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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 13:00

Épave du Titanic

 

 

 

 

 

Maquette de la proue du Titanic.

 

 

 

 

L'épave du Titanic, paquebot de la White Star Line, repose par près de 3 821 mètres de fond dans l'Atlantique Nord à quelques kilomètres de l'endroit où il a sombré le 15 avril 1912 à h 20 du matin. Objet de fantasmes depuis la catastrophe, l'épave est recherchée pendant de nombreuses années. Des projets plus ou moins sérieux sont échafaudés pour tenter de renflouer le navire, mais n'aboutissent pas. Les premières recherches sérieuses débutent à la fin des années 1970 à l'instigation du milliardaire Jack Grimm, mais l'épave reste introuvable. Elle est finalement découverte le 1er septembre 1985 par Robert Duane Ballard dans le cadre d'une mission secrète pour la marine américaine. De nombreuses expéditions s'ensuivent de 1986 à 2005.

L'épave repose en deux parties séparées par un vaste champ de débris. Si la partie avant est relativement bien conservée, la partie arrière est pour sa part disloquée. Au cours des expéditions, nombre d'objets du navire sont remontés à la surface et restaurés. Ces remontées, que certains qualifient de pillages, créent de vives polémiques. Cependant, ces pièces ne peuvent théoriquement être cédées qu'à des musées, à l'exception des morceaux de charbon, vendus comme souvenirs. L'épave est également explorée par le réalisateur James Cameron dans le cadre du tournage de son film Titanic. En 2003, le cinéaste produit un documentaire sur celle-ci, Les Fantômes du Titanic.

Le navire se désagrège progressivement, rongé par les micro-organismes qui peuplent les fonds marins. Les plongées ont également un impact sur son état. Les scientifiques pensent donc qu'elle aura disparu entre 2025 et 2050.

 

Histoire 


Premiers projets 

 


Les premiers projets de renflouage visaient à récupérer les corps de plusieurs milliardaires, dont celui du colonel John Jacob Astor.

 

 

 

 

Dès l'annonce de la nouvelle du naufrage du Titanic, des projets pour renflouer l'épave voient le jour. Les familles de John Jacob Astor, Benjamin Guggenheim et Charles Hays désirent en effet renflouer l'épave du paquebot pour récupérer les dépouilles de leurs proches. Vincent Astor contacte ainsi la firme Merritt & Chapman dans l'optique de dynamiter l'épave, procédure qui devrait permettre de remonter les corps à la surface, au prix de la perte du navire1. Cependant, après des recherches plus intenses de Merritt & Chapman, toute tentative s'avère trop coûteuse, et la technologie de 1912 ne permet pas d'envisager un renflouage2.

Des projets peu réalisables sont par la suite envisagés. En 1913, Charles Smith envisage d'avoir recours à des submersibles et des électro-aimants attachés à la coque, mais le projet avorte faute de fonds. L'épave est ensuite oubliée quelques années, mais la parution dans les années 1950 de La Nuit du Titanic par Walter Lord attire à nouveau l'attention sur le navire. Des idées étonnantes germent alors, notamment dans l'esprit de Dooglas Wolley3. Il est ainsi envisagé de piéger le Titanic dans de l'azote liquide ou de le remplir de balles de ping-pong ou de vaseline pour le faire remonter à la surface. Aucun de ces projets ne trouve cependant de financement4.

 


Des projets de plus en plus sérieux


Des idées plus réalistes commencent cependant à apparaître. Durant l'été 1953, une compagnie de Southampton, Risdon Beasley Ltd tente de localiser l'épave. Des explosifs sont utilisés pour sonder les fonds marins, mais l'opération, trop éloignée de la position du navire, est un échec4. Les historiens et chercheurs commencent à se demander si la position donnée par l'équipage lors du naufrage est exacte, ou si l'épave aurait pu être détruite par un séisme sous-marin en 19292.

Il faut attendre les années 1980 pour que des expéditions sérieuses voient le jour. Elles sont à l'instigation de Jack Grimm, milliardaire texan ayant fait fortune dans le milieu pétrolier. L'homme est célèbre pour ses recherches extravagantes : avant le Titanic, il a en effet tenté de localiser l'arche de Noé et de capturer Bigfoot5,6. Ses projets débutent en 1979, et la première expédition quitte la Floride en 1980. Malgré le balayage d'une grande zone de fonds marins, l'épave n'est pas localisée4. Deux autres expéditions menées en 1981 et 1983 ont aussi peu de résultats. Grimm présente une photographie de ce qu'il dit être une hélice du paquebot, mais des experts la déclarent fausse5.


 


Expédition de 1985

 



Article détaillé : Robert Duane Ballard.

 

 

 

 

Robert Ballard, découvreur de l'épave du Titanic.

 

 

 

 

Itinéraire emprunté par le Titanic.

 

 

 

 

 

 

 

L'épave du Titanic est finalement découverte le 1er septembre 1985 par l'équipe du professeur Robert Duane Ballard. Cette découverte résulte d'une expédition financée par la marine américaine, bien que l'information soit restée classée « secret défense » jusqu'en 20087. Ballard, océanographe de renom, avait pour projet de découvrir le Titanic depuis de nombreuses années mais ne disposait pas des fonds nécessaires. La marine américaine recherchait pour sa part deux sous-marins nucléaires coulés à de grandes profondeurs : le Thresher et le Scorpion mais ne disposait pas des technologies nécessaires. Ballard et la Navy sont donc parvenus en 1982 à un compromis : la marine finance l'expédition de Ballard sur le Titanic, mais celui-ci doit dans un premier temps localiser les deux submersibles8.

L'expédition débute en 1985. Ballard obtient un partenariat avec l'Ifremer, institut de recherche maritime français. En juillet, tandis que Ballard recherche les deux sous-marins nucléaires, l'équipe française dirigée par l'océanographe Jean-Louis Michel entame la recherche du Titanic à bord du navire océanographique Le Suroît. Ces derniers explorent près de 80 % de la zone de recherche sans succès2.

Le 28 juillet, Ballard, après avoir localisé les deux sous-marins, relève l'équipe française avec son navire, le Knorr. Jean-Louis Michel continue cependant de participer aux recherches. Ballard dispose d'un submersible, Argo, capable de filmer les fonds marins à de grandes profondeurs. Il ne reste alors que cinq semaines de recherche. Ballard décide donc, au lieu de sonder la zone au sonar, d'utiliser Argo pour repérer d'éventuels débris signalant la présence de l'épave dans les environs9. Le mois d'août se passe sans qu'aucune découverte ne soit relevée. C'est dans la nuit du 31 août au 1er septembre que l'image d'une chaudière apparaît sur les écrans du Knorr. Le Titanic est retrouvé10. Ballard fait hisser le pavillon des chantiers navals Harland & Wolff, constructeurs du paquebot, et tout l'équipage se recueille sur le pont à h 20, heure anniversaire du naufrage. Les jours suivants, Argo filme le navire. Les chercheurs constatent rapidement que la poupe manque. Ceci met fin à un débat qui divisait depuis soixante-dix ans les historiens au sujet des derniers instants du paquebot11. Seule la proue est pour l'heure découverte. Le 9 septembre, l'expédition s'achève12.

La paternité de la découverte est cependant contestée. Dans une lettre ouverte à Ballard, Paul Henri Nargeolet, membre de l'Ifremer ayant participé à plusieurs expéditions, dénonce certains oublis. Il note que le navire hydrographique britannique Hecate avait, en 1977, décelé une grosse épave en deux parties dans le cadre d'opérations secrètes et que Ballard était au courant. Il rappelle également qu'au moment de la découverte de la chaudière le 1er septembre, l'Américain dormait, et que c'est Jean-Louis Michel qui se trouvait derrière les écrans de contrôle, chose que Ballard semble oublier dans ses déclarations postérieures13.

 


Expéditions suivantes 

 


L'un des deux submersibles Mir utilisés dans plusieurs expéditions.

 

 

 

La première expédition visant à explorer l'épave est organisée durant l'été 1986 sous l'égide de Ballard mais sans la participation de l'Ifremer. Il embarque à bord d'un récent navire océanographique, Atlantis II, équipé du submersible Alvin (DSV-2). Ce dernier est conçu pour atteindre la profondeur de près de 4 000 mètres, à laquelle repose l'épave, en transportant avec lui trois personnes. Il est équipé d'un robot télécommandé surnommé Jason Junior ou « J. J. » destiné à pénétrer à l'intérieur du navire pour le filmer14. Les plongeurs photographient la partie avant dans les moindres détails, et s'aventurent à partir du huitième jour de travail dans la partie arrière, en très mauvais état15. Aucun objet n'est remonté durant cette expédition, Ballard considérant l'épave comme un tombeau. En revanche deux plaques sont déposées, l'une sur la proue demandant à ce que le navire soit laissé en paix, une autre à la poupe en hommage aux victimes. Cette dernière plaque est signée par la Titanic Historical Society, association d'historiens spécialistes du navire et de son histoire16.

1987 marque un changement. L'expédition se déroule cette année-là sans Ballard ; elle est financée par la RMS Titanic Inc. de l'Américain George Tulloch. L'équipe est aidée par l'Ifremer qui fournit son sous-marin de poche Nautile, également équipé d'un robot télécommandé, Robin. Outre un nombre impressionnant de clichés de l'épave, l'expédition rapporte également près de 800 objets collectés dans le champ de débris s'étendant autour de l'épave, ce qui n'est pas sans polémique17. En 1991, une expédition soviétique et canadienne filme l'épave en IMAX dans le cadre de la réalisation du film Titanica18. Elle se déroule à bord de l’Akademik Mstislav Keldysh, navire soviétique équipé des deux submersibles Mir. Quelques morceaux d'acier de la coque sont remontés dans le cadre d'expériences scientifiques19. La RMS Titanic Inc. mène à nouveau deux expéditions sur l'épave en 1993 et 1994, remontant plus d'un millier d'objets. La société est reconnue par la Cour Fédérale de Virginie comme seul possesseur des objets du navire à condition de faire régulièrement des expéditions sur l'épave20.


 

 


Robert Ballard donnant une conférence sur l'épave en 2008.

 

 

 

En 1995, le Keldysh revient sur les lieux du naufrage avec à son bord le réalisateur James Cameron, qui prépare alors son film Titanic. Grâce à des robots télécommandés, l'intérieur de l'épave est en partie exploré au niveau du Grand Escalier et des sections adjacentes21. L'année suivante, la RMS Titanic Inc. organise une expédition accompagnée de navires de croisière remplis de spectateurs. Une tentative est faite pour remonter la « Big Piece », un morceau de la coque du navire retrouvé dans le champ de débris. Cependant, le temps empêche le projet d'aboutir21. La « Big Piece » est finalement renflouée lors de l'expédition suivante, en 199822. En 2000, la RMS Titanic Inc. organise une expédition qui permet de remonter certains objets emblématiques du navire tels qu'un transmetteur d'ordres23.

Cameron revient en 2001 sur le site de l'épave et filme cette dernière pour son documentaire Les Fantômes du Titanic. En 2004, Ballard participe à l'expédition « Retour sur le Titanic » destinée à évaluer l'évolution de la qualité de l'épave en comparant les clichés de 2004 avec ceux de 1986. La même année, la RMS Titanic Inc. effectue sa dernière expédition et récupère 75 objets, dont un grand nombre proviennent du Restaurant à la Carte. Enfin, en 2005, James Cameron retourne sur l'épave pour tourner un documentaire diffusé par Discovery Channel, Last Mysteries of the Titanic24.

Depuis 2005, aucune expédition de récupération d'objets n'a été organisée. Cependant en août 2010, une expédition d'un nouveau genre a été lancée par la RMS Titanic Inc.. L'épave se détériorant de plus en plus et dans le souci de régulariser les recherches sur le site du naufrage, l'expédition avait pour but de photographier chaque partie de l'épave pour établir une carte du site en 3D. Médiatisée et suivie par un grand nombre de personnes, cette expédition a permis de sensibiliser le public à la détérioration de l'épave et à son importance historique. Les résultats des recherches scientifiques ont permis d'établir une carte du site du naufrage plus complète et un constat plus précis de l'état de l'épave25.

 


État 


État général 


Coupée en deux principaux morceaux séparés d'environ 800 mètres l'un de l'autre, l'épave comme on le pensait n'a pas coulé en un seul morceau mais en deux après s’être brisée entre la troisième et quatrième cheminée. Elle s'est éparpillée en plusieurs morceaux sur un périmètre de plusieurs kilomètres. La partie arrière qui a implosé se trouve en plus mauvais état que la proue mais celle-ci ne s'en trouve pas moins détériorée par les expéditions à répétition. Le toit du gymnase et le nid de pie ont tous deux disparus avec la dégradation progressive de l'épave26.

En 25 ans, l'épave s'est beaucoup détériorée à cause de nombreux facteurs humains et naturels. Robert Ballard qui avait découvert l'épave a constaté une dégradation rapide de l'épave. Entre 1986 et 2004, la structure de l'épave s'est fragilisée et l'acier a été rongé par une bactérie récemment baptisée halomonas titanicæ27. Descendu sur le site lors de l'expédition de 1986, Robert Ballard est revenu sur les lieux lors d'une nouvelle expédition en 2004 dont il a tiré un constat des plus inquiétants sur l'état de l'épave. La structure de la proue est devenue instable dans un milieu sous-marin rude et hostile à toute construction faite de la main de l'homme. Les chercheurs ont estimé que l'épave pouvait s'effondrer sur elle-même dans les décennies à venir mais personne ne peut prédire à quel moment. Le milieu naturel n'est pas la seule cause. Les expéditions nombreuses depuis 1985 ont laissé des traces de pollutions qui ont favorisé la prolifération des bactéries appelées « rusticles ».

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:19

John Balleny

 

 

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John Balleny, mort en 1857, était le capitaine britannique d'une goélette de chasse à la baleine, l’Eliza Scott, qui mena une exploration en Antarctique pour la compagnie anglaise de pêche Enderby.

Biographie 


Pendant cette expédition qui eut lieu de 1838 à 1839, Balleny, naviguant avec Thomas Freeman et le Sabrina, fit course vers l’océan austral dans un corridor de longitudes centrées sur la ligne des 175°E au sud de la Nouvelle-Zélande. L'escadre du Balleny suivit une saillie dans les glaces environnant le continent Sud et découvrit les Îles Balleny en février 1839 ainsi qu'une brève vision de l'Antarctique par 64°58'S et 121°08'E . Cette bande de terres gelées est aujourd'hui appelé la côte de Sabrina.

Le chenal qu'emprunta Balleny à travers l’océan Antarctique allait être utilisé par les futurs explorateurs que seront Robert Scott, Ernest Shackleton, Roald Amundsen et Richard Byrd. Il est encore utilisé de nos jours par les navires de liaisons qui ravitaillent McMurdo et les autres bases scientifiques localisées dans et autour du secteur de la mer de Ross en Antarctique.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 15:21

Vasco Núñez de Balboa

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Vasco Núñez de Balboa, découvreur de l'océan Pacifique.
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Vasco Núñez de Balboa est un conquistador espagnol, né à Jerez de los Caballeros (Royaume de Castille), en 1475 et mort à Acla, au Panamá actuel, en 1519.



Biographie 

 

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L'expédition de Balboa vers le Pacifique 1513 (aller en rouge, retour en bleu).
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Vasco Núñez de Balboa est le fondateur en 1510 de Santa María la Antigua del Darién, la première colonie permanente sur la Tierra Firme dans l'actuelle Colombie. Il est célèbre pour avoir découvert, le 25 septembre 1513, l'océan Pacifique(appellation ultérieurement octroyée par Magellan en 1520) qu'il revendiqua au nom des rois d'Espagne, à l'issue de la traversée de l'isthme de Darién, à l'actuelle frontière de la Colombie et du Panamá. Il avait alors traversé l'isthme en remontant le fleuve Atrato, qui le menait dans la zone des gisements d'or de Choco, contrôlés par les Indiens Cunas. Ces derniers repoussent à trois reprises les assauts des conquistadors, dont la troisième tentative rassemble une armée de 300 hommes, Balboa s'étant alors replié vers l'autre isthme de Panamá, celui dans lequel sera creusé le canal quelques siècles plus tard.

Vasco Núñez Balboa meurt en 1519, la tête tranchée sur ordre du gouverneur Pedro Arias Dávila dit "Pedrarias", gouverneur de la province de Castille d'Or.

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 20:33

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Ouragan Dennis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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Transparent.gif Ouragan Dennis Ouragan catégorie 4
L'ouragan Dennis, le 10 juillet 2005 à 16:15 UTC
L'ouragan Dennis, le 10 juillet 2005 à 16:15 UTC
Apparition 4 juillet 2005
Dissipation 13 juillet 2005

Catégorie maximale Ouragan catégorie 4
Pression minimale 930 hPa
Vent maximal 240 km/h (150 mi/h)

Dommages confirmés 1,84 milliards USD
Morts confirmés 88
Blessés confirmés Non-disponible

Zones touchées
 
Parcours de l'ouragan Dennis
Parcours de l'ouragan Dennis
Échelle de Saffir-Simpson
D T 1 2 3 4 5

Saison cyclonique 2005 dans l'océan Atlantique Nord

 

 

 

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L’ouragan Dennis a été le 4e cyclone tropical et le 2e ouragan de la saison cyclonique 2005 sur l'océan Atlantique. Il a également été le 1er ouragan majeur (catégorie 3 ou plus) de la saison 2005. On avait déjà employé le nom Dennis en 1981, 1987, 1993 et 1999. Ce nom a été retiré des listes futures par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) à cause des dégâts et des 88 morts qu'il a causés.



Chronologie  


Vers la fin du mois de juin 2005, une onde tropicale provenant de la côte Africaine s'est déplacée vers l'ouest. Le 2 juillet, l'onde tropicale s'est organisée en une zone de basses pressions. Le 4 juillet, traversant le sud des Petites Antilles, l'ouest de la dépression perdit son organisation en entrant dans la mer des Caraïbes. L'est du système dépressionnaire avait poursuivi son développement, et devint à 18:00 UTC une dépression tropicale.

Le 5 juillet, la dépression prit une direction ouest-nord-ouest et devint une tempête tropicale, que le NHC nomma Dennis. Tôt le 7 juillet, Dennis avait l'intensité d'un ouragan. Rapidement, les vents soutenus à la surface atteignirent les 220 km/h, classant l'ouragan dans la catégorie 4.

Le 8 juillet, vers 02:45 UTC, Dennis toucha terre dans le sud-est de l'île de Cuba, près de Punta del Inglés. En traversant le sud-est de Cuba, le cyclone fut rétrogradé en catégorie 3. Au-dessus du golfe de Guacanayabo, Dennis suivit une trajectoire parallèle aux côtes et remonta en catégorie 4. À 12:00 UTC, on enregistra des vents soutenus à près de 240 km/h. Vers 18:45 UTC, l'ouragan toucha terre près de Punta Mangles Altos. Dennis traversa l'ouest de Cuba en s'affaiblissant considérablement.

Le 9 juillet 2005, vers 9:00 UTC, l'œil du cyclone émergea dans le Golfe du Mexique, à l'est de La Havane, avec des vents soutenus à 140 km/h (de catégorie 1). Dennis s'intensifia graduellement en s'éloignant des côtes cubaines. Prenant une direction nord-nord-ouest, le cyclone reprit rapidement la catégorie 4, vers 18:00 UTC. Le 10 juillet, à 12:00 UTC, on enregistrait des vents soutenus à 230 km/h.

Le 10 juillet, avant de frapper les côtes de Floride, Dennis perdit en intensité, rejoignant la catégorie 3. Vers 19:30 UTC, le cyclone toucha terre à Santa Rosa Island, en Floride. Poursuivant son mouvement nord-nord-ouest, Dennis traversa le sud de la Floride et de l'Alabama avant de s'affaiblir en tempête tropicale, déclenchant au moins six tornades de force F0 à F2. Le 11 juillet, le cyclone devint une dépression dans l'est de l'État du Mississippi.

Le 12 juillet, les restes de Dennis suivirent la vallée de l'Ohio, selon une direction nord-est. Le 18 juillet, au-dessus de l'Ontario, la zone de basses pressions s'annexa à un système perturbé non-tropical.

Préparation


Bilan


Bilan du 1er décembre 2005
Pays Morts Disparus Blessés
Petites Antilles - - -
Haïti 22 - -
Cuba 16 - -
États-Unis 15 - -
Total 53 - -

 

Haïti [modifier]

  • 56 morts ont été rapportés par les autorités, dont 16 dans l'effondrement d'un pont à Grand-Goâve.

Cuba [modifier]

  • 16 morts ont été rapportés par les autorités.

États-Unis [modifier]

  • Les autorités ont rapporté trois morts directement reliés au cyclone Dennis en sol américain. Au moins 12 autres décès sont liés indirectement à l'ouragan.

L'Insurance Information Institute a estimé les dommages assurés aux propriétés américaines à 920 millions de dollars. Considérant les dommages non-assurés, on a estimé le coût total de Dennis aux États-Unis à 1,84 milliards de dollars.

Floride  


Deux décès directs 
  • Une personne s'est noyée dans un bateau qui a coulé au large des Keys ;
  • Une personne s'est noyée en surfant à Dania Beach.
12 décès indirects 

Géorgie  


  • Un homme a été tué par la chute d'un arbre près d'Atlanta.

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Retrait


Le nom Dennis a été retiré de la liste des noms de cyclones de l'océan Atlantique à la demande des États-Unis lors de la réunion annuelle du comité sur les tempêtes tropicales de l’OMM. Il sera remplacé par « Don » en 2011[1].

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 20:30

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Échelle de Saffir-Simpson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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L'échelle de Saffir-Simpson est l'échelle de classification de l'intensité des cyclones tropicaux se formant dans l'hémisphère ouest, incluant les bassins cycloniques de l'océan Atlantique et l'océan Pacifique nord à l'est de la ligne de changement de date, qu'on nomme ouragans. Elle est graduée en cinq niveaux d'intensité, correspondant à des intervalles de vitesses de vents normalisés. Pour classer un cyclone sur cette échelle, on enregistre la vitesse des vents soutenus pendant une minute à une hauteur de 10 mètres (33 pieds), on calcule la moyenne obtenue que l'on compare aux intervalles (Voir les catégories d'intensité). Pour décrire un ouragan passé, on utilise la graduation la plus élevée atteinte (Exemple : Katrina était de catégorie 5).

On utilise d'autres classifications dans les autres bassins cycloniques. Ces échelles, bien qu'utilisant des niveaux de vents assez semblables, se servent en général de la moyenne sur dix minutes du vent et des noms de catégories qui varient selon le bassin océanique concerné (voir Nomenclature des cyclones tropicaux). Ainsi on peut dire pour un typhon du Pacifique ou un cyclone tropical de l’océan Indien qu'il a atteint une catégorie équivalente « X » de l'échelle Saffir-Simpson, si la mesure de ses vents correspond au critère de cette échelle. Mais en fait, il sera classé selon l'échelle applicable à son bassin par l'Organisation météorologique mondiale (OMM).



Historique  


Elle fut développée en 1969 par l'ingénieur civil Herbert Saffir et le docteur Robert Simpson, directeur du National Hurricane Center à cette époque. Saffir avait développé cette échelle à la demande de l'OMM pour décrire les effets potentiels d'un cyclone tropical sur les infrastructures humaines. On officialisa enfin son usage pour les bassins cycloniques de l'hémisphère ouest.

Catégories d'intensité  


Catégorie Vents
soutenus
Onde de
tempête
Impacts potentiels Exemples marquants
Saffir-Simpson Category 1.svg 33 à 42 m/s
118 à 153 km/h
74 à 95 mi/h
64 à 82 nœuds
1,2 à 1,8 mètre
4 à 5 pieds
Saffir-Simpson Category 2.svg 43 à 49 m/s
154 à 177 km/h
96 à 110 mi/h
83 à 95 nœuds
1,8 à 2,7 mètres
6 à 8 pieds
Saffir-Simpson Category 3.svg 50 à 58 m/s
178 à 210 km/h
111 à 130 mi/h
96 à 113 nœuds
2,7 à 4,0 mètres
9 à 12 pieds
Saffir-Simpson Category 4.svg 59 à 69 m/s
210 à 249 km/h
131 à 155 mi/h
114 à 135 nœuds
4,0 à 5,5 mètres
13 à 18 pieds
Saffir-Simpson Category 5.svg Plus de 69 m/s
Plus de 249 km/h
Plus de 155 mi/h
Plus de 135 nœuds
Plus de 5,5 mètres
Plus de 18 pieds
  • Définitions selon le Service météorologique du Canada[1] le National Weather Service américain[2]
  • Onde de tempête: rehaussement du niveau de la mer dû aux vents et à la pression du cyclone. Elle s'ajoute au niveau de la marée régulière le long des côtes lorsqu'un tel système s'en approche.
  • Les exemples cités dans la table ci-dessus ne peuvent être que pour des ouragans des bassins atlantiques et pacifiques.

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 20:12

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Ouragan Floyd

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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Transparent.gif Ouragan Floyd Ouragan catégorie 4
Floyd passant sur les Bahamas le 14 septembre
Floyd passant sur les Bahamas le 14 septembre
Apparition 7 septembre 1999
Dissipation 19 septembre 1999

Catégorie maximale Ouragan catégorie 4
Pression minimale 921 hPa
Vent maximal 217 km/h (135 mi/h)

Dommages confirmés 5,7 milliard $US de 2006
Morts confirmés 57 directs, 20 à 30 indirects
Blessés confirmés

Zones touchées Bahamas, Côte est des États-Unis de la Floride au Maine (surtout la Caroline du Nord), Provinces de l'Atlantique du Canada
Ouragan Floyd
Échelle de Saffir-Simpson
D T 1 2 3 4 5

Saison cyclonique 1999 dans l'océan Atlantique Nord

 

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L'Ouragan Floyd fut le sixième cyclone tropical, le quatrième ouragan et le troisième plus important de la saison 1999. C'est un ouragan de type capverdien qui s'est formé au large de la côte africaine le 7 septembre 1999 et persista jusqu'au 19. À son maximum, il atteignit la catégorie 4 de l'échelle de Saffir-Simpson. Il fut l'un des plus forts cyclones tropicaux de l'histoire de l'Atlantique Nord.

Floyd frappa les Bahamas lors de son maximum d'intensité y causant une large dévastation. Il suivit ensuite la côte est des États-Unis forçant une évacuation massive et des préparations coûteuses. Heureusement, la tempête faiblit considérablement avant de toucher la Caroline du Nord. Elle n'était plus alors que de catégorie 2. Elle continua sa trajectoire jusqu'en Nouvelle-Angleterre causant partout des dommages importants. Ce sont surtout les pluies torrentielles qui ont causé les problèmes dans une zone déjà saturée par les pluies de l'ouragan Dennis (1999) quelques semaines plus tôt. Les pluies dépassant une périodicité de 500 ans dans l'est de la Caroline du Nord ont causé des inondations qui durèrent plusieurs semaines. Floyd est responsable de 57 décès et 4,5 milliards $US de 1999 en dommages (5,7 milliard $US de 2006).



Évolution météorologique  


220px-Hurricane_Floyd_1999-09-14.jpg
magnify-clip.png
Vue satellitaire de Floyd au large de la Floride.
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220px-Hurricane_Floyd_%281999%29.jpg
magnify-clip.png
L'ouragan Floyd frappant la Caroline du Nord.
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Issu d'une onde tropicale au large de la côte africaine le 2 septembre, ce qui devait devenir Floyd se déplaça graduellement vers l'ouest tout en demeurant désorganisé et sans convection profonde jusqu'au 7 septembre. À ce moment, une bande d'orages se forma au centre du système en réponse au développement d'un anticyclone dans son voisinage. Le National Hurricane Center le classa alors comme la dépression tropicale Huit, dont la position était à 1 600 km à l'est des Petites Antilles.

Un fort anticyclone au nord du système le força à se déplacer vers l'ouest au-dessus d'eaux plus chaudes. Ceci lui permit de devenir la tempête tropicale Floyd le 8 septembre[1]. Bien que de large diamètre, cette tempête n'avait pas de centre bien défini ni d'œil visible ce qui ralentit son intensification. Le 10 septembre, il atteignit enfin le stade d'ouragan et le 11, Floyd s'approcha finalement des catégories supérieur de l'échelle Saffir-Simpson.

Ses vents étaient de 175 km/h lors de son passage au nord des Îles sous le Vent (Antilles) mais le cisaillement des vents d'altitude au-dessus des Antilles, causé par la présence d'une dépression d'altitude, lui fit perdre de la vigueur. Ses vents diminuèrent alors à 135 km/h. Il regagna ses forces en virant vers l'ouest grâce au flux venant d'un anticyclone et à la température de surface de la mer particulièrement élevée[1]. Ses vents remontèrent entre 175 km/h et 250 km/h le 13 septembre au matin, et sa pression centrale tomba également à 921 hPa[2].

L'ouragan Floyd demeura juste sous la catégorie 5 durant 12 heures tout en traversant les Bahamas, frappant les îles d'Eleuthera et Abacos[1]. Lors d'un renouvellement du mur de l'œil, il faiblit ensuite à la catégorie 3, avec des vents de 195 km/h. À la fin de ce processus, Floyd affichait un œil plus important qui se contracta légèrement, ce qui ramena brièvement la tempête à la catégorie 4.

Un fort creux d'altitude éroda la bordure ouest de la crête qui dirigeait la trajectoire de Floyd et ce dernier tourna vers le nord-ouest en réponse. Il suivit alors une trajectoire à 175 km de la côte est de la Floride tout en faiblissant par l'injection d'air sec et le cisaillement des vents dans ce secteur[1]. La tempête garda quand même un large diamètre et les vents de force de cyclone tropical s'étendaient jusqu’à 935 km de son centre, soit l'un des ouragans les plus étendus des annales[3].

Floyd accéléra ensuite vers le nord à nord-est tout en diminuant à la catégorie 2. Des vents de 165 km/h furent notés lors de son passage à Cape Fear le 16 septembre. Après avoir traversé la Caroline du Nord et le sud-est de la Virginie, il retourna au-dessus de l'océan. Il entra définitivement sur terre le 17 septembre, sur Long Island près de New York. La tempête perdit ensuite son caractère tropical par la friction et fut capturée par un système frontal. Ce cyclone extratropical continua vers le nord-est, passa sur la Nouvelle-Angleterre et les provinces atlantiques canadiennes avant de disparaître dans l'Atlantique Nord au large de Terre-neuve[1].

Préparations


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Photos satellitaires montrant la différence de diamètre de Floyd et de l'ouragan Andrew à des coordonnées et intensités similaires.
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La prévision de la trajectoire de Floyd fut excellente lors de son parcours en mer mais se détériora à l'approche des côtes. Elle ne fut que de performance moyenne quand on la compare aux prévisions des dix années précédentes. La prévision officielle ne montrait pas un virage au nord, ni un faiblissement important avant que Floyd touche terre[4]. Presque toute la côte est des États-Unis, de Florida City (Floride) à Plymouth (Massachusetts), avait été mise en avertissement d'ouragan. Seule une petite partie de ce corridor fut en fait frappée par des vents de force d'ouragan. La dernière fois qu'une si large zone avait été mise en alerte c'était avec l'ouragan Donna en 1960, ce qui s'était avéré exact dans ce cas[1].

À l'origine, le National Hurricane Center prévoyait que Floyd frapperait la Floride avec une intensité de catégorie 4, ce qui aurait pu être plus coûteux et meurtrier que l'ouragan Andrew de 1992. Plus d'un million de personnes reçurent un ordre d'évacuation, dont 272 000 dans le comté de Miami-Dade[5]. Le président américain Bill Clinton déclara même l'état d'urgence pour la Floride et la Georgie en prévision de l'arrivée de l'ouragan[6]. Alors que la tempête virait au nord, plus de personnes furent évacuées à mesure que la zone menacée grandissait ce qui mena à la plus massive évacuation de l'histoire américaine en temps de paix. Environ 2,6 millions de personnes se dirigèrent donc vers des zones plus sûres de la Floride à la Caroline du Nord[7].

Cap Canaveral devant être frappé par des vents atteignant les 225 km/h, seulement 80 des 12 500 employés restèrent sur le site. Les hangars des navettes spatiales sont conçus pour affronter des vents de 170 km/h mais auraient pu être très endommagés si la tempête les avait frappés de plein fouet, pouvant causer des milliards $US de dommages[8]. Les pluies diluviennes et les inondations causées par l'onde de tempête dans ce lieu à peine au-dessus du niveau de la mer, risquaient de détruire l'équipement électronique et nécessiter une révision totale de ce qui aurait pu être sauvé.[9] Quand Floyd passa en réalité au large du Centre spatial Kennedy, les vents notés furent assez faibles et les inondations très mineures[10].

Pour la Caroline du Nord, les avertissements furent envoyés avec vingt-sept heures de préavis et englobaient la majorité de l'état. Les écoles et les places d'affaires furent mises en congés forcés aussi loin à l'ouest que Asheville (Caroline du Nord). Mais seule la côte fut en fait touchée de façon significative et les secteurs à l'ouest de Raleigh ne ressentirent pratiquement aucun effet.

Bilan


Mortalité par région
État/Pays Morts
Bahamas 1
Caroline du Nord 35
Virginie 3
Delaware 2
Pennsylvanie 6
New Jersey 6
New York 2
Connecticut 1
Vermont 1
Total 57

Causant cinquante-sept morts, l'ouragan Floyd devint le plus mortel depuis l'ouragan Agnes de 1972. Il fut également le plus coûteux de l'histoire américaine avec 4,5 milliards $US de 1999 (5,3 milliards $US de 2006). La plupart des morts et des dégâts se sont produits à la suite des inondations causées par les pluies diluviennes, en particulier sur la Caroline du Nord.

Bahamas  


Les vents de 250 km/h générés par Floyd lors de son passage sur les Bahamas donnèrent des vagues de 15 mètres sur la côte[11] et une onde de tempête de 6 mètres inonda plusieurs des îles, en laissant certaines à 1,5 mètres sous le niveau de la mer[12]. Les vents cassèrent également des arbres, des poteaux électriques et téléphoniques et endommagèrent des demeures. Les pannes de courant furent généralisées mais les îles Abacos, Cat, San Salvador et Eleuthera connurent les pires dévastations[13]. Les dommages aux infrastructures de l'hôtellerie et de la restauration limita la reprise du tourisme durant la période de reconstruction ce qui affecta grandement l'économie bahaméenne[14]. Les dommages affectèrent également le système d'alimentation en eau potable.

Malgré tout, on ne dénombra à la suite de Floyd qu'une victime par noyade, à Freeport, et quelques blessés[12]. La Croix-Rouge bahaméenne mit sur pied quarante-et-un centres d'accueil pour les sinistrés mais au bout d'une semaine la plupart de ceux-ci étaient de retour chez eux[15]. L'aide directe reçue par les Bahamas s'éleva à 435 000 $US[12], surtout en nourriture, et la Banque interaméricaine de développement prêta 21 millions $US pour la réparation des infrastructures comme les routes, les quais, les brise-lames et les édifices[16].

De la Floride à la Caroline du Sud  


La Floride fut à peine touchée par les fortes vagues qui provoquèrent une érosion des plages de la côte est de l'état ainsi que de la perte de quelques quais, comme ceux des comtés de Brevard et de Volusia. Les vents de force de tempête tropicale cassèrent des centaines d'arbres et endommagèrent 357 maisons et on nota des accumulations de pluie maximales de 81 mm à Sanford. Les dommages atteignirent seulement 46,5 millions $US (de 1999, soit 54,5 millions $US de 2006) et l'évacuation de plus d'un million de résidents s'avéra surfaite.

La Géorgie et la plupart de la Caroline du Sud furent évitées par Floyd qui tourna vers le nord avant de les atteindre. Cependant, il est tombé jusqu’à 400 mm de pluie sur la partie est de la Caroline du Sud[1].

Caroline du Nord


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Dégâts côtiers à Pine Knoll Shores, Caroline du Nord.
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Boucle radar des pluies de Floyd en Caroline du Nord.
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La Caroline du Nord subit la pleine furie de Floyd. Trente-cinq personnes y perdirent la vie, surtout dans les inondations dues aux précipitations, et les dégâts atteignirent des milliards de dollars.

L'amplitude de l'onde de tempête fut de 2,7 à 3 mètres sur la côte sud-est de l'état. De nombreuses tornades frappèrent tout l'est causant des dommages mineurs mais ceux provoqués par le vent furent plus généralisés coupant le courant à plus d'un demi million de foyers[1]. L'ouragan Dennis venait de frapper la Caroline du Nord quelques semaines plus tôt, laissant jusqu’à 380 mm de pluie sur le sud-est. L'interaction d'un front froid venant de l'ouest et de Floyd y ajouta jusqu’à 480 mm (à Wilmington) rendant les inondations inévitables[1].

Les rivières de presque toute la partie est de l'état atteignirent des niveaux de crues ayant une périodicité de 500 ans ou plus[17]. La crue s'effectua graduellement à mesure que le ruissellement s'effectuait dans les différents bassins hydrologiques. Certains secteurs n'atteignirent leur maximum que plusieurs semaines après la tempête (image de droite) et le passage de l'ouragan Irene, quatre semaines plus tard, ajouta 150 mm de plus.

Zones inondées par Floyd le long du bassin hydrologique des rivières Tar et Neuse
Flooded areas along the Tar and Neuse Rivers
 — au 17 septembre
 — au 23 septembre
 — au 30 septembre

La rivière Tar subit la pire inondation avec une hauteur de 7 3 mètres au-dessus de ses berges. Elle débuta dans la municipalité de Rocky Mount, dont 30 % furent submergés plusieurs jours, et à Tarboro[18]. La ville historique de Princeville, tout près, fut en grande partie emportée par les flots qui brisèrent les digues. Elle fut ensevelie sous 6 mètres d'eau durant dix jours[19].

Greenville et le comté de Pitt, en aval de ces villes, subirent des dommages de 1,6 milliard $US (de 1999 à ou 1,87 milliard $US de 2006)[11]. On observa à Washington (Caroline du Nord), à l'embouchure de la rivière dans la baie de Pamlico le plus haut niveau de l'inondation[20].

Les rivières Neuse, Roanoke, Waccamaw et New River ont également dépassé leurs niveaux de crues de 500 ans, mais les dommages y furent moindres car la population y est moins dense. Parce que la plupart du bassin versant du fleuve Cape Fear est situé à l'ouest des pluies les plus intenses, Wilmington s'en est sorti avec de moindres inondations même si la ville a reçu les quantités maximales localement. Cependant, la rivière Northeast Cape Fear, un affluent, a également atteint des niveaux records. La seule rivière du secteur à échapper aux inondations fut la Lumber[21].

Pluie et vents ont détruit 7 000 maisons, rendu 17 000 autres inhabitables et en ont endommagé 56 000 supplémentaires. Les pertes de récoltes furent importantes. Dix mille personnes ont trouvé refuge dans des centres temporaires. Un responsable du ministère des ressources humaines et de la santé publique de la Caroline du Nord a déclaré que « Rien depuis la guerre de Sécession n'a autant affecté les familles ici. La reconstruction va être plus longue que la baisse des eaux »[11]. Environ 31 000 emplois ont été affectés dans les 60 000 commerces, causant 4 milliards $US de perte de revenus d'entreprises[22]. Les autorités ont également ordonné aux résidents de ces zones de faire bouillir leur eau ou d'acheter de l'eau embouteillée par suite de la possible contamination des eaux de surface par tout le ruissellement[23]. Il est un peu ironique de savoir que malgré toute cette eau tombée sur le versant atlantique de la Virginie, l'ouest de l'État est resté en période de sécheresse.[11].

Virginie  


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Inondation à Franklin, Virginie.
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En Virginie, les pluies diluviennes ont laissé jusqu’à 420 mm (ville de Newport News[1]) ce qui a donné également des inondations des bassins du fleuve Chowan (dépassant le niveau de 500 ans de périodicité[21]) et de la rivière Blackwater (dépassant le niveau de 100 ans de périodicité). La ville de Franklin fut submergée de 3 6 mètres d'eau inondant quelques 182 commerces, 150 maisons pour représenter les pires inondations en 60 ans. Les routes environnantes furent emportées isolant plusieurs communautés. De plus, deux barrages le long de la rivière Rappahannock cédèrent, causant des crues soudaines.

Au total à travers la Virginie, 9 250 maisons furent endommagées, trois personnes perdirent la vie et les dommages s'élevèrent à 101 millions $US de 1999 (118 millions $US de 2006)[24].

Côte centrale


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Accumulations de pluie avec Floyd.
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Au moment de toucher terre en Caroline du Nord, Floyd avait déjà diminué à la catégorie 2 et avait perdu son œil. Il est devenu un cyclone extratropical avant d'arriver à New York. Ses vents étaient moindres mais encore très importants et la pluie esta torrentielle. Même en passant sur la Caroline du Nord et la Virginie, il affectait déjà les régions jusqu’à Long Island grâce à son large diamètre.[1] Il est donc tombé 200 à 300 mm de pluie sur les États de la côte centrale américaine et la limite des 50 mm s'étendait jusque de l'autre côté des Appalaches. On a noté jusqu’à 350 mm à Chestertown, au Maryland, 339 mm à Somerville, au New Jersey, 314 mm à Vernon, dans le Delaware[1].

 

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Boucle radar des précipitations sur la côte centrale des États-Unis.
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Au Maryland, les dommages aux ponts et aux routes en raison des inondations sont évalués à 7,9 millions $US en 1999 (9,25 millions $US de 2006)[25] et 250 000 résidents furent privés d'électricité par les bris causés par les vents[11]. La région de la rivière Raritan au New Jersey souffrit des inondations dépassant le record précédent d'environ 1,5 mètres [26] et la ville de Bound Brook connut un niveau de crue record de 12,9 mètres soit 4,2 mètres au-dessus de la hauteur des berges[27]. Le centre-ville se retrouva sous 3,6 mètres d'eau et trois personnes se noyèrent [26],[28] Manville, à la jonction de la Raritan et de la Millstone, fut frappé presque aussi durement.

L'onde de tempête causé par Floyd atteignit 0 8 m donnant une marée totale de 2 85 m à Philadelphie qui se fit sentir jusqu’à la région métropolitaine de Wilkes-Barre et Scranton dans le nord de la Pennsylvanie. Quelques 1 260 000 citoyens de la Pennsylvanie, du New Jersey et de New York subirent des coupures d'électricité et les inondations en balayèrent un grand nombre de leurs maisons[11].

Nouvelle-Angleterre  


Floyd a largué plus de 130 mm de précipitations à travers la Nouvelle-Angleterre. La localité de Danbury, dans le Connecticut, fut victime d'inondations causées par plus de 380 mm de pluie. Comme la région était en période de sécheresse assez sévère, les eaux ont cependant été rapidement évacuées[11]. Des pannes électriques assez généralisées sont survenues par suite des vents violents.

Canada  


Avec son entrée sur le continent, le système dépressionnaire qu'était devenu Floyd a rapidement perdu de la vigueur. Ses vents furent en général inférieurs à 90 km/h mais à quelques endroits, comme à l'île d'Orléans près de la ville de Québec, les rafales ont atteint 119 km/h[29],[30]. Ces vents ont causé des dommages aux récoltes de maïs et de blé sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, de la région de l'Amiante à celle de Bellechasse, selon la Régie des assurances agricoles du Québec[31]. Les vagues notées dans les Provinces maritimes ont atteint 9 mètres, équivalentes à celles d'une tempête hivernale[32].

Il lui restait quand même beaucoup d'humidité accumulée depuis les tropiques. Le centre du Nouveau-Brunswick et les régions de l'Estrie et Beauce au Québec ont reçu jusqu’à près de 120 mm de pluies[33],[34] La vallée du Saint-Laurent, entre Montréal et la Gaspésie, ainsi que Terre-Neuve s'en sont tirés avec des accumulations entre 50 et 80 mm[35]. Le tout n'a cependant pas causé d'inondations mais des dommages locaux aux cultures[31].

Épilogue


Mesures d'urgence


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Inondations à Greenville, Caroline du Nord.
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Le révérend Jesse Jackson s'est plaint au bout de trois semaines au directeur de l'agence des mesures d'urgence fédérale américaine (FEMA) pour la lenteur de sa réaction aux inondations. Lors de son émission sur CNN, il a déclaré: « Il semble que les préparations pour l'ouragan Floyd n'ont pas été suivies de mesure quand vinrent les inondations de Floyd. Ponts, digues furent emportées, des villes entières se retrouvèrent sous l'eau... une scène de dévastation. Il y a une grande misère en Caroline du Nord ». James Lee Witt, le directeur de FEMA répliqua:« Nous commençons seulement à pouvoir accéder aux zones sinistrés et à y installer des abris à cause du sol inondé. Les choses vont maintenant s'accélérer. Je pense que les gens vont voir un grand changement dès cette fin de semaine ! »[36].

Conséquences écologiques


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Le ruissellement dans la Baie de Pamilico et au-delà des Outer Banks de Caroline du Nord.
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Le lessivement des sols par les pluies produisit un très important apport de sédiments dans les rivières et la côte de la Caroline du Nord. L'apport de tant d'eau douce, de matières organiques et de sols abaissa la salinité de l'eau de la baie de Pamlico, une lagune, et le contenu en oxygène y est presque tombé à zéro. Les autorités prévoyaient une mort massive de la vie aquatique comme cela s'était produit après les ouragans Fran et Bonnie. L'État réagit rapidement en prévoyant une aide à l'industrie de la pêche qui serait inévitablement touchée.

Le tout créa des problèmes écologiques, mais moindres que ceux attendus. En effet, la récolte de crevettes et de crabes fut excellente cette année-là. Il semble que le passage de l'ouragan Dennis ait déjà diminué la salinité de la baie et que la vie marine avait migré avant l'arrivée de Floyd, lui sauvant la mise[37]. La pollution due au transport de pesticides agricoles et autres contaminants fut moindre que dans le cas de l'ouragan Fran à cause de la grande dilution et n'affecta pas trop l'environnement[38].

Effets psychologiques  


Une étude de 2004, faite par l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill et publiée dans le American Journal of Preventive Medicine, trouva quelques preuves d'une augmentation des abus parentaux sur les jeunes enfants des zones fortement touchées par Floyd au cours des six mois suivants. Il semble que le stress causé par les événements et les pertes encourues en soient la cause. Le docteur Heather T. Keenan, co-auteur, mentionna : « Cette information peut être utile dans les plans de réponses aux désastres futurs. Ils devraient contenir des mesures de supports psychologiques aux familles à risque durant et après les événements »[39].

Retrait


L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a retiré le nom de Floyd de la liste des futurs ouragans au printemps 2000, à cause de son très grand impact. Franklin a donc remplacé Floyd dans la liste de 2005 qui avait été publiée antérieurement.

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 13:13

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Géodésique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

En géométrie, une géodésique désigne le chemin le plus court, ou l'un des plus courts chemins s'il en existe plusieurs, entre deux points d'un espace pourvu d'une métrique (un moyen de mesurer les distances). Lorsque l'on change cette notion de distance, les géodésiques de l'espace peuvent prendre une allure très différente.

 

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Introduction  


A l'origine, le terme géodésique vient de géodésie (du grec gaïa « terre » et daiein « partager, diviser »), la science de la mesure de la taille et de la forme de la Terre. La géodésique désignait donc pour des géomètres le chemin le plus court entre deux points de l'espace (sous entendu géographique).

La transposition aux mathématiques fait de la géodésique la généralisation de la notion de « ligne droite » aux « espaces courbes ». La définition de la géodésique dépendant donc du type d'« espace courbe », l'acceptation précédente n'y est plus vraie que localement dans le cas où cet espace dispose d'une métrique.

Le chemin le plus court entre deux points dans un espace courbe peut être obtenu en écrivant l'équation de la longueur de la courbe, et en cherchant la valeur minimale pour cette valeur. De manière équivalente, on peut définir une autre valeur, l'énergie de la courbe et chercher à la minimiser, ce qui aboutit aux mêmes équations pour une géodésique. Intuitivement, on peut chercher à comprendre cette seconde formulation en imaginant une bande élastique tendue entre deux points, qui, si elle suivait la géodésique, aurait une longueur minimale et donc une énergie minimale.

Les géodésiques sont souvent rencontrées dans le cadre de l'étude de la géométrie riemannienne et plus généralement des géométries métriques. En physique, les géodésiques décrivent le mouvement des particules libres, c'est-à-dire lorsqu'elles ne sont pas soumises à une force externe (autre que la gravitation dans le cadre de la relativité générale); en particulier, le chemin suivi par un rocher en chute libre, un satellite en orbite ou la forme d'une orbite planétaire sont tous décrits par des géodésiques de la théorie de la relativité générale. Par contre la trajectoire d'un spationaute en route pour la Lune dans une fusée n'est pas une géodésique en raison de la force de poussée exercée par le moteur de l'engin.

Exemples


Mathématiques euclidiennes


Les exemples les plus familiers de géodésiques sont les lignes droites en géométrie euclidienne. Sur une sphère, les géodésiques sont les grands cercles. Le chemin le plus court entre un point A et un point B sur une sphère est donné par la plus petite portion du grand cercle passant par A et B. Si A et B sont aux antipodes (comme le pôle Nord et le pôle Sud), il existe une infinité de plus courts chemins.

Géographie


Un repère géodésique (système géodésique) est une façon de repérer un lieu proche de la surface terrestre (par exemple par la latitude et la longitude). C'est un repère en trois dimensions (un planisphère n'en a que deux) dans un repère euclidien.

Si on assimile la Terre à une sphère, les géodésiques sont des arcs de cercle aussi nommées « arcs de grand cercle », ou « orthodromies ». Ce n'est qu'une approximation de la réalité, la forme de le Terre étant proche de celle d'un ellipsoïde de révolution.

Physique


Représentation de trois types de géodésiques dans un champ de gravitation. La première (en noir) correspond à un corps initialement au repos et qui tombe directement vers la source du champ de gravitation. La seconde (en noir également), circulaire, correspond à un corps en orbite, comme une planète autour du Soleil par exemple. La dernière enfin (en rouge) correspond à un corps venant de loin et dont la trajectoire est déviée par la présence d'un champ de gravité. C'est le cas de la lumière d'une étoile passant à proximité du Soleil, c'est l'effet de lentille gravitationnelle.
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En physique, la géodésique est une généralisation de cette application terrestre. Au lieu d'avoir un obstacle matériel à contourner, il s'agit par exemple d'un champ de force modifiant la trajectoire.

Les sondes Voyager ont, par exemple, suivi un itinéraire spatial courbé (comme sur l'image ci-contre), à chaque passage à proximité d'une planète. Leur trajet, que l'on pourrait comparer à une forme de spirale est pourtant le chemin le plus rapide.

La relativité restreinte, en reliant la matière à l'énergie a permis d'appliquer le concept de géodésique à des éléments qui jusque-là semblaient y échapper, comme la lumière.

Cela se concrétise par exemple en astrophysique par le fait que la présence d'une étoile entre une source de lumière et un observateur courbe le trajet optimal que la lumière doit effectuer pour arriver jusqu'à lui.

La relativité générale, en reliant le temps à un espace courbe a, quant à elle, permis de lier la notion d'orbite et celle de géodésique.

L'orbite de la terre autour du soleil est alors son chemin logique, dans l'espace temps, qui résulte du mélange de son élan et de sa chute vers le soleil.

Applications géométriques


Géométrie métrique


En géométrie métrique, une géodésique est une courbe suivant partout localement la distance minimale. Plus précisément, une courbe paramétrique γ: IM depuis l'intervalle unité I vers l'espace métrique M est une géodésique s'il existe une constante v ≥ 0 telle que pour tout  t \in I il existe un voisinage J de t dans I tel que pour tous t_1, t_2 \in J l'on ait :

d\bigl(\gamma(t_1),\gamma(t_2)\bigr)=v|t_1-t_2|~.

Ceci généralise la notion de géodésique pour les variétés riemanniennes. Cependant, en géométrie métrique, les géodésiques considérées sont presque toujours équipées d'une paramétrisation naturelle, ce qui se définit par le fait que v = 1 et

d\bigl(\gamma(t_1),\gamma(t_2)\bigr)=|t_1-t_2|~.

Géométrie (pseudo-)riemannienne  


Sur une variété pseudo-riemannienne, une géodésique M est définie par une courbe paramétrée régulière γ(t) qui transporte parallèlement son propre vecteur tangent.

Pour comprendre intuititvement ce que cela signifie, on peut imaginer un avion de ligne volant à altitude constante autour de la Terre, allant de Paris à Pékin par le chemin le plus court. Du point de vue des passagers, la direction de l'avion est en permanence la même. À la fin du voyage, les passagers n'ont jamais ressenti d'accélération qui leur aurait fait changer de direction : d'après eux ils ont pris le chemin le plus court. Néanmoins, si on considère le référentiel centré sur la Terre, le vecteur décrivant la vitesse de l'avion a changé de direction au court du temps pour suivre la forme de la planète. Cette modification du vecteur vitesse de l'avion de façon adaptée à la géométrie dans laquelle il se déplace correspond précisément à ce qu'on entend par transport parallèle.

En termes mathématiques, ceci s'exprime de la manière suivante, avec γ(λ) la courbe paramétrée représentant la géodésique et en notant par

\frac{{\rm d} \gamma(\lambda)}{{\rm d}\lambda} =V=V^{\mu}\frac{\partial}{\partial x^{\mu}}

le vecteur tangent à la courbe (le vecteur vitesse si on identifie λ avec le temps dans le référentiel du voyageur) dans le référentiel correspondant aux coordonnées xμ

\frac{{\rm d}}{{\rm d}\lambda} V = \nabla_{V}V = V^{\mu}\nabla_{\mu} V = 0

où ∇ est la connexion de Levi-Civita sur M (équivalente à la dérivée covariante).

A partir de cette définition et de l'expression en composant de la connexion de Levi-Civita, on obtient l'équation géodésique :

\frac{\mathrm d^2 x^\alpha}{\mathrm d \lambda ^2} + {\Gamma^{\alpha}}_{\gamma \beta} \frac{\mathrm dx^\gamma}{\mathrm d \lambda} \frac{\mathrm dx^\beta}{\mathrm d \lambda} = 0

Les géodésiques sont donc, dans la variété, des courbes paramétriques répondant à cette équation différentielle. Les Γαγβ sont les symboles de Christoffel, qui dépendent directement du tenseur métrique g : ils représentent la déformation infinitésimale de l'espace par rapport à un espace plat.

Pour comprendre intuitivement la première formulation, l'opérateur V^{\mu}\nabla_{\mu} représente l'accélération le long de γ(λ). L'équation géodésique exprime donc que l'accélération du vecteur tangent à la courbe le long de la courbe est nulle.

L'équation géodésique est également l'équation d'Euler-Lagrange associée à l'énergie de la courbe :

E(\gamma) = \int g_{\gamma(\lambda)}(V(\lambda),V(\lambda))d\lambda

Comme le Lagrangien L(λ,γ,V) = gγ(V,V) est indépendant du temps λ, le Hamiltonien se conserve le long des géodésiques. Or ici le Hamiltonien est égal au Lagrangien, lui-même égal au carré de la norme de la vitesse. On conclut que la vitesse se conserve le long des géodésiques, en accord avec leur absence d'accélération.

Géodésique périodique


La recherche des géodésiques périodiques a motivé le développement de la géométrie riemannienne. L'une des questions concerne l'estimation asymptotique pour une variété riemannienne compacte (M,g) du nombre de géodésiques périodiques inférieures à une longueur donnée L. Ces géodésiques ne sont autres que les points critiques de la fonctionnelle d'énergie définie sur l'espace des lacets de la variétés (avec par exemple une régularité de Sobolev). Pour une métrique riemannienne générique, une minoration a été obtenue en 1981 en fonction de la topologie globale de l'espace des lacets[1].

Une croissance exponentielle a été mise en évidence par Katok en 1988 pour les surfaces orientées de genre supérieur à 1[réf. nécessaire]. Par ailleurs, il a été démontré en 1993 que, pour toute métrique sur la sphère bidimensionnelle, ce nombre est supérieur à un terme en L / log(L)[réf. nécessaire].

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 17:13

 

Courbure

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Intuitivement, courbe s'oppose à droit : la courbure d'un objet géométrique est une mesure quantitative du caractère « plus ou moins courbé » de cet objet. Par exemple :

  • dans le plan euclidien, une ligne droite est un objet à une dimension de courbure nulle, et un cercle un objet de courbure constante positive.
  • dans l'espace euclidien usuel à trois dimensions, un plan est un objet à deux dimensions de courbure nulle, et une sphère un objet à deux dimensions de courbure constante positive. Une « selle de cheval » possède au contraire un point de courbure négative.

Cette notion intuitive de courbure se précise et admet une généralisation à des espaces de dimensions quelconques dans le cadre de la géométrie riemannienne.

Comme l'a montré Gauss pour le cas des surfaces (theorema egregium), il est très remarquable que la courbure d'un objet géométrique puisse être décrite de façon intrinsèque, c’est-à-dire sans référence aucune à un « espace de plongement » dans lequel se situerait l'objet considéré. Par exemple, le fait qu'une sphère ordinaire soit une surface à courbure positive constante est complètement indépendant du fait que nous voyons habituellement cette sphère comme étant plongée dans notre espace euclidien à trois dimensions. La courbure de cette sphère pourrait très bien être mesurée par des êtres intelligents bidimensionnels vivant sur la sphère (sortes de « fourmis bidimensionnelles »), à partir de mesures de longueurs et d'angles effectuées sur la sphère. La légende veut que Gauss se soit interrogé sur ces questions en étant confronté aux difficultés de cartographie de la Terre.



Courbure d'un arc


Article détaillé : Courbure d'un arc.
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Tangente et cercle osculateur en un point P de la courbe C.
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On peut définir la courbure d'un arc de l'espace euclidien à deux dimensions de plusieurs façons équivalentes. Il existe cependant deux conventions en usage, l'une faisant de la courbure une quantité obligatoirement positive, l'autre donnant une version algébrique de la courbure. Elle se calcule en chaque point de la courbe, moyennant certaines hypothèses sur les dérivées des fonctions servant à définir celle-ci.

La courbure quantité positive peut être vue comme la norme du vecteur accélération pour un mobile parcourant la courbe à vitesse constante égale à 1. C'est aussi l'inverse du rayon du cercle osculateur, cercle venant épouser la courbe au plus près au voisinage du point d'étude. En ce sens, la courbure indique la propension de la courbe à se comporter comme un cercle de plus ou moins grand rayon, c’est-à-dire à former un virage plus ou moins serré.

Pour introduire des versions algébrisées de la courbure, il faut munir le plan et la courbe d'une orientation et introduire un repère mobile adapté au mouvement : le repère de Frenet. Le signe de la courbure s'interprète alors comme l'indication du sens dans lequel est tournée la concavité de la courbe. La courbure désigne aussi le taux (par unité d'abscisse curviligne) auquel les vecteurs du repère de Frenet tournent par rapport à une direction fixe.

La courbure peut ensuite être généralisée aux courbes gauches (courbes tracées dans l'espace à trois dimensions), mais les mêmes raisons qui empêchent d'orienter de façon compatible tous les plans de l'espace empêchent de définir une courbure algébrique ; elle est donc par convention toujours positive. La courbure s'accompagne alors d'un autre invariant, la torsion.

Le rayon de courbure est défini comme l'inverse de la courbure.

Définition de la courbure d'un arc plan  


La courbure est définie comme la norme du vecteur accélération d'un mobile parcourant une courbe à vitesse constante égale à 1. En d'autres termes, c'est la dérivée seconde par rapport à l'abscisse curviligne de la position du mobile.

En pratique si on considère une courbe paramétrée \mathbf{r}(t), la courbure est la norme du vecteur \frac{\mathrm{d}^2\mathbf{r}}{\mathrm{d}s^2}, où s est l'abscisse curviligne définie par s(t)\triangleq \int_{\tau = t_0}^{\tau=t} \left\| \dot{\mathbf{r}}(\tau)\right\|\mathrm{d}\tau, où on note \dot{\mathbf{r}}(t) \triangleq \frac{\mathrm{d}\mathbf{r}}{\mathrm{d}t}(t) et \ddot{\mathbf{r}}(t) \triangleq \frac{\mathrm{d}^2\mathbf{r}}{\mathrm{d}t^2}(t).


Le problème revient donc à calculer \frac{\mathrm{d}^2\mathbf{r}}{\mathrm{d}s^2}:

\frac{\mathrm{d}^2\mathbf{r}}{\mathrm{d}s^2} = \frac{1}{\left\|\dot{\mathbf{r}}(t)\right\|^2}\left(\ddot{\mathbf{r}}(t) - \frac{\dot{\mathbf{r}}(t)}{\left\|\dot{\mathbf{r}}(t)\right\|}\frac{\mathrm{d}\left\|\dot{\mathbf{r}}(t)\right\|}{\mathrm{d}t}\right)

On peut également écrire cette formule ainsi:

\frac{\mathrm{d}^2\mathbf{r}}{\mathrm{d}s^2} = \frac{1}{\left\|\dot{\mathbf{r}}(t)\right\|^2}\left(\ddot{\mathbf{r}}(t) - \frac{\dot{\mathbf{r}}(t)}{\left\|\dot{\mathbf{r}}(t)\right\|^2} \langle \dot{\mathbf{r}}(t)\mid \ddot{\mathbf{r}}(t)\rangle \right)

\langle \mathbf{a}\mid \mathbf{b}\rangle désigne le produit scalaire entre un vecteur \mathbf{a} et un vecteur \mathbf{b}.

Calcul explicite  


Pour une courbe plane en coordonnées paramétriques dans un repère orthonormé \scriptstyle{ r(t) = (x(t),y(t))}, la courbure s'exprime par

\gamma(t) = \frac{x'y''-y'x''}{(x'^2+y'^2)^{3/2}}.

Dans le cas où la courbe est paramétrée par l'abscisse cartésienne \scriptstyle{ y=f(x) } la courbure s'exprime par

\gamma(x) = \frac{y''}{(1+y'^2)^{3/2}}.


Lorsque l'équation de la courbe est exprimée en coordonnées polaires, \scriptstyle{ \rho = \rho(\theta)} , sa courbure se calcule par la formule

\gamma(\theta) = \frac{\rho^2 + 2\rho'^2 - \rho \rho''}{\left(\rho^2+\rho'^2 \right)^{3/2}},

dans laquelle la dérivée est prise par rapport à \scriptstyle{ \theta}.

Courbure d'une surface de R3  


Pour disposer de versions algébrisées de toutes les notions de courbure introduites, il convient de considérer une surface orientée.

Courbures principales  


Article détaillé : courbures principales.
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Illustration des courbures principales.
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En un point M de la surface, on considère un plan tournant, perpendiculaire en M au plan tangent à la surface. Ce plan intersecte la surface considérée en une courbe. À chacune des courbes ainsi construite est associée sa courbure en M.

Les valeurs minimum et maximum de la courbure portent le nom de courbures principales. En général, elles sont différentes et, dans ce cas, les plans correspondant aux deux courbures principales sont perpendiculaires entre eux. Leur intersection avec le plan tangent définit les directions principales.

Courbures principales et directions principales sont respectivement les valeurs propres et vecteurs propres d'un endomorphisme symétrique du plan tangent. Ce dernier, l'endomorphisme de Weingarten, s'obtient à partir de la différentielle de l'application de Gauss.

Courbure moyenne  


Article détaillé : courbure moyenne.
.

On appelle courbure moyenne \gamma \, la moyenne des courbures principales, soit \gamma=\frac {\gamma_{max}+\gamma_{min}}{2} \,

Il s'agit de la trace de l'endomorphisme de Weingarten.

Courbure de Gauss


Article détaillé : courbure de Gauss.
.

On appelle courbure de Gauss \gamma \, le produit des courbures principales, soit \gamma=\gamma_{max}.\gamma_{min} \,

Il s'agit du déterminant de l'endomorphisme de Weingarten.

Courbure totale


La courbure totale d'une surface orientée S de l'espace est l'intégrale de la courbure de Gauss sur la surface. Elle s'interprète également comme l'aire (algébrique) balayée par le vecteur normal unitaire sur la sphère unité.

Courbure d'une variété riemanienne


En géométrie riemannienne, la courbure est un tenseur introduit à partir de la notion de connexion. Cet objet s'est dégagé comme le plus pertinent, mais il peut être difficile à appréhender en raison du formalisme nécessaire à son introduction. La courbure sectionnelle d'une variété riemannienne, d'abord plus simple, véhicule autant d'information que le tenseur de courbure, et permet de faire le lien avec la courbure de Gauss.

Courbure sectionnelle


Article détaillé : courbure sectionnelle.
.

On définit une courbure sectionnelle pour chacun des 2-plans inclus dans chacun des espaces tangents d'une variété riemannienne. Si P est un tel plan en un point m, on considère en premier lieu la famille des géodésiques issues de m selon les vecteurs de P. Cette famille constitue une surface paramétrée incluse dans la variété, image du 2-plan par l'application exponentielle.

La courbure sectionnelle du 2-plan est alors la courbure de Gauss de cette surface. Formellement, la collection de toutes les courbures sectionnelles constitue une application sur la grassmannienne des 2-plans, à valeurs réelles.

Définition du tenseur de courbure  


Soit une variété affine M de dimension n, c'est-à-dire une variété munie d'une connexion affine \nabla. À partir de cette connexion, on définit le tenseur de courbure, ou tenseur de Riemann \mathcal{R}. Ce tenseur est défini pour X, Y et Z champs de vecteurs sur la variété par :

 

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\mathcal{R}(X,Y)Z \ = \ \nabla_X\nabla_Y Z \ - \ \nabla_Y\nabla_X Z \ - \ \nabla_{[X,Y]}Z,

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où [X, Y] est le crochet de Lie de X et Y. \mathcal{R}(X,Y) est un champ d'endomorphisme de l'espace fibré tangent TM : à tout champ de vecteur Z, il associe un nouveau champ de vecteur noté R(X, Y)Z.

Introduction d'une métrique


On munit la variété affine M d'un tenseur métrique g : (M,g) est alors une variété riemannienne, et on peut définir une courbure à valeurs réelles par :

\mathcal{R}(X,Y,Z,W) \ = \ g(\mathcal{R}(X,Y)Z,W).

En composantes dans une base locale \vec{e}_{\mu}, \mathcal{R}(X,Y)Z est le vecteur qui s'écrit :

\mathcal{R}(X,Y)Z \ = \ R^{\mu}_{~~ \nu \rho \sigma} \ X^{\nu} \ Y^{\rho} \ Z^{\sigma} \ \vec{e}_{\mu}.

où les R^{\mu}_{~~ \nu \rho \sigma} sont les composantes du tenseur de courbure. On a alors :

g(\mathcal{R}(X,Y)Z,W) \ = \ g_{\mu \lambda} \ R^{\mu}_{~~ \nu \rho \sigma} \ X^{\nu} \ Y^{\rho} \ Z^{\sigma} \ W^{\lambda} \ = \ W_{\mu} \ R^{\mu}_{~~ \nu \rho \sigma} \ X^{\nu} \ Y^{\rho} \ Z^{\sigma}

En prenant sa trace (par rapport à X et Y), on obtient le tenseur de courbure de Ricci, et en prenant la trace de celui-ci, on obtient la courbure scalaire (qui est une fonction de M dans \mathbb{R}).

Courbure de Ricci  


Article détaillé : courbure de Ricci.
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Courbure scalaire


Article détaillé : courbure scalaire.
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Exemples


  • Pour la sphère de dimension n rayon un, la courbure scalaire vaut n(n − 1).

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 11:19

 

Robert Bartlett

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le capitaine Robert Abram Bartlett (15 août 1875 – 28 avril 1946) fut un célèbre navigateur sur mer glacée et un explorateur de l'Arctique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.



Biographie


Né à Brigus, Terre-Neuve, Bartlett était l'aîné des dix enfants de William James Bartlett et de Mary J. Leamon, et il avait hérité d'une tradition familiale de gens de mer. À l'âge de 17 ans, il commandait son premier navire et commençait avec l'Arctique une histoire d'amour qui devait durer toute sa vie. Il passa plus de cinquante ans à cartographier et à explorer les eaux du Grand Nord et conduisit plus de quarante expéditions dans l'Arctique, plus que personne avant ou après lui. Un auteur, Eric Walters, rapporte certains aspects de son voyage pour découvrir des îles de l'Arctique dans son roman où se mêlent la fiction et l'histoire Trapped in Ice.

Capitaine du Roosevelt, il accompagna le commandant Robert Peary dans ses tentatives pour atteindre le pôle Nord. Il reçut la Médaille Hubbard de la National Geographic Society pour avoir tracé la route à travers l'Océan Arctique gelé jusqu'à 130 milles du pôle ; il avait été pourtant mis à l'écart de la partie finale de l'exploration peut-être à cause d'une rivalité entre les deux hommes[1]. Bartlett avait conduit son navire plus au nord que personne avant lui étant la première personne à naviguer jusqu'à de 88 ° de latitude nord.

En 1914, après l'échec de l'expédition du Karluk sa direction aida à sauver la vie de la plupart des participants échoués après que Vilhjalmur Stefansson qui conduisait l'expédition l'eut abandonnée. Après être resté échoué sur l'île Wrangel pendant plusieurs mois, le capitaine Bartlett fit une marche de 700 miles sur la Mer des Tchouktches glacée et à travers la Sibérie, puis organisa une expédition depuis l'Alaska pour sauver ses compagnons survivants sur l'île Wrangel. Pour son héroïsme exceptionnel il reçut la plus haute distinction de la Royal Geographical Society.

En 1917, il sauva les membres de l'expédition malheureuse de Crocker Land menée par Donald Baxter MacMillan, qui étaient restés bloqués sur la glace pendant quatre ans[2].

De 1925-1945, au commandement de sa propre goélette, le Effie M. Morrissey, il conduisit en Arctique de nombreuses expéditions scientifiques parrainées par des musées américains, l'Explorers Club et la National Geographic Society et, pendant la Seconde Guerre mondiale, il aida également à la surveillance de l'Arctique pour le compte du Gouvernement des États-Unis.

En 1927, les Boy-Scouts d'Amérique le nommèrent Scout honoraire, une nouvelle catégorie de scouts créée la même année. Cette distinction était accordée à « des citoyens américains dont les réalisations en plein air, les explorations et les aventures aux résultats utiles possèdent un caractère assez exceptionnel pour captiver l'imagination des jeunes garçons... ». Les autres dix-huit hommes à avoir reçu une telle distinction sont : Roy Chapman Andrews, Frederick Russell Burnham, Richard E. Byrd; George Kruck Cherrie, James L. Clark, Merian C. Cooper, Lincoln Ellsworth, Louis Agassiz Fuertes, George Bird Grinnell, Charles A. Lindbergh, Donald Baxter MacMillan, Clifford H. Pope, George Palmer Putnam, Kermit Roosevelt, Carl Rungius, Stewart Edward White, Orville Wright[3].

Il mourut dans un hôpital de New York, victime d'une pneumonie dont il ne put se remettre. Il est enterré à Brigus, Terre-Neuve. Hawthorne Cottage, à Brigus, où il habitait, est un site historique national.

Le navire garde-côte canadien, NGCC Bartlett, a été nommé ainsi en son honneur.

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http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/05/Robert_bartlett.jpg/180px-Robert_bartlett.jpg.

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    17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 15:59

     

    Méridien de Paris

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

    Salle méridienne, dite salle Cassini : le méridien de Paris y est tracé au sol.
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    Le méridien de Paris est le méridien passant par le centre de l'Observatoire de Paris. Il est situé à 2° 20' 14,025" à l'est de celui de Greenwich. Il est aussi connu sous le nom de Méridienne de France qui est sa matérialisation sur le territoire français (de Dunkerque à Perpignan). Ainsi la Méridienne de France a permis le déploiement de la nouvelle triangulation de la France.



    Définition du méridien


    Le méridien de Paris est défini le 21 juin 1667 par les mathématiciens de l'Académie. En ce jour de solstice d'été ceux-ci tracèrent sur le sol le méridien puis les autres directions nécessaires à l’implantation exacte du futur observatoire de Paris. Dès lors, le méridien origine pour la France était défini.

    Histoire


    • Le méridien est défini en 1667, époque de la construction de l'observatoire.
    • La mesure de la méridienne de France est achevée en 1718, par Jean-Dominique Cassini et son fils Jacques Cassini. Dans les années 1740, César-François Cassini rectifiera le tracé. Ces travaux, complétés par des mesures en Laponie et au Pérou, permettent de confirmer l’aplatissement de la terre aux pôles contrairement à l’opinion de Jean-Dominique Cassini mais conformément à la théorie de Newton.
    • La méridienne a été remesurée de 1792 à 1798 par Jean-Baptiste Joseph Delambre et Pierre Méchain pour servir de base à la détermination de la longueur exacte du mètre en 1799.
    • Le méridien de Paris est abandonné au profit du méridien de Greenwich, lors de la Conférence Internationale de Washington en 1884. Ce fut l'objet d'âpres discussions entre Français et Anglais. Une des raisons qui feront que Greenwich l'emportera, c'est qu'aux antipodes de Greenwich, il n'y a que très peu de terres habitées. L'autre raison fut l'engagement britannique d'adopter le système métrique, en l'échange de l'acceptation de la France à renoncer au Méridien de Paris. Sur les 25 pays présents, deux s'abstiendront : le Brésil et la France.
    • De ce fait, il faudra attendre le 9 mars 1911 pour qu'une loi adoptant officiellement le méridien international de Greenwich soit promulguée[1].
    • Lors de la célébration de l'an 2000, Paul Chemetov a créé le concept de la Méridienne Verte.

    Le méridien dans la ville de Paris


    La mire sud dans le parc Montsouris.
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    Le méridien de Paris au Sud du bâtiment de l'observatoire de Paris. On remarque la présence d'un médaillon de bronze au sol. (Photo prise depuis le jardin de l'observatoire).
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    L'un des 135 médaillons de l'Hommage à Arago.
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    • Des mires servent à pointer les instruments de l'observatoire :

    Sur la stèle on peut lire l'inscription suivante : « Du règne de ... (le nom de Napoléon a été gratté) mire de l'Observatoire - MDCCCVI ». Si on se fie à la ligne imaginaire tracée dans le parc par les médaillons de Jan Dibbets, on constate que la mire de 1806 n'est pas dans leur axe. Elle servait en effet à l'alignement de la lunette méridienne de l'Observatoire qui ne se trouve pas exactement sur le méridien, mais quelques dizaines de mètres à l'est de ce méridien.

    • L'Hommage à Arago : 135 médaillons de bronze de 12 cm de diamètre matérialisent depuis 1994 le tracé du méridien dans la ville. Ils ont été conçus par l'artiste néerlandais Jan Dibbets ; ils portent le nom de François Arago et des indications Nord et Sud. Certains de ces médaillons ont déjà disparu.

    Régions traversées  


    Depuis le pôle Nord jusqu'au pôle Sud, le méridien de Paris traverse les régions et pays suivants :

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