorsqu'il ne permet pas d'augmenter la puissance d'un signal (dans certains cas, il s'agit même de réduire la puissance, souvent par effet Joule) : résistance, condensateur, bobine, filtre passif, transformateur, diode, ainsi que les assemblages de ces composants. Une autre définition d'un composant dit « passif » est qu'il obéit à la loi d'Ohm généralisée[réf. nécessaire].

Dans l'ensemble des connexions internes le courant et la tension sont de signe inverse. Convention récepteur.

De plus en plus apparaissent des composants qui sont des modules ou assemblages de composants actifs et passifs. On les compte soit dans les actifs, soit on les exclut des composants électroniques (en les considérant comme des circuits électroniques à part entière).

Classification par type d'intégration

Un composant électronique discret est un composant ne réalisant qu'une fonction simple. Il s'oppose au circuit intégré qui regroupe un certain nombre de fonctions actives ou passives dans un même boîtier. Le besoin de miniaturisation imposé par l'industrie de l'électronique et les progrès de l'industrie des semiconducteurs engendrent progressivement la disparition des composants discrets. Ceux-ci sont tout de même encore utilisés pour réaliser du prototypage rapide, dans l'éducation, ou dans les domaines réclamant de fortes tensions/puissances (électrotechnique).

Classification par boîtier

Parmi les composants à monter sur circuit imprimé, on distingue deux catégories principales : les composants montés en surface, également appelés CMS ou SMD (pour Surface-Mount Device), et les composants traversants (ou TRAD pour Traditional). La différence est importante du point de vue de la fabrication du circuit imprimé support, (la 2e catégorie nécessite le perçage du PCB et impose d'autres contraintes de routage), ainsi que de l'assemblage (l'utilisation de composants CMS nécessite des contraintes d'assemblage différentes). Une troisième catégorie, pratiquement disparue aujourd'hui, est la catégorie des composants à wrapper.

Parmi ces catégories figurent de nombreuses sous-sous-catégories de problèmes mathématiques équationnels ou de boîtiers, que le concepteur doit choisir en fonction de diverses contraintes d'intégration, de prix, d'accessibilité des signaux, de classe de fabrication, de dissipation thermique...

Article détaillé : Boîtier de circuit intégré.

Certaines branches de l'électronique telles que l'électronique de puissance utilisent également des boîtiers avec des connexions à visser ou à sertir. Les contraintes de puissance, d'isolation et d'ergonomie ne permettent pas dans certains cas l'utilisation de circuits imprimés.

Domaines d'application

On peut lister les composants électroniques en fonction de leur domaine d'application de prédilection. Cette classification est donnée à titre indicatif, car les domaines de l'électronique sont en général interdépendants.

Capteur
Article détaillé : Capteur.
Électrotechnique/électronique de puissance
Article détaillé : Électronique de puissance.
Électronique analogique
Article détaillé : Électronique analogique.
  • Condensateur
    • chimique (radial / axial)
    • spécifique (type 400 V C 368, Classe X2, Classe Y2, 200VC/700VAC, MKT Siemens, backup)
    • tantale
    • ajustable
    • céramique (mono ou multicouche)
    • circuit intégré
    • LCC (type IRD607)
  • Résistance
    • carbone / métal
    • 1/4 W, 1/2 W, 1 W, 3 W, 6,5 W
    • simple ou en réseau
  • Diode
    • type 1N400X (standard)
    • Schottky
    • infrarouge (émetteur, récepteur, ou fourches / barrières)
    • pont de diodes
    • Zener
  • Self (inductance, bobine)
    • de choc
    • antiparasitage
  • Transistor
    • bipolaire (NPN, PNP)
    • à effet de champ (JFET, MOSFET)
  • Photocoupleur
  • Memristor
  • Régulateur (de tension)
Électronique numérique
Article détaillé : Électronique numérique.
Interface humaine
Article détaillé : Interface Homme-machine.
  • Afficheur
    • à segments (affichage de réveils)
    • à led (affichages défilants)
    • LCD (afficheurs de calculettes)
  • Buzzer
  • Commutateurs rotatifs (3, 4, 6 ou 12 positions)
  • Haut-parleur
  • Interrupteur
    • classique (à levier, à glissière, bouton-poussoir)
    • à clé
    • thermique
    • dipswitch
    • ampoule ILS
    • à bille (remplace les interrupteurs au mercure, maintenant interdits)
  • Led (types correspondant à une combinaison des items suivants)
    • couleur (rouge, jaune, vert, bleu, ultraviolet, infrarouge, bicolore, multicolore) (la led éteinte peu aussi être transparente)
    • forme (standard, cylindrique, triangulaire, rectangulaire, etc.)
    • taille (1,8 mm, 3 mm, 5 mm, 8 mm, 10 mm)
    • intensité (1 mcd à >10 000 mcd)
    • tension (1,8 V, 3 V, 5 V, 12 V)
    • autres (basse consommation, clignotante)
    • bar-graph
  • Potentiomètre
    • mono / multitour
    • linéaire / logarithmique
    • rotatif / rectiligne
  • Roue codeuse

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