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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 17:18

André-Joseph Abrial

André-Joseph Abrial
Image illustrative de l'article André-Joseph Abrial
Fonctions
Ministre de la Justice de la Drapeau français République française
25 décembre 179914 septembre 1802
Gouvernement Consulat Bonaparte, Sieyès, Roger-Ducos
Prédécesseur Jean-Jacques Régis de Cambacérès
Successeur Claude Ambroise Régnier
Sénateur de l'Drapeau de l'Empire français Empire français
27 fructidor an X (14 septembre 1802) – 1814
Membre de la Chambre des pairs (Royaume de France Royaume de France)
4 juin 18141828
Successeur André Pierre Étienne Abrial
(à titre héréditaire)
Biographie
Date de naissance 19 mars 1750
Lieu de naissance Annonay
Date de décès 13 novembre 1828
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Enfants André Pierre Étienne Abrial
Profession Avocat

André-Joseph Abrial
Liste des ministres de la Justice de France
Liste des membres du Sénat conservateur

 

 

 

 

André Joseph, comte Abrial est un homme politique français né le 19 mars 1750, à Annonay (Ardèche) et mort le 13 novembre 1828, à Paris.





Biographie

Acte de naissance d'André Joseph Abrial.

 

 

 

 

 

 

Fils unique de Jean Pierre Abrial, maître chirurgien juré1, et de Marie Christine Murol, sa famille tenait un rang honorable dans la société.

Plusieurs membres de la famille Abrial rempliront d'importantes fonctions publiques sous le gouvernement consulaire et impérial. Un de ses proches parents était nommé commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance du Puy (18 mai 1800) et un autre (24 mai 1800) au tribunal de Lavaur ; un troisième, Barthélémy Abrial, vicaire général du diocèse du Puy, prêta serment en cette qualité le 14 mai 1802, conformément au Concordat.

Avant 1789

Le jeune Abrial obtint une bourse au Collège d'Autun qui avait été réuni à celui de Louis-le-Grand. Il se distingua par d'excellentes études et fut reçu dans l'ordre des avocats.

Après avoir été quelque temps avocat au parlement, il fut admis dans les bureaux du duc d’Aiguillon, ministre des Affaires étrangères, par la protection de Monsieur Cothonay, gendarme de la garde du roi, qui était né à Saint-Vallier, mais qui avait passé sa jeunesse auprès d’un de ses oncles, chanoine à la collégiale de Tournon.

Une sorte de bégaiement dont il était affecté lui rendant la plaidoirie difficile, d'une part, et le coup d'État du chancelier Maupeou et l'exil des parlementaires en 1771, d'autre part, l'éloigneront momentanément du barreau. Il fut chargé, la même année, par Maupéou, de la gestion d'un comptoir français au Sénégal. Obligé de revenir en France, après une maladie grave, il reprit l’exercice de sa profession en 1776 au Parlement de Paris.

Révolution française

Dès les premiers jours de la Révolution de 1789, Abrial adopta les idées nouvelles, mais sans se mêler activement aux excès qu'on eut à déplorer plus tard.

Sa réputation de jurisconsulte ayant pris assez de consistance et d'extension, il fut nommé le 18 janvier 1791, lors de l’organisation des tribunaux, commissaire du roi au sixième arrondissement de Paris et passa très rapidement, le 3 septembre 1791, au tribunal de cassation, où il succéda à Hérault de Séchelles. Sa conduite et sa modestie le préservèrent durant cet intervalle des orages de la Révolution. Il eut soin de se renfermer strictement dans le cercle de ses devoirs, de ne tenir d’autre langage que celui de la justice et de ne céder à d’autre impulsion que celle de sa conscience.

Les directeurs le nommèrent à Naples, le 20 février 1799, commissaire civil pour organiser la République napolitaine. Il se lia intimement avec le général MacDonald et son administration fut si sage que le roi des Deux-Siciles conserva à sa rentrée quelques unes des améliorations apportées par Abrial.
À son retour de Naples, sa place de commissaire à la Cour de cassation était pourvue, mais la démission volontaire de M. Jourde qui l’occupait, la rendit vacante pour Abrial. À la même époque, il est commissaire près de l'administration du Prytanée français.

Consulat et Premier Empire

Après le 18 brumaire, Bonaparte, qui se connaissait en hommes, offrit le ministère de la Justice à Abrial, le 25 décembre 1799. Cette élévation fut approuvée par tous les personnages qui se trouvaient alors chargés de diriger le timon de l'État. Le premier Consul, en confiant à Abrial le portefeuille de la justice, dit à ce magistrat qui obtenait sa confiance : « Monsieur, ce n'est pas moi, c'est la voie publique qui vous nomme. »

Ce n'était pas une sinécure que les fonctions de ministre sous Napoléon, il ne s'agissait rien moins, après le 18 brumaire, que de réorganiser tous les corps judiciaires, de suppléer par des consultations aux tribunaux en l'absence des Codes, qui se trouvaient tombés dans le domaine de la prescription sans être encore remplacés par une loi nouvelle. Abrial s'acquitta consciencieusement de ce devoir difficile. Il travailla à dissiper le désordre et la confusion qui régnaient dans l’administration de la justice, laquelle en l’absence de codes, flottait entre les anciennes et les nouvelles lois. Avec discernement, il dirigea, par de savantes circulaires, les tribunaux vers l’unité de la jurisprudence. Plus tard, il prit une grande part à l’élaboration du Code Napoléon. Il s’employa, également, à faire rayer des noms sur la liste des Émigrés.

 

 

 

Décret du 29 floréal an X (19 mai 1802) portant création de la Légion d'honneur.

 

 

 

 

 

C'est dans ces fonctions de ministre de la Justice qu'il signe, le 29 floréal an X (19 mai 1802), le décret portant création de la Légion d'honneur2.

Lorsque, au mois de fructidor an XI, le ministère de la Justice changea d'organisation, le premier Consul fit passer Abrial au Sénat conservateur (14 septembre 1802), et, le 5 vendémiaire an XII, l'investit de la sénatorerie de Grenoble. Il fut, le 25 prairial de la même année élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur.

En 1808, l’Empereur, reconnaissant son talent d’administrateur, l’envoya en Piémont, à Gênes et à Milan, pour y organiser la justice et introduire le Code Napoléon. À son retour de cette importante mission, eu 1809, il fit partie de la commission nommée par le Sénat pour la surveillance de la liberté individuelle.

Créé comte de l'Empire le 26 avril 1808 et Grand-croix de l'Ordre de la Réunion, il épousa en juillet 1811, en secondes noces, sa cousine Marie Anne Rosalie Abrial. Le contrat de mariage fut signé par l'Empereur, qui le nomma, sept mois après (janvier 1812), président du collège électoral du Cantal. Il signa l'adresse envoyée par ce collège à Napoléon.

Pendant tout le temps de l’Empire, Abrial fit partie de cette majorité du Sénat conservateur qui approuva toutes les mesures du maître, ce qui ne l’empêcha pas, en avril 1814, de voter un des premiers la déchéance de Napoléon Ier.

Restauration française

Il ne faut pas s’étonner outre mesure si, en  1814, Abrial accepta la Restauration, car il était resté, au fond, attaché aux Bourbons[réf. nécessaire]. Il avait connu leur gouvernement. S’il aima l’Empereur qui fut son bienfaiteur et qu’il appréciait personnellement, il n’aima jamais le régime impérial; le gouvernement personnel et militaire n’allait pas avec son caractère de légiste.

Louis XVIII récompensa son vote en le comprenant sur la liste des pairs de France le 4 juin 1814, d'où l'écarta Napoléon à son retour de l’Île d'Elbe. Parmi ses propositions faites à la Chambre, celle du 27 août 1814, à propos du projet de loi sur la presse, vise l'établissement de la censure pour deux ans.

Redevenu Pair de France après les Cent jours, Abrial fut un des membres ardents de la majorité royaliste. Son nom figure parmi les 139 membres de la Chambre haute qui votèrent la mort du maréchal Ney en  1815. De 1816 à 1820, il fut membre d'un grand nombre de commissions et presque toujours chargé de leurs rapports.

Le 8 mars 1816, il déposa le rapport de la commission chargée d'examiner la résolution de la Chambre des députés du 9 février 1816, relative à la suppression des pensions ecclésiastiques dont jouissaient des prêtres mariés ou ayant renoncé à leur état en embrassant une profession incompatible avec le sacerdoce. Le comte Abrial combattit vivement la résolution de la Chambre, qui n'en fut pas moins adoptée, le 9 mars, par la Chambre des pairs, sur les instances de Chateaubriand.

Le 21 décembre 1816, Abrial déposa un long rapport sur le projet de loi relatif aux effets du divorce. Il insista surtout sur la nécessité d'interdire le mariage à tout conjoint précédemment divorcé avant le pré-décès de l'autre conjoint, même quand celui-ci était remarié ; il défendit cette prohibition par des arguments tirés : « de l'état de la législation », — la loi d'abolition du divorce devant produire tous ses fruits, — de « la morale, dont le domaine embrasse tous les temps, » — de « la religion, enfin, qui élève sa voix encore plus haut ».

Le 25 février 1817, il conclut, au nom de la commission, à l'adoption du projet de loi donnant au pouvoir le droit de renvoyer les ouvrages incriminés devant les tribunaux par la voie de la saisie. Adopté, le 11 mars, à l'unanimité par la Chambre des pairs.

Le 18 avril 1818, enfin, il présenta le rapport sur un projet qui réunissait, en une seule et même loi, tout ce qui concerne la contrainte par corps pour causes civiles et pour dettes commerciales.

Abrial fit insérer dans le Constitutionnel du 2 mai 1817 un éloge de Laurent de Grégory.

Vers la fin de l’année  1819, Abrial devint presque aveugle mais ne cessa pas néanmoins d’assister aux séances de la Chambre. Son opération de la cataracte (1828), bien réussie, semblait lui assurer quelques années de bonheur, mais il mourut à Paris, le 14 novembre de cette année. Il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise (28e division, 12e ligne, R32). Reposent dans la même sépulture, son épouse, son fils André Pierre Etienne, comte Abrial (1783-1840), et Etienne Jules comte Abrial inhumé en 1891, puis transféré au cimetière du Sud le 22 juillet de la même année.

Son éloge funèbre fut prononcé à la chambre des pairs par le Comte Lemercier le 2 mars 1829.

André Joseph Abrial était un esprit froid, lucide et circonspect. On a dit, non sans raison que sa prudence allait parfois jusqu’à la pusillanimité3. D’un talent un peu grave, il fut surtout un savant jurisconsulte et un grand administrateur.

Fonctions

Titres

Distinctions

 

 

Armoiries

 

 


Figure Blasonnement
Orn ext comte sénateur de l'Empire GCOR.svg
Blason André Joseph Abrial (1758-1820).svg
Armes du comte Abrial et de l'Empire
Selon ses lettres patentes 
Ecu de gueules coupé d'argent ; sur le gueules un soleil d'or d'ardant de senestre ; sur l'argent arbre de sinople terrassé de même.4
On trouve aussi 
Coupé : au I, parti du quartier des comtes sénateurs et de gueules au soleil d’or dardant de senestre ; au II, d’argent à l’arbre de sinople terrassé de même.5
Ou 
Parti au I, coupé du quartier des comtes sénateurs et de gueules au soleil d’or dardant de senestre ; au II, d’argent à l’arbre de sinople terrassé de même.6
Orn ext comte et pair GOLH.svg
Blason fr famille Abrial (Vivarais).svg
Armes de comte-pair héréditaire

D'argent au chêne terrassé de sinople, au chef d’azur chargé d’un soleil d’or.7,8,9,10,11

 

 

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 14:53

Candidature à l'élection présidentielle de 2012

 

 

 


Logotype utilisé par François Bayrou dans le cadre de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012.
François Bayrou, le 10 mars 2012 à Toulouse.

 

 

 

 

 

Il annonce officiellement le 7 décembre 2011 sa candidature à l'élection présidentielle de 2012, déclarant se présenter en « homme libre »42. Le lendemain, sur le plateau de Des paroles et des actes sur France 2, il déclare : « Je serai le candidat des jeunes, des chômeurs, des smicards et de tous les oubliés de la société »43.

Fin de l'année 2011 et début 2012, plusieurs anciens ministres chiraquiens et personnalités de centre-droit se rallient à lui, comme les anciens UDF Jean Arthuis, Alain Lambert, Anne-Marie Idrac, Bernard Bosson, Pierre Albertini ou Philippe Douste-Blazy. François Bayrou reçoit également le soutien d'une vingtaine de sénateurs divers droite et de plusieurs parlementaires villepinistes au tournant de l'année 2012, tel Yves Pozzo di Borgo. L'ex-responsable de la campagne web de Nicolas Sarkozy en 2007 membre du Parti Libéral, Arnaud Dassier, annonce également son soutien44. Le 11 avril 2012, il reçoit en outre le soutien d'une quarantaine de personnalités gaullistes et villepinistes45.

Il met l'accent sur ce qu'il appelle « produire en France et consommer français », la réduction de la dette par le contrôle des dépenses, l'éducation en voulant faire un effort particulier sur les « fondamentaux » au primaire (lire, écrire, compter, défendant notamment l'usage du calcul mental) et de nouveau la réforme des institutions, promettant l'organisation d'un référendum sur la question en même temps que le premier tour des élections législatives de juin 2012.

Après une entrée en campagne lors de laquelle le candidat voit un doublement des intentions de vote en sa faveur, François Bayrou retrouve le 4 mars 2012 dans un sondage sa troisième place de 2007, à égalité avec Marine Le Pen à 15%46, avant de voir progressivement refluer les intentions de vote en sa faveur.

Totalisant 9,13 % des voix (3 275 122 voix) au premier tour47, François Bayrou termine cinquième de cette élection présidentielle derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, un score bien inférieur à celui de 2007 (18,57 %) mais au dessus de celui de 2002 (6,84 %).

Après son élimination, François Bayrou écrit une lettre publique aux deux candidats du second tour, Nicolas Sarkozy et François Hollande, les interrogeant sur leurs programmes48 afin d'éventuellement se prononcer pour un soutien ou une prise de position pour le deuxième tour. Le 3 mai 2012, il annonce qu'il votera personnellement pour François Hollande sans donner toutefois de consigne de vote à ses électeurs49.

Candidature aux élections législatives de juin 2012

Candidat à sa réélection aux législatives de juin 2012 dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, François Bayrou arrive en deuxième position au premier tour avec 23,63 % des suffrages exprimés. Dans une triangulaire qui l'oppose à la candidate socialiste Nathalie Chabanne (34,90 % au premier tour) et au candidat de l'UMP Éric Saubatte (21,72 % au premier tour), il n'obtient que 30,17 % des suffrages exprimés contre 42,78 % à Nathalie Chabanne, élue, et 27,04 % pour Éric Saubatte50,51.

Prises de position

Europe

François Bayrou et le MoDem s'inscrivent dans la tradition europhile du centre français. L'Europe a donc une place centrale dans son projet politique : « L’Europe est la clé de la liberté de choix : elle permet d’écrire l’avenir »52.

« Sans Europe, sans union politique et sans démocratie, la marche du monde devient une fatalité sur laquelle les peuples de notre continent auront perdu le pouvoir de peser. Chaque fois qu’il s’agit de peser sur l’avenir du monde, on retrouve « le besoin d’Europe »52.

François Bayrou est député européen de 1999 à 2002. Il affirme, en décembre 2004, son opposition à l'entrée de la Turquie53 dans l'Union européenne et demande, en vain, un vote de l'Assemblée nationale sur cette question. Depuis, sa position a légèrement changé concernant cette question. Lors du meeting de Reims le 2 avril 2007, il affirme que des arguments importants pour l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne n'ont pas été pris en considération. Pour sa part, il maintient son opposition mais affirme : « il y avait des arguments pour [et] des gens qui avaient une autre vision de l'Europe que la sienne »54.

En 2005, il fait campagne en faveur du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, que les électeurs français consultés par référendum rejettent le 29 mai 2005. Son programme pour la présidentielle de 2007 milite pour la ratification d’« un texte, simple, lisible, court, sans ambiguïté, qui donnera forme aux principes d’une Union européenne sortie de ses paralysies et de ses impasses »52 qui devrait, en France, être accepté par un nouveau référendum. Le 4 février 2008 il vote au congrès pour la loi constitutionnelle qui permettra la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne55,56.

VIe République

Dans son projet de modernisation du système politique français, il propose le renforcement du rôle du Parlement de façon à constituer un contre-pouvoir effectif face à l'exécutif. Il a déclaré à plusieurs reprises souhaiter le passage à une VIe République57.

Le 5 avril 2006, il estime que la crise du Contrat première embauche (CPE) s'est soldée par « un effondrement des institutions » et que « le moment est venu ».

Régions

François Bayrou, qui parle couramment béarnais, défend le « trésor » que constituent selon lui les cultures et identités régionales de France. Il appelle à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires58, que la France a signée en 1999.

Il s'est notamment prononcé pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, conformément au vœu des collectivités locales, ainsi que pour la « réunification de la Normandie » actuellement divisée en deux régions.

Médias et image publique

François Bayrou a souvent mis en cause l’objectivité des médias français appartenant à de grands groupes industriels, arguant de leur forte tendance à la bipolarisation de la vie politique française, autour de l’UMP et du PS. Il accuse ces médias d’une surexposition de ces partis et de leurs candidats voire de connivence avec certains de ces candidats ; il affirme que cette inclination s’exprime notamment dans le contenu des questions posées et dans celles qui justement ne le sont pas. Il propose à cet effet de rendre impossible la détention des groupes de médias par des groupes industriels et financiers dépendant des commandes de l’État.

D’autre part, la marionnette de François Bayrou dans l’émission télévisée satirique Les Guignols de l'info contribue également au façonnement de l’image publique et médiatique du politicien ; il y est présenté comme un grand enfant à la naïveté désarmante59. À l’instar de nombreux autres personnages politiques de premier plan (Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, etc.), il est aussi la cible de nombreux imitateurs de la scène francophone tels que Laurent Gerra60.

Invité dans une émission de variétés consacrée à Nicolas Canteloup, qui prête sa voix à la marionnette de François Bayrou aux Guignols de l’Info, le député béarnais a avoué que cette caricature l’avait dans un premier temps affligé au point de lui donner l’envie de renoncer à la politique61.

Éducation

L'éducation, qu'il a connue en tant que professeur, et comme ministre de tutelle pendant 4 ans, est, selon lui, une de ses priorités : « Je le dis à chacune de mes interventions : l’éducation est ma priorité. Et la priorité à l’éducation, ça a une traduction claire : on garantit les moyens et dans un contrat, on définit les résultats à obtenir, ambitieux, chiffrés, vérifiables »62.

Autres sujets

De fin 2005 à juin 2006, François Bayrou prend position contre la loi DADVSI. Puis en mai 2009, il vote contre la loi Hadopi63.

À propos de l'Afrique, il a déclaré : « Il n’y a qu’une politique juste et efficace de lutte contre l’immigration, que nous devrions imposer à la communauté internationale et à l’Europe : c’est de garantir aux Africains qu’ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail, comme des hommes debout »64.

Le 14 février 2008, il signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine, lancé par l'hebdomadaire Marianne65.

Le 4 septembre 2009, il déclare approuver les déclarations de son bras droit, Marielle de Sarnez, qui avait envisagé, quelques jours plus tôt, une alliance du MoDem avec le Parti socialiste66. Par la suite, François Bayrou s'exprime publiquement à plusieurs reprises durant l'été 2010 sur le sujet d'une alliance potentielle du MoDem avec le Parti socialiste, considérant que le PS a renoncé définitivement de dire la vérité aux Français, fustigeant un PS des illusions. Il indique même avoir compris cela précisément lors du revirement de Martine Aubry sur l'ouverture du PS au relèvement du seuil de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans en 8 ans.[réf. nécessaire]

Sur cette même réforme des retraites, François Bayrou est favorable à un passage de 60 à 62 ans progressif, qu'il dit être raisonnable compte tenu de l'augmentation de l'espérance de vie67. Néanmoins, il n'a pas voté pour la réforme qu'il conditionnait à l'adoption d'un amendement qu'il a présenté à l'Assemblée nationale et auquel il n'a manqué que quelques voix pour être adopté : il proposait de maintenir le seuil de l'âge de départ sans décote à 65 ans au lieu des 67 ans proposés par le gouvernement, ce qui lui semble inacceptable, car cela fait payer les frais de cette réforme aux personnes ayant eu les carrières les plus hachées68. Son objectif est la mise en place comme en Italie, et comme défendu par la CFDT, d'un système de retraite par répartition mais individualisé, également appelé système de retraite par points, comme le système des retraites complémentaires mais étendu à la retraite de base, et unifié à terme entre les 35 systèmes existants, créant en particulier le problème des calculs pour les retraités polypensionnés69.

François Bayrou ne fait pas mystère de sa foi, ayant fréquenté par exemple la Communauté des Béatitudes70.

Détail des mandats et fonctions politiques

Postes à responsabilités

Chargé de mission

Conseiller

  • 1984-1986 : conseiller de Pierre Pflimlin, président du Parlement européen.

Président

Fonctions électives locales

Conseil municipal

  • 14/03/1983 - 01/04/1993 : conseiller municipal de Pau
  • depuis le 17/03/2008 : conseiller municipal de Pau

Conseil général

Fonctions parlementaires

À l'Assemblée nationale

  • 16/03/1986 - 14/05/1988 : député des Pyrénées-Atlantiques
  • 23/06/1988 - 01/05/1993 : député de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques
  • 12/06/1997 - 21/12/1999 : député de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques ; président du groupe UDF à l'Assemblée nationale (1997-1998)
  • 19/06/2002 - 16/06/2012 : député de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, réélu le 17 juin 2007 ; membre de la commission des lois

Au Parlement européen

  • 20/07/1999 - 16/06/2002 : député européen (démissionne afin de revenir à l'Assemblée nationale)

Fonctions ministérielles

Bibliographie

Ouvrages de François Bayrou

Ouvrages consacrés à François Bayrou

 

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 14:50

François Bayrou

 

 


 

 

 

François Bayrou
Francois bayrou close.jpg
François Bayrou à Paris, le 23 mai 2009.

Fonctions
1e président du Mouvement démocrate
En fonction depuis le 2 décembre 2007
Prédécesseur création du parti
Député de la 2e circonscription
des Pyrénées-Atlantiques
19 juin 200217 juin 2012
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Prédécesseur Pierre Menjucq
Successeur Nathalie Chabanne
12 juin 199721 décembre 1999
Élection 1er juin 1997
Prédécesseur Pierre Laguilhon
Successeur Pierre Menjucq
23 juin 19881er mai 1993
Élection 12 juin 1988
Réélection 28 mars 1993
Prédécesseur création de la circonscription
Successeur Pierre Laguilhon
Député européen
20 juillet 199916 juin 2002
Élection 13 juin 1999
Président de l'Union pour la démocratie française
17 septembre 199830 novembre 2007
Prédécesseur François Léotard
Successeur l'UDF est intégrée au MoDem
Ministre de l'Éducation nationaleN 1
30 mars 19934 juin 1997
Président François Mitterrand
Jacques Chirac
Gouvernement Édouard Balladur
Alain Juppé I
Alain Juppé II
Prédécesseur Jack Lang
Successeur Claude Allègre
Président du
conseil général des Pyrénées-Atlantiques
30 mars 199218 mars 2001
Prédécesseur Henri Grenet
Successeur Jean-Jacques Lasserre
Député des Pyrénées-Atlantiques
(scrutin proportionnel par département)
2 avril 198614 mai 1988
Élection 16 mars 1986
Biographie
Nom de naissance François René Jean Lucien Bayrou
Date de naissance 25 mai 1951 (61 ans)
Lieu de naissance Bordères, Pyrénées-Atlantiques (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF-CDS, UDF-FD, UDF, MoDem
Diplômé de Université Bordeaux III
Profession Professeur agrégé de lettres classiques
Religion Catholicisme

 

 

François BayrouN 2 est un homme politique français né le 25 mai 1951 à Bordères dans les Pyrénées-Atlantiques.

Ministre de l'Éducation nationale sous trois gouvernements différents de droite, ancien député des Pyrénées-Atlantiques de 1986 à 2012, ancien député européen et conseiller du président du Parlement européen, deux fois président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, conseiller municipal de Pau, il a été aussi président des partis Centre des démocrates sociaux (CDS), Force démocrate, l'Union pour la démocratie française (UDF) et du Mouvement démocrate (Modem) qu'il a fondé.

Après avoir obtenu 6,84 % des voix à l'élection présidentielle de 2002 (4e du premier tour), il réunit 18,57 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle de 2007 (3e du premier tour), et fonde peu après un nouveau parti qui se veut au centre de l'échiquier politique : le MoDem, successeur de l'UDF, dont il est le président. Lors de l'élection présidentielle de 2012, il recueille 9,13 % des suffrages (5e du premier tour). Candidat à sa succession dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques aux législatives de 2012, il est devancé au second tour, le 17 juin 2012, par la candidate socialiste Nathalie Chabanne.





Biographie

Origines, études et famille

François René Jean Lucien Bayrou est le fils de Calixte Bayrou, propriétaire agriculteur, maire de Bordères, et d'Emma Sarthou, originaire de Serres-Morlaàs1,2.

Ses ascendants sont Béarnais, sauf sa grand-mère maternelle, Amélie Dorgan qui était d'origine irlandaise et par qui il est parent du poète irlandais Theo Dorgan (en)3.

Vers l'âge de six ou sept ans, il souffre de bégaiement. Il lui faudra plusieurs années pour maîtriser ce problème4. Bachelier en 1968, il poursuit des études dans une classe préparatoire littéraire (hypokhâgne et khâgne) et à l'Université Bordeaux III. Il obtient l'agrégation de lettres classiques en 1974 à 23 ans ; c'est alors que son père meurt accidentellement en tombant d'une charrette de foin. Il aide donc sa mère à gérer l'exploitation, tout en enseignant1.

Il est auteur d'une biographie d'Henri IV, Le Roi libre, vendue à 300 000 exemplaires. Grâce à ses droits d'auteur, il s'est lancé, avec succès, dans l'élevage de chevaux pur-sang de course.

Marié en 1971 avec Élisabeth Perlant dite « Babette », ils ont ensemble six enfants : Hélène, Marie, Dominique, Calixte (travaillant actuellement à l'université de Liège en Belgique5), Agnès, André, et de nombreux petits-enfants1,6.

Sa mère est décédée le 29 novembre 2009 à 89 ans1.

Carrière politique

Débuts (1982 - 1993)

Jeune, François Bayrou est proche des mouvements non-violents, notamment de la communauté de Lanza del Vasto7. À 30 ans, en 1982, il devient conseiller général, puis quatre ans plus tard député UDF des Pyrénées-Atlantiques. Enseignant dans l'école publique, laïc convaincu, c'est aussi un catholique pratiquant, d'inspiration politique démocrate-chrétienne — son père avait été maire de son village de Bordères sous l'étiquette MRP. En 1989, il perd les élections municipales face à André Labarrère à Pau en obtenant 48 % des voix au second tour.

Portefeuilles ministériels (1993 - 1997)

En 1993, il est nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur. Il propose une réforme de la loi Falloux, qui aurait déplafonné la possibilité, pour les collectivités locales, de subventionner les investissements des établissements d’enseignement privé. Le 24 janvier 1994, près d'un million de manifestants s'en prennent à ce projet, pour défendre l'école laïque. La méthode de François Bayrou est alors critiquée à droite comme à gauche. Finalement, le Conseil Constitutionnel rejette le projet de François Bayrou.

Bien qu'il ait soutenu Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle française de 1995 et qu'il ait fait partie de son comité politique aux côtés de Nicolas Sarkozy et François Léotard, et qu'il se soit opposé au projet de référendum sur l'éducation proposé par le candidat Jacques Chirac, il obtient dans le premier gouvernement d'Alain Juppé un portefeuille élargi à l'enseignement supérieur, à la recherche et à la formation professionnelle. Il perd la responsabilité de la Formation professionnelle dans le deuxième gouvernement Juppé, mais reste à l'Éducation nationale jusqu'à la dissolution de 1997 ; l'élection est remportée par la gauche plurielle.

Durant son ministère, François Bayrou dirige une réflexion approfondie sur la condition des professeurs et des élèves qui inspire les documentaires de la réalisatrice Marie-Françoise Desmeuzes8. Il conduit une réforme du collège, réforme les études supérieures (semestrialisation des études, semestre d'orientation en première année, création d’universités de professionnalisation technologique), met en place le baccalauréat actuel (filières S, ES, L, STT, STL et STI), introduit les langues vivantes à l’école primaire.

L'opinion retient, de la présence de François Bayrou à ce ministère, après sa réforme avortée en faveur de l'enseignement privé où il avait été accusé de vouloir « réformer à la hussarde »9, sa méthode de réforme prudente et concertée avec les organisations syndicales (ce que critiqueront, puis approuveront Claude Allègre et Jack Lang10). Roger Fauroux, qu'il avait chargé de présider une commission sur la réforme de l'école était néanmoins critique, déclarant que François Bayrou gouvernait « avec le sondoscope en bandoulière »9.

Sous la troisième cohabitation : conquête de l'UDF (1997 - 2002)

Rédacteur en chef de Démocratie moderne, le journal du CDS, il devient en 1991 secrétaire général de l'UDF en tant que représentant de son parti, le CDS, qui est l'une des principales composantes de cette fédération de partis de droite non gaulliste qu'est l'UDF.

Un temps vice-président du CDS (1991-1994), il en est élu président en 1994. Au congrès de Lyon en 1995, il fusionne ce parti avec le Parti social-démocrate, parti de tradition laïque également adhérent de l'UDF (et comptant dans ses membres André Santini notamment), créant ainsi Force Démocrate (FD).

Il est élu en 1998 à la tête de l'UDF malgré l'opposition de Démocratie libérale (DL). Après les élections régionales de 1998, Alain Madelin et d'autres leaders de DL approuvent les présidents de région réélus grâce au soutien des élus Front national, alors que François Bayrou rejette toute alliance avec l'extrême droite. DL quitte alors l'UDF, dont les autres composantes fusionnent la même année pour créer un parti unifié, la Nouvelle UDF.

Lors des élections européennes de juin 1999, François Bayrou conduit la liste UDF qui recueille 9,28 % des voix11; il tient — contrairement à ses concurrents têtes de liste François Hollande et Nicolas Sarkozy — son engagement de siéger à Strasbourg et entre donc au Parlement européen, dont sa seconde de liste Nicole Fontaine obtient la présidence.

Candidature à l'élection présidentielle de 2002

François Bayrou se présente comme candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 2002.

Sa campagne connaît des débuts difficiles ; les sondages le créditant longtemps d'environ 5 % des intentions de vote. Plusieurs leaders de l'UDF appellent à voter pour Jacques Chirac dès le premier tour. Lors de la campagne présidentielle, à Strasbourg, et pendant une altercation verbale avec des jeunes qui avaient insulté le maire de Strasbourg, Fabienne Keller, avec laquelle il se trouvait12, il gifle un enfant de dix ans qui essayait de lui faire les poches.

François Bayrou arrive en quatrième position du premier tour de scrutin, avec 6,84 % des voix, derrière Lionel Jospin. Il appelle Jacques Chirac, opposé au second tour à Jean-Marie Le Pen, à constituer une large coalition à partir de sa majorité de second tour. Le président sortant tente au contraire, avec Alain Juppé, de fusionner la droite et le centre dans un unique parti, l'Union pour la majorité présidentielle, rebaptisé ensuite Union pour un mouvement populaire (UMP). La majorité des parlementaires UDF, emmenés par Philippe Douste-Blazy, quittent l'UDF pour l'UMP. Cependant, 30 députés UDF et apparentés sont élus aux élections législatives de juin et constituent un groupe parlementaire pour la XIIe législature (2002-2007). Parmi eux, François Bayrou qui revient à l'Assemblée nationale, élu dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, et quitte donc le Parlement européen (remplacé par Jean-Thomas Nordmann).

Sous le second mandat présidentiel de Jacques Chirac (2002 - 2007)

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François Bayrou en 2006.

 

 

 

 

S'affirmant opposé à « l'État-UMP », dès la première question de confiance posée par le gouvernement Jean-Pierre Raffarin, il annonce l'intention de se prononcer librement sur chacun des actes du gouvernement.

L'UDF obtient 12 % des voix aux élections régionales et aux élections européennes de 2004, où progresse le nombre de ses élus conseillers régionaux et députés européens ; aux cantonales de la même année, le nombre de ses conseillers généraux et présidents de conseils généraux progresse également.

Aux régionales en Aquitaine, les listes de François Bayrou arrivent, avec 16 % des voix, en troisième position derrière la liste PS du président Alain Rousset, qui sera réélu, et celle de l'UMP radical Xavier Darcos, ministre délégué à l'Enseignement scolaire. Devancée dans toutes les régions par l'UMP, les listes UDF fusionnent avec celles de l'UMP au second tour.

Au Parlement européen élu en 2004, l'UDF quitte le groupe parlementaire de droite du Parti populaire européen auquel appartient l'UMP, pour rejoindre, avec ses alliés du Parti démocrate européen, le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.

En 2005 et 2006, il s'oppose de plus en plus à la politique du gouvernement de Dominique de Villepin, sur son contenu et sur ses modalités — en particulier le mépris dans lequel est, selon lui, tenu le Parlement (sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, la privatisation des autoroutes, l'instauration par ordonnance du CNE, etc.). Sa ligne politique est contestée par l'unique ministre UDF du gouvernement, le ministre de l'Éducation nationale, Gilles de Robien, favorable à une alliance avec l'UMP13. D'ailleurs Gilles de Robien demande fin 2005 que les militants soient appelés à se prononcer : la motion de défense d'une UDF « libre et indépendante » présentée par François Bayrou est approuvée à 92 % (Congrès de Lyon, janvier 2006).

Lorsque le Parti socialiste dépose une motion de censure le 16 mai 2006, dans le cadre de l'affaire Clearstream 2, contre le Gouvernement Dominique de Villepin, François Bayrou et dix députés de son groupe (sur trente) votent ce que le leader qualifie de « censure franche » par opposition à la censure « des couloirs » (plusieurs dizaines de députés UMP partisans de Nicolas Sarkozy s'étaient rassemblés à la buvette de l'Assemblée nationale). C'est la première censure votée par François Bayrou contre un gouvernement de droite depuis son accession à la tête de l'UDF en 1998.

Le président de l’UDF n'écarte pas pour autant de soutenir des membres de l'UMP « au cas par cas » : il apporte par exemple son soutien à la liste du candidat Alain Juppé à la municipale partielle de Bordeaux en août 200614.

Candidature à l'élection présidentielle de 2007

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François Bayrou en campagne.

 

 

 

 

Le 10 juin 2006, à Issy-les-Moulineaux, à l'occasion d'un conseil national statutaire de l'UDF, François Bayrou jette les grandes lignes de ses ambitions présidentielles en proposant une « Révolution civique ». François Bayrou souhaite rassembler des personnalités venant de droite, de gauche et du centre ; il prend en exemple Henri IV (qui a mis fin aux guerres de religion entre catholiques et protestants) et Charles de Gaulle (qui lors du GPRF en 1945 a gouverné avec les communistes, les socialistes et le centre ; et de nouveau en 1958 avec les socialistes et le centre). Le congrès d'Issy-les-Moulineaux voit également Gilles de Robien, défenseur de l'alliance avec la droite, être sifflé par la salle.

Le 2 septembre 2006, interviewé durant le journal de 20 heures de TF1 par Claire Chazal, il déclare que : « Les grands médias ont orchestré pour les Français un choix dicté à l'avance15. »

À l'automne 2006, il publie sous le titre Au nom du Tiers-État un recueil de ses discours à l'Assemblée nationale, précédés d'un essai sur les origines du « mal français ». Il fustige « la crise de régime et la manière dont les clans se l'approprient » au cours des vingt-cinq années précédentes, c'est-à-dire sous les Présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac.

François Bayrou présente sa candidature à l'élection présidentielle du printemps 2007 le 2 décembre 2006 à Serres-Castet, dans sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques16.

Les intentions de vote en faveur de François Bayrou selon les instituts de sondage passent de 8 % environ début décembre à 10 % mi-janvier, 12 % fin janvier, 13 % mi-février, 19 % fin février, 22 % dans la première quinzaine de mars17.

Le journaliste Serge Moati déclare alors qu'il pourrait devenir une surprise de l'élection présidentielle de 2007. Sur LCI, dans leur débat hebdomadaire, Jacques Julliard et Luc Ferry, ainsi que Christophe Barbier, estiment que François Bayrou veut, sur le modèle du MRP de la IVe République, faire de l'UDF le pivot incontournable des grandes formations.

 

 

 

 

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François Bayrou, le 12 février 2007.

 

 

 

 

En février-mars 2007, plusieurs candidats potentiels se rallient au candidat de l'UDF : le président du Parti fédéraliste, Christian Chavrier, puis en mars 2007, c'est au tour de la présidente du parti écologiste Cap 21, Corinne Lepage ; le 13 mars, Édouard Fillias, d'Alternative libérale ; le 1er avril 2007, Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant. Nicolas Miguet appelle également à voter pour François Bayrou18.

François Bayrou publie en mars 2007 chez Plon son Projet d'espoir, qui sera le livre politique le plus vendu au cours de la période (370 000 exemplaires en deux mois)19.

En mars et avril, le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy reçoit le soutien de plusieurs personnalités réputées proches de l'UDF : Simone Veil (qui avait déjà soutenu la candidature de Jacques Chirac en 2002 contre celle de François Bayrou) déclare que Bayrou est « le pire de tous » et que sa candidature est « une imposture » ; Gilles de Robien et André Santini, membres de l'UDF; Valéry Giscard d'Estaing, fondateur de l'UDF, le 18 avril 2007. François Bayrou y répond en dénonçant une « collection d'élus épuisés »20.

Des personnalités non membres de l'UDF soutiennent en revanche François Bayrou : le député européen (élu sur une liste UDF) et ancien journaliste Jean-Marie Cavada ; deux ministres délégués du gouvernement Villepin, tous deux UMP : Azouz Begag, ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances et François Goulard, ministre délégué à l'enseignement supérieur.

Le 13 avril 2007, un peu plus d'une semaine avant le premier tour, Michel Rocard, dont des proches avaient déjà appelé à voter Bayrou (collectifs « Spartacus » et « les Gracques ») demande une alliance entre l'UDF, le PS et les Verts21. Il est suivi, le 14 avril 2007 par Bernard Kouchner22, puis par Claude Allègre23 et Daniel Cohn-Bendit24. François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, estime la proposition inconcevable et Ségolène Royal la juge « baroque » tandis que Dominique Strauss-Kahn précise qu'il ne serait premier ministre qu'en cas de majorité socialiste.

François Bayrou obtient 18,57 % au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, le 22 avril 2007, soit 6 820 914 électeurs, le plaçant en 3e position, derrière Ségolène Royal du Parti socialiste (25,87 %) et Nicolas Sarkozy de l'UMP (31,18 %), tous deux qualifiés pour le second tour.

Le 25 avril 2007, lors d'une conférence de presse, il annonce qu'il ne donne aucune consigne de vote pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, mais déclare accepter le débat public que lui a proposé la candidate PS Ségolène Royal, ajoutant qu'il était prêt à en faire autant avec Nicolas Sarkozy (UMP), initiative que ce dernier récuse le soir même. Il annonce également la création d'un nouveau parti voué à prolonger la dynamique électorale qu'il estime avoir engagée.

Le débat proposé par Ségolène Royal sur les convergences et divergences entre leurs projets politiques est le premier débat public réunissant, entre les deux tours d'une élection présidentielle, deux personnalités dont l'une est présente au second tour et l'autre non. La presse quotidienne régionale, puis Canal+, refusent d'organiser ce débat (indiquant vouloir respecter les consignes du CSA sur l'égalité des temps de parole des deux finalistes). François Bayrou parle à cet égard de pressions exercées par le candidat UMP et son entourage sur les médias dans le but d'empêcher ce débat, ce qui est corroboré par le journaliste de RMC, Jean-Jacques Bourdin. Le débat a finalement lieu le 28 avril 2007, et est retransmis par BFM TV et RMC.

La semaine suivante, au lendemain du débat télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, François Bayrou confirme au Monde que, comme il l'avait laissé entendre avant le premier tour, puis le 25 avril 2007, il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, sans pour autant dire s'il votera pour Royal, s'il votera blanc ou s'il s'abstiendra de voter25. Trois ans plus tard, en décembre 2010, il confiera avoir voté blanc26. Selon les instituts de sondage TNS Sofres et Ipsos, au second tour de l'élection, 40 % de ses électeurs ont voté pour Nicolas Sarkozy, 40 % pour Ségolène Royal et 20 % ont voté blanc ou nul ou se sont abstenus27,28.

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy (depuis 2007)

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François Bayrou au congrès fondateur du Mouvement démocrate, le 2 décembre 2007.
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François Bayrou, le 5 septembre 2008.

 

 

 

 

Comme annoncé, le Conseil national de l'UDF vote le 10 mai 2007 à la Mutualité une motion pour la création du Mouvement démocrate (ou MoDem), à la quasi unanimité (moins 4 voix et 4 abstentions). Le MoDem apparaît alors comme le successeur du mort-né « Parti démocrate » dont François Bayrou avait annoncé la naissance le 25 avril. Le nouveau mouvement se revendique clairement comme un parti d'opposition au pouvoir du nouveau président Nicolas Sarkozy et fait valoir ce positionnement pour les élections législatives de juin 2007.

Nombre de députés UDF sortants réprouvent cette nouvelle stratégie et se rapprochent de la majorité présidentielle à l'occasion de cette élection. Rassemblés par le nouveau Ministre de la Défense Hervé Morin, ancien président du groupe UDF à l'Assemblée, ils fondent le Nouveau Centre, formation qui se réclame du centre-droit et de la tradition de l'UDF.

François Bayrou, réélu député des Pyrénées-Atlantiques, voit l'essentiel de ses anciens compagnons le quitter pour le Nouveau Centre : seuls trois autres députés sortants se présentent sous l'étiquette UDF-MoDem, mais deux d'entre eux (Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini) sont battus. Jean Lassalle est réélu à l'issue de la seule triangulaire du pays, et le MoDem compte également un nouvel élu à Mayotte (Abdoulatifou Aly).

Juste avant la création officielle du MoDem en décembre 2007, François Bayrou enregistre la médiatique désaffection de Jean-Marie Cavada, jusque-là considéré comme un de ses principaux lieutenants. Celui-ci, en obtenant la tête de liste pour le 12e arrondissement de Paris, rejoint en effet la liste de la candidate UMP à la mairie de Paris Françoise de Panafieu.

Le 16 novembre 2007, François Bayrou annonce sa volonté de conduire une liste pour l'élection municipale à Pau29. Il rate de peu son élection à la mairie de Pau en obtenant 38,81 % des suffrages au second tour le 16 mars 2008, perdant de 342 voix30 face à la candidate socialiste Martine Lignières-Cassou (39,76 %) sur un total de plus de 36 000 voix. Le candidat investi par l'UMP Yves Urieta, maire sortant (ex-PS) qui s'est maintenu au second tour obtient quant à lui 21,42 % des suffrages (contre 27,8 % au premier tour), causant en partie la défaite du président du MoDem31.

Les défections ont continué, ainsi que les critiques sur sa façon de gérer le Modem, accusé de n'être qu'un marchepied pour ses ambitions présidentielles. Ainsi Jean Arthuis en avril 2008 déclara à propos de François Bayrou qu'« on ne dirige pas un parti comme une secte ». Le député européen Thierry Cornillet avait pour sa part qualifié de « suicidaire » la politique du président du Modem et ajouté que ce dernier « sacrifiait ses élus pour une chimère présidentielle »32. Soucieux de démontrer la marginalité de ces défections et de réaffirmer son autorité face aux critiques internes, François Bayrou proposa de soumettre au vote des adhérents une contribution, c'est-à-dire une déclaration de principes sur l'orientation politique du MoDem, dans laquelle il défend sa stratégie d'indépendance. Thierry Cornillet (soutenu par les sénateurs Yves Détraigne, Françoise Férat, Philippe Nogrix et Catherine Morin-Desailly) ayant renoncé à soumettre une contribution, seul le texte du président du MoDem fut proposé aux adhérents lors de la dernière semaine de juin 200833 : il obtint l'approbation de 98 % des votants34.

Lors des élections européennes de 2009, François Bayrou fait notamment campagne contre les orientations de José Manuel Barroso, qu'il considère « à la solde de l'Amérique ». Dans cette optique, il soutient les candidatures de Guy Verhofstadt ou de Mario Monti à la présidence de la commission européenne. Lors d'un débat télévisé le jeudi 4 juin 2009 l'opposant à la tête de liste des Verts Daniel Cohn-Bendit, il a des échanges houleux avec ce dernier35. Trois jours plus tard, le 7 juin 2009, les listes « Démocrates pour l'Europe » obtiennent 8,46 % (4e place derrière Europe Écologie, crédité de 16,28 %, le Parti socialiste, à 16,48 %, et l'UMP, à 27,88 %) et six sièges au Parlement européen, score bien en deçà de celui réalisé par l'UDF en 200436.

Peu avant les élections régionales de 2010, le Mouvement démocrate doit faire face à plusieurs défections et critiques de ses membres37,38. Dans le même temps, les intentions de vote en faveur du MoDem s'effondrent39. Les listes du parti recueillent finalement 4,20 % au niveau de la France entière40.

Il est réélu président du MoDem le 12 décembre 2010, avec 94,69 % des voix41.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 03:11

Campagne présidentielle

 

 

 

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Article détaillé : Élection présidentielle française de 2012.

 

 

 

Logotype utilisé par François Hollande dans le cadre de sa campagne.

 

 

 

 

François Hollande en janvier 2012.
François Hollande, lors d'un meeting à Rennes, le 4 avril 2012.

 

 

 

 

 

Sa campagne est organisée par Pierre Moscovici et Stéphane Le Foll, assistés des préfets Nacer Meddah et Chantal Jourdan64, et adjoints de Michel Sapin pour la préparation du projet présidentiel et Manuel Valls à la tête d'un pôle de communication de quatre porte-parole65.

Le début de sa campagne est marquée par les difficultés entourant l'élaboration de l'accord programmatique et électoral entre le Parti socialiste et Europe Écologie Les Verts en vue de 2012, notamment en ce qui concerne une éventuelle sortie du nucléaire66. François Hollande intervient dans le cadre de cet accord, revendiquant le retrait du paragraphe sur la « reconversion à emploi constant » de la filière MOX, puis s'opposant à la proposition de supprimer le droit de veto de la France au Conseil de sécurité des Nations unies67. En outre, il subit une série de critiques, de ses concurrents de gauche (Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon) et de la droite, qui lui supposent un manque d'autorité et lui reprochent de cultiver l'ambiguïté68,69, dans l'attente de son programme.

Après en avoir esquissé les grandes lignes, lors d'un premier grand meeting au Bourget, le 22 janvier 201270,71, il présente le 26 janvier à la Maison des Métallos ses « soixante engagements pour la France », qui prévoient :

  • en politique européenne, la conclusion d'un nouveau contrat de partenariat franco-allemand, la demande de l'adoption d'une directive sur la protection des services publics ;
  • face au système financier, la création d'une agence de notation européenne, la séparation des activités de crédit et d'investissement des banques ;
  • en matière énergétique, la réduction de 75 à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique au profit des énergies renouvelables d'ici 2025 ;
  • concernant la fiscalité des particuliers, la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, la création d'une tranche supplémentaire de 45 % pour les revenus supplémentaires à 150 000 euros, le plafonnement des niches fiscales à un maximum de 10 000 euros par an, la remise en cause de l'allègement de l'ISF, mesures qui doivent rapporter 29 milliards d'euros de recettes supplémentaires selon lui;
  • la construction de 500 000 logements par an, dont 150 000 sociaux, financée par un doublement du plafond du livret A, l'État mettant à la disposition des collectivités territoriales ses terrains disponibles dans les 5 ans ;
  • sur l'insertion des jeunes, le recrutement de 60 000 professeurs, la création d'une allocation d'études et de formation sous condition de ressources, mise en place d'un contrat de génération qui permettrait à un salarié expérimenté d'être le tuteur d'un jeune embauché en contrepartie d'exonérations de charges, création au total de 150 000 emplois aidés ;
  • des aides aux PME, avec la création d'une banque publique d'investissement orientée vers les PME et la réduction du taux d'imposition à 30 % pour les moyennes entreprises et à 15 % pour les petites ;
  • le recrutement de 5 000 magistrats, policiers et gendarmes et le rétablissement de la retraite à 60 ans pour ceux qui auront cotisé plus de 41 ans.

Il évalue le coût total des nouvelles mesures à 20 milliards d'euros en cinq ans et à 29 milliards d'euros les hausses d'impôts nécessaires si le taux de croissance est de 2 % en 2014 puis de 2,5 % les années suivantes72,73,74. Le chiffrage de son programme est contesté par ses opposants et par l'Institut Montaigne, de tendance libérale75, d'autant plus qu'au programme initial s'ajoutent plusieurs mesures, annoncées début mars 2012 (sur l'enseignement supérieur, le droit des femmes, le pouvoir d'achat), pour un coût supplémentaire évalué entre 2,8 et 5,2 milliards par an selon le think tank patronal l'Institut de l'entreprise76.

Avec 28,63 % des voix (10 272 705 voix) au premier tour77, François Hollande se qualifie pour le second tour, arrivant devant Nicolas Sarkozy, avec 27,18 % des suffrages exprimés. Il obtient le plus grand nombre de voix des candidats socialistes au premier tour depuis 1988, se trouvant à un niveau également supérieur à celui de François Mitterrand avant son élection en 1981. C'est par ailleurs la première fois qu'un candidat dépasse le président de la République en exercice lors du premier tour d'une présidentielle.

Après un débat télévisé le 2 mai 2012 où il présente le président qu'il sera (par l'anaphore « Moi président de la République… »), François Hollande sort vainqueur le 6 mai 2012 au second tour face au président sortant Nicolas Sarkozy, avec 51,64 % des suffrages (18 000 668 voix)78, et est ainsi élu 24e président de la République française. Il s'agit de la deuxième élection présidentielle la plus serrée de l'histoire de la Cinquième République, après celle de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, mais c'est un résultat comparable à celui de François Mitterrand en 1981 (51,76 %). D'autre part, depuis son entrée en campagne, il a systématiquement été donné vainqueur par les instituts de sondage.

 

 

 

Depuis 2012 : présidence de la République

 


La passation des pouvoirs avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy doit avoir lieu le 15 mai 201279. François Hollande deviendra alors le 24e Président de la République française et le 7e Président de la Cinquième République. Le même jour, il nommera son Premier ministre et effectuera sa première visite à l'étranger en se rendant à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel80.

 

 

 

Détail des mandats et fonctions

 


Mandats parlementaires


 

 

Mandats locaux


 

 

Fonctions politiques


 

 

Présidence de la République


 

 

Distinctions et décorations


En tant que président de la République


Au moment de son investiture le 15 mai 2012, lui seront décernés les titres de :

 

 

Décorations officielles


 

 

François Hollande dans les arts et la culture populaire


Télévision


 

 

Documentaires


  • Denis Jeambar et Stéphanie Kaïm, François Hollande : comment devenir Président ?, France Télévision, diffusé le 7mai2012

 

 

Publications


Ouvrages de François Hollande


 

 

Préfaces de François Hollande


 

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 17:50

François Hollande

 

 

 

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François Hollande
François Hollande en janvier 2012
François Hollande, en janvier 2012, à Nantes.

Fonctions
Président de la République française
(élu)
En attente d'investiture – 15 mai 2012
Élection 6 mai 2012
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Président du conseil général de la Corrèze
20 mars 200811 mai 2012
Prédécesseur Jean-Pierre Dupont
Successeur Gérard Bonnet (intérim)
Député de la 1re circonscription de la Corrèze
En fonction depuis le 12 juin 1997
Prédécesseur Raymond-Max Aubert
23 juin 19881er avril 1993
Successeur Raymond-Max Aubert
maire de Tulle
19 mars 200117 mars 2008
Prédécesseur Raymond-Max Aubert
Successeur Bernard Combes
Premier secrétaire du Parti socialiste
27 novembre 199726 novembre 2008
Prédécesseur Lionel Jospin
Successeur Martine Aubry
Biographie
Nom de naissance François Hollande
Date de naissance 12 août 1954 (57 ans)
Lieu de naissance Rouen, Seine-Maritime (France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de HEC Paris
IEP de Paris
ENA
Profession Magistrat
Avocat
Signature Signature de François Hollande

 

 

 

 

 

 

François Hollande, né le 12 août 1954 à Rouen, est un homme d'État français, élu président de la République française le 6 mai 2012.

Premier secrétaire du Parti socialiste de 1997 à 2008, pendant la troisième cohabitation, puis dans l'opposition, maire de Tulle de 2001 à 2008, il est député de la première circonscription de la Corrèze de 1988 à 1993 et de nouveau depuis 1997, et il préside le conseil général de la Corrèze de 2008 à 2012.

Désigné candidat du PS et du PRG1 à l'élection présidentielle de 2012 à l'issue d'une primaire, il arrive en tête du premier tour le 22 avril 2012 avec 28,63 % des voix et emporte le second tour, le 6 mai 2012, avec 51,64 % des voix, face au président sortant, Nicolas Sarkozy.

Il deviendra le 24eprésident de la République française et le 7e président de la Cinquième République lors de son investiture qui aura lieu au palais de l'Élysée dans la matinée du 15 mai 20122,3.






Famille et vie privée

 


Article détaillé : Famille Hollande.

 

 

 

 

 

François Hollande est le fils cadet du docteur Georges Gustave Hollande, né le 9 mai 1923, médecin ORL, candidat malheureux sur une liste d'extrême droite aux élections municipales de Rouen en 1959 et de Bois-Guillaume en 19654. Sa mère, Nicole Frédérique Marguerite Tribert, catholique de gauche4,5 née le 7 septembre 1927 et décédée en 20096, était assistante sociale. Cette dernière figurait en 2008 sur la liste du Parti socialiste pour l'élection municipale de la ville de Cannes7.

À la fin des années 1970, il fait la connaissance de Ségolène Royal lors d'une soirée de l'ENA (également de la promotion Voltaire). Il se lie avec elle au cours d'un stage réalisé dans une cité HLM de banlieue, « La Noé », à Chanteloup-les-Vignes8. Le couple Royal-Hollande forme une union libre et a quatre enfants : Thomas (1984), qui est avocat, Clémence (1986), interne en médecine, Julien (1987), cinéaste, et Flora (1992), étudiante en psychologie9.

Leur séparation est annoncée au soir du second tour des élections législatives de 200710. Il officialise alors en 2010 sa relation avec la journaliste Valérie Trierweiler, née Massonneau11,12, qui était sa compagne depuis 200613 ; cette relation était restée cachée lors de la campagne de Ségolène Royal14,15.

 

 

 

Études

 


Il passe son enfance à Bois-Guillaume, ville résidentielle sur les hauteurs de Rouen dans un quartier aisé, où il est élève au pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle de Rouen. Au premier trimestre 1968, son père, favorable à l'Algérie française16 et mal vu du fait de sa proximité avec Jean-Louis Tixier-Vignancour et l'OAS17, vend sa clinique, ses appartements du Clos du Hamel, la maison de Bois-Guillaume et déménage avec sa famille à Neuilly-sur-Seine, où il se lance dans l'immobilier4. Élève au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, François Hollande poursuit ses études à la faculté de droit de Paris, où il obtient une licence en droit18, puis à HEC Paris19 et à l'Institut d'études politiques de Paris20 (promotion 1974, diplôme section Service Public), où il milite à l'UNEF-Renouveau, proche du Parti communiste français4. Il sort 4e de l'ENA, dans la promotion Voltaire16 où il rencontra Ségolène Royal.

En 1976, il est exempté de service militaire à cause de sa myopie lors de ses « trois jours » au fort de Vincennes, mais obtient l'annulation de cette décision. Lors de ses classes à l'école des officiers de Coëtquidan, en janvier 1977, il est dans la même chambrée que Jean-Pierre Jouyet, Michel Sapin, Henri de Castries et Jean-Michel Lambert8.

 

 

 

Carrière politique


1974 - 1997 : débuts

 


En 1974, il préside la section de l'UNEF à l'Institut d'études politiques de Paris. Il entre à HEC Paris, et y préside le comité de soutien à la candidature de François Mitterrand21.

Il adhère au Parti socialiste en 1979.

Sorti 7e de l'ENA en 1980, il choisit d'être auditeur à la Cour des comptes18. Il est également, à cette époque, maître de conférences à l'IEP de Paris, où il donne des cours d'économie aux étudiants de troisième année jusqu'en 199122.

En 1981, à la suite de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, François Hollande devient chargé de mission (toujours à propos d'économie) pour l'Élysée, à l'époque où le nouveau pouvoir entame sa politique de relance par la demande (relance keynésienne) et de nationalisations. Lors des élections législatives de juin 1981, François Hollande est désigné comme candidat socialiste contre Jacques Chirac dans la troisième circonscription de la Corrèze, après le refus de Jacques Delors. Durant la campagne, il se rend à un meeting de son concurrent, à Neuvic, et l'interpelle sur le fait qu'il n'a pas répondu à sa demande écrite de débat. Avec 26 % des voix, contre 23 % au candidat communiste, il lui manque 350 voix pour mettre en ballottage Jacques Chirac, qui l'emporte dès le premier tour23.

De 1983 à 1984, il est le directeur de cabinet des deux porte-parole successifs du troisième gouvernement de Pierre Mauroy : Max Gallo et Roland Dumas. Il participe alors à une manipulation politique : à l'instigation de François Mitterrand, Jacques Attali demande à l'éditeur Fayard de publier un pamphlet contre la droite. La tâche est confiée au journaliste André Bercoff, qui publie un livre nommé De la reconquête, sous le pseudonyme de « Caton », un soi-disant dirigeant de la droite. François Hollande apportera à André Bercoff des éléments chiffrés pour la rédaction du livre, et le journaliste, dont la notoriété ne lui permet pas d'en assurer lui-même la promotion, lui confiera cette tâche. Dans différentes interviews, François Hollande se fait alors passer pour Caton, le faux dirigeant de la droite24. La même année, il échoue aux élections municipales, mais devient conseiller municipal d'Ussel (en Corrèze).

En 1984, il devient conseiller référendaire à la Cour des comptes18.

En 1986, Claude Allègre l'enrôle dans l'équipe d'experts dont s'entoure Lionel Jospin après la défaite du Parti Socialiste aux élections législatives de 198625.

Aux élections législatives de 1988, qui font suite à la réélection de François Mitterrand, il se présente une nouvelle fois en Corrèze, mais change de circonscription. Avec près de 53 % des suffrages exprimés, il est élu député de la première circonscription de la Corrèze. À l'Assemblée nationale, il devient secrétaire de la Commission des finances et du Plan et rapporteur du budget de la Défense18.

Au Parti socialiste, il lance, avec Jean-Yves Le Drian, Jean-Pierre Mignard et Jean-Michel Gaillard les « transcourants », rebaptisés ultérieurement « Démocratie 2000 »18.

De 1988 à 1991, il enseigne l'économie en 3e année de l'Institut d'études politiques de Paris18.

François Hollande quitte Ussel en 1989, où il est conseiller municipal d'opposition depuis six ans, pour se présenter à Tulle. Il devient adjoint au maire de la ville, le communiste Jean Combasteil. L'année suivante, il soutient la motion Mauroy-Mermaz-Jospin au congrès de Rennes18.

En 1993, il perd son mandat de député en étant battu par Raymond-Max Aubert (RPR) ; il reconnaîtra avoir délaissé ses électeurs pour ses activités nationales26. Il prend ensuite la présidence du club « Témoin » de Jacques Delors, qu'il conserve jusqu'en 1997. Lors des élections municipales de 1995, la gauche perd Tulle, et Raymond-Max Aubert en devient le maire.

Magistrat de la Cour des comptes, François Hollande dispose d'une équivalence (CAPA) lui permettant d'exercer la profession d'avocat : il travaille pendant quelques mois dans le cabinet de son ami Jean-Pierre Mignard18.

Président du Conseil national consultatif des personnes handicapées en décembre 199218, il devient secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions économiques en novembre 1994. En 1995, après la renonciation de Jacques Delors, dont il soutenait la candidature à l'élection présidentielle, il se rapproche de Lionel Jospin, qui fait de lui un des porte-parole de sa campagne présidentielle. Après sa défaite face à Jacques Chirac, Lionel Jospin nomme François Hollande, en octobre 1995, porte-parole du PS18. Selon Serge Raffy, le premier secrétaire du PS cherche alors un homme qui « apaise, apporte sérénité et concorde » pour sortir des conflits suscités par la succession de François Mitterrand27.

 

 

 

1997 - 2008 : premier secrétaire du Parti socialiste

 

 


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François Hollande et Ségolène Royal, lors de la campagne présidentielle de 2007.

 

 

 

 

 

En 1997, après la victoire de la gauche plurielle aux élections législatives, François Hollande retrouve son siège de député (avec 54,52 % des suffrages exprimés au deuxième tour face à Raymond-Max Aubert), et Lionel Jospin est nommé Premier ministre. Ce dernier le choisit pour lui succéder au poste de premier secrétaire du parti, en novembre 1997. Il est élu contre Jean-Luc Mélenchon lors du Congrès de Brest. À ce poste, il conseille notamment à Lionel Jospin de ne pas réformer le système de retraites avant l'échéance présidentielle de 200228.

Lors des élections européennes de 1999, François Hollande mène la liste PS/PRG/MDC, qui arrive en tête avec 21,95 % des suffrages devant la liste RPF menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %) et la liste RPR/DL menée par Nicolas Sarkozy (12,82 %). Il siège au Parlement européen jusqu'au 17 décembre 1999, date à laquelle il renonce à son mandat29. Il devient cette même année vice-président de l'Internationale socialiste.

En 2001, il est élu maire de Tulle par le nouveau conseil municipal, la liste qu'il conduisait l'ayant emporté avec 53,1 % des voix au premier tour des élections municipales30. À ce poste, il lance notamment une politique du sport qui a permis l'amélioration des équipements sportifs existants et la création d'équipements nouveaux : ainsi, la réhabilitation en 2002 d'infrastructures de la ville tels que le gymnase Victor Hugo ou la plaine de jeux, l'ouverture d'un centre aquarécréatif et d'un boulodrome couvert en 2003, la création d'un skatepark en octobre 2002 et la réhabilitation du Centre culturel et sportif l'année suivante illustrent la volonté de la nouvelle municipalité de promouvoir l'activité sportive.

En 2008, Tulle est candidate au challenge de la ville la plus sportive de France31. Le 24 juin, elle est désignée première ex-aequo avec Tignes32.

Après le retrait de Lionel Jospin de la vie politique à la suite de son échec à la présidentielle le 21 avril 2002, François Hollande est réélu député le 16 juin 2002, avec 52,92 % des suffrages exprimés au second tour33.

Lors de la campagne des élections régionales et cantonales de 2004, il fait un tour de France des régions alors que, des personnalités socialistes de premier plan, seule Ségolène Royal s'est engagée dans la lutte dans le Poitou-Charentes25. Le Parti socialiste remporte 24 des 26 régions françaises et les deux tiers des cantons renouvelables (51 des 100 départements ont ainsi un président de gauche), à un moment où la popularité du 2e gouvernement Raffarin est au plus bas. En juin suivant, le PS obtient 28,9 % des suffrages aux élections européennes, un record pour ce scrutin.

Toujours en 2004, il prend position pour le « oui » à la Constitution européenne et s'oppose ainsi au numéro deux du parti, Laurent Fabius. Contrairement à ce qu'il avait promis à ce dernier34, il décide d'organiser un référendum interne au PS sur la question : le 1er décembre, les militants votent « oui » à 59 %. Il remplace alors plusieurs des partisans du « non » au Secrétariat national par des promoteurs du « oui », dont un certain nombre de ministres de Lionel Jospin : Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, etc. Il sort finalement affaibli du référendum du 29 mai 2005, où la majorité des Français, et des sympathisants socialistes selon les sondages, ont voté « non ». Le PS est, dès lors, vu par les médias comme durablement divisé entre partisans du « oui » et partisans du « non », emmenés par Laurent Fabius, à qui François Hollande retire son poste de numéro deux du parti.

Au congrès du Mans de 2005, la motion dont il est le premier signataire (aux côtés de Martine Aubry, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Julien Dray et Bertrand Delanoë) obtient 53,6 % des suffrages exprimés lors du vote des militants, une majorité moins confortable que celles obtenues précédemment (84 % en 1997, 73 % en 2000, 61 % en 2003). Voulant mettre fin à un an de discussions et de querelles, François Hollande choisit de proposer une synthèse aux courants minoritaires, qui l'acceptent. Le 24 novembre 2005, seul candidat, il est réélu premier secrétaire du PS, avec 76,96 %. Il est alors considéré par ses détracteurs comme l'homme de la « synthèse molle », « fuyant l'affrontement pour au final ne rien décider »35,36.

En 2006, devant la montée des intentions de vote en faveur de sa compagne Ségolène Royal, il renonce à se présenter à l'élection présidentielle de 200737, pour laquelle il a contribué à l'élaboration du programme socialiste38. Après avoir gagné la primaire organisée par le PS, Ségolène Royal est finalement battue par Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle. Le 17 juin 2007, François Hollande est réélu député de la première circonscription de la Corrèze au second tour, avec 60,25 % des suffrages exprimés39. D'après un classement effectué en 2010 par lesinfos.com, conduit par Bernard de La Villardière, il occupe la 411e place des députés les plus actifs40.

La liste qu'il conduit l'emporte à l'élection municipale de Tulle en 2008, au premier tour, avec 72,2 % des suffrages exprimés, contre la liste de droite41. En application de la loi sur le non-cumul des mandats, il démissionne de son mandat de conseiller municipal de Tulle, l'un de ses proches, Bernard Combes, lui succédant en tant que maire. Dans le même temps, il est élu conseiller général de la Corrèze dans le canton de Vigeois, au premier tour, le 10 mars 2008, avec 54,8 % des suffrages exprimés, face au candidat UMP, le maire de Vigeois Albert Chassaing. Il succède le 20 mars suivant à Jean-Pierre Dupont à la présidence du conseil général de la Corrèze, détenue par la droite depuis 1970, date à laquelle Jacques Chirac avait été élu comme successeur d'Élie Rouby, mort quelques jours avant les élections cantonales. À ce poste, il lance notamment l'opération « ordicollège » (financement d'ordinateurs portables pour tous les élèves et enseignants de la 5e à la 3e à partir de 2008, à quoi s'ajoutent en 2010 des iPad en 6e)42. Sa gestion des finances du département, entre 2008 et 2012, est parfois critiquée par ses opposants43,44 ; en réponse à cette accusation, la porte-parole de campagne de François Hollande, Delphine Batho, souligne que la droite, qui était à la tête du département entre 2001 et 2008, aurait cumulé une dette de 300 millions d'euros45.

Le 26 novembre 2008, à la suite du congrès de Reims, Martine Aubry lui succède au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Il n'était pas candidat à sa propre succession, mais avait soutenu la candidature de Bertrand Delanoë34.

 

 

 

2011 - 2012 : élection présidentielle


Primaire socialiste

 


Article détaillé : Primaire présidentielle socialiste de 2011.

 

 

 

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Logo utilisé par François Hollande dans le cadre de la primaire socialiste.

 

 

 

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François Hollande en 2011.

 

 

 

 

 

Dans les mois qui suivent son départ de la direction du Parti socialiste, François Hollande travaille à la préparation d'un projet autour de trois grands axes : la production, la fiscalité et l'éducation ; pour ce faire, il lance notamment l'association « Répondre à gauche » animé par Stéphane Le Foll en 2009 puis l'association « Démocratie 2012 » animé par Dominique Villemot et Jean-Marie Cambacérès en 2010. À partir de 2010, les sondages indiquent une progression des intentions de vote en sa faveur en vue de la primaire présidentielle socialiste de 201146. Ayant conditionné sa candidature à sa reconduction à la présidence du conseil général de la Corrèze47, il se déclare officiellement candidat à la primaire à Tulle, quelques heures après sa réélection, le 31 mars 201148.

Dans le cadre de la pré-campagne de la primaire socialiste, François Hollande apparaît comme le principal rival de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI et alors favori des sondages. Les médias le présentent donc comme l'« anti-DSK », du fait de sa volonté de devenir un « président normal »49,50. Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle et arrêté à New York le 14 mai 2011, ce qui empêche son retour en France avant la clôture des candidatures à la primaire.

François Hollande, qui était distancé de plus de 20 points dans les sondages par Dominique Strauss-Kahn au premier tour de la primaire, est, dès lors, considéré comme le favori. Mais il doit faire face à la montée de Martine Aubry dans les enquêtes d'opinion à la suite de l'annonce de la candidature de cette dernière, le 28 juin 2011. À partir de la mi-juillet, François Hollande est de nouveau en tête51. Durant la campagne, il est notamment critiqué pour son bilan à la tête du Parti socialiste et à son manque d'expérience ministérielle52.

En mai 2010, il avait qualifié, conformément au projet socialiste, d'« illusion » un retour du déficit public à 3 % du PIB en 2013, « sauf à augmenter drastiquement les impôts »53,54,55,56. Toutefois, face à la crise de la dette dans la zone euro, il s'engage, dans un entretien accordé au Monde le 16 juillet 2011, à réaliser cet objectif, jugeant que « nous ne pouvons pas laisser gonfler la dette publique au risque de faire de la charge de nos intérêts le premier budget du pays, ce qui altèrerait toutes nos marges de manœuvre »57. De même, il défend un retour à l'équilibre des comptes publics en 2017 et, bien que refusant l'inscription de la « règle d'or » sur les déficits dans la Constitution, propose une « loi de programmation » sur la réduction des déficits58. Il déclare que « le candidat qui annonce qu'il n'y aura pas d'effort supplémentaire après 2012 sera un président qui se parjurera »59. Il appelle par ailleurs à « une réforme fiscale ample consistant à imposer le même barème à tous les revenus, ceux du travail comme ceux du capital », supprimant « les niches fiscales et les mesures dérogatoires » et fusionnant « l'impôt sur le revenu et la CSG ».

En septembre 2011, sa proposition d'abandonner la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et de recréer 60 000 à 70 000 postes dans l'Éducation nationale, soit environ 12 000 postes par an pendant cinq ans, pour un coût annuel de 500 millions d'euros, est critiquée à droite et à l'extrême droite, et par sa concurrente Martine Aubry60. L'autre mesure phare qu'il défend durant la campagne des primaires, le « contrat de génération », qui prévoit des dispenses de charges sociales pour les entreprises embauchant un jeune tout un gardant un senior, fait également l'objet de critiques, tant à droite que par Martine Aubry, pour son coût — estimé à huit milliards d'euros par an par l'Institut de l'entreprise61 — et pour sa supposée inefficacité dans les pays l'ayant mise en œuvre. Pour ces deux mesures, François Hollande indique que le financement se fait par redéploiement de crédits (« autant de dépenses supplémentaires que d'économies »)62.

Au soir du premier tour de la primaire, le 9 octobre 2011, François Hollande réalise un score de 39,17 % des voix, se qualifiant ainsi pour le second tour avec Martine Aubry (30,42 %). Entre les deux tours, les quatre candidats éliminés au premier tour, Manuel Valls (5,63 %), Jean-Michel Baylet (0,64 %), Ségolène Royal (6,95 %) et Arnaud Montebourg (17,19 %) apportent leur soutien à François Hollande. Le 16 octobre 2011, il l'emporte avec 56,57 % des suffrages, et devient ainsi le candidat du Parti socialiste et du Parti radical de gauche pour l'élection présidentielle de 2012. Lors de son premier discours consécutif à sa désignation, il appelle à un grand rassemblement et affirme : « C'est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations, durant toute la République, de croire à l'égalité et au progrès »63.

 

 

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Published by CHOMOLANGMA - dans FRANCE-Politique
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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 06:08

Liste des présidents de la République française

Cet article dresse la liste des 23 hommes qui ont exercé la fonction de président de la République française depuis 1848.






Deuxième République 

 

 


Dans les premiers mois de la République, de février à décembre 1848, soit jusqu'à l'élection présidentielle, les fonctions de chef de l'État sont exercées dans les faits, successivement, par Jacques Charles Dupont de l'Eure (chef du gouvernement provisoire), par la Commission exécutive présidée par François Arago, puis par Louis Eugène Cavaignac, chef du nouveau gouvernement.

 

 

 


Nom Dates du mandat Appartenance politique Notes
-
1 Louis-Napoléon Bonaparte
20/04/1808
09/01/1873
Napoleon-3.jpg 20 décembre 1848 2 décembre 1852 Bonapartiste,
Parti de l'Ordre
Le neveu de Napoléon Ier est élu premier président de la République en France, lors de l'élection présidentielle de 1848 qui l'oppose à Louis Eugène Cavaignac. Il provoque un coup d'État le 2 décembre 1851 et se fait proclamer empereur sous le nom de Napoléon III l'année suivante.

Troisième République

 


Le 4 septembre 1870, en pleine guerre franco-allemande, la République est proclamée, avec à sa tête le Gouvernement de la Défense nationale, présidé par le général Louis Jules Trochu. Adolphe Thiers succède à Trochu le 17 février 1871, avec le titre de « chef du Pouvoir exécutif », avant de devenir président de la République le 31 août.

 

 


Nom Dates du mandat Appartenance politique Notes
-
2 Adolphe Thiers
15/04/1797
03/09/1877
Adolphe Thiers Nadar 2.JPG 31 août 1871 24 mai 1873 Ancien orléaniste,
centre-gauche
Monarchiste modéré, il est nommé président à la suite de l'adoption de la loi Rivet. Rallié à la République en cours de mandat, il doit démissionner face à l'hostilité de l'Assemblée nationale, majoritairement favorable au retour de la monarchie.
3 Patrice de Mac Mahon
13/07/1808
17/10/1893
Patrice de Mac Mahon.jpg 24 mai 1873 30 janvier 1879 Légitimiste Maréchal, il est l'unique président monarchiste de la Troisième République. Il démissionne après la victoire des républicains aux élections législatives de 1877, à la suite de sa décision de dissoudre la Chambre des députés.
4 Jules Grévy
15/08/1807
09/09/1891
Jules grevy.jpg 30 janvier 1879 2 décembre 1887 Modéré,
Gauche républicaine
Premier président à accomplir un mandat complet, il est facilement réélu en décembre 1885. Il est cependant contraint à la démission, lors du scandale des décorations où est impliqué son gendre.
5 Sadi Carnot
11/08/1837
25/06/1894
assassiné
Marie Francois Sadi Carnot.jpg 3 décembre 1887 25 juin 1894 Modéré,
Gauche républicaine
Son mandat est marqué par l'agitation boulangiste et le scandale de Panamá, ainsi que par le rapprochement avec la Russie. Assassiné quelques mois avant la fin de son mandat, il est enterré au Panthéon de Paris.
6 Jean Casimir-Perier
08/11/1847
11/03/1907
Jean Casimir-Perier.jpg 27 juin 1894 16 janvier 1895 Modéré,
Gauche républicaine
Il a effectué le plus court mandat d'un président, puisqu'il démissionne au bout de six mois et vingt jours.
7 Félix Faure
30/01/1841
16/02/1899
Felix Faure.jpg 17 janvier 1895 16 février 1899 Modéré,
Républicain progressiste
Il poursuit l'expansion coloniale et le rapprochement franco-russe. Sous sa présidence éclate l'affaire Dreyfus ; il n'exerce que quatre ans de mandat puisqu'il meurt d'une congestion cérébrale, au palais de l'Élysée.
8 Émile Loubet
30/12/1838
20/12/1929
Emile Loubet.jpg 18 février 1899 18 février 1906 Alliance républicaine démocratique (ARD) Sous son septennat, la loi de séparation des Églises et de l'État est adoptée et seuls quatre président du Conseil se succèdent à Matignon. Il ne se représente pas à l'issue de son mandat.
9 Armand Fallières
06/11/1841
22/06/1931
Armand Fallieres.jpg 18 février 1906 18 février 1913 Alliance républicaine démocratique (ARD)

Parti républicain démocratique (PRD)
Durant son mandat a lieu le coup d'Agadir, alors que les troupes françaises commencent à occuper le Maroc. Partisan de la Triple-Entente, il contribue à la renforcer. Tout comme son prédécesseur, il ne brigue pas sa réélection.
10 Raymond Poincaré
20/08/1860
15/10/1934
Raymond Poincaré 1914.jpg 18 février 1913 18 février 1920 Parti républicain démocratique (PRD)

Alliance républicaine démocratique (ARD)
La Première Guerre mondiale éclate alors qu'il est président. Il occupe par la suite la fonction de président du Conseil de 1922 à 1924, puis de 1926 à 1929.
11 Paul Deschanel
13/02/1855
28/04/1922
Paul Deschanel 02.jpg 18 février 1920 21 septembre 1920 Alliance républicaine démocratique (ARD)

Parti républicain démocratique et social (PRDS)
Homme de lettres élu à l'Académie française, il devance le populaire Georges Clemenceau, à la surprise générale, lors de l'élection présidentielle de janvier 1920. Il est cependant contraint de démissionner au bout de sept mois, en raison de problèmes de santé.
12 Alexandre Millerand
10/02/1859
06/04/1943
Alexandre Millerand 02.jpg 23 septembre 1920 11 juin 1924 Sans étiquette, ancien républicain socialiste « Socialiste indépendant » de plus en plus orienté à droite, il démissionne au bout de quatre ans, à la suite de la victoire du Cartel des gauches aux élections législatives de 1924.
13 Gaston Doumergue
01/08/1863
18/06/1937
Gaston Doumergue.jpg 13 juin 1924 13 juin 1931 Radical Premier président protestant, il se déclare partisan d'une politique de fermeté vis-à-vis de l'Allemagne face au nationalisme renaissant. Son septennat est marqué par une forte instabilité ministérielle.
14 Paul Doumer
22/03/1857
07/05/1932
assassiné
Paul Doumer.jpg 13 juin 1931 7 mai 1932 Radical Élu au second tour de scrutin, après avoir dépassé le pacifiste Aristide Briand, il est assassiné par un déséquilibré du nom de Paul Gorgulov.
15 Albert Lebrun
29/08/1871
06/03/1950
Albert Lebrun 1932 (2).jpg 10 mai 1932 11 juillet 1940
(de facto)
Alliance démocratique (AD) Réélu en 1939, son second mandat est suspendu de facto par l'arrivée au pouvoir du maréchal Philippe Pétain.

 

Période 1940 - 1947


 

 

 


Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande enfonce les défenses françaises et envahit le pays qui est dans un état de désorganisation totale, avec 10 millions de réfugiés sur les routes. Le gouvernement Paul Reynaud se replie jusqu'à Bordeaux où il se réunit une dernière fois sous la présidence d'Albert Lebrun. Paul Reynaud, président du Conseil, demande le 15 juin 1940 au général Weygand, alors commandant en chef, de faire capituler l'armée française — ce que celui-ci se refuse à faire — et le lendemain il présente sa démission.

  • Philippe Pétain (24/04/1856 - 23/07/1951), chef de l'« État français » du 11 juillet 1940 au 20 août 1944

Le président Albert Lebrun nomme Philippe Pétain, président du Conseil, avant de se retirer chez son gendre à Vizille (Isère). Dès juillet 1940, il n'exerce plus aucun pouvoir, bien que n'ayant jamais démissionné de son mandat de président de la République.

L'armistice du 22 juin 1940, demandé par le gouvernement Pétain, établit la division du territoire français en zone libre et zone occupée. L'ensemble du territoire et l'Empire français reste sous l'autorité du régime de Vichy présidé par le maréchal Pétain (sauf les deux départements du Nord et du Pas-de-Calais qui sont sous administration militaire allemande directe et l'Alsace-Moselle qui sont intégrées de facto au Reich)1

L'Assemblée nationale se réunit à Vichy et vote le 10 juillet 1940 les pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain. Le lendemain, par deux actes constitutionnels, Pétain abroge l'article 2 de la loi constitutionnelle du 25 février 1875 concernant l'élection du président de la République, et se décerne à lui-même le nouveau titre de « chef de l'État français », dont il définit les pouvoirs afférents2. Le projet constitutionnel de Vichy (du 30 janvier 1944), qui, entre autres, prévoyait de conserver le titre de « président de la République » pour le chef de l'État, ne sera jamais promulgué3. Le 20 août 1944, le maréchal Pétain est emmené contre son gré par l'armée allemande à Belfort puis, le 8 septembre, à Sigmaringen en Allemagne où il refuse d’exercer toute fonction.

Après la libération de Paris en août 1944, le général Charles de Gaulle, chef de la France libre en exil depuis l'armistice de 1940, exerce à son tour les fonctions de chef de l'État, cumulées avec celles de chef du gouvernement, en tant que président du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF)1. En désaccord avec le projet de Constitution que proposent les ministres communistes, il démissionne en 1946. Lui succèdent comme présidents du GPRF1 :

  • Félix Gouin (04/10/1884 - 25/10/1977)
    du 20 janvier 1946 au 24 juin 1946
  • Georges Bidault (05/10/1899 - 26/01/1983)
    du 24 juin 1946 au 16 décembre 1946
  • Léon Blum (04/04/1872 - 30/03/1950)
    du 16 décembre 1946 au 16 janvier 1947.

Le GPRF disparaît peu de temps après l'adoption de la Constitution de la Quatrième République1.

 

 

 

 

Quatrième République



 



Nom Dates du mandat Appartenance politique Notes
-
16 Vincent Auriol
27/08/1884
01/01/1966
VincentAuriol.png 16 janvier 1947 16 janvier 1954 Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) Premier président de la Quatrième République, son mandat est marqué par la guerre d'Indochine. Il ne se représente pas à l'issue de son septennat.
17 René Coty
20/03/1882
22/11/1962
René Coty en 1948.JPG 16 janvier 1954 8 janvier 1959 Centre national des indépendants et paysans (CNIP) Son mandat est marqué par la guerre d'Algérie. Il fait appel au général de Gaulle pour résoudre la crise de mai 1958. Après la promulgation de la Cinquième République, il démissionne au bout de cinq ans de présidence.

Cinquième République

 


 



Nom Dates du mandat Appartenance politique Notes
-
18 Charles de Gaulle
22/11/1890
09/11/1970
Charles de Gaulle-1963.jpg 8 janvier 1959 28 avril 1969 Union pour la nouvelle République (UNR)

Union pour la défense de la République (UDR)
Président du GPRF de 1944 à 1946, il est nommé président du Conseil par René Coty en mai 1958, pour résoudre la crise de la guerre d'Algérie. Il fait adopter une nouvelle Constitution qui fonde la Cinquième République. Facilement élu président de la République en décembre 1958 par un collège électoral, il prend ses fonctions le mois suivant. En 1962, il propose l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Il est réélu au suffrage universel en 1965. En 1966, il retire la France du commandement militaire intégré de l'OTAN et expulse les bases américaines du territoire. Ayant refusé de se retirer pendant la crise de Mai 68, il finit par démissionner à la suite de l'échec du référendum sur la régionalisation en avril 1969. Conformément à la Constitution, le président du Sénat, Alain Poher, devient président de la République par intérim.
19 Georges Pompidou
05/07/1911
02/04/1974
maladie
Georges Pompidou - Bundesarchiv B 145 Bild-F020538-0006.jpg 20 juin 1969 2 avril 1974 Union pour la défense de la République (UDR) Premier ministre de Charles de Gaulle de 1962 à 1968, il est élu facilement président en 1969 face au président du Sénat, le centriste Alain Poher. Il donne une nouvelle dynamique à la construction européenne, et au niveau national engage une politique de modernisation de l'économie et d'industrialisation. Au niveau international, le premier choc pétrolier s'est déroulé en 1973. Il meurt de la maladie de Waldenström à son domicile le 2 avril 1974, deux ans avant la fin de son mandat. Alain Poher, toujours président du Sénat, assure une nouvelle fois l'intérim de la présidence de la République.
20 Valéry Giscard d'Estaing
02/02/1926
//
Valéry Giscard d’Estaing 1978(2).jpg 27 mai 1974 21 mai 1981 Fédération nationale des républicains et indépendants (FNRI)

Union pour la démocratie française (UDF)
Fondateur de la FNRI et plus tard de l'UDF dans le but d'unifier le centre-droit, il participe à de nombreux gouvernements gaullistes. Élu de justesse en 1974, il engage de nombreuses réformes, dont l'abaissement de la majorité civile de 21 à 18 ans et la légalisation de l'IVG. Il est rapidement confronté à la crise économique mondiale et à la montée du chômage. Contrairement à ce qu'annonçaient les sondages en début de campagne, il est battu le 10 mai 1981 par François Mitterrand, en partie à cause de la désunion de la droite. Il est aujourd'hui membre de droit du Conseil constitutionnel et membre de l'Académie française.
21 François Mitterrand
26/10/1916
08/01/1996
Reagan Mitterrand 1984 (cropped).jpg 21 mai 1981 17 mai 1995 Parti socialiste (PS) Candidat de l'Union de la gauche à l'élection présidentielle de 1965, il prend la tête du Parti socialiste en 1971. Il échoue de peu en 1974, et est finalement élu en 1981, réalisant la première alternance de la Cinquième République. Il est à l'origine d'un certain nombre de réformes (abolition de la peine de mort, cinquième semaine de congés payés). À la suite de la victoire de la droite aux élections législatives de 1986, il nomme Jacques Chirac Premier ministre, inaugurant ainsi la première cohabitation. Réélu en 1988 face à celui-ci, son deuxième septennat s'achève par la deuxième cohabitation, à la suite des élections législatives de mars 1993, avec Édouard Balladur comme Premier ministre. Il est le premier président de la République élu deux fois au suffrage universel, et demeure à ce jour le seul président de gauche de la Cinquième République et le président de la République ayant exercé le plus long mandat, toutes républiques confondues.
22 Jacques Chirac
29/11/1932
//
Jacques Chirac.jpg 17 mai 1995 16 mai 2007 Rassemblement pour la République (RPR)

Union pour un mouvement populaire (UMP)
Nommé Premier ministre en 1974, il démissionne deux ans plus tard et fonde le RPR. Éliminé dès le premier tour de l'élection présidentielle de 1981, il redevient Premier ministre en 1986 à la suite des élections législatives (première cohabitation). Battu à l'élection présidentielle de 1988, il est élu sept ans plus tard. Son principal objectif étant d'éradiquer la « fracture sociale », il engage des réformes sociales, avec son premier ministre Alain Juppé, qui seront contestées. En 1997, il dissout l'Assemblée nationale, la gauche gagne les élections législatives, ce qui le contraint à nommer Lionel Jospin Premier ministre pour une cohabitation de cinq ans. Durant son premier mandat, le quinquennat est approuvé par référendum (ramenant le mandat présidentiel de sept à cinq ans). En 2002, il est réélu face au leader d'extrême droite Jean-Marie Le Pen. Sur le plan international, il s'oppose à la guerre en Irak. Ayant renoncé à se représenter en 2007, il prend sa retraite politique et devient membre de droit du Conseil constitutionnel.
23 Nicolas Sarkozy
28/01/1955
//
Nicolas Sarkozy on October 28, 2010.jpg 16 mai 2007 En cours Union pour un mouvement populaire (UMP) Entre 1993 et 1995, puis entre 2002 et 2007, il est plusieurs fois ministre dans cinq gouvernements. Président de l'UMP depuis trois ans lors de l'élection présidentielle de 2007, il est élu au second tour face à Ségolène Royal avec une des participations les plus élevées. Âgé de 52 ans , il redonne alors un peu de jeunesse à cette fonction. Peu après sa prise de fonctions, il fait voter la loi TEPA et d'autres visant à lutter contre l'immigration clandestine et la récidive. Président du Conseil de l'Union européenne pendant le second semestre 2008, il défend l'idée d'un traité simplifié et assure la médiation lors de la guerre d'Ossétie du Sud. En avril 2009, la France fait son retour dans le commandement intégré de l'OTAN. Au niveau national, il doit faire face à la crise économique et à ses conséquences. À la suite d'une révision constitutionnelle, il est le premier président depuis Louis-Napoléon Bonaparte à s'exprimer devant le Congrès de Versailles, le 22 juin 2009. Il prend la présidence du G8 et du G20 en 2011.

Présidents de la République par intérim 

 



Nom Dates du mandat Appartenance politique Notes
-
1 Alain Poher
17/04/1909
09/12/1996
Alain Poher en 1968.JPG 28 avril 20 juin 1969 Centre démocrate En tant que président du Sénat, Alain Poher est amené par deux fois à exercer l'intérim de la présidence de la République. Son premier intérim a lieu à la suite de la démission de Charles de Gaulle. Candidat centriste à l'élection présidentielle de 1969, il est battu au second tour par Georges Pompidou.
2 Alain Poher
17/04/1909
09/12/1996
Alain Poher en 1968.JPG 2 avril 27 mai 1974 Centre démocrate Son second intérim a lieu cinq ans plus tard, à la suite du décès de Georges Pompidou. Alain Poher ne brigue pas cette fois la présidence de la République, et transmet les pouvoirs à Valéry Giscard d'Estaing, vainqueur de l'élection présidentielle anticipée.

Note sur l'intérim du président de la République : selon la Constitution de la Cinquième République, le président du Sénat en titre peut être amené à assurer pendant quelques mois les fonctions du président de la République en cas de vacance du pouvoir (décès, impossibilité d'exercer, démission ou procédure constitutionnelle d'empêchement pour haute trahison), le temps d'organiser une nouvelle élection présidentielle ; en revanche, le titre de président de la République est réservé à ceux qui ont été élus à cette fonction.

 

 

 

Longévité

 

 


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Longévités des présidents de la République française (au 11 avril 2010), la couleur bleue indique la durée de leurs mandats.

-1981-1995

1899-1906

  • Président ayant vécu le plus longtemps : Émile Loubet (90 ans)

-1894-1895-

-1887-1894

  • Président ayant vécu le moins longtemps : Sadi Carnot (assassiné à 56 ans)

-1879-1887

  • Président le plus âgé en fin de mandat : Jules Grévy (80 ans)

-1871-1873

  • Président le plus âgé en début de premier mandat : Adolphe Thiers (74 ans)5

-1848-1852

 

 

Professions 


Sur les vingt-trois présidents de la République à ce jour, on dénombre onze anciens avocats :

et deux militaires:

 

 

 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 07:48

Campagne présidentielle

 

 


Logotype utilisé par François Hollande dans le cadre de sa campagne

 

 

 

Le 16 novembre 2011, Pierre Moscovici présente l'organigramme du staff de campagne52 :

  • Pierre Moscovici et Stéphane Le Foll, assistés de deux préfets, sont responsables de l'organisation de la campagne ;
  • Michel Sapin est chargé de la très stratégique préparation du projet présidentiel ;
  • Manuel Valls dirige un important pôle de communication qui comprend quatre porte-paroles.

Le début de sa campagne est marquée par les difficultés entourant l'élaboration de l'accord programmatique et électoral entre le Parti socialiste et Europe Écologie Les Verts en vue de 2012, notamment en ce qui concerne une éventuelle sortie du nucléaire53. François Hollande intervient dans le cadre de cet accord, revendiquant le retrait du paragraphe sur la « reconversion à emploi constant » de la filière MOX, puis s'opposant à la proposition de supprimer le droit de veto de la France au Conseil de sécurité des Nations unies54. En outre, il subit une série de critiques, de ses concurrents de gauche (Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon) et de la droite, qui lui supposent un manque d'autorité et lui reprochent de cultiver l'ambiguïté55,56, dans l'attente de sa plate-forme programmatique.

Après avoir esquissé les grandes lignes de son programme, lors d'un meeting au Bourget, le 22 janvier 201257,58, il présente le 26 janvier à la Maison des Métallos les « soixante engagements pour la France » de sa plateforme programmatique, parmi lesquels figurent une réforme fiscale (fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, création d'une tranche supplémentaire de 45 % pour les revenus supplémentaires à 150 000 euros, réduction des niches fiscales à un maximum de 10 000 euros par an, remise en cause de l'allègement de l'ISF) qui doit rapporter 29 milliards d’euros de recettes supplémentaires, la construction de 2,5 millions logements par an, dont 150 000 sociaux, le recrutement de 60 000 professeurs et 5 000 magistrats, policiers et gendarmes, la création de 150 000 emplois aidés, le rétablissement de la retraite à 60 ans pour ceux qui auront cotisé plus de 41 ans, des aides à l’industrie et aux PME, pour un coût total évalué à 20 milliards en cinq ans59,60.

 

Détail des mandats et fonctions


Mandats parlementaires


 

Mandats locaux


 

Fonctions politiques


 

Publications


Ouvrages de François Hollande


 

Préfaces de François Hollande


 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 07:37

 

François Hollande
François Hollande — Septembre 2011.jpeg
François Hollande en septembre 2011.

Fonctions
Président du conseil général de la Corrèze
Actuellement en fonction
Depuis le 20 mars 2008
Prédécesseur Jean-Pierre Dupont
Maire de Tulle
19 mars 200117 mars 2008
Prédécesseur Raymond-Max Aubert
Successeur Bernard Combes
Député de la 1re circonscription de la Corrèze
Actuellement en fonction
Depuis le 12 juin 1997
Prédécesseur Raymond-Max Aubert
23 juin 19881er avril 1993
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Raymond-Max Aubert
9ePremier secrétaire du Parti socialiste
27 novembre 199726 novembre 2008
Prédécesseur Lionel Jospin
Successeur Martine Aubry
Biographie
Nom de naissance François Gérard Georges Hollande1
Date de naissance 12 août 1954 (57 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Rouen (France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Conjoint Valérie Trierweiler
Diplômé de HEC Paris
IEP de Paris
ENA
Profession Magistrat
Avocat

 

 

 

 

 

 

François Hollande, né le 12 août 1954 à Rouen, en Seine-Maritime, est un homme politique français.

Premier secrétaire du Parti socialiste de 1997 à 2008, pendant la troisième cohabitation puis dans l'opposition, maire de Tulle de 2001 à 2008, il est député de la première circonscription de la Corrèze, et préside le conseil général de la Corrèze depuis 2008.

Il est désigné candidat du Parti socialiste et du Parti radical de gauche pour l'élection présidentielle de 2012 à l'issue d'une primaire, qu'il remporte au second tour face à Martine Aubry, le 16 octobre 2011.




Origines, études et famille


François Gérard Georges Hollande est le fils cadet du docteur Georges Hollande, médecin ORL favorable à l'Algérie française2, candidat malheureux sur une liste d'extrême droite aux élections municipales de Rouen en 1959 et 19653. Sa mère, Nicole Tribert, est assistante sociale, et proche de la gauche3.

Il passe son enfance à Bois-Guillaume, ville résidentielle sur les hauteurs de Rouen, où il est élève au pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle de Rouen. Au premier trimestre 1968, son père, mal vu du fait de sa proximité avec Jean-Louis Tixier-Vignancour et l'OAS4, vend sa clinique, ses appartements du Clos du Hamel, la maison de Bois-Guillaume et déménage avec sa famille à Neuilly-sur-Seine, où il se lance dans l'immobilier3. Élève au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, François Hollande entre à la faculté de droit de Paris, où il obtient une licence en droit5, puis à HEC Paris6 et l'Institut d'études politiques de Paris7, où il milite à l'UNEF-Renouveau, proche du Parti communiste français3. Il sort 7e de l'École nationale d'administration (ENA), dans la promotion Voltaire2.

En 1976, il est exempté de service militaire à cause de sa myopie lors de ses « trois jours » au fort de Vincennes, mais obtient l'annulation de cette décision. Lors de ses classes à l'école des officiers de Coëtquidan, en janvier 1977, il est dans la même chambrée que Jean-Pierre Jouyet, Michel Sapin, Henri de Castries et Jean-Michel Lambert8.

 

 

 

220px-Socialist_rally_Zenith_2007_05_29_
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Avec Ségolène Royal, en 2007.

 

 

 

Vie privée


À Sciences-Po, il est fiancé à Dominique Robert, nièce de Louis Mexandeau, député du Calvados, proche de François Mitterrand, dont il se rapproche8. À la fin des années 1970, il fait la connaissance de Ségolène Royal lors d'une soirée de l'ENA (également de la promotion Voltaire). Il se lie avec elle au cours d'un stage réalisé dans une cité HLM de banlieue, « La Noé », à Chanteloup-les-Vignes8. Le couple Royal-Hollande, non marié, a quatre enfants : Thomas (1984), Clémence (1986), Julien (1987) et Flora (1992). Leur séparation est annoncée au soir du second tour des élections législatives de 20079. Il officialise alors sa relation avec la journaliste Valérie Trierweiler10,11, qui était sa compagne depuis 200612 ; cette relation était restée cachée lors de la campagne de Ségolène Royal13,14.

 

Débuts en politique


En 1974, il préside la section de l'UNEF à l'Institut d'études politiques de Paris. Il entre à HEC Paris, et y préside le comité de soutien à la candidature de François Mitterrand15.

Il adhère au Parti socialiste en 1979 et devient, grâce à Jacques Attali et Jacques Delors, chargé de mission à l'Élysée pour les questions économiques5.

Sorti 7e de l'ENA en 1980, il choisit d'être auditeur à la Cour des comptes5. Il est également, à cette époque, maître de conférences à l'IEP de Paris, où il donne des cours d’économie aux étudiants de troisième année jusqu'en 199116.

En 1981, à la suite de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, François Hollande devient chargé de mission (toujours à propos d'économie) pour l'Élysée, à l'époque où le nouveau pouvoir entame sa politique de relance par la demande (relance keynésienne) et de nationalisations. Lors des élections législatives de juin 1981, François Hollande est désigné comme candidat socialiste contre Jacques Chirac dans la troisième circonscription de la Corrèze, après le refus de Jacques Delors. Durant la campagne, il se rend à un meeting de son concurrent, à Neuvic, et l'interpelle sur le fait qu'il n'a pas répondu à sa demande écrite de débat. Avec 26 % des voix, contre 23 % au candidat communiste, il lui manque 350 voix pour mettre en ballotage Jacques Chirac, qui l'emporte dès le premier tour17.

En 1983, il est nommé directeur de cabinet de deux porte-parole successifs du gouvernement Pierre Mauroy : Max Gallo et Roland Dumas. Il participe alors à une manipulation politique : sur l'instigation de François Mitterrand, Jacques Attali demande à l'éditeur Fayard de publier un pamphlet contre la droite. La tâche est confiée au journaliste André Bercoff, qui publie un livre nommé "De la reconquête", sous le pseudonyme de "Caton", un soi-disant dirigeant de la droite. François Hollande apportera à André Bercoff des éléments chiffrés pour la rédaction du livre, et le journaliste, dont la notoriété ne lui permet pas d'en assurer lui-même la promotion, lui confiera cette tâche. Dans différents interviews, François Hollande se fait alors passer pour Caton, le faux dirigeant de la droite18. La même année, il échoue aux élections municipales, mais devient conseiller municipal d'Ussel (en Corrèze).

En 1984, il devient conseiller référendaire à la Cour des comptes5.

En 1986, Claude Allègre l'enrôle dans l'équipe d'experts dont s'entoure Lionel Jospin après la défaite du Parti Socialiste aux élections législatives de 198619.

Aux élections législatives de 1988, qui font suite à la réélection de François Mitterrand, il se présente une nouvelle fois en Corrèze, mais change de circonscription. Avec près de 53 % des suffrages exprimés, il est élu député de la première circonscription de la Corrèze. À l'Assemblée nationale, il devient secrétaire de la Commission des finances et du Plan et rapporteur du budget de la Défense5.

Au Parti socialiste, il lance avec Jean-Yves Le Drian, Jean-Pierre Mignard et Jean-Michel Gaillard les « transcourants », rebaptisés ultérieurement « Démocratie 2000 »5.

De 1988 à 1991, il enseigne l'économie en 3e année de l'Institut d'études politiques de Paris5.

François Hollande quitte Ussel en 1989, où il est conseiller municipal d'opposition depuis six ans, pour se présenter à Tulle. Il devient adjoint au maire de la ville, le communiste Jean Combasteil. L'année suivante, il soutient la motion Mauroy-Mermaz-Jospin au congrès de Rennes5.

En 1993, il perd son mandat de député en étant battu par Raymond-Max Aubert (RPR) ; il reconnaîtra avoir délaissé ses électeurs pour ses activités nationales20. Il prend ensuite la présidence du club « Témoin » de Jacques Delors, qu'il conserve jusqu'en 1997. Lors des élections municipales de 1995, la gauche perd Tulle, et Raymond-Max Aubert en devient le maire.

Magistrat de la Cour des comptes, François Hollande dispose d'une équivalence (CAPA) lui permettant d'exercer la profession d'avocat : il travaille pendant quelques mois dans le cabinet de son ami Jean-Pierre Mignard5.

Président du Conseil consultatif des personnes handicapées en décembre 19925, il devient secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions économiques en novembre 1994. En 1995, après la renonciation de Jacques Delors, dont il soutenait la candidature à l'élection présidentielle, il se rapproche de Lionel Jospin, qui fait de lui un des porte-paroles de sa campagne présidentielle. Après sa défaite face à Jacques Chirac, Lionel Jospin nomme François Hollande, en octobre 1995, porte-parole du PS5. Selon Serge Raffy, le premier secrétaire du Parti socialiste cherche alors un homme qui « apaise, apporte sérénité et concorde » pour sortir des conflits suscités par la succession de François Mitterrand21.

 

Premier secrétaire du Parti socialiste

 


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François Hollande pendant un meeting de soutien à Ségolène Royal, lors de la campagne présidentielle de 2007.

 

 

 

En 1997, après la victoire de la gauche plurielle, François Hollande retrouve son siège de député (avec 54 % des suffrages exprimés), et Lionel Jospin est nommé Premier ministre. Ce dernier le choisit pour lui succéder au poste de premier secrétaire du parti, en novembre 1997. À ce poste, il conseille notamment à Lionel Jospin de ne pas réformer le système de retraites avant l'échéance présidentielle de 200222.

Lors des élections européennes de 1999, François Hollande mène la liste PS/PRG/MDC, qui arrive en tête avec 21,95 % des suffrages devant la liste RPF menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %) et la liste RPR/DL menée par Nicolas Sarkozy (12,82 %). Il siège au Parlement européen jusqu'au 17 décembre 1999, date à laquelle il renonce à son mandat23. Il devient cette même année vice-président de l'Internationale socialiste. En 2001, il est élu maire de Tulle par le nouveau conseil municipal, la liste qu'il conduisait l'ayant emporté avec 53,1 % des voix au premier tour des élections municipales24.

Après le retrait de Lionel Jospin de la vie politique à la suite de son échec à la présidentielle en avril 2002, François Hollande est réélu député le 16 juin 2002, avec 52,92 % des suffrages exprimés au second tour25.

Lors de la campagne des élections régionales et cantonales de 2004, il fait un tour de France des régions alors que, des personnalités socialistes de premier plan, seule Ségolène Royale s'est engagée dans la lutte dans le Poitou-Charentes19. Le Parti socialiste remporte 24 des 26 régions françaises et les deux tiers des cantons renouvelables (51 des 100 départements ont ainsi un président de gauche), à un moment où la popularité du gouvernement Raffarin est au plus bas. En juin suivant, le PS obtient 28,9 % des suffrages aux élections européennes, un record pour ce scrutin.

Toujours en 2004, il prend position pour le « oui » à la Constitution européenne et s'oppose ainsi au numéro deux du parti, Laurent Fabius. Contrairement à ce qu'il avait promis à ce dernier26, il décide d'organiser un référendum interne au PS sur la question : le 1er décembre, les militants votent « oui » à 59 %. Il remplace alors plusieurs des partisans du « non » au Secrétariat national par des promoteurs du « oui », dont un certain nombre de ministres de Lionel Jospin : Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, etc. Il sort finalement affaibli du référendum du 29 mai 2005, où la majorité des Français, et des sympathisants socialistes selon les sondages, ont voté « non ». Le PS est, dès lors, vu par les médias comme durablement divisé entre partisans du « oui » et partisans du « non », emmenés par Laurent Fabius, à qui François Hollande retire son poste de numéro deux du parti.

Au congrès du Mans de 2005, la motion dont il est le premier signataire (aux côtés de Martine Aubry, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Julien Dray et Bertrand Delanoë) obtient 53,6 % des suffrages exprimés lors du vote des militants, une majorité moins confortable que celles obtenues précédemment (84 % en 1997, 73 % en 2000, 61 % en 2003). Voulant mettre fin à un an de discussions et de querelles, François Hollande choisit de proposer une synthèse aux courants minoritaires, qui l'acceptent. Le 24 novembre 2005, seul candidat, il est réélu premier secrétaire du PS, avec 76,96 %. Il est alors considéré par ses détracteurs comme l'homme de la « synthèse molle », « fuyant l'affrontement pour au final ne rien décider »27,28.

En 2006, devant la montée des intentions de vote en faveur de sa compagne Ségolène Royal, il renonce à se présenter à l'élection présidentielle de 200729, pour laquelle il a contribué à l'élaboration du programme socialiste30. Après avoir gagné la primaire organisée par le PS, celle-ci est battue par Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle. Le 17 juin 2007, François Hollande est réélu député de la première circonscription de la Corrèze au second tour, avec 60,25 % des suffrages exprimés31. D'après un classement effectué en 2010 par lesinfos.com, conduit par Bernard de La Villardière, il occupe la 411e place des députés les plus actifs32.

La liste qu'il conduit l'emporte à l'élection municipale de Tulle, au premier tour, avec 72,2 % des suffrages exprimés, contre la liste de droite33. En application de la loi sur le non-cumul des mandats, il démissionne de son mandat de conseiller municipal de Tulle, l'un de ses proches, Bernard Combes, lui succédant en tant que maire. Dans le même temps, il est élu conseiller général de la Corrèze dans le canton de Vigeois, au premier tour, le 10 mars 2008, avec 54,8 % des suffrages exprimés, face au candidat UMP. Il succède le 20 mars suivant à Jean-Pierre Dupont à la présidence du conseil général de la Corrèze, détenue par la droite depuis 1970, date à laquelle Jacques Chirac avait été élu comme successeur d'Élie Rouby, mort quelques jours avant les élections cantonales.

Le 26 novembre 2008, à la suite du congrès de Reims, Martine Aubry lui succède au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Il n'était pas candidat à sa propre succession mais avait soutenu la candidature de Bertrand Delanoë26.

 

 

Élection présidentielle de 2012

 


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François Hollande, en 2011

 

 

 

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François Hollande, en 2011

 

 

 

Primaire socialiste


Dans les mois qui suivent son départ de la direction du Parti socialiste, François Hollande travaille à la préparation d'un projet autour de trois grands axes : la production, la fiscalité et l'éducation ; pour ce faire, il lance notamment l'association « Répondre à gauche ». À partir de 2010, les sondages indiquent une progression des intentions de vote en sa faveur en vue de la primaire présidentielle socialiste de 201134. Ayant conditionné sa candidature à sa reconduction à la présidence du conseil général de la Corrèze35, il se déclare officiellement candidat à la primaire à Tulle, quelques heures après sa réélection, le 31 mars 201136.

Dans le cadre de la pré-campagne de la primaire socialiste, François Hollande apparait comme le principal rival de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI et favori des sondages. Les médias le présentent alors comme l'« anti-DSK », du fait de sa volonté de devenir un « président normal »37,38. Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle et arrêté à New York le 14 mai 2011, ce qui empêche son retour en France avant la clôture des candidatures à la primaire.

François Hollande, qui était distancé de plus de 20 points dans les sondages par Dominique Strauss-Kahn au premier tour de la primaire, est, dès lors, considéré comme le favori. Mais il doit faire face à la montée de Martine Aubry dans les enquêtes d'opinion à la suite de l'annonce de la candidature de cette dernière, le 28 juin 2011. À partir de la mi-juillet, François Hollande est de nouveau en tête39. Durant la campagne, il est notamment critiqué pour son bilan à la tête du Parti socialiste et à son manque d'expérience ministérielle40.

En mai 2010, il avait qualifié, conformément au projet socialiste, d'« illusion » un retour du déficit public à 3 % du PIB en 2013, « sauf à augmenter drastiquement les impôts »41,42,43,44. Toutefois, face à la crise de la dette dans la zone euro, il s'engage, dans un entretien accordé au Monde le 16 juillet 2011, à réaliser cet objectif, jugeant que « nous ne pouvons pas laisser gonfler la dette publique au risque de faire de la charge de nos intérêts le premier budget du pays, ce qui altèrerait toutes nos marges de manœuvre »45. De même, il défend un retour à l'équilibre des comptes publics en 2017 et, bien que refusant l'inscription de la « règle d'or » sur les déficits dans la Constitution, propose une « loi de programmation » sur la réduction des déficits46. Il déclare que « le candidat qui annonce qu'il n'y aura pas d'effort supplémentaire après 2012 sera un président qui se parjurera »47. Il appelle par ailleurs à « une réforme fiscale ample consistant à imposer le même barème à tous les revenus, ceux du travail comme ceux du capital », supprimant « les niches fiscales et les mesures dérogatoires » et fusionnant « l'impôt sur le revenu et la CSG ».

En septembre 2011, sa proposition d'abandonner la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et de recréer 60 000 à 70 000 postes dans l'Éducation nationale, soit environ 12 000 postes par an pendant cinq ans, pour un coût annuel de 500 millions d'euros, est critiquée à droite et à l'extrême droite, et par sa concurrente Martine Aubry48. L'autre mesure phare qu'il défend durant la campagne des primaires, le « contrat de génération », qui prévoit des dispenses de charges sociales pour les entreprises embauchant un jeune tout un gardant un senior, fait également l'objet de critiques, tant à droite que par Martine Aubry, pour son coût — estimé à huit milliards d'euros par an par l'Institut de l'entreprise49 — et pour sa supposée inefficacité dans les pays l'ayant mise en œuvre. Pour ces deux mesures, François Hollande indique que le financement se fait par redéploiement de crédits (« autant de dépenses supplémentaires que d'économies »)50.

Au soir du premier tour de la primaire, le 9 octobre 2011, François Hollande réalise un score de 39,17 % des voix, se qualifiant ainsi pour le second tour avec Martine Aubry (30,42 %). Entre les deux tours, les quatre candidats éliminés au premier tour, Manuel Valls (5,63 %), Jean-Michel Baylet (0,64 %), Ségolène Royal (6,95 %) puis Arnaud Montebourg (17,19 %) apportent leur soutien à François Hollande. Le 16 octobre 2011, il l'emporte avec 56,57 % des suffrages, et devient ainsi le candidat du Parti socialiste et du Parti radical de gauche pour l'élection présidentielle de 2012. Lors de son premier discours consécutif à sa désignation, il appelle à un grand rassemblement et affirme : « C'est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations, durant toute la République, de croire à l'égalité et au progrès »51.

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 13:56

Bernard Accoyer

 

Informations générales

  • M. Bernard Accoyer
  • Né le 12 août 1945 à Lyon (Rhône)
Circonscription d'élection : Haute-Savoie (1ère)
Groupe politique : Union pour un Mouvement Populaire
Commission : Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées
Profession : Médecin ORL
Suppléant : M. François-Eric Carbonnel


Contacts et site internet

  • Mél : Assemblée nationale
  • Adresses :
    • Assemblée nationale
      126 rue de l'Université
      75355 Paris 07 SP
    • Mairie
      74940 Annecy-le-Vieux
      Téléphone : 04 50 23 86 33
      Télécopie : 04 50 27 66 90
    • 49 Avenue de Genève
      74000 Annecy
      Téléphone : 04 50 57 57 62

    • bernard.accoyer@wanadoo.fr

 

Mandats et fonctions à l'Assemblée nationale

  • Mandat : Réélu le 10/06/2007 (Date de début de mandat : 20/06/2007 (élections générales))
    • Président de l'Assemblée nationale depuis le : 26/06/2007
    • Président du groupe de travail sur le régime de pension des députés
    • Président du groupe de travail sur la prévention des conflits d'intérêts
  • Commission :
    • Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées
    • Président du comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques


Anciens mandats et fonctions à l'Assemblée nationale

  • Élu le 28/03/1993 - Mandat du 02/04/1993 (élections générales) au 21/04/1997 (Fin de législature)
  • Réélu le 01/06/1997 - Mandat du 01/06/1997 (élections générales) au 18/06/2002 (Fin de législature)
  • Réélu le 16/06/2002 - Mandat du 19/06/2002 (élections générales) au 19/06/2007 (Fin de législature)


Mandats locaux en cours

  • Maire d'Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie (18885 habitants)


Mandats intercommunaux

  • Premier vice-président de la communauté d'agglomération d'Annecy


Anciens mandats locaux

  • Conseil municipal d'Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie)
    • du 20/03/1989 au 18/06/1995 (Maire)
    • du 19/06/1995 au 18/03/2001 (Maire)
    • du 19/03/2001 au 09/03/2008 (Maire)
  • Conseil général de la Haute-Savoie
    • du 29/03/1992 au 23/03/1998 (Membre du conseil général)
  • Communauté de l'agglomération d'Annecy
    • du 19/03/2001 au 16/03/2008 (Vice-président)
  • Communauté de l'agglomération d'Annecy
    • du 19/03/2001 au 16/03/2008 (Membre)


Fonctions dans les instances internationales ou judiciaires

  • Président de droit de la section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie
  • Président de droit du Groupe français de l' Union interparlementaire

 

Place dans l'hémicycle

Numéro de la place occupée : 77 (La zone en rouge situe le banc)

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 17:30

Bruno Le Maire

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Bruno Le Maire
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Bruno Le Maire, le 2 mars 2010.

Mandats
Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation,
de la Pêche, de la Ruralité et
de l'Aménagement du Territoire

Portefeuille de la Ruralité et de l'Aménagement du territoire ajouté le 14 novembre 2010
Actuellement en fonction
Depuis le 23 juin 2009
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
François Fillon III
Prédécesseur Michel Barnier (Agriculture et Pêche)
Michel Mercier (Ruralité et Aménagement du territoire)
Secrétaire d'État aux Affaires européennes
13 décembre 200823 juin 2009
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Jean-Pierre Jouyet
Successeur Pierre Lellouche
Député de la 1re circonscription de l'Eure
20 juin 200713 janvier 2009
Élection 17 juin 2007
Législature XIIIe
Prédécesseur Françoise Charpentier
Successeur Guy Lefrand
Biographie
Date de naissance 15 avril 1969 (42 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Neuilly-sur-Seine (France)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé(e) de ENS d'Ulm
IEP Paris
ENA
Profession Diplomate

 

 

 

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Bruno Le Maire, né le 15 avril 1969 à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique français. Ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin et député de l'Eure, il est nommé, le 23 juin 2009, ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, ainsi que de la Ruralité et l'Aménagement du territoire le 14 novembre 2010.



Biographie 


Fils de Maurice Le Maire, cadre du groupe Total, et de Viviane Fradin de Belabre, directrice de l'établissement privé catholique Notre-Dame de France à Paris, il entre à l'École normale supérieure en 1989, où il débute des études de littérature française, avec un mémoire sur La Statuaire dans « À la recherche du temps perdu » de Proust, sous la direction de Jean-Yves Tadié1. En 1992, il est reçu major de l'agrégation de lettres modernes. Diplômé par la suite de l'Institut d'études politiques de Paris (1995), il intègre l'ENA en 1996.

En 1998, à sa sortie de l'ENA, il entre au ministère des Affaires étrangères, à la Direction des Affaires stratégiques, de Sécurité et du Désarmement. Il collabore avec Dominique de Villepin lorsque ce dernier est secrétaire général de la présidence de la République. Il le suit lorsqu'il devient ministre des Affaires étrangères, entre 2002 et 2004. Il a notamment établi l'absence d'armes de destruction massives en Irak durant la crise irakienne de 2002 - 2003. Continuant à suivre le parcours de Dominique de Villepin, il entre au ministère de l'Intérieur en mars 2004 puis à Matignon en mai 2005, où il devient le conseiller politique du Premier ministre. Il est nommé directeur de cabinet du Premier ministre, en remplacement de Pierre Mongin, nommé PDG de la RATP.

Lors des élections législatives de juin 2007, candidat de l'UMP, il est élu député dans la 1re circonscription de l'Eure2, une circonscription occupée pendant plus de deux décennies par Jean-Louis Debré démissionnaire suite à sa nomination en mars 2007 au Conseil constitutionnel. Il est alors opposé à un élu local, Louis Petiet, président de la fédération UMP de l'Eure, qui est contraint de se présenter comme dissident.

Il est par ailleurs, depuis le 16 mars 2008, conseiller municipal de la ville d'Évreux.

Nommé conseiller politique de l'UMP en avril 2008, il est nommé secrétaire d'État aux Affaires européennes à la place de Jean-Pierre Jouyet (nommé à la tête de l'Autorité des marchés financiers) le 12 décembre 2008. La passation des pouvoirs a eu lieu le 13 décembre au Quai d'Orsay3.

Seul candidat à la primaire, il est désigné par les militants UMP pour conduire la liste du parti aux élections régionales de 2010 en Haute-Normandie, obtenant 1 502 voix (participation : 34,94 %)4. Mais en mars 2010 il ne réussit pas à ravir la région à Alain Le Vern, perdant dans le cadre d'une triangulaire incluant le FN.

Le 23 juin 2009, à la faveur d'un remaniement ministériel, Bruno Le Maire est nommé ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche.

Il a présenté, le 13 janvier 2010 en Conseil des ministres, un projet de loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche5,6, dont le texte est promulgué le 27 juillet 20107.

Le 14 novembre 2010, lors de la formation du troisième gouvernement Fillon, il est reconduit dans ses fonctions ministérielles et obtient en plus les portefeuilles de la Ruralité et de l'Aménagement du territoire.

Ouvrages 


Bruno Le Maire a publié trois ouvrages :

 

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