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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 09:34


Sur la rive asiatique

Campé sur un îlot à 200 mètres de la rive d'Üsküdar, cet ancien phare et poste douanier offre une vue globale sur la ville.

  • Les mosquées d'Üsküdar
  • Les îles des Princes
    Ensemble composé de neuf îlots (les plus importantes sont les 4 premières):
    • Büyükada (en grec PrinkipoΠρίγκηπο(ς), Prinkipo(s), de πρίγκιπας sens "prince") de 5,46 km2,
    • Heybeliada (Halki en grec: Χάλκη Halki) de 2,4 km2,
    • Burgazada (AntigoniGrec: Αντιγόνη Antigoni) de 1,5 km2,
    • Kınalıada (Proti Grec: Πρώτη Proti, sens "Premier", la plus proche d'Istanbul) de 1,3 km2,
    • Sedef Adası (Grec classique Τερέβινθος Terebinthos et grec moderne: Αντιρόβυθος Antirovithos sens mère des perles) de 0,157 km2,
    • Yassıada (Grec: Πλάτη Plati, sens île plate) de 0,05 km2,
    • Sivriada (Grec: Οξειά Oxeia, sens le même, île fine) de 0,05 km2,
    • Kaşık Adası (Grec : Πίτα Pita, sens île de la cuillère(pour sa forme)) de 0,006 km2,
    • Tavşanadası (Grec Νέανδρος Neandros, sens île de la souris) de 0,004 km2.

Terre d'exil des princes byzantins, lieu de villégiature de la grande bourgeoisie stambouliote depuis le XIXe siècle, les îles donnent à voir de majestueuses demeures en bois, entourées de jardins plantés de bougainvilliers et de camélias. En haut d'une colline à Büyükada, le monastère grec Saint-Georges, qui date du Xe siècle, est un important lieu de pèlerinage. L'orphelinat grec sur Büyükada est quant à lui l'un des plus grands bâtiments en bois de la ville. Comme toute circulation automobile y est interdite, les îles constituent aujourd'hui un lieu de détente et de loisirs pour les Stambouliotes fuyant pour quelques heures la pollution et le bruit de la ville.

Enseignement

Lycées

Lycée de Galatasaray

Universités publiques

Entrée de l'Université d'Istanbul


Universités privées


Sport


İstanbul a été candidate à l'organisation des JO d'été, perdu aux jeux de 2000, de 2008, et de 2012, puis aux jeux de 2016 où elle a finalement retiré sa candidature (villes finalistes : Tokyo, Chicago, Madrid, Rio).

Les Stambouliotes ont une passion pour le sport, en particulier pour le football. Les principaux clubs de football d'İstanbul qui sont également les plus titrés du pays sont : Fenerbahçe SK, Beşiktaş JK et Galatasaray SK. Au basket-ball, l'Efes Pilsen İstanbul, Fenerbahçe Ülker, Beşiktaş Cola Turka et le Galatasaray Cafe Crown sont les principales équipes de la ville. Eczacıbaşı Spor Kulübü et Fenerbahçe Acıbadem dominent le volleyball stambouliote.

De plus, la ville accueille, depuis 2005, le Grand Prix de Turquie de Formule 1 sur le Circuit d'Istanbul Park.

NB : İstanbul a accueilli la finale de la Ligue des Champions 2005 entre Milan AC et Liverpool au Stade olympique Atatürk. En 2009, la finale de la coupe de l'UEFA se jouera dans le stade du Fenerbahce, Şükrü Saraçoğlu.[13]

Jumelages

La municipalité d'Istanbul est jumelée ou en partenariat avec cinquante-et-une villes[14] :

 

 

 

  • Portail de la Turquie Portail de la Turquie
  • Portail de l’Empire ottoman Portail de l’Empire ottoman
  • Portail du patrimoine mondial Portail du patrimoine mondial
  • Portail du monde byzantin Portail du monde byzantin

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 09:32


Tourisme



İstanbul, avec plus de sept millions de visiteurs en 2008, est une destination touristique importante. Le nombre de touristes a augmenté de 9,2% par rapport à l'année 2007. 14,6% de ces touristes sont allemands, suivent ensuite les Russes (6,0%), les Américains et les Britanniques (5,1%), les Français et les Italiens (4,9%), les Néerlandais (3,5%), les Espagnols (3%)...[11]. Istanbul a donc accueilli environ un quart des 26 millions de touristes venus en Turquie en 2008[12].

La ville a également été choisie comme capitale culturelle de l'Europe pour 2010.

Monuments d’İstanbul

Principaux monuments

Ayasofya vue de jour.


L’église Ayasofya est souvent appelée à tort Sainte-Sophie : les deux signifient Sainte Sagesse, mais une confusion est possible avec le prénom Sophie avec la deuxième dénomination. Sinon elle ne fut jamais dédiée à une sainte qui s'appelle Sophie. Elle fut construite par les architectes Anthemius de Tralles et Isidore de Milet, à la demande de l’empereur byzantin Justinien Ier, pour remplacer l’ancienne basilique qui avait été incendiée en 532 pendant une insurrection populaire.

Depuis son ouverture en 537, ce bâtiment vieux de quinze siècles fut l’objet de nombreuses réparations dont la principale, effectuée par l’architecte Sinan, permit de sauvegarder le dôme.

Elle fut transformée en mosquée à la suite de la prise de Constantinople en 1453. Quatre minarets furent ajoutés sous le règne de différents sultans. Mustafa Kemal Atatürk la fit transformer en musée en 1934.

La construction, célèbre pour ses mosaïques à fond d’or, est couverte d’une coupole à quarante côtés ayant un diamètre interne de 30,80 à 31,88 m et une hauteur de 55,60 m. Cette hauteur sous coupole resta inégalée jusqu’aux constructions en acier et béton de l’époque moderne. Le bâtiment est soutenu par cent sept colonnes dont quarante se trouvent en bas et soixante-sept à l’étage supérieur.

La Mosquée bleue.


Cette mosquée fut, jusqu’à la fin du XXe siècle, la seule de Turquie à être entourée de six minarets. Elle fut construite par l’architecte Sedefkâr Mehmet Ağa sous le règne du sultan Ahmet Ier entre les années 1609 et 1616.

L’intérieur de la mosquée, qui encadre une cour de 64×72 m, est éclairée par 260 fenêtres. Ce sont ses nombreuses faïences de couleur bleue, verte et blanche qui lui ont valu le nom de « Mosquée bleue » en Europe. Quant aux calligraphies, elles sont l’œuvre de Seyyid Kasim Gubarî, originaire de Diyarbakır. La mosquée bleue est l'une des plus visitée à İstanbul qui s'est néanmoins dotée de 565 mosquées dans son histoire.

Ce palais fut le centre administratif de l’Empire ottoman après la chute de Constantinople. Il est situé au bord de la vieille ville d’İstanbul, avec une vue à la fois sur la mer de Marmara et sur le Bosphore. Ce palais des sultans, à la pointe de la Corne d'Or, s'étend à l'emplacement d'une antique oliveraie.

Sa construction commença en 1461 sous le règne de Mehmed II, et des ajouts y furent faits jusqu’au XIXe siècle où les sultans ottomans l'abandonnèrent en 1856 au profit du palais de Dolmabahçe. Mustapha Kemal, en fondant la république en 1924, le transforma en musée.

« Dolmabahçe » était à l’origine une baie sur le Bosphore qui fut comblée petit à petit à partir du XVIIe siècle pour devenir par la suite un jardin des plus appréciés par les sultans ottomans, d’où son nom turc Dolmabahçe, dolma signifiant « rempli » et bahçe « jardin ».

Différentes résidences d’été y furent construites au cours de l’histoire, mais le palais de Dolmabahçe proprement dit fut construit entre 1853 et 1856 sous le règne du sultan Abdülmecid, à l’emplacement de l’ancien palais côtier de Beşiktaş par les architectes de la famille Balian. Il est le plus grand des palais du Bosphore. Le palais se compose de trois parties, respectivement le Mabeyn-i Hümâyûn (salon réservé aux hommes), le Muayede Salonu (salon des cérémonies) et le Harem-i Hümâyûn (les appartements de la famille du sultan). On trouve dans le bâtiment 285 chambres, 46 salons, 6 hammams et 68 toilettes, pour une surface utilisable de 45 000 m². L’horloge du palais de Dolmabahçe est arrêtée à l’heure du trépas de Mustapha Kemal Atatürk, qui y perdit la vie le 10 novembre 1938 à 9h05.

Autres sites

Intérieur du grand bazar
La tour de Galata
Intérieur de la basilique-citerne
Les remparts de Théodose II
Saint-Sauveur-in-Chora


Sur la rive européenne

  • Le grand bazar (Kapalı çarşı) est un dédale de couloirs couverts (le grand bazar s'étend sur plusieurs hectares et est une véritable enclave dans la ville) dont toutes les allées sont bordées de boutiques, le bazar était autrefois le marché typique turc. Aujourd’hui, les quelques 3 000 boutiques sont devenues touristiques et les Turcs ne s'y rendent quasiment pas.
  • La tour de Galata (Galata kulesi)
    Construite par les Génois en 1368, est située au sud de Taksim sur la rive européenne. Elle offre une vue panoramique d’İstanbul et de la Corne d’Or. Appelée Tour du Christ par les Génois, elle faisait partie du système de protection de Galata, ancienne colonie génoise, dont les remparts furent entièrement démolis en 1453.
  • La Mosquée Eyüp Sultan (Eyüp Sultan camii)
    Haut lieu de pèlerinage musulman, construit autour du tombeau du porte-étendard du prophète de l'islam, Mahomet, Eyüp, décédé en 669 lors du siège échoué de Constantinople par les Arabes. Une petite mosquée fut érigée par Mehmet II en 1458 qui fut remplacée par l'édifice monumental actuel en 1733. Un cimetière musulman s'est formé au tour de la mosquée au fil du temps. C'est actuellement l'un des plus grands cimetières de la ville.
  • La citerne basilique (Yerebatan Sarayı)
    Elle date de 527 et fut conçue pour fournir de l'eau potable au palais impérial byzantin.
  • Saint-Sauveur-in-Chora (Kariye camii ou Kariye kilisesi)
    Cette église, convertie en mosquée au XVIe siècle par les Ottomans, est considérée comme étant un des plus beaux exemples d’église byzantine. Elle est située dans le district stambouliote occidental d’Edirnekapı. Elle devint un musée en 1948 (Kariye müzesi en turc). L’intérieur est couvert de fines mosaïques et de fresques.
  • l'avenue Istiklal
    Anciennement la « Grande Rue de Péra », rebaptisée l'avenue de la Libération (Istiklal) en 1924, c'est l'axe principal du quartier chrétien de la ville. Hôtels particuliers des riches négociants chrétiens (ottomans ou levantins) du XIXe siècle, écoles étrangères, consulats, églises (dont la Basilique Saint-Antoine de Padoue, la plus grande église latine catholique du pays), les bars branchés, les librairies, les cinémas, tous entassés sur cette rue de 2 200 mètres traversée par le tramway historique.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 09:15


Histoire

Byzance (VIIe siècle av. J.-C. à 324)

Article détaillé : Byzance.

Période Byzantine (324 à 1453)

Article détaillé : Constantinople.


Elle fut fondée par l’empereur romain Constantin Ier en 330 sur le site de l’ancienne colonie grecque Byzantium qui existe depuis le VIIe siècle av. J.-C. La ville fut baptisée Constantinople en l'honneur de l'Empereur (ce n’est que le 28 mars 1930 que le nom d’Istanbul devint officiel). La ville devint la capitale orientale de l’Empire romain et plus tard celle de l’Empire byzantin.

Période Ottomane (1453 à 1923)

Articles détaillés : Chute de Constantinople et Empire Ottoman.

Après la chute de Constantinople le 29 mai 1453, elle fut incorporée à l’Empire ottoman par Mehmed II et en devint la nouvelle capitale pendant cinq siècles, remplaçant Edirne (Andrinople) en Thrace.

Période de la République (1923 à aujourd'hui)

Article détaillé : Turquie.


La ville a perdu la fonction de capitale le 1er octobre 1923, en faveur d'Ankara, capitale de la République de Turquie.

La ville est occupée par les Alliés au lendemain de la Première Guerre mondiale (1921-1923), ce qui motive en partie le déplacement de la capitale.

Suite à des migrations à partir des années 1950 depuis les villages d'Anatolie, la ville devint rapidement l'une des plus importantes agglomérations d'Europe. La ville comptait 700 000 habitants en 1927, un million en 1950, deux millions en 1960, trois millions et demi en 1970 et finalement treize millions à ce jour. Selon d'autres sources, la population aurait même dépassé 22 millions d'habitants[réf. nécessaire].

Démographie et religion


La ville fut toujours un centre important pour les religions chrétienne et musulmane. En 1453, le sultan Mehmed II qui venait de conquérir la ville et de mettre fin à l'Empire byzantin, décida de perpétuer le rôle de Constantinople comme centre spirituel du monde chrétien orthodoxe grâce à la nomination du patriarche grec Gennadios à la tête du patriarcat œcuménique. Dans le même ordre, un patriarcat arménien apostolique s’établit en 1461 également par ordre du sultan Mehmed II.

Istanbul devint en 1517 le siège du califat après la conquête de l'Égypte par les Ottomans et le transfert des symboles califaux à la capitale impériale qu'est Istanbul. Cependant, le titre de calife fut porté par les sultans et une institution califale en tant que telle n'a jamais existé séparément en dehors du système étatique. Le califat fut aboli en mars 1924 par Mustafa Kemal Atatürk.

L’exarchat bulgare orthodoxe avait pour siège Istanbul entre 1870 et 1912.

En 1492, suite à l’autorisation du sultan Bayezid II, İstanbul accueillit de nombreux juifs persécutés par l'inquisition espagnole et chassés d’Espagne par Isabelle la Catholique. La ville abrite toujours la communauté juive la plus importante du pays (22 000 personnes sur 25 000). La communauté possède seize synagogues (dont la plus grande est Névé Shalom et la plus ancienne est Ahrida), un hôpital (Or haHayim), une école (UOML), une maison de retraite et un hebdomadaire bilingue (turc-ladino) : Şalom. Le chef de la communauté est le grand rabbin Isaac Haléva.

La ville abrite également la plupart des Sabbatéens de Turquie, partisans de Sabbataï Tsevi.

La nuit du 24 avril 1915, durant laquelle deux-cent quarante intellectuels arméniens furent arrêtés à İstanbul, marque le début du génocide arménien et de la quasi-disparition des minorités chrétiennes de l’Empire ottoman. Cette date est commémorée chaque année en mémoire des 1 200 000 victimes[5]. Toutefois, les Arméniens stambouliotes ne furent pas concernés par les déportations, à l'instar de ceux qui habitaient à Smyrne ou Alep. Aujourd’hui, la communauté arménienne d'Istanbul, évaluée à 45 000 personnes (sur 60 000 dans tout le pays)[6] personnes, possède trente-trois églises apostoliques, douze églises catholiques et trois églises protestantes, deux hôpitaux (Sourp Pirgitch et Sourp Agop), deux orphelinats, dix-neuf écoles et trois journaux en langue arménienne, dont Jamanak (fondé en 1908) actuellement le plus vieux quotidien de Turquie. Les leaders de la communauté sont le patriarche apostolique Mesrob II Mutafyan (depuis 1998) et l’archevêque catholique Hovhannes Tcholakian (depuis 1961). L'émigration des Arméniens de Turquie vers l'étranger a perdu son caractère massif dans les années 1980 et leur nombre s'est stabilisé[réf. nécessaire]. L'attention sur la situation de la minorité arménienne a été ravivée par l'assassinat du journaliste Hrant Dink à İstanbul en 2007.

La communauté grecque possède 95 églises, vingt écoles, un hôpital et deux quotidiens (Apoyevmatini et Iho), mais cette communauté disparaît progressivement. On comptait 100 000 grecs en 1927, mais aujourd’hui leur nombre est de 2 500, ce qui fait que la plupart de leurs institutions ne fonctionnent pas vraiment. Leur chef spirituel est le patriarche œcuménique Bartholomée Ier (depuis 1991).

Le siège de l'Église orthodoxe turque, non reconnue, se situe dans le quartier de Galata.

La ville compte également une communauté syriaque jacobite évaluée à 10 000 personnes. On compte également des chaldéens, des melkites, des bulgares catholiques, des géorgiens catholiques en nombre réduit. Les Polonais, réfugiés au milieu du XIXe siècle à la suite de la répression russe dans leur pays, ont créé en 1842 le village Polonezköy (Adampol) dans la région d'İstanbul, sur la rive asiatique. La population de ce village « polonais » ne dépasse guère une centaine de personnes actuellement.

Tous les groupes musulmans sont représentés, bien que la grande majorité soit sunnite.

Il y a aussi à Istanbul une grande minorité de personnes de religion Alévis.

Les villes d'Anatolie dont les Turcs ont le plus émigrés vers Istanbul sont les suivantes : Sivas (681 214), Kastamonu (516 556), Giresun (455 393), Ordu (453 197), Tokat (396 840)... Hakkari est la ville dont les habitants ont le moins émigré vers Istanbul (6 957). La ville abrite une population originaire de Sivas, Kastamonu, Sinop, Bayburt, Giresun, Ardahan et Erzincan, supérieure à la population même de ces villes[7].

Entre 2007 et 2008, environ 375 000 personnes ont immigré vers Istanbul : ce sont les habitants de Tokat qui ont le plus immigré à Istanbul (17 374), suivent ensuite Ankara (14 173), Ordu (13 897), Mardin (12 125, en particulier la communauté syriaque), Samsun (11 227), Erzurum (10 898), Kocaeli (10 829), Izmir (10 663)[8], etc. À la même période, environ 350 000 personnes ont émigré d'Istanbul vers les villes d'Anatolie : 17 383 vers Tekirdağ, 15 780 vers Tokat, 15 776 vers Kocaeli, 12 178 vers Ankara, 10 946 vers Samsun, 10 312 vers Giresun[9], etc.

Économie

Levent est l'un des principaux quartiers d'affaires d'Istanbul.


Bien que İstanbul ait perdu le statut de capitale politique de la Turquie au profit d’Ankara en 1923, elle n'en reste pas moins la ville majeure de Turquie sur le plan économique, industriel, éducatif et culturel, et le plus important centre d’import-export. Elle abrite également le plus grand port de commerce du pays. İstanbul est la ville la plus riche de Turquie avec un PIB de 150 milliards de dollars[10], ce qui la place également au 30e rang des grandes métropoles mondiales.

Urbanisme

L'urbanisation non maitrisée est l'un des principaux problèmes de la municipalité d'Istanbul.

L'Institut français d'Études anatoliennes d'Istanbul (IFEA) crée en 1988 l'Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI) qui organise régulièrement des séminaires, des conférences ainsi que des « excursions urbaines » et met en relation des collectivités, entreprises ou organismes français avec leurs homologues stambouliotes.

Transports

Haydarpaşa terminali.
Un "vapur" sur le Bosphore.
Réseau de transport public avec des projets futurs.

Article détaillé : Métro d'Istanbul.


İstanbul possède deux gares ferroviaires, Sirkeci (sur la rive européenne) qui date de 1889 et Haydarpaşa (sur la rive asiatique) qui date de 1909.

La ville est reliée aux autres centres d'agglomération du pays par un réseau autoroutier développé. Deux ponts sur le Bosphore (construits en 1973 et en 1988) assurent la liaison entre les parties européennes et asiatiques de la ville ainsi qu'avec le reste du pays.

Deux aéroports internationaux (Atatürk sur la rive européenne et Sabiha Gökçen sur la rive asiatique) relient İstanbul à la plupart des grandes villes du globe et aux principales villes du pays.

Il existe une ligne de métro, une ligne de métro léger (hafif metro utilisant le Flexity Swift de Bombardier Transport), un tramway et deux funiculaires, ainsi que des lignes de trains de banlieue. Sur le modèle pratiqué dans plusieurs villes, un "metrobus" (autobus surélevé circulant en site propre) a été mis en fonction en 2009.

La municipalité gère également un système de bateau-navette (composé des vapeurs, des hydroglisseurs et des ferry-boats) entre les débarcadères situés des deux côtés du Bosphore pour relier les agglomérations riveraines entre elles.

La construction d'un tunnel ferroviaire sous le Bosphore, baptisé Marmaray, est en cours depuis 2004. L'inauguration est prévue pour 2013.
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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 09:09

 

Istanbul
İstanbul
Haut: Palais de Topkapı - Sainte-Sophie - Mosquée bleue ;Milieu gauche: Tour de Léandre, milieu centre : Beyoğlu, milieu droit : Tour de Galata ;Bas: Pont du Bosphore et Levent
Haut: Palais de Topkapı - Sainte-Sophie - Mosquée bleue ;
Milieu gauche: Tour de
Léandre, milieu centre : Beyoğlu, milieu droit : Tour de Galata ;
Bas:
Pont du Bosphore et Levent
Administration
Pays Turquie Turquie
District Istanbul
Province Istanbul ( 34 )
Région Région de Marmara
(Marmara Bölgesi)
Code postal 34
Indicatif local Indicatif téléphonique local (+90) 212 ou 216(Asie)
Maire Kadir Topbaş
(
AKP)
Géographie
Latitude 41° 00′ 44″ Nord
       28° 58′ 34″ Est
/ 41.01224, 28.976018
Longitude
Altitude 5 à 74 m
Démographie
Gentilé Stambouliote ou Istanbuliote
Population 12 697 164 hab.
Localisation
Turkey location map.svg
City locator 12.svg
Istanbul
Internet
Site de la ville http://www.ibb.gov.tr/
Sources
World Gazetteer
Index Mundi/Turquie

Istanbul (en turc İstanbul, parfois francisé en Istamboul) est la plus grande ville et la capitale économique de la Turquie, et la préfecture de la province du même nom.

Située de part et d’autre du détroit du Bosphore, à cheval sur deux continents : l’Europe et l’Asie, elle est généralement considérée comme européenne parce que la ville historique est située sur la rive occidentale du détroit.

Elle est la plus grande agglomération du pays avec plus de douze millions d'habitants recensés (des estimations donnent néanmoins le chiffre de seize millions) ce qui fait également l’une des plus grandes agglomérations du continent[1], et constitue aussi le principal pôle économique de la Turquie.

Appelée officiellement İstanbul depuis le 28 mars 1930, elle a porté d'autres noms durant son histoire (encore parfois utilisés selon les contextes) notamment : « Byzance », au moment de sa fondation ; puis « Constantinople » (à partir de 11 mai 330 en l'honneur de l'empereur romain Constantin Ier).

Elle fut capitale de l’Empire byzantin depuis 395 et jusqu'au 29 mai 1453, puis celle de l'Empire ottoman jusqu'au 10 août 1920, puis enfin celle de la République Turque jusqu'au 13 octobre 1923 avant que ce rôle ne soit dévolu à Ankara.

Appelée aussi la « Nouvelle Rome » (d'ailleurs, comme Rome, Istanbul est fondé sur sept collines), Istanbul appartint tour à tour à la Grèce antique, à l’Empire romain(parfois appelée byzantin quand elle en fut devenue la seconde capitale), à l’Empire latin d'Orient, à l’Empire ottoman, puis, juste après la chute de celui-ci, à la Turquie. Les anciens noms de la ville, Byzance puis Constantinople, témoignent de cette longue histoire. Seules quelques autres grandes villes ont eu trois noms au cours de leur histoire. Du point de vue historique, on peut considérer qu'avec Athènes et Rome, Istanbul est l'une des trois capitales antiques les plus importantes aujourd'hui.

Les habitants de Byzance étaient appelés Byzantins et ceux de Constantinople, les Constantinopolitains ou les Politains. Les habitants d’Istanbul sont les Stambouliotes ou les Istanbuliotes[2].

On ne dit pas « Istanbul » pour désigner le pouvoir politique ottoman, on dit, en employant des synecdoques, la « Sublime porte » ou simplement « la Porte » s'il s'agit du gouvernement ou « le Palais » s'il s'agit du sultan.

Géographie

İstanbul, le Bosphore et la mer Noire, vus de l'espace.
Plan d'ensemble de Constantinople 1922.

Situation

Istanbul est située sur le détroit du Bosphore qui sépare l’Asie de l’Europe, et relie la mer Noire à la mer de Marmara. De nos jours la ville moderne est beaucoup plus grande et couvre à la fois les rives asiatique et européenne du Bosphore.

Sismicité

La ville d’İstanbul se situe tout près de la faille nord-anatolienne. Celle-ci est une faille active qui a déjà produit plusieurs séismes très destructeurs à l’époque contemporaine. L’étude de la sismogénèse locale laisse craindre avec une forte probabilité qu'un séisme important frappe İstanbul au cours des prochaines décennies.

De plus, en raison de la situation de la ville au bord de la mer, un tsunami meurtrier est à craindre[3].

Par ailleurs, la difficulté de faire appliquer des règles de construction parasismiques en Turquie fait penser que la plupart des habitations, notamment celles des quartiers populaires, ne résisteront pas. La ville connut plusieurs séismes importants dont particulièrement ceux de 1509 (appelé la Petite Apocalypse), 1763, 1894 et 1999.

Climat

Istanbul bénéficie d'un climat tempéré, influencé par des zones continentales, mais aussi par les masses maritimes au nord et au sud. Les étés sont chauds, avec un air humide mais des pluies limitées. Les hivers sont froids et humides, avec beaucoup de pluies et occasionnellement de la neige, mais ils sont rarement glaciaux. Les printemps et les automnes sont doux et modérément humides.


Relevé météorologique d'Istanbul
Mois Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
Moy. des T° les plus hautes 9,0 9,2 11,6 16,6 21,3 26,2 28,5 28,3 24,9 19,9 14,8 10,7
Moy. des T° les plus basses 3,6 3,2 4,6 8,3 12,4 16,8 19,4 19,5 16,0 12,3 8,3 5,4
Ensoleillement (h/jour) 2,3 3,1 4,6 6,0 8,0 9,8 10,5 9,4 7,9 5,2 3,3 2,2
Moy. du nombre de jours de pluie 17,3 14,9 13,0 11,3 7,6 6,4 3,9 5,6 7,0 11,3 13,7 16,9
Source: www.meteor.gov.tr



Flore

Istanbul est situé dans une des régions botaniques les plus riches de l'Europe et du monde, avec plus de 10 000 espèces de plantes en Turquie, dont 2 500 endémiques à Istanbul.

Districts

L'hiver à Istanbul.
Article détaillé : Districts d'Istanbul.

La ville d'Istanbul est divisée en 39 districts.

Noms de la ville

Diverses hypothèses existent quant à l’origine du mot « Istanbul ».

  • La première en fait une déformation des mots grecs εις τήν Πόλι(ν), Is tím Boli(n), ce qui veut dire « vers la Ville » car Constantinople est l’archétype de la ville, celle dont on ne donne pas le nom, qu'on ne désigne que par ces mots, « La Ville » comme l’ancienne Rome était appelée Urbs. Selon la même hypothèse, Smyrne (en grec Smyrni, en latin Smyrna) serait ainsi devenu İzmir et Nicée (en latin Nicaea) İznik, par l'ajout de la préposition εις « vers » ou de la voyelle d'appui « i » [4].
  • Une autre suggère que le nom proviendrait de la contraction turque du grec Konstántinoupólis (double accent tonique du nom composé), à laquelle aurait été ajoutée la voyelle d'appui i. Mais la chute de toutes ces syllabes non accentuées semble difficile à admettre dans la mesure où la langue turque procède plutôt habituellement par élision : « Selânik » pour Thessaloniki.

Le nom islam-bol (« là où l'Islam abonde ») serait une étymologie populaire imaginée après la conquête ottomane pour exprimer le nouveau rôle de la cité en tant que capitale de l'empire ottoman musulman, puis siège du califat.

Jusqu'en 1930, l'agglomération d'Istanbul s'appelait officiellement « Constantinople », et « Stamboul » ne désignait que la Vieille Ville (La péninsule historique). Ce nom fut étendu à toute la ville sous la forme moderne d'« İstanbul » à la suite de la réforme de la langue et de l'écriture turque par Atatürk en 1928 (la Révolution des signes).

Les Turcs d'origine arménienne appellent Istanbul Bolis, et les Grecs Polis (« la Ville »). « Politis » est l’homme de Constantinople.

Les peuples slaves sous la domination byzantine puis ottomane l'ont appelée et l'appellent toujours Tzarigrad : « la ville de l'Empereur » (serbe et bulgare : Цариград), qui est un calque de Constantinople (« la ville de l'empereur Constantin Ier »).
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 16:42

Pont en bois d'Aarberg

pont en bois d'Aarberg
Aarberg - pont sur l'Aar.jpg
Pays Drapeau de Suisse Suisse
Localité Aarberg
Latitude
Longitude
47° 02′ 37″ Nord
       7° 16′ 27″ Est
Franchit l'Aar
Fonction routier
Type pont en bois couvert
Matériau bois et pierre
Construction Pont actuel : 1567
Listes

Ponts remarquables les plus longssuspendusà haubansen arcromainscantilever

 

 

 

Le pont en bois d'Aarberg est un pont en bois routier sur l'Aar, situé sur le territoire de la commune d'Aarberg, dans le canton de Berne en Suisse.

 

 

Histoire 

 


La ville d'Aarberg est fondée entre 1220 et 1225 par le comte Ulrich III de Neuchâtel sur le lieu où se trouvait déjà un pont qui représentait alors le seul moyen de franchir l'Aar entre Berne et Büren an der Aare1.

En 1472, le pont est emporté par une crue de la rivière, de même que celui de Büren2. Dès 1878, la correction des eaux du Jura change le lit de l'Aar qui passe en dehors de la cité en direction du lac de Bienne, juste avant Aarberg. Depuis, le pont ne passe plus au-dessus que du petit ruisseau de l'Aare ancienne (Alte Aare en allemand)3.

 

 

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 07:30

 

Briansk
Брянск
Coat of Arms of Bryansk (Bryansk oblast).gif
Une église à Briansk.
Une église à Briansk.
Blank map of Russia-geoloc.svg
Briansk
Pays Flag of Russia.svg Russie
Région économique Centre
District fédéral Central
Sujet fédéral Flag of Bryansk Oblast.png Oblast de Briansk
Code OKATO 15 401
Maire  
Gouverneur {{{gouverneur}}}
Fondation 985
Statut Ville depuis 1778
Ancien(s) nom(s)  
Population Diminution 413 880 hab. (2008)
Densité 2 225 hab./km2
Gentilé  
Altitude  m
Superficie 186 km2
Cours d'eau Desna
Fuseau horaire UTC+3 (heure d'été : +4) Map of Russia - Moscow time zone.svg
Indicatif téléphonique +7 4832
Site officiel www.admin.bryansk.ru
Liste des villes de Russie

Briansk (en russe : Брянск) est une ville de Russie et la capitale administrative de l'oblast de Briansk. Elle est située à 379 km au sud-ouest de Moscou. Sa population s'élève à 413 880 habitants en 2008.

 

Histoire


La première mention écrite de Briansk date de 1146 et se trouve dans la Chronique d'Ipatiev sous la graphie Debriansk (Дъбряньск). Ce nom est dérivé de дъбръ, un mot slave pour fossé , plaine ou forêt dense. La région était connue pour ses épaisses forêts. Aujourd'hui, les autorités locales et les archéologues estiment cependant que la ville existait déjà en 985 ; c’était une colonie fortifiée sur la rive droite de la rivière Desna.

Briansk demeure mal connue jusqu'à l'invasion mongole de la Russie. Elle était la plus septentrionale des villes sévériennes soumises aux Riourikides de Tchernigov. Après l'assassinat de Mikhaïl de Tchernigov par les Mongols, en 1246, et la destruction de sa capitale, son fils transféra son siège à Briansk. En 1310, lorsque les Mongols mirent de nouveau la ville à sac, elle appartenait à la principauté de Smolensk.

Olgierd de Lituanie acquit Briansk par héritage en 1356 et la donna à son fils, Dmitry l'Ancien. Jusqu'à la fin du siècle, sa possession fut disputée entre Jogaila, Vytautas, Švitrigaila, et Georges de Smolensk (en).

La Russie moscovite conquit Briansk en 1503, après la bataille de la Vedrocha. La ville fut transformée en une forteresse qui joua un rôle majeur pendant la période troublée de l'Interrègne. Pierre le Grand rattacha Briansk à la goubernia de Kiev, mais la Grande Catherine jugea plus judicieux de la transférer dans la goubernia d'Orel en 1779. Elle donna également des armoiries à la ville.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Briansk était un marché régional, où se tenait la foire Svenskaïa, la plus importante de Russie occidentale. La foire avait lieu tous les ans sous les auspices du monastère Svensky.

Des canons et des munitions commencèrent à y être fabriqués pour la marine impériale russe en 1783. De marché régional, Briansk se transforma en un centre industriel important pour la métallurgie et le textile.

En 1918, la République populaire biélorusse revendiqua Briansk, mais la ville fut prise par les forces bolchéviques en 1919.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Briansk fut occupée par les Allemands du 6 octobre 1941 au 17 septembre 1943. La ville fut gravement endommagée par les combats. Environ 60 000 partisans soviétiques étaient actifs dans la région de Briansk et ils infligèrent de lourdes pertes à l'armée allemande. En 1941, Mikhaïl Kalachnikov, alors conducteur de char, fut blessé à Briansk.

Peu après sa libération, Briansk devint le centre administratif de l'oblast de Briansk (1944).

 

Population


La situation démographique de Briansk s'est gravement détériorée dans les années 1990. En 1999, le taux de natalité était tombé à seulement 6,9 pour mille et le taux de mortalité s'élevait à 14,7 pour mille (contre 9,5 en 1990) si bien que le solde naturel accusait un déficit de 7,8 pour mille (contre un excédent de 3,2 en 1990). En 2005, la reprise timide de la natalité (9,5 pour mille) est annulée par la poursuite de la hausse de la mortalité (16,3) si bien que le solde naturel accuse toujours un inquiétant déficit de 6,8 pour mille. La population de Briansk a atteint un pic en 1998 avant d'entamer une baisse sensible.

 

 

 


Évolution démographique
1897 1939 1956 1959 1970
23 500 87 500 111 000 207 000 319 000
1979 1989 1998 2002 2008
394 200 452 200 463 100 431 526 413 880


Transports


Briansk posséde un aéroport (code AITA : BZK).

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 15:13

Géographie du Kosovo

Géographie du Kosovo
carte : Géographie du Kosovo
Continent Europe
Région Balkans
Coordonnées 42°35'N, 21°00'E
Superficie
  • 10 887 km2
  • Terres : 100 %
  • Eau : 0 %
Côtes 0 km
Frontières Total: 700,7 km
Serbie 351,6 km, Macédoine 158,7 km, Albanie 111,8 km, Monténégro 78,6 km
Altitude maximale 2 656 m (Gjeravica)
Altitude minimale 297 m
Plus long cours d’eau Drin blanc

 

 

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Le Kosovo couvre une superficie de 10 887 km².



Topographie 


Une grande partie du Kosovo est montagneux. Le plus haut sommet du Kosovo est le Gjeravica, culminant à 2 656 mètres dans le massif de Prokletije, il est situé dans l'ouest à la frontière avec l'Albanie. Le Šar, une chaîne de montagne, se situe dans le sud et le sud-est à la frontière avec la Macédoine. La partie méridionale des monts Kopaonik occupe la nord du Kosovo.

Hydrologie 


Le Kosovo n'a pas accès à la mer, cependant plusieurs rivières et lacs notables se situent sur le territoire. Les principaux fleuves sont le Drin Blanc, coulant vers la mer Adriatique, l'Erenik (parmi ses affluents), la Sitnica, dans le sud de la région de Morava Goljak, et l'Ibar, dans le nord. Les principaux lacs sont le Gazivoda (380 millions de m³) dans la partie nord-ouest, Radonjić (113 millions de m³) dans la partie sud-ouest, Batlava (40 millions de m³) et Badovac (26 millions de m³) dans la partie nord-est. D'autres lacs plus petits incluent les lacs de Zemra, Đeravica et Lićenat (ou Kuqishtë). On trouve aussi des chutes d'eau notables :

  • les chutes du Drin, 25 mètres, situées à l'embouchure de la rivière Drin blanc.
  • Les chutes Miruša sont une série de chutes sur la rivière Miruša (un affluent de la Drin) dans la municipalité de Mališevo dans l'ouest du Kosovo, sur le côté est de la région de Metohija.

Climat 


Le Kosovo est situé sur la péninsule des Balkans, entre la mer Méditerranée et les régions montagneuses du sud de l'Europe. Cette position géographique lui confère sa grande variation de températures annuelles; des étés avec de fortes températures pouvant dépasser 30 °C et des hivers assez froids (jusqu'à -10 °C). Le climat du Kosovo est considéré comme humide continentale.

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 07:54

 

Albert Hofmann

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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Albert Hofmann
Albert Hofmann
Albert Hofmann à l'âge de cent ans en 2006.
Naissance 11 janvier 1906
Baden (Suisse)
Décès 29 avril 2008 à 102 ans
Burg im Leimental (Suisse)
Nationalité Suisse Suisse
Champs Chimie
Institution Entreprise Sandoz
Célèbre pour Découverte du LSD
Distinctions docteur honoris causa de l'Université de Genève

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Albert Hofmann (né le 11 janvier 1906 à Baden en Argovie et mort le 29 avril 2008 à Burg im Leimental dans le canton de Bâle-Campagne) est un chimiste suisse. Il est notamment connu pour avoir découvert le LSD. En 2001, il a reçu le titre de docteur honoris causa de l'Université de Genève[1].



Biographie


Albert Hofmann grandit dans une famille de quatre enfants dont il était l'ainé. Son père travaillait comme outilleur. Dans sa jeunesse, il termina d'abord un apprentissage dans le commerce, puis entreprit en 1925 des études de chimie à l'Université de Zurich et obtint son doctorat quatre ans plus tard avec les honneurs. Intéressé également par la biologie et la zoologie, il effectua des recherches sur la chitine, un des composants de l'exosquelette des crustacés et des insectes. Il travailla ensuite pendant plus de quarante ans pour l'entreprise Sandoz à Bâle, jusqu'à son départ en retraite en 1971. C'est en 1943 qu'il découvrit les effets hallucinogènes du LSD. Il passa la fin de sa vie à la Rittimatte au bord du Jura. À l'occasion de son centième anniversaire, un colloque fut organisé du 13 au 15 janvier 2006 à Bâle sur le thème "LSD - Enfant terrible et drogue miraculeuse". Il meurt à 102 ans à son domicile de Burg im Leimental, le 29 avril 2008[2].

Travaux de recherche  


Ergot de seigle et LSD  


Dans le cadre de recherches pharmaceutiques portant sur l'ergot de seigle et avec pour objectif de développer un stimulant circulatoire, Hofmann synthétise en 1938 différents dérivés amides de l'acide lysergique, parmi lesquels le diéthylamide LSD-25 (le 25e de cette série). Lors des tests, la substance provoque chez les animaux un état d'agitation mais ne présente aucune propriété exploitable ou intéressante d'un point de vue pharmaceutique, et elle n'est donc pas étudiée plus en détail. Néanmoins, en 1943, Hofmann décide de produire à nouveau du LSD. Tandis qu'il travaille à son laboratoire, il est soudainement pris d'un état d'agitation et de malaise qui le conduit à interrompre son travail et à rentrer chez lui à vélo. Une fois rentré, il a en fermant les yeux des visions intenses, kaléidoscopiques et colorées. L'expérience dure environ deux heures. D'après ses dires, il aurait pu absorber une petite quantité de substance en se frottant les yeux[3].

Prise de LSD volontaire


Albert Hofmann en 1993.
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Afin de comprendre les causes de cette expérience insolite, Hofmann décide de tester la substance sur lui-même en utilisant ce qu'il estime être la plus petite dose nécessaire pour produire un effet. Il consigne ensuite le déroulement des évènements de manière protocolaire[4]:

16:20 Absorption de la substance.
17:00 Début d'étourdissement, angoisse, troubles de la vue, paralysies, rires.
Retour en vélo à la maison. Crise la plus forte vers 18-20 heures, voir compte rendu spécifique:
Ce n'est qu'avec beaucoup d'effort que je pus écrire les derniers mots. [...] les modifications et les sensations étaient du même genre [que la veille], seulement bien plus prononcées. Je ne pouvais plus parler de manière intelligible qu'au prix d'efforts extrêmes, et demandai à ma laborantine, que j'avais mis au courant de l'expérience, de m'accompagner jusque chez moi. Rien que lors du trajet en vélo [...] mon état prit des proportions inquiétantes. Tout ce qui entrait dans mon champ de vision oscillait et était déformé comme dans un miroir tordu. J'avais également le sentiment de ne pas avancer avec le vélo, alors que mon assistante me raconta plus tard que nous roulions en fait très vite. [Arrivé à la maison,] les étourdissements et la sensation de faiblesse étaient par moments si forts que je ne pouvais plus me tenir debout et était contraint de m'allonger sur un canapé. Mon environnement se transforma alors de manière angoissante. [...] les objets familiers prirent des formes grotesques et le plus souvent menaçantes. Ils étaient empreints d'un mouvement constant, animés, comme mus par une agitation intérieure. La voisine [...] n'était plus Madame R. mais une sorcière maléfique et sournoise au visage coloré, etc, etc.

Plus tard, vers la fin de l'intoxication:

Je commençai alors progressivement à apprécier ce jeu insolite de formes et de couleurs qui continuait derrière mes yeux fermés. Des formes fantasmagoriques et bariolées déferlaient sur moi en se transformant à la manière d'un kaléidoscope, s'ouvrant et se refermant en cercles et en spirales, jaillissant en fontaines de couleur, se réorganisant et se croisant, le tout en un flot constant. Je remarquai notamment la façon dont toutes les perceptions acoustiques, telles que le bruit d'une poignée de porte ou celui d'une voiture passant devant la maison, se transformaient en sensations optiques. Chaque son produisait une image animée de forme et de couleur correspondante.

Par la suite, il s'est avéré que la dose choisie par Hofmann (environ 250 µg) représentait trois à cinq fois la dose considérée aujourd'hui comme normale. Le LSD fait partie des plus puissants hallucinogènes connus, par rapport à la DMT ou à la psilocine par exemple. Plus tard après l'expérience, Hofmann résumera sa découverte fortuite en déclarant: "Le LSD est venu à moi"[5]. Son expérience a été baptisée "Jour du vélo" par les adeptes du LSD.

L'ergot de seigle a néanmoins trouvé une utilisation en médecine. En effet, il contient entre autres une substance tonifiante utilisée pour stimuler les contractions chez les femmes enceintes. Les dérivés de l'ergot sont aussi utilisées comme anti-migraineux pour leur action sur la circulation arterielle cérébrale.

Autres recherches


Hofmann a également effectué des recherches sur d'autres substances psychotropes telles que la psilocybine, les champignons contenant de la psilocine (appelés aussi teonanacatl ou champignons hallucinogènes), les graines de l'ipomée (contenant de la LSA), l'ololiuqui, ainsi que les salvinorines, la sauge des devins et l'ayahuasca. Il a aussi isolé et synthétisé les substances actives d'importantes plantes médicinales afin d'en étudier les effets.

Prises de position  


Tout au long de sa vie, Hofmann s'est prononcé en faveur d'une légalisation des substances psychédéliques comme le LSD pour la recherche scientifique. Optimiste, il a déclaré qu'un usage correct du LSD dans la culture populaire n'était qu'une question de temps[6].

Dans les années 1960 aux États-Unis, lorsque Timothy Leary encourage la consommation généralisée de LSD, il est violemment critiqué par Hofmann. Ce dernier déclare qu'il faut être prudent avec cette substance et qu'il ne s'agit pas d'une drogue récréative. Alors qu'à cette époque la CIA administre, à des fins de recherche, plusieurs psychotropes dont du LSD à des sujets expérimentaux non informés (ce programme, appelé Projet MK-Ultra, aurait entrainé au moins un décès), il qualifie cette façon de procéder de « criminelle »[7].

« Plus l'on regarde profondément à l'intérieur de la nature vivante, plus on se rend compte à quel point elle est merveilleuse. Je crois que l'on se sent alors en sécurité. On lui appartient, on peut la voir, on peut la vivre. La conscience est tout simplement le plus grand cadeau du Créateur aux hommes ; le fait d'avoir une conscience et de pouvoir prendre conscience de notre création - et de ne pas seulement traverser aveuglément le Paradis. »
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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 08:11

 

Léonid Brejnev

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Léonid Brejnev
Леонид Брежнев
Brezhnev-color.jpg

Naissance 6 décembre 1906 (calendrier julien)
19 décembre 1906
Kamenskoïe, Ukraine
Flag of Russia.svg Empire russe
Décès 10 novembre 1982 (à 75 ans)
Moscou, RSFS de Russie
URSS Union soviétique
Nationalité Ukrainien, puis Soviétique
Autres activités Premier secrétaire du Parti communiste de Moldavie (1950-1952)
Premier secrétaire du Parti communiste du Kazakhstan (1955-1956)
Distinctions 4 fois Héros de l'Union soviétique
Cavalier de l'Ordre de la Victoire
8 fois titulaire de l'Ordre de Lénine
2 fois titulaire de l'Ordre du Drapeau rouge
2 fois titulaire de l'Ordre de la Révolution d'Octobre
Nombreuses autres décorations

 

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Léonid Ilitch Brejnev (en russe : Леони́д Ильи́ч Бре́жнев) (6 décembre 1906 du calendrier julien ou 19 décembre 1906 du calendrier grégorien-10 novembre 1982) est un homme politique soviétique, secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique, et donc principal dirigeant de l'URSS de 1964 à 1982. Il fut en outre président du Præsidium du Soviet suprême (fonction honorifique de chef de l’État) à deux reprises, de 1960 à 1964 et de 1977 à 1982.

Son autorité, d'abord partagée, s'affirma progressivement à la tête du Parti et de l'État, atteignant son apogée durant les années 1970, avant que la vieillesse et la maladie ne limitent progressivement son rôle politique au profit des membres de la nomenklatura.

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Biographie  


Léonid Brejnev naquit à Kamenskoïe (de nos jours Dniprodzerjynsk), en Ukraine en 1906, fils d'un métallurgiste russe. Comme de très nombreux jeunes prolétaires aux temps de la révolution russe il reçut une éducation technique, en gestion du territoire puis en métallurgie. Une fois diplômé, il devint ingénieur dans l'industrie métallurgique de l'Est de l'Ukraine. Il intégra en 1923 l'organisation de jeunesse du Parti communiste, le Komsomol, puis le Parti lui-même en 1931.

En 1935-1936, il fit son service militaire obligatoire. D'abord engagé dans un corps de blindés il suivit des cours sur les chars d'assaut avant de servir finalement comme commissaire politique. Suite à cela, il devint directeur du collège technique de métallurgie de Dniprodzerjynsk. Il est rapidement transféré au centre régional de Dniepropetrovsk, dont il devient en 1939 le Secrétaire du Parti en charge des importantes industries militaires de la ville.

Il fait partie de la génération de Soviétiques qui ne connurent pas la période ayant précédé la révolution russe, trop jeunes même pour avoir participé aux luttes pour la succession de Lénine au poste de chef du parti en 1924. Au moment où il entre au Parti, Joseph Staline en était déjà le maître incontesté ; Brejnev, comme beaucoup d'autres jeunes communistes, trouva dans le système stalinien un chemin tout tracé. Les membres du Parti qui avaient survécu aux grandes Purges de 1937-1938 obtinrent des promotions rapides, puisque ces éliminations ouvraient de nombreux postes dans les niveaux haut et moyen du parti et de l'État : Brejnev est le modèle même de ces carrières fulgurantes.

En juin 1941 l'Allemagne nazie envahit l'Union soviétique et Brejnev participe à l'évacuation des industries de Dniepropetrovsk, avant que la ville ne tombe entre les mains des Allemands, le 23 août. Comme la plupart des membres du Parti de rang moyen, il est enrôlé dans l'Armée rouge comme commissaire politique. En effet, l'Armée rouge suivait le principe du double commandement : toutes les formations militaires étaient sous les ordres d'un officier professionnel et d'un commissaire politique. En octobre, Brejnev devient délégué de l'administration politique pour le front sud, avec rang de commissaire de brigade.

 

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Brejnev (à droite) en 1942, commissaire politique.
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En 1942, alors que l'Ukraine est occupée, Brejnev est envoyé dans le Caucase comme délégué politique. En avril 1943 il devient chef du département politique de la 18e armée. La même année, cette armée monte au front en Ukraine pour soutenir l'Armée rouge qui venait de prendre l'initiative de foncer à l'ouest. Le commandant en chef de cette ligne de front est Nikita Khrouchtchev, qui devient le mentor de Brejnev. À la fin de la guerre, Brejnev occupe le poste de commissaire politique du 4e front ukrainien qui entre à Prague après la capitulation allemande.

En août 1946, il quitte l'Armée rouge avec le rang de major-général. Il vient de passer la totalité de la guerre comme commissaire et non comme militaire. Après avoir participé aux projets de reconstruction de l'Ukraine il devient premier secrétaire à Dniepropetrovsk. En 1950, il devient délégué au Soviet suprême. La même année, il est nommé premier secrétaire du Parti en Moldavie, territoire roumain incorporé à l'Union soviétique une première fois en 1940 puis définitivement en 1944. En 1952, il devient membre du Comité central et candidat (membre de second rang) du Politburo.

Brejnev et Khrouchtchev


Cette ascension fulgurante jusqu'aux sommets du Parti n'aurait pas été possible sans le soutien permanent de Nikita Khrouchtchev, qui domine depuis les années 1930 l'organisation bureaucratique et politique de l'Ukraine.

À la mort de Staline, en mars 1953, alors que la succession est encore incertaine, la taille du Politburo est réduite, Brejnev n'en fait pas partie. À titre de compensation, il est nommé chef du directoire politique de l’armée et de la marine, au grade de lieutenant général, une place très importante. Cette promotion est probablement due au nouveau pouvoir de son mentor Khrouchtchev, qui succède à Staline comme Secrétaire général du Parti, et, comme son prédécesseur, en fait progressivement le principal centre du pouvoir. En 1955 Brejnev est fait Premier Secrétaire du Parti au Kazakhstan, un poste stratégique.

En février 1956 Brejnev est rappelé à Moscou pour contrôler l'industrie militaire, le programme spatial soviétique, l'industrie lourde et les grands travaux d'infrastructure. Il est désormais un personnage clé et en juin 1957, il soutient Khrouchtchev dans sa lutte contre la vieille garde stalinienne menée par Viatcheslav Molotov, Gueorgui Malenkov et Lazare Kaganovitch pour la direction du parti. La défaite de ces derniers lui ouvre les portes du Politburo.

En 1959, Brejnev devient Secrétaire du Comité central et le 5 mai 1960 obtient le titre de Président du Præsidium du Soviet suprême, c’est-à-dire de chef de l’État. Ce poste ne conférait pas de réels pouvoirs, mais permettait d’aller à l’étranger, ce qui éveilla chez Brejnev un goût indéfectible pour les objets de luxe occidentaux.

Jusque vers 1962, la place de Khrouchtchev comme chef du Parti était solide, mais les performances économiques décevantes, les réformes brouillonnes de l'éducation et de l'appareil économique, et les tirades de plus en plus grandiloquentes et imprévisibles du Secrétaire général commencèrent à inquiéter ses pairs. En apparence, Brejnev demeurait loyal mais, à partir de 1963, il prit part à un complot, aux côtés notamment d'Alexis Kossyguine et de Nikolaï Podgorny, avec pour but de remplacer Khrouchtchev. Cette année-là il succéda à Frol Kozlov comme premier Secrétaire du comité central et devint par ce poste le successeur officiel de Khrouchtchev. Le 14 octobre 1964, alors que Khrouchtchev était en vacances, les conspirateurs convoquèrent le Comité central, qui les adouba et transmit à Khrouchtchev l'annonce de sa propre démission. Brejnev était Premier Secrétaire du Parti, Alexeï Kossyguine Président du conseil des ministres : le dernier défenseur de Khrouchtchev, Anastase Mikoyan, récupérait pour un an la présidence du Soviet suprême avant de l'abandonner à Nikolaï Podgorny.

Chef du Parti  


Politique intérieure  


Pendant les années Khrouchtchev, Brejnev avait approuvé la dénonciation de la dictature de Staline, la réhabilitation des victimes des purges et la libéralisation limitée de la vie politique et intellectuelle soviétique. Mais dès qu’il eut pris le pouvoir, le processus fut interrompu ; sans retour aux méthodes terroristes de gouvernement, on put cependant assister à une réhabilitation insidieuse de Staline, et à l'étouffement progressif de la liberté de ton des intellectuels. Dans un discours en mai 1965 commémorant le vingtième anniversaire de la défaite de l’Allemagne, Brejnev mentionna Staline d’une manière positive pour la première fois. En avril 1966, il prit le titre de Secrétaire général du PCUS, que Khrouchtchev avait remplacé par celui de Premier Secrétaire. En 1966, le procès des écrivains Iouli Daniel et Andreï Sinyavsky, inédit depuis l'époque stalinienne, marqua le retour d'une chape de plomb sur la vie culturelle soviétique. Dirigée par Youri Andropov, la police politique (le KGB) se vit octroyer des pouvoirs de contrôle et de répression accrus et perfectionnés contre toute forme de dissidence.

Durant les années 1970, Brejnev consolida sa position dominante au sein des instances dirigeantes. En juin 1977, il obligea Podgorny à prendre sa retraite et redevint nominalement chef de l'État. Kossyguine conserva le poste de Président du conseil des ministres jusqu'à sa mort en 1980, mais jouait un rôle de plus en plus effacé, le Politburo étant de plus en plus dominé par les partisans de Léonide Brejnev. En mai 1976, il se nomma lui-même Maréchal de l'Union soviétique, à l'imitation de Staline. Les chefs de l'armée, sans en être ravis, acceptèrent cette fantaisie, leurs privilèges, pouvoir et prestige, n'ayant alors jamais été aussi haut.

Politique internationale


Léonid Brejnev et Erich Honecker en 1971.
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Lorsque Brejnev arriva au pouvoir, la puissance soviétique semblait moins solide dans l'arène internationale qu'à la fin de l'époque stalinienne, tant au sein du bloc communiste que dans la confrontation continue avec les États-Unis. La crise de Cuba avait marqué les limites de la surenchère nucléaire, et les succès initiaux de la Course à l'espace furent éclipsés par l'incapacité soviétique à envoyer un cosmonaute sur la Lune.

Envers les satellites est-européens, la position adoptée par les dirigeants soviétiques, rapidement surnommée doctrine Brejnev, fut sans ambivalence, comme en témoigna l'affaire tchécoslovaque. En 1968, la tentative du dirigeant communiste local Alexandre Dubček de libéraliser largement le système politique et économique, suivant le slogan du socialisme à visage humain, éveilla vite le scepticisme de Moscou, qui craignit de voir se répéter les évènements hongrois de 1956. Dès juillet, Brejnev dénonçait le Printemps de Prague, comme « révisionniste » et « anti-soviétique ». Le 21 août 1968, après des pressions infructueuses sur Dubček, Brejnev déclencha l'invasion du pays par les forces du Pacte de Varsovie, qui remplacèrent le gouvernement par des hommes dévoués à l'Union soviétique. Cette intervention brutale marqua pour deux décennies les limites de l'autonomie que Moscou laissait à ses satellites.

Sous Brejnev, les relations avec la République populaire de Chine continuèrent en revanche à se dégrader, jusqu'à de meurtriers affrontements frontaliers en 1969, largement tenus secrets par les deux États. Le rétablissement des relations sino-américaines, au début de 1971, marqua une nouvelle phase dans les relations internationales ; en 1972, le président Richard Nixon se rendit en Chine pour rencontrer Mao Zedong. Ce rapprochement, qui fissurait profondément l'unité jusqu'alors proclamée du bloc communiste, convainquit cependant Brejnev de la nécessité de mener une politique de détente avec l'Occident, afin de prévenir la formation d'une dangereuse alliance anti-soviétique.

 

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Négociations sur la limitation des armements stratégiques SALT II le 18 juin 1979 à Vienne.
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Cette politique fut inaugurée par la visite de Richard Nixon à Moscou en mai 1972, et la signature à cette occasion de l'accord SALT I de limitation des arsenaux nucléaires. Le zénith de la Détente fut la signature de l’Acte Final d’Helsinki en 1975 entre l'URSS et l'ensemble des États européens et nord-américains. Les Soviétiques virent un succès fondamental dans la reconnaissance par l'Ouest des frontières issues de la Seconde Guerre mondiale. L’Union soviétique acceptait en contrepartie que les États participants respectent les Droits de l'homme et les libertés fondamentales, y compris de conscience et religieuses. Ces principes ne furent jamais appliqués, mais les opposants internes aux régimes communistes ne cessèrent dès lors de s'en prévaloir à l'encontre du pouvoir, notamment les dissidents soviétiques, tels Andreï Sakharov, qui formèrent le Groupe Helsinki de Moscou. D'autre part, le problème de l’émigration des juifs soviétiques devint une source d'irritation croissante qui ne put être aplanie lors de la rencontre entre Brejnev et le président Gerald Ford à Vladivostok en novembre 1974.

En revanche, le dégel économique est-ouest fut beaucoup plus rapide que le dégel politique, notamment entre les satellites soviétiques et l'Europe de l'Ouest, avec une augmentation des échanges commerciaux et des coopérations techniques, mais aussi avec l'Union soviétique. Parmi les exemples les plus emblématiques, la production sous licence d'automobiles Fiat 124 par le combinat Lada (modèle qui a lancé la marque soviétique) à partir de 1966, ou encore la production de sodas par Pepsi-Cola en URSS à partir de 1974.

Dans les années 1970 l’Union soviétique atteignit l'apogée de son pouvoir politique et stratégique par rapport au rival américain, déstabilisé par la défaite finale au Vietnam et le scandale du Watergate. Les accords SALT I, puis SALT II en 1979 aboutirent à la parité nucléaire entre les deux Grands. Sous la direction de l’amiral Sergei Gorshkov l’Union soviétique devint un pouvoir naval mondial pour la première fois, et par le truchement de Cuba intervint militairement jusqu'en Afrique. Cette puissance conduisit notamment l'Union soviétique à un paradoxe dans cette région : en Angola, les militaires soviétiques, cubains et est-allemands protégèrent le régime marxiste allié de José Eduardo dos Santos, en sécurisant les puits de pétrole exploités par les compagnies occidentales, notamment Exxon.

La stagnation économique  


Cependant la politique soviétique sur le plan international et celle de Brejnev en politique intérieure dépendaient de l’économie de l’Union soviétique. Or celle-ci devient stagnante à partir de 1965 et montre même des signes de déclin. Le retard de l’agriculture en est un exemple. Malgré l’industrie lourde, l'URSS n’obtient que des rendements médiocres au point qu’il lui faut importer du blé.

Les énormes dépenses pour les forces armées et dans une moindre mesure pour le programme spatial soviétique faisaient négliger les besoins de base comme l’habitat. L’importance grandissante de l’économie informelle (on utilisait alors l'euphémisme « l'économie de l'ombre », en fait le marché noir) était une sorte de réponse, mais elle entraînait une corruption généralisée. Le goût personnel de Brejnev pour les voitures en est une illustration.

De plus, dans les années 1960-1980, son gendre le général Lurii Tchourbanov, fut impliqué tout comme le dirigeant ouzbek de l'époque, Charaf Rachidov, dans la célèbre affaire dite du « coton ouzbek », où des sommes importantes furent détournées par le truchement de falsifications des statistiques : ce fut d'ailleurs la plus importante fraude de l'ère soviétique.

Les dernières années


Brejnev en 1973.
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Les dernières années de son règne furent marquées par un culte de la personnalité omniprésent atteignant un sommet pour son soixante-dixième anniversaire en décembre 1976. Cette propagande qui ne pouvait plus s'appuyer sur la terreur était incapable d'inspirer ni respect ni peur à une population dont il faisait l'objet d'innombrables railleries (notamment sous la forme de blagues russes). Brejnev s’intéressait surtout aux questions internationales en laissant les questions internes à ses subordonnés. Parmi ceux-ci, le responsable de l’agriculture, Mikhaïl Gorbatchev, devint de plus en plus convaincu qu’une réforme fondamentale était nécessaire, sans que se tramât aucun complot, mais la santé du vieux chef déclinait.

L'un de ses derniers actes majeurs, l'héritage qui serait fatal à ses successeurs, fut la décision en décembre 1979 d’intervenir en Afghanistan, où un régime communiste impopulaire avait de grandes difficultés à garder le pouvoir. Cela arrêta brusquement la détente allant même jusqu’à un embargo par les États-Unis et la fourniture d’armements aux rebelles afghans.

Mort et héritage  


En mars 1982, Brejnev fut victime d'une crise cardiaque. Son pouvoir n’était plus que fantomatique et il mourut en novembre. Son règne sur l'URSS fut le second par sa durée et le pays atteignit un niveau record de puissance[réf. nécessaire].

Postes officiels


Précédé par Léonid Brejnev Suivi par
Nikolai Koval
Premier secrétaire du Parti communiste de Moldavie
1950-1952
Dmitry Gladky
Panteleimon Ponomarenko
Premier secrétaire du Parti communiste du Kazakhstan
1955-1956
Ivan Yakovlev
Kliment Vorochilov
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Président du Præsidium du Soviet suprême
1960-1964
Anastase Mikoyan
Nikolaï Podgorny
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Président du Præsidium du Soviet suprême
1977-1982
Vassili Kouznetsov
Nikita Khrouchtchev
Flag of the Soviet Union (1955-1980).svg
Secrétaire général du PCUS
1964-1982
Iouri Andropov

Galerie  


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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 08:00

 

Mikhaïl Gorbatchev

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Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

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Mikhaïl Gorbatchev
Président de l'Union soviétique
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Mikhaïl Gorbatchev, en 1987

Actuellement en fonction
Mandat
15 mars 1990 - 25 décembre 1991
Depuis le 15 mars 1990
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Élu(e) le
Parti politique PCUS
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USD
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Premier(s) ministre(s) Nikolaï Ryjkov
Valentin Pavlov
Ivan Silaev
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Autres fonctions
11ePrésident du Præsidium du Soviet suprême
Mandat
1er octobre 1988 - 25 mai 1989
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Prédécesseur Andreï Gromyko
Successeur lui-même Président du conseil(soviet)suprême 25 mai 1989 - 15 mars 1990

6eSecrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique
Mandat
11 mars 1985 - 24 août 1991
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Prédécesseur Konstantin Tchernenko
Successeur Vladimir Ivachko

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Biographie
Nom de naissance {{{nom naissance}}}
Naissance 2 mars 1931 (1931-03-02) (79 ans)

Drapeau de l'URSS Privolnoïe, RSFS de Russie
Décès


Nature du décès
Nationalité Soviétique, puis Russe
Conjoint(s) Raïssa Gorbatcheva
Enfant(s)
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Dirigeants de l'URSS
Prix Nobel de la paix de 1990

Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev, plus rarement Gorbatchov en suivant de plus près la prononciation russe (russe : Михаил Сергеевич Горбачёв, Prononciation du titre dans sa version originale), né le 2 mars 1931 à Privolnoïe dans l'actuel Kraï de Stavropol, est un homme d'État soviétique et russe qui dirigea l'URSS entre 1985 et 1991.

Résolument réformateur, il s'engagea à l'extérieur vers la fin de la guerre froide, et lança à l'intérieur la libéralisation économique, culturelle et politique connue sous les noms de Perestroïka et de Glasnost. Impuissant à maîtriser les évolutions qu'il avait lui-même enclenchées, sa démission marqua le point final de l'implosion de l'Union soviétique, précédée de deux ans par l'effondrement des démocraties populaires en Europe de l'Est.

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Biographie  

Né de parents kolkhoziens, Sergueï Andreïevitch Gorbatchev (1909-1976) et Maria Panteleïevna née Gopkalo (1911-1993), il est originaire du Caucase du Nord (il est né dans le kraï de Stavropol) et étudie le droit à l’université Lomonossov de Moscou où il rencontre sa future femme Raïssa. Il adhère au parti communiste en 1952 et en devient le dirigeant pour la ville de Stavropol en 1962. Entre 1964 et 1967, il étudie à l’Institut agronome de Stavropol et se spécialise dans les problèmes agricoles. Il est remarqué par Iouri Andropov qui passe ses vacances dans la région ; dès lors, sa carrière s'accélère : il est élu au Comité central en 1971 à 40 ans et au Politburo en 1980 à 49 ans.

Les causes de son arrivée au pouvoir  

À la fin des années 1970, le KGB dirigé par Iouri Andropov, diligenta une enquête confidentielle pour évaluer le PNB soviétique selon les critères qualitatifs occidentaux et non plus seulement en volume comme le voulait la tradition soviétique. Le résultat fut très défavorable et apportait la preuve du déclin de l’Union soviétique qui avait vu son économie dépassée par celles du Japon et de la RFA, anciens ennemis de l’URSS. D’autre part, à partir de 1978, la Chine dirigée par Deng Xiaoping, entreprit une véritable révolution économique qui rétablissait de fait les règles capitalistes d'économie de marché dans l'économie chinoise, ce qui eut pour effet de lui donner un dynamisme considérable.

L’URSS était ainsi confrontée à une situation géopolitique nouvelle et inquiétante :

  • le Japon et la RFA disposaient désormais chacun d’une économie plus puissante que la sienne.
  • la Chine démarrait une croissance économique exceptionnelle.
  • les États-Unis accroissaient l’écart entre les deux pays.

N'étant plus capable de soutenir financièrement un rythme effréné de la course aux armements, dans un contexte de la stagnation économique et une baisse des cours du pétrole, l'URSS n'a pas d'autre choix que de songer à une détente et au désarmement.

Son arrivée au pouvoir et les débuts de la perestroïka  

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Ronald Reagan et Mikhail Gorbatchev.
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Consciente du danger, la direction vieillissante du PCUS porte au pouvoir le représentant d’une nouvelle génération — Gorbatchev a 54 ans — mais formé et testé à l'école du parti. Dès décembre 1984, Gorbatchev avait pu faire son entrée sur la scène diplomatique internationale, en se rendant en Grande-Bretagne, en visite à Margaret Thatcher : le numéro deux soviétique s'y était démarqué des autres dirigeants de Moscou, par son image d'ouverture et en annonçant que l'URSS était prête à une réduction bilatérale des armements nucléaires.

Arrivé au poste de Secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique en mars 1985, Gorbatchev tente d’insuffler une nouvelle jeunesse à l’économie de l’URSS. Il s’efforce de sauver le système par des réformes structurelles très profondes par rapport aux principes léninistes classiques.

Gorbatchev tire son inspiration d'Alexandr Iakovlev, ancien ambassadeur au Canada, qui lui fit prendre conscience de la faillite du système soviétique dans le domaine agricole puis, de façon plus générale, dans sa stratégie de confrontation avec l'Occident. Celui-ci devint peu à peu son éminence grise et lui inspire successivement la glasnost puis la pérestroïka et, enfin, l'acceptation de la réunification allemande.

Sa seconde NEP échoue, rencontrant une opposition au sein du parti. Gorbatchev met alors en place une politique de glasnost (transparence) et de perestroïka (restructuration) à partir de 1985 pour renouveler le pays.

Tournant dans la politique extérieure  

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Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan en 1987.
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Gorbatchev propose d'ouvrir le dialogue avec Ronald Reagan. En 1985, Gorbatchev propose "l'option zéro", au président américain Ronald Reagan, au sujet des armes nucléaires, l'auteur du slogan "America is back" refuse cette proposition. Il initie les traités de désarmement à l'origine de la rupture de l'équilibre de la Terreur, installé depuis 1945. En 1986, Gorbatchev propose un plan d'élimination des armes nucléaires à l'horizon 2000. La même année il rencontre le président américain, Ronald Reagan à Genève. Les "deux Grands" s'accordent pour réduire de 50% leurs arsenaux nucléaires, même si les Américains refusent de renoncer à l'IDS. Dans un message de Nouvel An, le président américain adresse un court message télévisé à toute l'URSS, tandis que le président de l'URSS fait de même sur une chaîne de télévision américaine. Le projet séduit ; chacun des deux présidents se montre très modéré dans son message ; la gorbymania commence à toucher les États-Unis. Un sondage révèlera même, à une époque, que Gorbatchev est plus populaire aux États-Unis que Reagan lui-même. Le magazine Time lui décerne le titre d'Homme de l’année en 1987, puis d'Homme de la Décennie en 1989 après la Chute du Mur de Berlin.

En février 1988, il décida de retirer les troupes soviétiques d'Afghanistan. La décision devint effective un an plus tard.

 

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Photo des leaders de l'Europe de l'Est lors d'un sommet du pacte de Varsovie : Gustav Husak, Todor Jivkov, Erich Honecker, Nicolae Ceausescu, Wojciech Jaruzelski, János Kádár et Mikhaïl Gorbatchev en 1987.
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En 1989, en visite officielle en Chine pendant les manifestations de la place Tian'anmen (avant leur répression), on sollicite son opinion sur la muraille de Chine : « Très bel ouvrage », dit-il, « mais il y a déjà trop de murs entre les hommes ». Un journaliste lui demande : « Voudriez-vous qu'on élimine celui de Berlin » ? Gorbatchev répond très sérieusement « Pourquoi pas ? ». À propos des manifestants démocrates qui troublent son séjour, il déclare : « L'URSS a également ses têtes brûlées qui veulent changer le socialisme du jour au lendemain. »

En 1990, il reçoit le Prix Nobel de la paix pour sa contribution à la fin de la guerre froide. Pourtant, le 1er mai de la même année, il est hué par certains de ses concitoyens. En effet il est très impopulaire aux yeux des conservateurs de son parti qui le considèrent comme le fossoyeur du régime soviétique.

La chute de l'URSS 

Les tentatives de réformes de l'économie soviétique aggravent les difficultés économiques du pays (cf. économie de la Russie), et Gorbatchev devient nettement plus impopulaire chez lui qu'en Occident.

Lors du coup d’État d'août 1991, parti en vacances dans sa datcha de Crimée, il y est un temps enfermé et écarté du pouvoir par les ultras du Parti communiste soviétique. Le soutien d'Helmut Kohl s'avère insuffisant alors que le président François Mitterrand déclare vouloir attendre les intentions des « nouveaux dirigeants » soviétiques, reconnaissant de facto le gouvernement issu du putsch, et n'hésitant pas alors à lire en direct à la télévision une lettre envoyée par Guennadi Ianaïev, l'auteur du coup d'État[1]. Celui-ci avorte finalement et Boris Eltsine, alors président de la République socialiste fédérative soviétique de Russie, devient le grand bénéficiaire de cet échec après avoir reçu le soutien dès les premières heures du putsch du président George H. W. Bush et de John Major. Gorbatchev quitte alors la direction du parti communiste de l'Union soviétique, les activités du parti communiste de Russie - le plus important d'URSS - ayant été suspendues par décret du président russe Eltsine.

Dans ses Mémoires, Gorbatchev rédigera amèrement : "De Foros (en Crimée, où il est retenu) j’ai eu une conversation avec le président Bush. François Mitterrand devait m’appeler, il ne l’a pas fait."

Une à une, les Républiques de l'URSS déclarent leur indépendance. Gorbatchev démissionne de son poste de président de l'URSS le 25 décembre 1991, après que Boris Eltsine eut proclamé d'autorité, lors d'une séance au parlement, la dissolution de l'Union soviétique et l'indépendance de facto de la Russie.

Après la chute

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Mikhail Gorbatchev, Brian Mulroney et Margaret Thatcher, le 11 juin 2004 en la cathédrale de Washington lors des funérailles de Ronald Reagan.
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Le 20 avril 1993, il fonde Green Cross International. Il joue en 1993 son propre rôle dans le film Si loin, si proche de Wim Wenders.

En 1996, il se représente à l'élection présidentielle de la Fédération de Russie, mais son score est très faible. Il reste d'ailleurs un des dirigeants du XXe siècle les plus mal-aimés des Russes[2].

Il publie ses mémoires en 1996 dénonçant la politique de Boris Eltsine et sa « trahison » envers le référendum d'avril 1991 qui avait donné une majorité favorable au maintien de l'Union.

Depuis le début de ce siècle, il est engagé avec des ONG écologistes et avec Daisaku Ikeda pour soutenir la cause pacifiste. En 2001, il fonde le Parti social-démocrate de Russie.

Il reçoit, le 27 octobre 2005, le titre honorifique d’archonte du Patriarcat de Constantinople[3].

Le 21 novembre 2006, il est opéré de l'artère carotide dans une clinique de Munich en Allemagne. C'est la première fois que l'ancien dirigeant soviétique se fait soigner en Allemagne. C'est dans ce pays qu'avait été traitée son épouse Raïssa, qui avait succombé à une leucémie le 20 septembre 1999 à l'âge de 67 ans.

En septembre 2008, Gorbatchev et le milliardaire Alexander Lebedev ont annoncé qu'ils fonderaient le Parti démocratique indépendant de Russie[4]. En mai 2009 Gorbatchev a annoncé que le lancement est imminent[5]. Il s'agit d'une troisième tentative de Gorbatchev de créer un parti politique d'importance en Russie, après ses tentatives de création d'un Parti social-démocrate de Russie en 2001 et de l'Union des sociaux-démocrates en 2007[6]. Il appelle Barack Obama en 2009 à engager une perestroïka aux États-Unis.[7]

Il intervient également en 2009 dans le documentaire environnemental Nous resterons sur Terre.

Bibliographie 

Filmographie 

Gorbatchev a aussi participé dans les annonces publicitaires pour les restaurants Pizza Hut où des gens l'acclament pour la liberté qu'il aurait apporté aux Russes, y compris celle d'avoir des restaurants occidentaux[8], et pour la compagnie de luxe Louis Vuitton, où on le voit, un sac Louis Vuitton à ses côtés, dans une voiture de luxe russe longeant le mur de Berlin[9].

Titres 

Prix et distinctions  

Divers 

  • Mikhaïl Gorbatchev fut le premier dirigeant soviétique à avoir interdit toute retouche à son portrait officiel.
  • L'auteur-compositeur-interprête français Renaud a écrit une chanson en son honneur, "Welcome Gorby". Chanson dans laquelle il lui demande, avec humour, de venir "libérer la France" ( "Ici y a des chaînes à briser. Commence par les chaînes de la télé")
  • La chaîne de franchise de crème glacée Baskin-Robbins a créé, en 1990, un nouveau parfum de glace, la Gorba Chocolate, pour l'honorer après une de ses visites en Californie.
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Depuis le 2 octobre 2008 ma paroisse a compté de fidèles :

 


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☼ Merci à vous tous ☼

 

 

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