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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:15

Politique

 

 

 

 


Article détaillé : Politique en Italie.

 

 

 

La Constitution italienne date de 1947 et a établi la Première République, « fondée sur le travail » (art. 1er). Elle consacre le principe de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire (respectivement confiés au Gouvernement, au Parlement et à la Justice) et fonde un régime parlementaire bicaméral :

Le Parlement est élu au suffrage universel direct. La loi électorale a été substantiellement modifiée suite à un référendum abrogatif en 1993 pour introduire une part de scrutin majoritaire (75 %) afin d'éviter l'instabilité gouvernementale chronique du début de la République due, entre autres, à un multipartisme excessif et à l'absence d'alternance. Elle a été à nouveau modifiée à la fin de l'année 2005, pour rétablir un scrutin proportionnel de listes bloquées, de façon à réduire l'échec probable de la Maison des libertés. Critiquée, y compris par le ministre qui en a présenté le projet, elle est qualifiée de Porcellum (de porcata, une cochonnerie) contrairement à la précédente, le Mattarellum (en réalité, la loi Mattarella, du nom de son rapporteur).

 

 

 

 

Le président de la République italienne (Presidente della Repubblica Italiana) est le chef de l'État, élu par les députés et les sénateurs ainsi que des représentants de régions pour un mandat de sept ans. Bien qu'ayant un rôle considéré comme symbolique, il est le garant de la Constitution, et pour cela, dispose d'une aura reconnue par la classe politique. Il nomme le président du Conseil des ministres et les ministres du gouvernement ; il dispose, également, du droit de dissolution du Parlement.

Le gouvernement de la République est présidé par le président du Conseil des ministres (Presidente del Consiglio dei ministri).

Une réforme avortée de la Constitution, adoptée par le Parlement fin 2005, aurait dû aboutir à la création d'une « IIe République » dans laquelle l'organisation territoriale aurait été de type fédéral et où le Premier ministre (nouveau nom donné au chef du Gouvernement) aurait eu des pouvoirs très étendus tandis que la Chambre des députés n'aurait plus compté que 530 députés (-100)) et le Sénat de la République 265 sénateurs (-50). Les sénateurs auraient été par ailleurs élus au suffrage indirect. Cette réforme a été massivement rejetée par le peuple italien lors d'un référendum en mai 2009.

Romano Prodi, vainqueur de justesse des élections législatives des 9 et 10 avril 2006 à la tête d'une coalition électorale de centre-gauche intitulée l'Union, sera nommé président du Conseil des ministres par Giorgio Napolitano, le nouveau président de la République élu le 10 mai 2006, mais démissionnera vingt mois plus tard, suite à la perte de la confiance des sénateurs/

Dans les années 2010, le paysage politique a beaucoup changé : le centre-gauche a convergé en un seul parti, le Parti démocrate (Partito Democratico), et le centre-droit a fait, provisoirement de même avec la création du Peuple de la liberté (Popolo della Libertà), le parti créé par Silvio Berlusconi et Gianfranco Fini. Cela a pour conséquence d'enrayer l'instabilité chronique de la vie politique italienne, même si le PDL subit le départ de Futur et liberté pour l'Italie et abandonne la direction du gouvernement suite à la crise de la dette de la zone euro.

Le précédent gouvernement, dirigé par Silvio Berlusconi qui entamait son troisième mandat, a été nommé le 8 mai 2008 et était composé d'une alliance entre le parti Peuple de la liberté et le parti de la Ligue du Nord.

Suite à la démission de Silvio Berlusconi, en novembre 2011, un gouvernement dit technique est dirigé par l'économiste Mario Monti qui démissionne le 21 décembre 2012 et annonce sa montée en politique à travers une agenda Monti pour l'Italie.

Géographie

 

 

 

Article détaillé : Géographie de l'Italie.

 

 

 

Carte géographique de l'Italie
Carte de l'Italie.

 

 

 

L'Italie est une péninsule de l'Europe du Sud située au centre du bassin méditerranéen. D'une superficie de 301 300 km², elle est longue de 1 360 km du nord au sud et couvre à 92 % la superficie de la région géographique italienne9. Ouverte sur la mer Adriatique à l'est, la mer Tyrrhénienne à l'ouest, la mer Ionienne au Sud et la mer Ligure au nord-ouest, elle englobe de nombreuses îles dont les principales sont la Sicile et la Sardaigne. Au sud de l'Italie, on trouve les derniers volcans en activité d'Europe (si on exclut l'Islande), le Vésuve près de Naples, l'Etna en Sicile et le Stromboli dans les îles Éoliennes. Le centre de la péninsule et le nord du pays sont occupées par des chaînes de montagnes, les Apennins et la face interne de l'arc alpin. Ces régions sont impropres à des activités économiques importantes, mis à part les sports d'hiver ; toutefois ces zones sont un réservoir d'eau très important et donc un grand fournisseur d'hydroélectricité. Pour faciliter les liaisons nationales et internationales, les autorités ont fait de gros efforts d'aménagement. 8 000 km d’autoroute ont été construits. L'équipement des cols et le percement de grands tunnel comme celui du Mont-Blanc ou du Fréjus relient l'Italie au reste de l'Europe.

Au nord de l'Italie la plaine du est une riche zone agricole. Le méthane présent dans son sous-sol est la seule source d'énergie fossile présente en Italie. Les autres plaines sont situées sur le littoral. Longtemps marécageuses, elles ont été drainées et amendées pour permettre le développement de l'agriculture et du tourisme.

La botte italienne connaît un climat méditerranéen, avec des nuances. Plus on va vers le sud, plus les étés sont longs et secs. Dans le sud des Pouilles et de la Calabre la sècheresse estivale est supérieure à 5 mois. Dans les Apennins, les hivers sont plus froids. Le nord de l'Italie connaît un climat de type subtropical humide avec des hivers plutôt froids mais des étés très chauds et humides et des précipitations plus abondantes que dans la péninsule.

 

 

 

 

Les zones altimétriques d'Italie.

 

 

 

Les montagnes les plus hautes sont le mont Blanc, le mont Rose, le Cervin et le Grand Paradis. Les fleuves et rivières les plus importants sont : le , le Tanaro, le Tessin, l'Adige, l'Adda, l'Arno, le Tibre, en italien Tevere. Les lacs les plus importants sont : le lac Majeur, le lac de Côme, le lac de Garde et le lac d'Orta.

Subdivisions

 

 

 

Article détaillé : Administration territoriale de l'Italie.

 

 

 

L'administration territoriale de l'Italie se compose de :

  • 20 régions (regioni) : 15 de statut normal et cinq régions autonomes ;
  • 110 provinces (province) : 107 de statut normal et deux provinces autonomes et une province statistique ;
  • 8101 communes (comuni).

Démographie

 

 

 

Articles détaillés : Démographie de l'Italie et Émigration et immigration italienne.

 

 

 

Consulter les données associées à cette image, dont la description suit ci-après
Évolution de la démographie entre 1961 et 2004 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

 

 

 

En octobre 2011, date du dernier recensement décennal, l'Italie comptait 59,464 millions d'habitants1011. La densité est de 198 habitants au km². Longtemps réservoir démographique de l'Europe et de l'Amérique, elle est devenue aujourd’hui une terre d'immigration. En effet l'indice de fécondité est particulièrement bas depuis de nombreuses années. Il était en 2008 de 1,42 enfant par femme11. Le taux d'accroissement naturel est négatif. Le vieillissement de la population commence déjà à grever le budget social (financement des retraites). La longévité des Italiens est cependant la plus forte d'Europe et une des plus élevées au monde : les hommes y vivent en moyenne 80,4 ans tandis que les femmes vivent 85,3 ans12.

Le nombre d'étrangers résidant sur le territoire italien était de 1,25 million au début du XXIe siècle. En 2008, il semble désormais approcher les 2,5 millions, principalement des ressortissants d'Europe de l’Est (Roumanie, Ukraine, Albanie surtout) et du Maghreb. Les citoyens étrangers résidant en Italie au 1er janvier 2008 sont évalués à 2 432 651 par l'ISTAT (oct. 2009). Ils ont augmenté de 493 729 en une année (+ 16,8 %). Il s'agit de la plus forte augmentation jamais enregistrée en Italie, essentiellement due aux Roumains (+283 078). La longueur des côtes, la proximité du Sud du bassin méditerranéen et de pays en voie de développement, comme l'Albanie, font de l'Italie, à l'instar de l'Espagne, un important lieu de transit pour les filières de l'immigration clandestine.

La répartition de la population est largement dictée par les contraintes naturelles. Les montagnes et les régions très sèches du sud de l'Italie connaissent des densités assez faibles alors que les plaines littorales, et l'industrieuse plaine du , supportent de très fortes densités. 67 % de la population est urbaine. Le réseau urbain est dense en Italie du Nord et centrale, où l'on trouve la capitale économique du pays, Milan, et des grandes villes industrielles comme Gênes ou Turin. L’Italie possède un grand nombre de villes comptant entre 100 000 et 500 000 habitants13.

Avec un taux de fécondité de 1,3 enfant par femme, plus de 20 % de la population a plus de 65 ans, contre 15 % de moins de 15 ans. (chiffres de 2012)14.

Économie

 

 

 

L'Italie est membre du G8. Elle est la 6e puissance économique du monde en 201015 et le premier exportateur mondial de produits de luxe. L'économie italienne a des dimensions européennes : produits agricoles (huile,fruits, vinaigre balsamique, fromages, pâtes), produits industriels (voitures, vêtements (2e rang mondial), services (tourisme : avec 43 millions de touristes l’Italie se classe comme le 5e pays le plus visité). L’Italie est la quatrième puissance européenne, son produit brut étant de 1.758 milliard de dollars (USD).

 

 

 

 

Représentation géographique du produit intérieur brut par habitant.
PIB par habitant (l'indice 100 étant la moyenne de l'Europe16).

 

 

 

Les régions du nord, notamment la Lombardie et l'Emilie-Romagne, ont un des PIB par habitant les plus élevés de l'Union européenne (31 180 dollars par habitant en 2004) et comparable à celui d'Île-de-France ou de la région de Londres. En revanche, les régions méridionales accusent toujours un retard économique notable par rapport aux régions du nord. Le taux de chômage en 2007 était de 5,6 %17 mais varie selon les régions, notamment entre le nord (3 %) le centre (6 %) et le sud (15 %) du pays. En 2012, il était de 11,1 %.[réf. nécessaire]

L'Italie a une longue tradition de fabrication de qualité et de dynamisme commercial (les premières banques furent Italiennes, la puissance des cités-État médiévales reposaient déjà sur leur puissance commerciale). Encore aujourd'hui, son économie est tirée par le dynamisme entrepreneurial, que ce soit grâce aux grands groupes industriels comme Fiat (qui connaît aujourd'hui un renouveau), Olivetti, Finmeccanica, AnsaldoBreda, Saipem ou Benetton, à des sociétés d'État aujourd’hui largement privatisées comme l'Eni, ENEL et à l'existence d'un dense réseau de PME constitué de sous-traitants ou de petites structures tournées vers l'excellence, la qualité, le design et constituant la force d'exportation de l'économie italienne. Les grands noms du luxe italien comme Ferrari, Maserati dans l'automobile, Gucci, Dolce&Gabbana, Armani, Borbonese, Prada, Ermenegildo Zegna dans la mode et Ferretti, Azimut et Riva dans le yachting font de l'Italie une référence mondiale dans le domaine de l'élégance et design. Parallèlement, il existe une économie souterraine surtout présente dans le sud de l'Italie. Le travail au noir représenterait 20 % du PIB.

Les grandes organisations criminelles comme la mafia sicilienne, la camorra napolitaine et la ndrangheta calabraise pratiquent l'extorsion de fonds, le trafic de stupéfiants, de cigarettes, d'armes, les paris clandestins et l'usure. Selon certaines estimations, 80 % des entreprises siciliennes subissent le racket de la mafia. Ceci pèse sur l'économie du Mezzogiorno (le sud de la péninsule). Les investisseurs italiens ou internationaux hésitent en effet à s'installer dans cette zone. Néanmoins, les commerçants de Palerme ont décidé de se rebeller contre les pratiques d'extorsions. Ces organisations, pour blanchir l'argent sale, ont tendance à investir dans des activités économiques légales dans les régions riches du nord et du centre de l'Italie ou à l'étranger (notamment en Suisse et en Allemagne), mais l'emprise mafieuse qui s'exerce notamment à travers le racket n'existe véritablement que dans les régions d'où sont originaires les clans, c'est-à-dire à Naples, en Calabre et en Sicile.

De ce fait, la plupart des entreprises ainsi que les réseaux de PME dynamiques sont implantés dans centre et le nord ou dans les régions méridionales qui échappent à l'emprise de la mafia comme la Basilicate ou la Sardaigne. Le triangle industriel Milan-Gênes-Turin fait partie de la mégalopole européenne. Il en représente la partie sud. Avec l’Émilie-Romagne et la Vénétie, il compose le cœur industriel de l’Italie, fortement ancré vers l’Europe et les exportations. On y trouve des industries puissantes comme Fiat et l’Eni mais aussi des PME dynamiques. Les PME de la troisième Italie sont elles aussi fortement tournées vers l’exportation. Cette partie de l'Italie est beaucoup plus riche que le Sud et ne compte que 2 % de chômage alors que le sud atteint les 15 %. Entre les deux, il existe une région que les géographes ont appelé la troisième Italie. Elle base son développement économique sur des réseaux de PME dynamiques dans des secteurs diversifiés comme le textile, le cuir, les industries métalliques et mécaniques. Signalons que l'Italie est le 2e fabricant et exportateur de machines-outils après l'Allemagne. Ce pays est le 1er partenaire économique de l'Italie, le suivant étant la France. Concernant les échanges commerciaux, 60 % sont effectués en Europe. L'Italie dispose de très bonnes infrastructures de communication vers l'Europe (lignes ferroviaires, autoroutes, cols aménagés) ainsi qu'une ouverture sur l'Europe Centrale et de l'Est grâce à la Slovénie et l'Autriche. Enfin, ne serait la très lourde facture énergétique du pays qui importe la majorité de l'énergie dont il a besoin, la balance commerciale serait largement excédentaire.

Le tourisme constitue également une activité motrice de l'économie: l'Italie, troisième pays touristique d'Europe derrière la France et l'Espagne, accueille 52 millions de touristes par an dans les Alpes, sur les littoraux et dans ses villes d'art comme Venise, Florence, Naples et Rome. La présence de ruines antiques fait également beaucoup dans la réputation touristique du pays ; l'Italie développe également depuis quelques années un tourisme oeno-gastronomique (appelé agri-tourisme).

On compte près de 2 millions d'exploitations agricoles en Italie. Elles sont spécialisées dans la culture des produits traditionnels dans le monde méditerranéen, c'est-à-dire la vigne, le blé, l'olivier, les fruits et légumes et les agrumes (notamment la bergamote à Reggio Calabria) et les produits laitiers.

L'allègement des prélèvements obligatoires, l'assouplissement du marché du travail, la réforme du système de retraites, avancent lentement du fait de l'opposition des syndicats qui craignent une précarisation des conditions de travail des employés et un appauvrissement des futurs retraités. Le gouvernement de Silvio Berlusconi dispose de plus de latitude pour engager ces transformations car il ne repose pas sur une coalition trop hétéroclite. Toutefois, l'Italie ayant une situation financière (dette publique) délicate, ses marges de manœuvres sont extrêmement réduites. En 1991, la dette publique dépassait les 100 % du PIB. En 2011, cette proportion a atteint 120 %.

Le 20 septembre 2011, l'agence de notation Standard & Poor's abaisse la note de l'Italie de A+ à A.

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 16:53

Italie

 

 

 


République italienne (Italie)

Repubblica italiana (Italia) (it)

Drapeau
Drapeau de l'Italie.
Blason
Armoiries de l'Italie.
Description de l'image EU-Italy.svg.
Devise nationale (it) Nata per Unire
(fr) «Née pour Unir»
Hymne national Fratelli d’Italia
Administration
Forme de l'État République parlementaire
Président de la République Giorgio Napolitano
Président du Sénat Renato Schifani
Président de la Chambre Gianfranco Fini
Président du Conseil Mario Monti
Langues officielles Italien
(officielle)
français, ladin, allemand, slovène,
(officielles à caractère régional)1
Capitale Rome

18px-Geographylogo.svg.png41°53′N 12°29′E

Géographie
Plus grandes villes Rome, Milan, Venise, Naples, Turin, Palerme, Gênes, Bologne, Florence et Bari
Superficie totale 301 336 km2
(classé 69e)
Superficie en eau 3,4
Fuseau horaire UTC +1: (CET); Heure d'été: UTC+2: (CEST)
Histoire
Unification italienne 17 mars 1861
Démographie
Gentilé Italien, Italienne
Population totale (2011) 60 626 4422 hab.
(classé 23e)
Densité 202 hab./km2
Économie
PIB nominal (2008) $2 313 milliards3 (7e)
PIB (PPA) (2009) 1 740 1234 (10e)
IDH (2011) en augmentation 0,874 (très élevé) (24e)
Monnaie Euro5 (EUR​)
Divers
Code ISO 3166-1 ITA, IT​
Domaine Internet .it
Indicatif téléphonique +39

 

 

 

 

 

 

L’Italie, officiellement la République italienne, en italien Italia Prononciation du titre dans sa version originale Écouter et Repubblica italiana, est un pays d’Europe du Sud correspondant physiquement à une partie continentale, une péninsulaire située au centre de la mer Méditerranée et une insulaire, c'est-à-dire les deux plus grandes îles de cette mer, la Sicile et la Sardaigne, et beaucoup d'autres îles plus petites. Elle est rattachée au reste du continent par le massif des Alpes. Le territoire italien correspond approximativement à la région géographique homonyme.

L’apport de l’Italie à la civilisation occidentale est immense : elle est notamment le berceau de la civilisation étrusque, de la Grande-Grèce, de l'Empire romain, du Saint-Siège, des Républiques maritimes, de l'Humanisme et de la Renaissance. Existant en tant qu’État unitaire depuis le Risorgimento (Renaissance ou Résurrection) menée par le Royaume de Sardaigne en 1861, l'Italie est une République depuis l'abolition par référendum de la monarchie italienne en 1946. Elle est membre fondateur de l’Union européenne (UE) et de la Zone euro (€). L’Italie reste un acteur majeur de la scène internationale, forte de ses soixante millions d’habitants, de sa position de huitième puissance économique mondiale et de son rôle au sein de nombreuses organisations internationales (Union européenne, Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), G8, Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).






Histoire

 

 

 

Articles détaillés : Histoire de l'Italie et Chronologie de l'Italie.

 

 

 

Étymologie

La plus ancienne inscription qui porte le mot Italie sous la forme ITALIA apparaît pour la première fois sur une monnaie datant du Ier siècle av. J.-C., retrouvée dans l'ancienne Corfininium dans les Abruzzes, capitale de la Confédération italique. La monnaie avait été frappée par la confédération des peuples italiques en guerre contre Rome pour obtenir la citoyenneté romaine (Guerre sociale).

Le terme même d’Italia évolue pendant l'Antiquité. Pour les Grecs, il s'agissait seulement du royaume voisin d'Italos. Une origine populaire rapproche l'étymologie à un épisode de la mythologie grecque des travaux d'Héraclès. En effet, après avoir volé les 115 bœufs de Géryon, le héros mena le troupeau le long des côtes italiennes, lorsqu'un taureau s'échappa jusqu'en Sicile. Héraclès l'y retrouva et appela le pays Italia (de italos qui en dialecte grec local signifiait « taureau »[réf. nécessaire]). Une autre version grecque emploie les termes Ouitalia et Ouitalios, en les rapprochant du grec étalon (anciennement Wetalon) signifiant : « veau ».

Une autre étymologie est proposée, sur le rapprochement de it- et de aithô, en grec : ce verbe signifie « brûler », et on le retrouverait dans le radical du nom du volcan Etna. Sa présence serait justifiée du fait que, « Italie » étant un nom donné par les Grecs, venant de l'est, ils voient le soleil couchant rougeoyer et brûler l'horizon à l'endroit de la péninsule. On trouve le terme aithalia également utilisé à l'époque antique pour les îles de Lemnos (sans doute du fait de son activité métallurgique) et d'Elbe, pour la même raison qu'« Italie ». Son usage pour l'Etna ou Aithna est transparent. Le nom d’aithalia aurait été donné en premier lieu aux côtes sud de la Botte, là où les Grecs ont accosté en premier, sur le continent.

Avant et pendant Rome

Avant le développement de Rome, l'Italie était composée de plusieurs cultures et civilisations, pour la plupart indo-européennes (Italiotes ou italiques), sur un substrat ligure du Néolithique. Sur ces cultures qualifiées d'autochtones, empiétaient :

220px-Selinunte_-_Templi_Orientali_%28Te
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Sélinonte.

 

 

 

Sous la République romaine, la limite nord de l'Italie s'arrête à la Gaule cisalpine, au niveau des fleuves Aesis - puis en -59 le Rubicon - et Magra. En -42, la Cisalpine est réunie à l'Italie qui s'arrête désormais aux Alpes. Cette dernière limite est fixée au trophée des Alpes mais est ensuite déplacée. Rome attribue la citoyenneté romaine à l'ensemble des Italiens dès -89, elle ne l'étend à tout l'Empire que trois siècles plus tard (édit de Caracalla, 211-212)

Rome et son empire

 

 

 

Article détaillé : Italie (époque romaine).

 

 

 

Photographie représentant Romulus et Rémus nourris par la louve capitoline
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Romulus et Rémus nourris par la louve, mythe fondateur de la civilisation romaine. À l'origine, la louve était représentée seule, c'est seulement à la Renaissance que les jumeaux Rémus et Romulus ont été ajoutés.

 

 

 

Selon la légende, la fondation de Rome est due à Romulus et Rémus au milieu du VIIIe siècle av. J.-C.. La civilisation de Rome connut une première phase d'expansion sous le gouvernement des rois de Rome, qui sont également les fondateurs symboliques de nombreuses institutions romaines. L'unification de la péninsule est conduite à l'époque de la République. Après la victoire de Rome contre Carthage lors de la première Guerre punique, les principales îles de la Méditerranée occidentale passèrent également sous le contrôle de Rome. Les deuxième et troisième guerres puniques lui assurèrent le contrôle de tout le pourtour du bassin occidental de la Méditerranée.

Au Ier siècle, Rome domine tout le bassin méditerranéen, mais après la mort de Jules César, le 15 mars 44, la république sombre dans la guerre civile. Son successeur Octave (futur empereur Auguste) après avoir vaincu Marc-Antoine et Cléopâtre transforme la République en Empire et met ainsi fin à de longues années d'instabilité politique. Le gouvernement des territoires contrôlés par Rome se caractérise par le respect des cultures locales et par le développement économique favorisé par la réalisation de grandes infrastructures.

L'empire était composé de l'Italie (métropole de l'empire) et des provinces romaines (territoires situés à l'extérieur de la péninsule). Juridiquement le territoire de l'Italie était assimilé à celui de la ville de Rome, ses habitants libres étaient tous citoyens romains grâce au droit du sol (jus soli). Les citoyens romains pouvaient servir dans les légions mais avaient aussi beaucoup de privilèges sociaux par rapport aux non-citoyens. Le programme politique des empereurs était d'intégrer de plus en plus les provinces à la civilisation romaine, ceci, au fil des siècles, a eu comme conséquence une perte progressive de l'hégémonie de l'Italie sur les provinces. Au IIIe et IVe siècle l'Empire romain se transforme, de facto, d'un empire colonial à un empire universel où tous les hommes libres étaient citoyens d'une même nation. À cette époque les légionnaires sont principalement recrutés parmi les citoyens romains issus des provinces, notamment d'Illyrie et de Thrace. En mars 2936, la première Tétrarchie est officiellement mise en place, l'empire est donc divisé en deux pour être mieux gouverné (Empire romain d'Occident et Empire romain d'Orient ou Empire byzantin). Milan devient la capitale de l'Empire romain d'Occident.

En 313, l'empereur Constantin promulgue l'Édit de Milan qui met fin aux persécutions contre les chrétiens et garantit à tous les citoyens la liberté de culte. Le christianisme se propage en Italie surtout à partir de la ville de Rome, cité cosmopolite dans laquelle vivaient de nombreux immigrés originaires des provinces d'orient, où le christianisme était plus répandu. L'église romaine récupère un certain nombre de traditions païennes et les assimile dans sa liturgie. Les cultes polythéistes sont ainsi transformés en vénération des saints et de la Vierge Marie. Par exemple, beaucoup de temples dédiés à Vénus se transforment en églises consacrées à la mère de Jésus et dans les petites villes les cérémonies dédiées à un dieu protecteur deviennent des fêtes patronales en l'honneur d'un saint que l'imaginaire populaire associe au dieu précédent: protecteur des malades, de l'agriculture, de la chasse, des soldats, des marins etc… Par cette politique l'église romaine arrive à mieux faire accepter aux italiens, très attachés à leurs traditions, le passage au christianisme, le même processus aura lieu dans les provinces. En 380 l'empereur Théodose élève le christianisme au rang de religion d'État.

Au Ve siècle, la ville de Ravenne (nord-est de l'Italie) devient capitale de l'empire d'occident, elle sera la dernière. À cette époque, l’empire est confronté à une longue série d'invasions barbares : les Wisigoths, les Huns, les Ostrogoths, les Vandales et les Francs. Sous le coup de ces invasions, l'Empire romain d'Occident s'effondra rapidement. Les barbares qui avaient été accueillis en tant que fédérés à l'intérieur des limes, forment des royaumes qui sont de plus en plus autonomes par rapport au pouvoir impérial. En 476, Odoacre, un patricien d'origine germanique, renonce à assumer le titre d'empereur et à gouverner les provinces, il s'autoproclame simplement roi d'Italie, cette date marque la fin de l'Empire romain d'Occident. L'Empire romain d’Orient résiste encore un millénaire.

La statue ci-contre de la louve romaine est authentique, mais pas les deux jumeaux qui ont été rajoutés à la renaissance.

Italie médiévale

 

 

 

Article détaillé : Italie médiévale.

 

 

 

Renaissance

 

 

 

Article détaillé : Renaissance italienne.

 

 

 

Vers l'unification

 

 

 

Articles détaillés : Risorgimento et Révisionnisme sur le Risorgimento.

 

 

 

Représentation géographique des États italiens en 1843
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Les États italiens en 1843.

 

 

 

Du XIVe au XVIe siècle7, c'est la Renaissance en Italie avec des artistes tels que Michel-Ange ou Raphaël, et des scientifiques comme Galilée qui font littéralement « renaître » l'art et la science, d'abord dans la péninsule puis dans l'Europe tout entière. À l'époque de Léonard de Vinci, l'Italie reste très morcelée sur le plan politique. Elle est constituée d'une mosaïque de principautés (duchés, cités-États, …). Les princes italiens organisent chacun leur propre cour et se livrent souvent à des guerres sanglantes avec de multiples interventions extérieures, notamment de la France et de l'Espagne (guerres d'Italie). Les guerres incessantes du XVIe siècle dues aux ingérences des grands états européens ainsi que la montée en puissance de l'Autriche et des principautés allemandes expliquent en partie le déclin des principautés italiennes du XVIIe au XIXe siècle.

La Révolution française et les guerres d'Italie qui s'ensuivent font naitre au sein de l’intelligentsia italienne l'espoir d'une Italie unifiée, espoir vite effacé après que Napoléon devient roi d'Italie et que la péninsule se trouve de nouveau découpée en différents états.

Après les campagnes napoléoniennes, la Maison de Savoie, qui voit une occasion d'agrandir le Royaume de Sardaigne, utilise les poussées nationalistes et s'engage dans trois guerres d’indépendance contre l'Empire Austro-Hongrois, la seconde se faisant avec l'appui extérieur de la France. En 1859, la France du Second Empire et le Royaume de Sardaigne concluent une alliance dans le but de rejeter l'Autriche hors de l'Italie du nord, la France devant recevoir la Savoie et le comté de Nice en récompense pour son aide. Toutefois, après l'occupation de la Lombardie, Napoléon III signe l'Armistice de Villafranca qui met fin à la campagne d'Italie, laissant ainsi la Vénétie autrichienne. N'ayant pas rempli ses obligations, Cavour refuse de céder la Savoie et Nice à la France. Toutefois, la défaite de l'Autriche affaiblit les petits États de la péninsule où des gouvernements libéraux se forment demandant l'annexion au Royaume de Sardaigne. Cavour arrache l'accord de la France mais doit sacrifier la Savoie et Nice. La cession de Nice soulève de vives protestations, en particulier de Giuseppe Garibaldi, né à Nice.

Le 24 mars 1860, Napoléon III et Victor-Emmanuel II signent le traité de Turin, qui prévoit l'annexion de la Savoie et de Nice à la France. Suite à l'expédition des Mille au sud et la descente subséquente des Piémontais du nord, le Royaume de Sardaigne réussit à unifier une grande partie de la péninsule (à l'exclusion de Rome et de Venise) et à provoquer la proclamation du royaume d'Italie le 17 mars 1861, ayant comme capitale Turin, puis Florence à partir de 1865.

En 1866, Venise est annexée au royaume d'Italie, suivie par Rome, en 1870. Ceci provoque le début d'une fracture entre l'État italien et l'Église qui durera jusqu'aux Accords du Latran, en 1929. La forme de gouvernement proclamée est celle d'une monarchie constitutionnelle, avec un parlement élu au suffrage restreint. Rome devient officiellement capitale de l'Italie en 1871.

En même temps, dans le Nord de la péninsule, se développe une puissante industrialisation liée aux capitaux d'une agriculture modernisée dans la plaine du Pô, les ressources hydroélectriques des Alpes et la délocalisations des industries du sud notamment textile vers le nord8. Cette industrialisation se concentre essentiellement sur le « Triangle d'Or », Turin, Milan et Gênes. Le Sud reste dominé par la production agricole mais aussi par des structures agraires quasi féodales : c'est le système des latifundia, grandes exploitations aux propriétaires absentéistes et routiniers, aux ouvriers agricoles sous-payés et des microfundia, minuscules propriétés destinées principalement à l'auto-consommation. Cette situation économique conduit au développement du brigandage, mouvement insurrectionnel politique et social de l'Italie méridionale, violemment réprimé et donnera naissance au début de l'immigration méridionale.

De la Première à la Seconde Guerre mondiale

 

 

 

  • Première Guerre mondiale, 1915-1918 : bien que faisant théoriquement partie de la triple Alliance, l'Italie reste neutre au début de la guerre, et finit même par s'allier à la Triple-Entente. Le 24 mai 1915 l'Italie déclara guerre à l'Autriche-Hongrie. La guerre s'avéra plus difficile que prévu et les armées autrichiennes et italiennes ne parvenaient pas à prévaloir l'une sur l'autre. En 1917, après la défaite russe, les Allemands concentrèrent 7 divisions sur le front italien pour aider leurs alliés autrichiens. Dans la bataille qui suivit à Caporetto les Italiens subirent une très grave défaite et reculèrent de plus de 100 km sur la ligne du Piave. En 1918, s'engagea la Bataille du Piave au cours de laquelle les Autrichiens ont essayé sans succès de briser la résistance italienne. Le 24 octobre, l'armée italienne lance une offensive victorieuse à Vittorio Veneto et contraint l'Autriche-Hongrie à la capitulation. L'armistice sera signé le 4 novembre à Villa Giusti dans le nord de l'Italie. Par le traité de Versailles, les frontières italiennes furent rectifiées en sa faveur. Toutefois l'Italie n'obtint pas tous les territoires qu'elle revendiquait (irrédentisme), et le thème de la « victoire mutilée » favorisa l'agitation nationaliste et l'ascension de Mussolini.
  • Benito Mussolini était dans les années 1900 un jeune militant socialiste proche du syndicalisme révolutionnaire, un groupe qui ne croyait pas au « parlementarisme bourgeois » et était favorable à une révolution violente. Toutefois lors de l'entrée en guerre de l'Italie en 1915, Mussolini avait mûri également un fort penchant nationaliste. Il estimait notamment que la guerre était anticapitaliste car elle exaltait la valeur des masses paysannes et ouvrières au combat. Il estime toutefois qu'une révolution socialiste ne peut se réaliser qu'à travers la collaboration de toutes les classes, populaires et bourgeoises, pour le salut de la nation. Il est donc contraire à la lutte des classes. De 1919 à 1922, l'Italie est secouée par une grave crise sociale, économique et politique. Mussolini l'exploite en brisant les grèves et les syndicats par la violence : il se fait ainsi connaître et bien voir par les milieux d'affaires et le patronat (Confindustria et Confagricoltura). Il utilise pour cela des squadre (escouades), sortes de milices, issues en grande partie des rangs des arditi (venant des troupes d'élite démobilisées en 1918) nationalistes, dont l'uniforme est la chemise noire — qui deviendra un des symboles du fascisme. Après la marche sur Rome en octobre 1922, le roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, lui confie le gouvernement. En 1924 le parti fasciste remporte les élections législatives. Le député socialiste Matteotti dénonce les violences et les intimidations dont sont victimes les opposants politiques. Il sera assassiné quelques jours plus tard. Jouant habilement de mansuétude et de menaces, Mussolini installe progressivement l'appareil fasciste dans le pays. Son alliance militaire avec l'Allemagne nazie provoquera l'entrée de l'Italie dans la guerre aux côtés des forces de l'Axe.
  • Mussolini déclare la guerre à l'Angleterre et à la France le 10 juin 1940 à la veille de l'entrée des Allemands dans Paris. Lors de la signature du Pacte d'Acier en 1939 avec l'Allemagne, l'Italie avait estimé de ne pas pouvoir participer à une guerre de vaste ampleur avant l'année 1943, à cause de l'usure et de la vétusté de son armement. Les victoires éclair des Allemands poussèrent Mussolini à entrer en guerre dès 1940, pensant que l'issue en était proche.

Les capacités industrielles de l'Italie à cette époque étaient très limitées et, contrairement à la Première Guerre mondiale où elle combattait sur un seul front, l'armée italienne était forcée de s'engager sur quatre fronts différents : en Libye, en Afrique orientale, dans les Balkans et en Russie. Les Italiens subissent plusieurs graves défaites et sont de plus en plus dépendants de leurs alliés allemands. Après la défaite de El Alamein et le débarquement anglo-américain au Maghreb (novembre 1942), Italiens et Allemands abandonnent l'Afrique (mai 1943). De plus, les armées du IIIe Reich ayant subi une grave défaite à Stalingrad en janvier 1943, l'armée italienne de Russie se désagrège dans une déroute catastrophique.

  • Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile puis pénètrent dans le sud de l'Italie ; Mussolini est renversé puis emprisonné, sur ordre du roi. Le dictateur est délivré par un commando allemand (12 septembre). Alors que ceux-ci se transforment d'alliés en occupants, Il Duce installe sous l'ordre de Hitler une République sociale italienne (appelée aussi République de Salò) dans le nord du pays. Le maréchal Pietro Badoglio signe la capitulation le (8 septembre 1943), l'Italie du sud poursuit la guerre du côté des Alliés, au même temps s'engage une guerre civile avec l'Italie du nord (fasciste) de Mussolini soutenue par les Allemands. L'Italie devient alors un vaste champ de bataille où s'affrontent plusieurs armées étrangères. Le 28 avril 1945, tentant de fuir vers la Suisse, Mussolini est exécuté (puis pendu) par des partisans communistes.
  • En juin 1946, un référendum serré met fin à la royauté, la République italienne est proclamée et la famille royale est exilée.

Époque contemporaine

L'Italie s'installe alors dans un régime parlementaire, dominé par la démocratie chrétienne et des partis laïques antifascistes, qui favorise, malgré de fréquentes crises ministérielles, à la fois la reconnaissance internationale, l'intégration européenne et un développement économique sans précédent (le miracle économique italien). Un parti communiste italien de plus en plus fort, et relativement modéré, empêche toute alternance électorale jusqu'en 1976, moment du compromis historique mais aussi des années de plomb, marquées par le terrorisme d'extrême gauche. Peu à peu, la démocratie chrétienne, tout en restant incontournable, laisse une partie du pouvoir à des partis moins importants comme le parti républicain italien ou le parti socialiste italien. Des réformes sociales majeures sont adoptées après référendum (le divorce, l'avortement) ou après le vote de loi, ainsi qu'une transformation du Système de retraite en Italie, afin de développer des formules de retraite par capitalisation.

Un climat affairiste, de plus en plus corrompu, s'installe, ce qui provoque l'opération judiciaire dite Mani pulite (Mains propres). Il s'en suit une réorganisation politique massive qui voit l'explosion des trois grandes forces politiques (la démocratie chrétienne, le parti communiste et le parti socialiste) en une myriade de partis, changement accentué le référendum de 1993 et l'adoption en 1994 d'une loi électorale posant les bases d'un système électoral mixte. Ces changements provoquent la descente politique de Silvio Berlusconi dont les affaires avaient bénéficié du gouvernement du socialiste Bettino Craxi. S'il est rapidement lâché par ses alliés (comme la Ligue du Nord), il n'en revient pas moins au pouvoir en 2001 avec une victoire électorale écrasante, après un intermède, dominé par le centre-gauche, incapable de faire aboutir une réforme constitutionnelle majeure. Ce gouvernement Silvio Berlusconi II est jusqu'à présent le plus long de toute l'histoire républicaine.

En 2006, la gauche, menée par Romano Prodi, revient au pouvoir suite à une courte victoire aux élections législatives. En août 2006, Ehud Olmert demande à Romano Prodi que l'Italie prenne la direction de la Finul renforcée après le conflit israélo-libanais, ce qui fut le cas en février 2007.

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 07:15

Médias

 

 

 

 


Sièges de la Télévision Suisse Romande et studios genevois de la Radio Suisse Romande.

Photo à mettre à jour, grandes modification de la tour depuis...

Articles détaillés : La Tribune de Genève et Léman Bleu.

 

 

 

 

 

Après la faillite de La Suisse en 1994, le principal journal local est La Tribune de Genève. Le Courrier, fondé en 1868 et longtemps soutenu par l'Église catholique romaine, devient indépendant en 1996. Principalement centré sur Genève, il essaye de s'étendre en Suisse romande, mais connaît régulièrement des difficultés financières. Le Temps (dont le siège est à Genève) et Le Matin (basé à Lausanne) ne couvrent pas spécifiquement l'actualité locale.

Depuis mars 2006, le quotidien gratuit 20 minutes a une édition genevoise. La reprise de l'activité « presse » de la société Edipresse par Tamedia en 2009 entraîne la disparition du principal concurrent de 20 minutes, Matin Bleu en septembre de la même année. L'actualité financière est couverte par le quotidien L'Agefi mais aussi depuis 2007 par un nouveau magazine mensuel gratuit, L'Extension (qui fait suite au journal L'Extension créé en 1987), qui a vocation à traiter de l'information genevoise et de sa région sous l'angle socio-économique.

Le Journal de Genève a fusionné en 1998 avec le Nouveau Quotidien pour former Le Temps.

L'agence de presse LargeNetwork, à l'origine du magazine en ligne Largeur.com et qui édite de nombreux périodiques suisses, est basée à Genève depuis 1999.

De nombreuses radios sont disponibles dont celles de la SSR, en particulier la Radio suisse romande, ainsi que Yes FM, NRJ Léman, OneFM, Rouge FM, Radio Plus ou encore Radio Orient (en arabe) et World Radio Switzerland (en anglais), réalisée dans les studios genevois de la RSR et connue jusqu'au 1er novembre 2007 sous le nom de World Radio Geneva.

Outre la Télévision suisse romande, dont le siège est à Genève, la ville dispose également d'une chaîne locale fondée en 1996, Léman Bleu.

Sports

 


Départ du Bol d'Or en 2005.

 

En football, le Servette FC (SFC), fondé en 1890, évolue en "Axpo Super League". Des problèmes de gestion causent en 2005 la faillite du club qui est alors relégué en première ligue (amateur). L’équipe a été depuis promue en Challenge League (2e division, professionnel) et a fêté son grand retour dans l'élite du football suisse à la fin de la saison 2010-2011, le 31 mai 2011, grâce à une remontée au classement spectaculaire et historique. Elle est maintenant basée au Stade de Genève, après avoir joué pendant un siècle (de 1902 à 2002) au Stade des Charmilles. Le SFC détient le deuxième meilleur palmarès de Suisse avec 17 championnats à son actif. Avec un taux d'affluence moyen de plus de 10'000 personnes par match, le Servette FC est l'équipe sportive du canton attirant le plus de spectateurs et possède la quatrième affluence du championnat de "Axpo Super League"64.

Il existe d’autres équipes genevoises moins prestigieuses, comme l’Étoile Carouge FC, l'Urania Genève Sport et le FC Meyrin.

En hockey sur glace, sport le plus populaire en Suisse, le Genève-Servette Hockey Club (GSHC), crée en 1905, évolue depuis la saison 2002-2003 en Ligue Nationale A (première division). Depuis sa montée en LNA, le GSHC n’a manqué qu’à une seule reprise les play-offs. Et à l'issue des saisons 2007-2008 et 2009-2010, elle s'est qualifiée pour la finale des play-offs du Championnat Suisse, où elle s'est inclinée respectivement contre les ZSC Lions de Zurich et le SC Bern. Le taux d’affluence moyen dans la patinoire des Vernets est de 6700 personnes par match, pour la saison 2009-201065 et de 6971 pour la saison 2010-2011, soit (94,4 % de remplissage). Grâce à son taux d'affluence, le GSHC est classé 21e européen66.

En volley-ball, le Club sportif Chênois Genève, qui évolue en Ligue nationale A, a été cinq fois champion suisse, détient huit coupes de Suisse et a remporté deux super-coupes de Suisse. En 2006, Chênois a remporté les trois trophées. Elle a en outre participé régulièrement à la Coupe d'Europe, avec des résultats mitigés. Le taux d'affluence de la salle de Sous-Moulin (Thônex) se situe aux alentours de 300 spectateurs par match. L'autre club historique du volley-ball suisse à Genève est le Servette Star-Onex VBC. Issu de la fusion du Servette VB et du Star-Onex, tous deux fondés dans les années 50, ce club a plus de 20 titres nationaux et 120 régionaux et présente ainsi un des plus grand palmarès suisse.

En voile, Alinghi est le syndicat suisse de la Société nautique de Genève qui a participé à la Coupe de l'America. Il a remporté deux éditions en 2003 à Auckland et 2007 à Valence (en tant que defender). Son propriétaire est l'homme d'affaires Ernesto Bertarelli. Le défi suisse a également reçu le prix de l'équipe de l'année 2003 en Suisse. Le Bol d'or est une régate organisée par la Société nautique de Genève à la mi-juin sur le lac Léman.

En tennis, deux clubs genevois jouent dans la ligue National A (élite hommes) d'Interclub. Ils se sont d'ailleurs rencontré en finale de l'édition 2011, où le Centre Sportif de Cologny a battu son voisin Genève E.V. 5-4, ce qui fait d'eux les deux meilleurs clubs suisses de l'année.

En hockey sur gazon, le Servette HC évolue en Ligue nationale A. Le Blackboys Hockey Club Genève a quant à lui été fondé en 1933, le club évoluant actuellement au plus haut niveau suisse (Ligue nationale A) par sa première équipe.

En basket-ball, les Geneva Devils ou Devils de Genève, qui évoluent en Ligue nationale A, sont nés de la collaboration active entre les clubs de Versoix Basket et Chêne Basket en 2000. Son principal fait d'armes est la victoire acquise en Coupe de Suisse en 2003. Pour sa part, le Meyrin Grand-Saconnex (MGS) évolue également en Ligue nationale A.

En handball, le CS Chênois vient d'être promu en LNB (2e division) après avoir déjà joué deux saisons en SHL (ou LNA) de 2006 à 2008 grâce à une wild card offerte par la Ligue nationale de handball suisse.

En handisport, l'association Handisport Genève (anciennement Sport Handicap Genève) est la plus ancienne association sportive pour personnes handicapées en Suisse. Son équipe de handibasket, les Aigles de Meyrin, était championne suisse sans interruption de 1960 à 1977. L'équipe participe chaque année aux coupes d'Europe depuis 1994.

À Genève, il existe plusieurs clubs d’athlétisme, dont le Stade Genève et le Versoix Athlétisme (VA). Plusieurs de leurs athlètes ont obtenu des titres nationaux. Le Stade Genève a été fondé en 1916 et compte plus de 600 membres à son actif. Il a pu retrouver la ligue nationale A en 2008 et se placer en 3e position au classement national en 2009. En 2010, un athlète de ce club a notamment réalisé la meilleure performance suisse de l'année en U16 sur 80 m. Le Versoix Athlétisme a lui été fondé en 2007 par Frida Svensson, et un de ses athlètes a réalisé la meilleure performance suisse de l'année sur 400 m dans la catégorie U18 en 2010.

Genève dans les arts

Littérature

BD

Peinture

  • La rade de Genève est représentée dans le retable de Konrad Witz La pêche miraculeuse (1444), l'un des premiers paysages de la peinture européenne.

Cinéma et télévision

Musique

Chokebore ont intitulé Geneva une chanson de leur dernier album studio, It's a Miracle. Selon les paroles de cette chanson : « Geneva was just like you'd expect it, full of radiance, full of low lights and sad girls. » (« Genève était juste comme tu t'attendais à ce qu'elle soit, pleine de luminosité, pleine de lumières basse?? et de filles tristes. ») On retrouve cette chanson sur l'album live du groupe, A Part from Life.

Cimetières

Entre 1700 et 1853, le seul cimetière de la ville est le cimetière des Rois situé à Plainpalais. Au début des années 1850, le cimetière de Châtelaine est construit, puis celui de Saint-Georges dans les années 1880. Le cimetière du Petit-Saconnex est intégré à la ville en 1931 suite à la fusion des communes.

À la fin du XIXe siècle, des études sont entamées en vue de la construction d'un crématorium au cimetière de Saint-Georges. Le projet aboutit et l'inauguration a lieu en mars 1902. À côté de l'installation, on construit un columbarium (agrandi en 1916). En 1907, un second four est installé. Durant les deux dernières années de la Première Guerre mondiale, les incinérations sont interrompues à cause de la pénurie de combustible. L'installation est modernisée dans son ensemble en 1942.

Par la suite, des centres funéraires sont construits comme la chapelle des Rois en 1956 et le centre funéraire de Saint-Georges en 1976.

Plainpalais

Article détaillé : Cimetière des Rois.

La Ville de Genève entre en possession du cimetière protestant de Plainpalais (également appelé « cimetière des Rois ») en 1869. Il est alors géré par l'hôpital général de Genève. Jusqu'en 1876, seuls les protestants y sont ensevelis. Dès 1883, le cimetière est fermé pour les inhumations ordinaires et est réservé aux personnes ayant acquis une concession. Le prix de la concession y étant plus élevé que dans les autres cimetières, le nombre d'inhumations diminue et la coutume d'ensevelir à cet endroit les conseillers d'État, les conseillers administratifs ou d'autres personnalités s'installe peu à peu. Autour de 1945, des aménagements sont effectués et le lieu peut désormais être apparenté à un parc68.

Parmi les personnalités qui y reposent :

Châtelaine

Ouvert en 1853, le cimetière dit « du Lazaret » est d'abord réservé aux catholiques. Dès 1864, on y ensevelit en général les personnes décédées sur la rive droite du Rhône et il est considérablement agrandi. Cependant, la nature marécageuse du terrain pose de nombreux problèmes et des travaux de drainage doivent être entrepris. Entre 1899 et 1911, le nombre d'inhumations est donc limité au strict minimum. Il est véritablement rouvert en 1918. Dès 1946, les inhumations sont à nouveau limitées, puis restreintes dès 1969 aux carrés réservés.

Saint-Georges

Le cimetière est ouvert en 1883. Durant les dix premières années, seule la moitié de l'espace est utilisée. En 1898, une convention est passée avec la commune de Lancy qui cède du terrain à Genève afin d'augmenter la surface du site. D'une façon générale, Saint-Georges accueille alors les personnes décédées sur la rive gauche du Rhône. En 1911, le cimetière est encore agrandi en raison de sa promotion comme unique cimetière pour les inhumations ordinaires des personnes domiciliées à Genève. Un emplacement spécial et gratuit est concédé pour les soldats allemands décédés à Genève pendant la Première Guerre mondiale. Entre 1942 et 1944, le site est cultivé et plusieurs tonnes de légumes et céréales sont récoltées chaque année. En 1945, la partie orientale est transformée en parc. Ferdinand Hodler y est enterré.

Petit-Saconnex

Le Petit-Saconnex constitue une commune à part entière jusqu'en 1931. Son cimetière est ouvert en 1815 et partagé en deux parties jusqu'en 1878. À partir de juillet 1931, Genève prend en charge l'entretien du site. Ce cimetière est ensuite agrandi en 1932 et 1942. Dès 1946, le conseil administratif décide que toutes les personnes décédées sur la rive droite du Rhône sont inhumées au Petit-Saconnex. Dès 1947, le nombre de sépultures augmente suite à la fermeture provisoire du cimetière de Châtelaine.

Bibliographie

  • Christian Vellas, Genève insolite et secrète, guide écrit par les habitants, éd. Jonglez, imp. Mame à Tours, 2010, nombreuses illustrations, 208.p.(ISBN 978-2-9158-07709-0).

 

 

 

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 07:13

Arts

 

 

 

 


À Genève, la plupart des salles de spectacles sont la propriété de collectivités publiques. Si certaines sont de véritables institutions, d'autres, tournées vers les compagnies indépendantes, parviennent également à mettre sur pied des saisons complètes. D'autres encore n'ont pas de direction artistique, mais sont louées aux compagnies locales.

Ernest Ansermet et l'Orchestre de la Suisse romande, le Grand Théâtre, le Victoria Hall, l'Ensemble Contrechamps, Armin Jordan, L'Usine, Artamis ou encore le Chat noir ont fait et font la réputation de la ville.

Genève abrite également des compagnies théâtrales qui y sont nées ou ont décidé de s'y implanter.

À l'exception du ballet du Grand Théâtre qui possède un lieu de répétition et une salle de représentation, les compagnies de danses genevoises ne possèdent pas de salles fixes. Défendues par l'Association pour la danse contemporaine, elles militent pour la création d'une Maison de la danse.

Peinture et sculpture

Genève a vu se développer une école miniaturiste d'importance au XVIIIe siècle, notamment fréquentée par le célèbre peintre autochtone Jean-Étienne Liotard à ses débuts. D'autres artistes se sont consacrés à la peinture d'histoire Jean-Pierre Saint-Ours et aux paysages alpestres Pierre-Louis De la Rive. C'est aussi à Genève que naquit et vécut le dessinateur, peintre, critique d'art et politicien Rodolphe Töpffer, considéré comme l'inventeur de la bande dessinée et dont le père Wolfgang Adam Toepffer était déjà l'un des premiers caricaturistes.

Parmi les sculpteurs genevois, le plus incontournable est James Pradier.

Art culinaire

Parmi les plats traditionnels genevois, on peut citer la longeole, dont la recette genevoise inclut des couennes57. Des spécialités chocolatières existent également : les poubelles genevoises, les pavés, la marmite de L'Escalade emplie de légumes en massepain. Le cardon est un légume typiquement local qui a fait l'objet d'une AOC.

Événements

Fête de la musique
Salon international de l'automobile.

 

 

 

 

 

De nombreuses manifestations ont lieu tout au long de l'année parmi lesquelles :

 

 

 

Traditions

Depuis 1818, un marronnier de la promenade de la Treille est utilisé afin de déterminer le début du printemps. C'est le sautier qui observe l'arbre et qui note le jour de l'arrivée du premier bourgeon. Le sautier publie alors un communiqué de presse qui est repris dans la presse locale.

Le jeudi suivant le premier dimanche de septembre, Genève fête le Jeûne genevois. Selon la tradition locale invalidée par la recherche historique, cette fête commémorerait la nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy rapportée par les huguenots arrivés à Genève.

Enseignement

Université de Genève (Uni-Mail).

 

 

 

 

 

Genève est le siège de l'Université de Genève, fondée par Jean Calvin en 155958, à laquelle est rattachée la Bibliothèque de Genève (ancienne Bibliothèque publique et universitaire). Malgré sa taille moyenne (environs 13 000 étudiants), elle se classe régulièrement parmi les 150 meilleures universités mondiales dans les palmarès universitaires. En 2006, le magazine Newsweek l'a classée 32e université mondiale59. Actuellement, la tendance est au rapprochement avec l'université de Lausanne.

La ville abrite par ailleurs un prestigieux établissement spécialisé en relations internationales, l'Institut de hautes études internationales et du développement.

Le système éducatif genevois est organisé en divisions élémentaire, moyenne, cycle d'orientation et post-obligatoire. Les élèves sont répartis en écoles enfantines (4 à 5 ans), primaires (6 à 11 ans), cycles d'orientation (12 à 15 ans) et divers collèges, école de commerce, etc. (15 à 19 ans). Le plus ancien d'entre eux étant le Collège Calvin situé dans les anciens bâtiments de l'université.

Le caractère international de la ville et les clivages idéologiques profonds relatifs à la politique d'enseignement ont vu la floraison d'écoles privées, souvent en langues étrangères, parfois confessionnelles. Parmi les plus connues : l'École internationale de Genève, fondée en 1924, l'Institut Florimont (fondé en 1903), le collège du Léman, etc. accueillent plusieurs milliers d'enfants au total.

Genève possède également des établissements postsecondaires tels que la Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève ainsi que plusieurs établissements d'enseignement musical, dont l'Institut Jaques-Dalcroze et le Conservatoire de Genève

Politique

Pouvoir législatif

Le pouvoir législatif est exercé par le conseil municipal. Il est composé de 80 conseillers municipaux élus directement par le corps électoral au scrutin proportionnel tempéré d'un quorum de 7 %. Leur mandat dure quatre ans et est renouvelable indéfiniment.

Ils votent le budget municipal et les projets d'arrêtés présentés par le conseil administratif (CA) qui impliquent une obligation d'exécution. En outre, ils peuvent prendre diverses initiatives :

  • Motion (chargeant le CA de déposer un projet d'arrêté visant un but déterminé ou une mesure à prendre)
  • Résolution (simple déclaration d'intention)
  • Motion préjudicielle ou d'ordre (concernant le déroulement de la séance)
  • Interpellation (demande d'explication adressée au CA)
  • Questions orales ou écrites au CA

Pouvoir exécutif

Article détaillé : Liste des maires de Genève.
Palais Eynard

 

 

 

 

 

Il est exercé par le Conseil administratif de Genève qui est un collège de cinq membres élus directement et séparément par le corps électoral de la ville au scrutin majoritaire et pour un mandat de quatre ans. Par tournus, le maire est élu chaque année parmi ses membres. À l'issue des élections administratives du 17 avril 201160, le nouveau conseil administratif, entré en fonction le 1er juin 2011, se compose de la façon suivante :

Droits populaires

Les citoyennes et citoyens sont électeurs et éligibles à condition d'être de nationalité suisse et d'être domiciliés sur le territoire de la commune. Les étrangers domiciliés depuis au moins huit ans en Suisse (dont trois mois dans la commune) ont également le droit de vote communal depuis l'adoption d'une initiative populaire cantonale lors de la votation du 24 avril 2005. L'autre initiative octroyant le droit d'éligibilité a en revanche été refusée. Genève suit ainsi la plupart des villes romandes, plus libérales que les villes alémaniques, quant aux possibilités données aux étrangers de participer à la vie politique locale.

Les citoyens et citoyennes de la Ville de Genève disposent du droit de référendum et d'initiative populaire. Ces droits existent aussi au niveau cantonal et fédéral. Ils permettent de soumettre au corps électoral un arrêté voté par le Conseil municipal ou une demande de délibération sur un objet déterminé. Il faut pour ce faire réunir les signatures de 4 000 électeurs au moins, dans les quarante jours qui suivent l'adoption de l'arrêté ou le lancement de l'initiative. Si les signatures sont réunies, le corps électoral est obligatoirement appelé aux urnes.

Ville internationale

Le siège du CICR

 

 

 

 

 

Elle est depuis longtemps considérée comme une terre d'asile de par son rôle de ville d'accueil pendant les persécutions à l'encontre des protestants qui ont suivi la Réforme. Avec l'accueil de nombreux réformateurs comme Guillaume Farel, Jean Calvin ou Théodore de Bèze, elle gagne son surnom de « Rome protestante » ou de « cité de Calvin ». De nombreuses personnalités internationales y trouvent refuge comme le célèbre Lénine avant la révolution russe de 1917.

C'est grâce à cette tradition d'accueil et à la neutralité de la Suisse que de nombreuses organisations internationales décident d'y installer leur siège :

Genève accueille également de nombreuses conférences internationales dont certaines sont restées célèbres. Ainsi, c'est ici que sont signées les conventions de Genève en 1949, instrument fondamental du droit international humanitaire développant la convention de 1864, ainsi que la convention de 1951 sur le statut des réfugiés. Plus tard, les accords de Genève mettent fin à la guerre d'Indochine et l'initiative de Genève tente de contribuer à la résolution du conflit israélo-palestinien. Au vu du nombre de conventions ayant été signées à Genève, la page Convention de Genève (homonymie) en regroupe certaines.

Il faut également évoquer les très nombreuses entreprises multinationales installées à Genève, qui participent pleinement au cosmopolitisme de la cité. En 2001, 569 multinationales et filiales de multinationales étaient actives dans le canton de Genève, ce qui ne représentait que 3 % des 19 070 entreprises recensées. En revanche, en termes d’emplois, elles occupaient 56 812 personnes, ce qui représentait 29,5 % du total des emplois du secteur privé dans le canton (192 544), contre seulement 20,4 % dix ans plus tôt. En 2010, les dix principales multinationales d’origine étrangère implantées à Genève étaient :

La place bancaire de Genève est également reconnue comme une des principales places de financement du commerce des matières premières. En raison de l'expertise bancaire offerte par les établissements sis à Genève, et par la présence de nombreuses sociétés actives dans le négoce, Genève est une des principales places de trading du pétrole, du sucre, de grains, ou encore des métaux non ferreux. Ainsi 1/3 du pétrole libre et 75 % des exportations de pétrole russe se négocient à Genève11.

Le Réseau environnement de Genève (GEN) publie le Guide vert de Genève61 présentant les organismes internationaux travaillant dans le domaine de l'environnement et du développement durable.

Accords de coopération

Économie

La rue du Rhône est réputée pour être la rue commerçante la plus chère de Suisse, après la Bahnhofstrasse de Zurich. Elle pointe au 35e rang sur le continent européen et au 56e rang dans le monde. En 2007, le mètre carré y coûtait 3 700 francs suisses62. Selon le site Forbes, les personnes qui travaillent à Genève toucheraient le second salaire horaire net le plus élevé au monde, soit 15,38 €.

Infrastructures

Vue aérienne de l'aéroport de Cointrin

Transports

 

 

 

 

 

L'aéroport international de Genève (AIG), à Cointrin, est situé à plus ou moins 8 km du centre-ville et est accessible en bus ou en train (gare de Genève-Aéroport). De grandes compagnies telles que EasyJet, British Airways, Air France, Lufthansa, Swiss, United, Etihad Airways, Emirates et Qatar Airways proposent des lignes à destination de toute l'Europe et du reste du monde. L'aéroport est positionné à proximité immédiate de la frontière entre la France et la Suisse, ce qui a permis l'aménagement d'une route douanière reliant directement le terminal de l'aéroport au territoire français, évitant ainsi aux frontaliers le passage par la douane suisse.

La ville est desservie par les réseaux ferroviaires suisses (CFF) et français (SNCF). Des liaisons TGV directes la relient à Paris, Lyon, Montpellier, Marseille et Barcelone (Espagne). La gare de Genève-Cornavin est le point de départ de trains directs pour la Région Rhône-Alpes pour Bourg-en-Bresse, Lyon-Part-Dieu, Chambéry, Grenoble et Valence. Pour la France, certains trains TER partent de la gare des Eaux-Vives en direction d'Annemasse, Évian-les-Bains, Annecy ou Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet. Des trains régionaux des CFF circulent également entre Lancy-Pont-Rouge et Coppet et le RER (Rhône express régional) la relie à Bellegarde. Ces deux lignes régionales sont aujourd'hui insuffisantes et couvrent inégalement l'agglomération. Le réseau express régional (projet de RER franco-valdo-genevois) sera vraiment complet une fois réalisé le projet du CEVA63 (Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse) qui est planifié depuis 1884. En connectant le réseau suisse avec le réseau de la Haute-Savoie (par un tunnel sous une partie de la ville), les trains pourront circuler dans la région transfrontalière tout autour de Genève et, grâce à de nouvelles gares, desserviront des zones densément peuplées de la ville.

Au sein de la ville, les Transports publics genevois (TPG) exploitent un réseau dense de bus et de trolleybus ainsi qu'un réseau de tramways en pleine renaissance. Ce réseau est transfrontaliers, il dessert également une partie de l'Ain et de la Haute-Savoie, en France. Un service de bateau est également assuré par les Mouettes genevoises, reliant entre elles les deux rives de la rade. D'un usage premier essentiellement touristique, leur développement actuel leur permet de plus en plus d'assurer un véritable rôle dans le transport urbain.

Genève est reliée au réseau autoroutier suisse par l'A1 et français par l'A40. Le 5 décembre 2008 a été inaugurée la nouvelle autoroute Annecy-Genève, mettant le chef-lieu de la Haute-Savoie à 30 minutes de la frontière suisse.

La gare de Cornavin est également le départ de la route cycliste nationale numéro 1 appelée « route du Rhône » qui mène à Andermatt.

Énergie

Vannes du barrage du Seujet.

 

 

 

 

 

L'eau potable, le gaz naturel et l'électricité sont fournis par les Services industriels de Genève (SIG).

80 % de l'eau est extraite du lac Léman et 20 % d'une nappe phréatique née d'infiltrations de l'Arve. 22 % de l'électricité est produite localement par les barrages hydroélectriques sur le Rhône (Seujet, Verbois et Chancy-Pougny) ou par la chaleur induite par la combustion des déchets ménagers à l'usine des Cheneviers. Les 78 % restants sont importés d'autres cantons suisses ou d'autres pays européens.

Le gaz naturel est importé par la compagnie suisse Gaznat..

 

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 07:09

XIXe siècle

 

 

 


Le 15 avril 1798, le traité de Réunion intègre Genève au territoire de la République française37,38. Fin août, après avoir renoncé à sa souveraineté et à ses alliances, Genève est choisie comme préfecture et chef-lieu du département du Léman. Genève devient alors une ville française parmi d'autres et ses habitants font l'expérience du centralisme napoléonien. Mais la défaite de l'armée napoléonienne lui rend son indépendance. Le 30 décembre 1813, la garnison française quitte la ville et le général autrichien Ferdinand von Bubna und Littitz y fait son entrée. Le lendemain, après le retrait définitif du préfet, un gouvernement réactionnaire dirigé par l'ancien syndic Ami Lullin proclame la restauration de la république de l'Ancien Régime39. Cependant, les magistrats sont conscients que Genève ne peut plus former un État isolé et se tournent vers les anciens alliés suisses en demandant l'entrée de la république dans la Confédération suisse40. Malgré la crainte des catholiques suisses face à la « Rome protestante » et aux troubles qu'elle a connus au XVIIIe siècle, le rattachement est effectif le 19 mai 1815.

 

 

 

Pièce de 20 francs genevois

 

 

 

 

En 1833 et 1834, les grèves des tailleurs et des serruriers sont parmi les premières grèves du XIXe siècle en Suisse41 et, en novembre 1841, une émeute a pour conséquence l'élection d'une assemblée constituante. La constitution de 1842 adopte le suffrage universel masculin et dote la ville de Genève d'institutions municipales propres. Toutefois, la guerre du Sonderbund finit par entraîner la chute du régime. Le 3 octobre 1846, les autorités refusent de recommander aux membres genevois de la Diète fédérale de voter la dissolution du Sonderbund. Le quartier ouvrier de Saint-Gervais se soulève en conséquence, deux jours après, et repousse les troupes gouvernementales42. C'est le déclenchement d'une révolution de gauche menée par le Parti radical de James Fazy qui renverse le gouvernement et établit une nouvelle constitution le 24 mai 1847 qui supprime notamment le caractère dominant du protestantisme.

 

 

 

 

Le jet d'eau de Genève, fruit de l'industrialisation de la fin du XIXe

 

 

 

 

 

Sur le plan économique, l'industrialisation de la région évolue, avec l'apparition d'ateliers de mécanique, d'appareillages électriques et d'automobiles, alors que l'électrification de la cité se fait sous l'impulsion du conseiller administratif Théodore Turrettini avec la construction des usines des Forces motrices et de Chèvres43. Par ailleurs, la venue toujours plus massive d'ouvriers étrangers achève de transformer la physionomie sociale de l'agglomération. Alors qu'au début du XIXe siècle, on peut encore distinguer un campagnard d'un citadin, les différences s'estompent progressivement et la population présente un visage toujours plus cosmopolite44.

XXe siècle

La mission internationale de la ville s'affirme particulièrement après la Première Guerre mondiale : elle devient – notamment par l'action de Gustave Ador et William Rappard – le siège de la Société des Nations en 1919.

Dans le sillage de la Première Guerre mondiale, la lutte des classes s'accentue et conduit à la grève générale du 11 novembre 1918 dirigée depuis la Suisse alémanique. Mais la francophilie ambiante réduit grandement son impact à Genève45. Des petits partis d'inspiration fasciste, comme l'Union nationale, attaquent les leaders socialistes le 9 novembre 1932, ce qui entraîne une manifestation de la gauche anti-fasciste. À cette occasion, de jeunes recrues tirent sans sommation sur la foule faisant treize morts et 63 blessés46. Cette tragédie engendre, quelques jours plus tard, une nouvelle grève générale en signe de protestation.

Après la Seconde Guerre mondiale, le siège européen de l'Organisation des Nations unies (ONU) et des dizaines d'organisations internationales s'installent à Genève, ce qui sera profitable au développement du tourisme de loisirs et d'affaires. Avec l'arrivée des années 1960, Genève est l'une des premières régions suisses où les mouvements xénophobes connaissent un certain succès47, avec l'apparition des Vigilants, mais aussi le troisième canton à accorder le droit de vote cantonal et communal aux femmes.

Héraldique

Parti, en 1, d'or, à un demi aigle bicéphale de sable, armée, languée et couronnée de gueules mouvant de la partition et en 2, de gueules, à la clé d'or, posée en pal.

 

 

 

 

 

Pendant le Premier Empire, Genève fut au nombre des « bonnes villes » et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient : parti, au 1) d'or à une demi-aigle bicéphale de sable, armée, languée et becquée de gueules mouvant de la partition et au 2) de gueules à une clé d'or contournée; au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or, qui est des bonnes villes d'Empire48.

Toponymie

L'étymologie de Genève (Genua sous la plume latine de Jules César49) est identique à celle de la cité de Gênes en Italie et vient d'un terme ligure (peuplade du Nord de l'Italie) qui fait allusion à la proximité d'une nappe d'eau : le lac Léman lui-même ou les marais à la sortie du Rhône du lac. De plus, genusus désigne le fleuve en illyrien50.

Architecture et urbanisme

Monuments

 


Monument Brunswick.

 

 

 

 

 

Les principales attractions touristiques de Genève incluent le Mur des Réformateurs, l'Horloge fleurie, le monument Brunswick, le jet d'eau et le palais des Nations qui abrite le siège européen des Nations unies.

L'un des monuments les plus visités de la ville est la cathédrale Saint-Pierre située au sommet de la vieille-ville. Un musée souterrain présente l'évolution du site et l'implantation du christianisme dans la cité. Il est complété par le musée international de la Réforme situé dans la maison Mallet. Un couloir souterrain, rouvert à l'occasion de l'ouverture du musée de la Réforme, relie les deux bâtiments.

Un autre site apprécié des touristes est la vieille-ville elle-même. Elle préserve en effet l'architecture typique d'une ville européenne du XVIIIe siècle. De nombreuses personnalités ont vécu dans cette partie de la ville, dont Jean-Jacques Rousseau, Franz Liszt ou Jorge Luis Borges.

Toutefois, le symbole de Genève reste le Jet d'eau, situé au bout de la jetée des Eaux-Vives, qui culmine à 140 mètres, ce qui le rend visible d'une partie de la ville.

Édifices religieux

 

 

 


Il existe un grand nombre de communautés religieuses à Genève. Même si Genève est supposée être la « Rome protestante », les catholiques ont vu leur nombre croître en raison de l'immigration venue des pays latins. La communauté juive est l'une des plus anciennes de Genève alors que la communauté musulmane fait plus récemment son apparition.

Espaces verts

 


Horloge Fleurie au Quai du Général-Guisan (Jardin Anglais) Fêtes de Genève 2012.

 

 

 

 

 

De nombreux parcs couvrant 310 hectares (soit près de 20 % du territoire) forment de grands espaces de loisirs et de détente disséminés à travers les différents quartiers. La plupart, situés au bord du lac, abritent des maisons de maître et disposent d'une arborisation de grande qualité. Certains de ces parcs étaient auparavant de grandes propriétés privées rachetées ou offertes à la Ville de Genève au fil du temps. Leur entretien est assuré par le Service des espaces verts et de l'environnement.

L'île Rousseau, anciennement l'« île aux Barques », nommée en hommage à Jean-Jacques Rousseau, se trouve sur le Rhône (entre le pont du Mont-Blanc et le pont des Bergues) et accueille de nombreux oiseaux.

Rive gauche

 


Roseraie du parc La Grange.

Entre le Jardin anglais et le parc La Grange, une promenade permet de parcourir environ quatre kilomètres avant de rejoindre le siège de la Société nautique de Genève et Genève-Plage.

Rive droite

Jardin botanique.

Démographie

Selon l'Office fédéral de la statistique, Genève possède 191 803 habitants en 20091. Sa densité de population atteint 12 040,4 hab./km².

Jusqu'en 1870, Genève est la plus peuplée des villes suisses51 mais elle est désormais dépassée par Zurich tout en demeurant placée devant Bâle, Berne et Lausanne51.

Les étrangers représentaient 45,6 % de la population totale à la fin 200952. 192 nationalités s'y côtoient, ce qui représente le plus grand melting pot au monde53. Parmi eux, on dénombre environ en 2009, 73 % d'Européens, 9 % d'Africains, 9 % du continent américain et 8 % d'Asiatiques54. Genève est une métropole au niveau mondial malgré sa taille relativement modeste, et souvent décrite comme étant "la plus petite métropole du monde" 55. Les communautés étrangères sont également nombreuses en raison de l'accueil qui a été fait aux migrants venus d'Italie, du Portugal, d'Espagne, de France, d'ex-Yougoslavie ou encore des continents sud-américains et africains, ainsi qu'à la présence des organismes internationaux basés à Genève.

 

 

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Genève entre 1850 et 201156 :

 

Culture

 


Grand Théâtre.

 

 

 

 

 

Genève dispose d'une vie culturelle d'une grande richesse. Elle est d'ailleurs la ville d'Europe qui consacre la plus grande part de son budget à la culture (plus de 20 %).

Ses nombreux musées, ses bibliothèques (notamment la Bibliothèque de Genève), le Grand Théâtre et l'Orchestre de la Suisse romande ont fortement contribué à son rayonnement. Depuis une vingtaine d'années, un nouveau type d'espaces culturels urbains a été créé dans des bâtiments désaffectés et préservés au titre de monuments tels les Halles de l'Île, l'Usine ou la Maison des Arts du Grütli.

Pendant plusieurs décennies, Genève a vu se développer une importante scène underground, marquée par l'apparition de nombreux squats et sites autogérés dédiés à une culture alternative reconnue plus ou moins officiellement. L'Usine, Artamis, le Rhino ou le Goulet, par exemple, ont longtemps joué un rôle important dans la programmation musicale, théâtrale ou cinématographique de la ville. Depuis 2005 une campagne répressive a conduit à la fermeture de la plupart des lieux de culture alternative, dite "underground".

Musées


 

 

 

 

 

Les lieux d'expositions sont nombreux à Genève.

La commune est propriétaire de 16 musées. Parmi lesquels, les musées d'art et d'histoire – musée d'art et d'histoire, maison Tavel et musée Rath – forment le plus grand ensemble muséal de Suisse avec ses 8 musées et leur million d'objets, son centre iconographique, sa bibliothèque, son laboratoire de recherche et ses ateliers de restauration.

À ses côtés se trouvent les Conservatoire et Jardin botaniques et leurs herbiers, regroupant quelque six millions d'échantillons, le musée d'ethnographie et son annexe de Conches, le muséum d'histoire naturelle, le musée Ariana – musée suisse de la céramique et du verre – et l'Institut et musée Voltaire connu internationalement pour sa collection de documents du XVIIIe siècle.

Les musées privés, subventionnés — comme le Mamco —, ou entièrement privés — comme le musée Patek Philippe et le musée international de la Réforme —, sont une vingtaine.

 

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 16:40


La Sicile (Sicilia en italien et sicilien) est une région autonome d'Italie et la plus grande île de la Méditerranée. Sa capitale est la ville de Palerme.





Géographie

 

Géographie physique

La Sicile est une île située au sud de l'Italie, à 3km de la péninsule dont elle est séparée par le détroit de Messine et à 140km de la Tunisie dont elle est séparée par le canal de Sicile. L'île bénéficie d'un climat méditerranéen, aux hivers doux et humides et aux étés chauds et très secs. Au printemps les paysages sont verts et fleuris, en été ils sont jaunes et sans fleurs. L'aridité est marquée dans le sud, directement atteint par le sirocco. La Sicile souffre d'ailleurs d'un déficit chronique en eau, occasionnant régulièrement des pénuries et des coupures.
Le relief de l'île est souvent montagneux, en particulier au nord avec les monts de Nebrodi et de Madonies, prolongements des Apennins. Le centre et le sud sont composés de collines. Il existe de rares plaines, notamment la plaine de Catane et la Conca d'Oro. Localisée à la rencontre de la plaque eurasienne et de la plaque africaine, l'île est célèbre pour le volcan Etna, mais il existe d'autres volcans dans les îles Éoliennes au nord-est, le Stromboli et le Vulcano. La Sicile est également exposée aux tremblements de terre, comme à Messine en 1908 ou dans la vallée du Belice en 1968. Le réseau hydrographique est constitué de petits fleuves et de cours d'eaux pérennes.


 

 

Géographie humaine


Peuplée de plus de 5 millions d'habitants, la Sicile reste malgré des vagues successives d'émigration vers l'Europe du Nord et vers l'Amérique une région densément peuplée. Sa densité est de 197 habitants/km², contre 68.7 pour la Sardaigne et 32 pour la Corse. La population se concentre dans de grandes métropoles (Palerme, Catane, Messine, Syracuse), ainsi que dans de multiples bourgs et petites villes à l'habitat groupé.

Surnommée Trinacrie dans l'Antiquité grecque en raison de sa forme triangulaire, sa situation de verrou au centre de la mer Méditerranée lui a toujours conféré une position stratégique. Ceci explique la richesse culturelle de l'île. Le continuel mélange de populations explique le physique très varié des Siciliens, certaines personnes ont des traits arabisants, d'autres ont un teint très clair, hérité des Normands.

La langue officielle est l'italien, mais le sicilien est couramment utilisé dans les conversations en famille ou entre amis. À l'intérieur même du dialecte sicilien, on trouve d'autres dialectes, différents suivant les endroits de la Sicile. Au cœur de la province de Palerme, dans la "Plaine des Albanais" est encore parlé l'albanais.


Carte géopolitique de la Sicile

Provinces siciliennes


 
Les provinces de Sicile
  • Agrigente (Agrigento)
  • Caltanissetta
  • Catane (Catania)
  • Enna
  • Messine (Messina)
  • Palerme (Palermo)
  • Raguse (Ragusa)
  • Syracuse (Siracusa)
  • Trapani

Histoire

 

Chronologie succincte

  • IIIe millénaire av. J.-C. : arrivée des Sicanes au nord de l'île
  • v.1270 av. J.-C. : arrivée des Sicules au sud de l'île
  • VIIIe siècle av. J.-C. : comptoirs phéniciens au nord-ouest (Palerme) ; colonisation grecque à l'est (Naxos, Syracuse, Zanclus, Messine)
  • VIIe et VIe siècles av. J.-C. : époque des tyrans
  • Vers -550 av. J.-C. : Défaite des grecs face au général carthaginois Malco.
  • 480 av. J.-C. : défaite carthaginoise à Himère
  • 241 av. J.-C. : Carthage cède la Sicile à Rome après la Première Guerre punique
  • 468–476 : domination des Vandales
  • 491 : domination des Ostrogoths
  • 535 : conquête byzantine
  • 827–878 : conquête musulmane
  • 1060 : invasion normande
  • 1091 : fin de la domination musulmane
  • 1130 - 1194 : royaume féodal et normand de Sicile
  • 1194 - 1266 : période impériale : règne des empereurs Henri VI et Frédéric II. Troubles
  • 1266 - 1282 : période angevine (domination française)
  • 1282- : période aragonaise
  • 1415 - 1713 : domination espagnole sur la Sicile
  • 1442 : Alphonse V d'Aragon conquiert Naples
  • 1713 - 1735 : période d'instabilité : maison de Savoie, empereur
  • 1735 - 1860 : Maison des Bourbons d'Espagne
  • 1861 : royaume d'Italie
  • 1946 : statut d'autonomie régionale

 

 


Syracuse : fontaine d'Aréthuse

La Sicile mythologique

De nombreuses légendes ont pour cadre la Sicile :

  • Aréthuse : voir Syracuse
  • L'architecte du labyrinthe de Crète, Dédale, trouva refuge en Sicile auprès du roi Cocalos. Après avoir échappé au labyrinthe du roi Minos, celui-ci le rechercha à travers de nombreux territoires, il eut alors l'idée de lancer un défi que seul un homme comme Dédale pouvait réussir. Il promit une forte récompense à celui qui réussirait à faire passer un fil à travers les orifices d'une coquille. Pour relever le défi, Dédale eut l'idée d'accrocher le fil à une fourmi, cette dernière traversa alors tous les orifices de la coquille. Sachant qu'une personne avait réussi le défi en Sicile, Minos sut alors que Dédale s'y trouvait. Le roi Cocalos refusa de livrer Dédale et livra une guerre à Minos. Le roi de Crète fut finalement tué par les filles de Cocalos.
  • Au cours de la gigantomachie, le géant Encelade déserte le champ de bataille ; la déesse Athéna l'écrase sous l'île de Sicile où il reste emprisonné. Son haleine de feu sort de l'Etna et il provoque des séismes lorsqu'il se retourne.
  • Le dieu grec Héphaïstos tenait une forge dans l'Etna, aidé par des cyclopes forgerons. Les Romains pensaient que Vulcain se trouvait dans l'île éponyme, au nord de la Sicile. Le poète grec Pindare explique que le monstre Typhon se trouve dans la bouche de l'Etna.
  • Dans l'Odyssée d'Homère, Ulysse et ses compagnons débarquent en Sicile et rencontrent le cyclope pasteur Polyphème. Pour lui échapper, Ulysse le rend aveugle en lui crevant son œil unique. Sans doute avant qu'il ne devienne aveugle, Polyphème a été amoureux. Cet amour est raconté dans deux poèmes en langue grecque du poète sicilien Théocrite aux alentours de 275 av. J.-C.. Polyphème s'éprend de la belle Galatée, une néréide (nymphe marine). Celle-ci lui préfère le berger sicilien Acis. Polyphème, les ayant surpris ensemble, tue son rival en l'écrasant sous un rocher. Galatée change alors le sang d'Acis en une rivière portant son nom en Sicile.
  • Charybde et Scylla : deux monstres du détroit de Messine, ils menacent l'expédition des Argonautes et l'équipage d'Ulysse.
  • L'Odyssée raconte également qu'Hélios, dieu du soleil, possédait des troupeaux de bœufs et de moutons dans l'île de Trinacrie (la Sicile). Ulysse y accoste lors de son retour vers Ithaque. Dûment chapitré à ce sujet au chant XI par le devin Tirésias, il interdit à ses hommes de toucher aux troupeaux sacrés. Alors qu'il dort, pourtant, ses hommes affamés abattent des vaches. Hélios réclame vengeance auprès de Zeus qui foudroie le navire d'Ulysse, l'épargnant seul au passage.
  • Messine aurait été fondée par le géant légendaire Orion, Ségeste par les rescapés de la guerre de Troie.
  • Selon Virgile, Énée fut accueilli en Sicile par Acestes et recueillit un des marins de l'Odyssée d'Ulysse, Achaemenide.

    Antiquité

    Les plus anciens peuples de Sicile étaient les Élymes dans l'ouest de l'île, les Sicanes dans le centre, et les Sicules dans la partie orientale, ces derniers probablement venus du continent en repoussant vers l'ouest de l'île les occupants plus anciens. Ce sont eux qui donnèrent son nom au pays.

    La Sicile fut d'abord colonisée par les Phéniciens, les Carthaginois et les Grecs, qui y ont laissé de nombreux vestiges (théâtre de Taormina, temples de Ségeste, Agrigente et Sélinonte entre autres). Elle fut ensuite gouvernée par des princes appelés « tyrans » dont les fameux Denys l'Ancien et Denys le Jeune (qui accueillit le philosophe Platon).

    La Sicile fut un enjeu dans la Guerre du Péloponnèse opposant Athènes à Sparte : en -415, sous l'influence d'Alcibiade, Athènes se lança dans l'expédition de Sicile, profitant des dissensions qui opposaient les cités de l'île : Athènes répondait à l'appel de Ségeste, attaquée par Sélinonte en -416. Syracuse, colonie corinthienne, était alliée de Sélinonte. Ségeste fit appel à Athènes, offrant même de payer les frais d'expédition. À ce moment de la guerre, la perte de l'Eubée, et la défection de nombreux alliés d'Athènes avaient rendu ses approvisionnements en blé précaires. La perspective de couper ceux des alliés siciliens de Sparte, tout en conquérant de nouvelles sources de ravitaillement fut certainement un élément déterminant.

     L'acropole de Sélinonte

L'expédition prit la mer sous le commandement de Nicias, d'Alcibiade et de Lamachos en juin -415. En Sicile, Lamachos fut tué et Nicias resta seul à la tête de l'expédition. L'arrivée à Syracuse de Gylippos, général spartiate, fit perdre aux Athéniens la bataille des retranchements autour de la ville (octobre -414). La flotte athénienne fut emprisonnée dans la rade. Les Athéniens envoyèrent une force de secours commandée par Démosthène et Eurymédon. En août -413, la flotte fut défaite à la bataille des Épipoles, puis l'armée fut vaincue sur terre. Athènes perdit plus de deux cents navires dans cette expédition, et cinquante mille hommes (dont sept mille prisonniers des Latomies, carrière de Syracuse).

La Sicile fut un enjeu stratégique et économique important lors des deux premières guerres puniques. Elle tomba aux mains des Romains après la victoire du consul C. Lutatius Catulus en -241 aux îles Egates : cette bataille marqua la fin de la première Guerre punique qui opposa Rome à Carthage sur le théâtre sicilien. Après cette défaite, Carthage abandonna la Sicile qui devint une province romaine et assura désormais une partie importante du ravitaillement de Rome en céréales.

Le roi de Syracuse Hiéron II fut un fidèle allié des Romains pendant la deuxième Guerre punique, mais son petit-fils Hiéronyme, choisit en -215 le camp carthaginois. Après une série de victoires d'Hannibal, la prise de Syracuse en -212 annonce le redressement romain et préfigure la défaite carthaginoise. À la veille de l'Empire, la Sicile fut la base de la résistance des derniers Pompéiens menés par Sextus Pompée, fils de Pompée.

Après la chute de l'Empire romain, la Sicile fut envahie par les peuples germains, puis releva de l'empire byzantin jusqu'à la conquête musulmane de 827 à 902.



Temple de Ségeste

Moyen Âge


Intérieur de la chapelle palatine de Palerme. Le décor de mosaïques et de stucs témoigne du mélange des influences normande, byzantine et
musulmane dans la Sicile normande

Sicile musulmane

Passée au cours du IXe siècle sous domination arabo-berbère[1], la Sicile est, au début du IXe siècle, sous contrôle des Fatimides d'Égypte conquérants de l'Afrique du Nord appuyés par les Berbères de la tribu Kutâma. Le gouvernement en est confié à la dynastie kalbide des Banû Abî l-Husayn qui en seront les émirs héréditaires pendant plus d'un siècle. Durant cette période l'islamisation, l'arabisation et la berbérisation seront d'autant plus radicales qu'une importante vague migratoire berbère suivra les famines qui ravagèrent l'Afrique du Nord de 1004 à 1040. Cette période de domination musulmane de près de 250 ans (Palerme fut une ville musulmane de 831 à 1071) sera une période de diversité culturelle et de tolérance religieuse.

Après l'échec de la tentative de reconquête byzantine en 965, un processus d'arabisation totale du territoire sicilien est mis en place, favorisé par une importante immigration arabe et berbère en provenance d'Afrique du Nord, et appuyé sur une politique de développement économique et d'amélioration de la gestion fiscale. La Sicile se conforme alors au modèle économique des principautés d'Orient : production agricole destinée au marché et au palais, en particulier le coton, la soie, et les produits de luxe. Mazara, à l'extrémité sud-ouest de l'île, est alors le port central des échanges en Méditerranée.

Quelques très rares communautés chrétiennes grecques parviennent à subsister, à Palerme, à Catane et dans le Val Demone, au nord-est de l'île. Au début du XIe siècle, la Sicile entre dans une période de crise politique grave. Vers 1030, la légitimité de l'imanat fatimide est en effet remise en question et les gouverneurs kalbides sont chassés de l'île. Les querelles dynastiques entre émirats rivaux conduisent à une fragmentation du pouvoir et à un affaiblissement politique dont profitent les Byzantins. Et en 1037, avec l'aide d'une faction musulmane, les Grecs lancent une nouvelle tentative de reconquête. L'expédition, conduite par le général grec Georges Maniakès, qui comptait déjà trois cents mercenaires normands prêtés par le prince lombard Guaimar IV de Salerne échoue cependant en 1042.

 

Sicile normande

Une famille de hobereaux normands (les fils de Tancrède de Hauteville) ayant conquis des terres en Italie méridionale, le pape chargea le plus jeune, Roger, d'envahir la Sicile pour la reconvertir au catholicisme, et lui accorda la souveraineté sur les terres à prendre. La conquête normande de l'île se fit en une trentaine d'années 1060-1090. Le petit-fils de Roger Ier parvint à faire ériger l'île en royaume féodal en 1130. Roger II, admirateur de la culture musulmane, poursuivit la politique de tolérance de ses prédécesseurs. L'administration des rois normands était cosmopolite : elle rassemblait des Grecs, des Lombards, des Anglais et des Arabes. Ce syncrétisme se retrouve dans l'art de cette époque qui combine les apports romans, islamiques et grecs. L'île connut une période de prospérité, notamment dans l'agriculture.

Le trône passa ensuite, par héritage, à la dynastie germanique des Hohenstaufen qui gouverna la région à partir de 1194 et adopta Palerme comme capitale en 1220. C'est par son mariage avec la fille de Roger II que l'empereur Henri VI établit sa souveraineté sur la Sicile. Son fils, l'empereur Frédéric II, passera l'essentiel de son existence dans l'île.

Des conflits entre les Hohenstaufen et la papauté provoquèrent en 1266 la conquête de l'île par Charles Ier, comte d'Anjou et frère du roi de France Louis IX. Celui-ci mécontente les Siciliens en s'installant à Naples et en distribuant des fiefs à des Français. Le 30 mars 1282, le jour de Pâques, des émeutes, les Vêpres siciliennes, provoquées par des taxes excessives et exploitées par Pierre III d'Aragon et Michel VIII Paléologue, provoquèrent le massacre des Français de Sicile puis la conquête de l'île par Pierre III d'Aragon.

La fin du Moyen Âge est une période de crise pour la Sicile : la peste noire dépeuple la région et les luttes de la noblesse créent un climat négatif. L'Inquisition est instaurée en 1487.

 

Époque moderne et contemporaine

Castiglione di Sicilia

La période espagnole est marquée par un relatif déclin de la Sicile. La société est dominée par une aristocratie et une Église qui disposent d'importants privilèges.

Pendant la période révolutionnaire, la Sicile reste aux mains du Bourbon Ferdinand III de Sicile (1759-1816), grâce à la protection britannique alors que les Français sont installés au sud de la péninsule italienne. Les tentatives de réformes aboutissent à la constitution de 1812 et à l'abolition des privilèges féodaux. Une petite bourgeoisie commence à se former. Mais ces efforts sont anéantis par le retour des Bourbons qui unifièrent les deux royaumes et s'installèrent à Naples. À partir de cette date, plusieurs mouvements de révolte contre la politique réactionnaire des Bourbons (refus d'instituer un gouvernement constitutionnel) échouent. En 1820, les révolutionnaires de Palerme demandent l'autonomie de l'île. La révolution de 1848 est agraire et particulariste.

 

La Sicile au sein de l'Italie

Après le débarquement de Giuseppe Garibaldi, la Sicile approuve, le 12 octobre 1860, un très contesté plébiscite d'annexion à l'État piémontais - le vote se fait sous la menace de l'armée d'occupation et n'était pas secret. L'année suivante, le 17 mars 1861, l'État piémontais changea son nom en Royaume d'Italie et la Sicile devint une partie de l'Italie.

En Sicile et dans le Sud de l'Italie une vaste guérilla populaire (le Brigantaggio) de résistance contre les Piémontais et le nouvel État italien, qui dura plus de 10 ans, donna lieu à une violente répression militaire menée par l'armée italienne. Elle causa dans les premières années des centaines de milliers de morts civils, des milliers de déportés, la destruction de nombreux villages, l'effondrement économique de toutes les régions du Sud et une énorme vague d'émigration sans précédents dans l'histoire de l'île, qui porta des millions de Siciliens à l'étranger.

Avant l'union avec l'Italie, la Sicile a été une des régions les plus riches et développées d'Italie. Mais après, la Sicile et tout le sud d'Italie furent ravagés, au profit du Nord, où se créèrent de grandes zones industrielles et urbaines. Les historiens situent la naissance des réseaux de crime organisé à partir de la fin du XIXe siècle, puis leur influence s'étendit partout dans le monde. La mafia fut partiellement éradiquée par le régime fasciste de la fin des années 1920, mais réintroduite par les États-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale (libération de la Sicile par les forces américano-britanniques entre le 10 juillet et le 16 août 1943, au cours de l'Opération Husky) .

Depuis 1946, la Sicile est une région autonome et a bénéficié de la réforme agraire partielle de 1950-1962, des subsides spéciaux provenant de la Cassa per il Mezzogiorno, du fonds du gouvernement italien pour les régions du Sud, ainsi que plus récemment des aides européennes (objectif I).

Source Wikipédia.

LIEN historique & auteurs

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 04:00

Cap Nord

Localisation du cap Nord
Cap Nord
Localisation du cap Nord
Nordkapp map.png



Le cap Nord (en norvégien : Nordkapp) est une falaise de 307 mètres de hauteur qui marque symboliquement le point le plus septentrional d'Europe occidentale (71°10′16″N 25°47′03″E / 71.17111, 25.78417). Il est situé sur l'île norvégienne de Magerøy. En fait, un autre cap de cette île, plus à l'ouest, le Knivskjellodden, est 1 457 mètres plus au nord mais est de faible hauteur et ne présente pas un caractère aussi majestueux. Le point continental européen le plus au nord est, lui, le cap Nordkinn (Kinnarodden), 67 km plus à l'est et 6 km plus au sud par rapport au pôle Nord.

Le cap Nord marque la séparation entre la mer de Norvège, partie de l'océan Atlantique, et la mer de Barents, partie de l'océan Arctique.

Il devint réputé lorsque l'explorateur anglais Richard Chancellor le doubla en 1553 dans sa tentative pour trouver le « passage du Nord-Est » vers le Nouveau Monde. Il fut, par la suite, visité par différents explorateurs dont certains y grimpèrent. Parmi les visiteurs célèbres, on peut citer le roi Oscar II de Suède et de Norvège en 1873 et le roi de Thaïlande Chulalongkorn en 1907. Une route fut ouverte pour y accéder en 1956. Aujourd'hui, le cap est devenu une destination touristique appréciée : 200 000 personnes le visiteraient chaque année, pour y admirer, notamment, le soleil de minuit (encore faut-il que les conditions météorologiques s'y prêtent, ce qui n'est pas toujours le cas). L'unique accès au cap se fait par le Nordkapphallen, un centre touristique et commercial aménagé et l'entrée est payante (215 couronnes norvégiennes, soit 21 euros en 2009).

 

 


 

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 10:33

 

Casimir Ier de Varsovie (en polonais Kazimierz I warszawski) (entre 1320 et 133126 novembre 1355), de la dynastie des Piasts, hérite du duché de Czersk avec son frère Siemovit III de Mazovie. En 1345, suite à la mort de leur oncle Siemovit II de Rawa, ils héritent également du duché de Rawa. En 1349, les deux frères se partagent leurs possessions et Casimir obtient la région de Varsovie. En 1351, il devient vassal de la Pologne.

 

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Divisions de la Mazovie
(1313-1345).
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Casimir Ier de Varsovie est le troisième fils de Trojden Ier de Czersk et de Marie de Galicie. On ignore la date exacte de sa naissance. On sait qu’à la mort de son père en 1341, il est trop jeune pour gouverner. En 1349, réclamant sa part de l’héritage paternel, il obtient la petite région de Varsovie. En 1351, après la mort de Boleslas III de Płock, il hérite de la région de Sochaczew qu’il incorpore à son duché de Varsovie.

Le 18 septembre 1351, Casimir Ier de Varsovie et son frère Siemovit III de Mazovie deviennent vassaux de la Pologne. En échange, ils obtiennent la promesse de recevoir la totalité de l’héritage de Boleslas III de Płock si Casimir III le Grand meurt sans descendant.

Casimir Ier de Varsovie décède le 26 novembre 1355 et est inhumé dans la cathédrale de Płock. N’ayant jamais été marié, il ne laisse aucun héritier. Casimir III le Grand, son suzerain, hérite du duché de Varsovie. Il cède celui-ci à Siemovit III de Mazovie.

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 17:14

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Hussards de Saxe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
.Général, devenu le 5e régiment de hussards en 1791, puis 4e régiment de hussards après la trahison, en 1792, du régiment décrit dans le présent article.

 

Hussards de Saxe
Période 1776 – 4 mai 1792
Pays Flag of Royalist France.svg
Allégeance Flag of the Habsburg Monarchy.svg
Type Régiment de Hussards
Rôle Cavalerie
Ancienne dénomination Conflans Hussards (1776-1789) Saxe Hussards (1789-1791)

 

 

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Le régiment des Hussards de Saxe est une unité constituée sous l'Ancien Régime. Il se distingue lors de la guerre de la première coalition, en passant à l'ennemi en totalité, avec armes et bagages, suivant les conseils du général Dumouriez. Les Hussards de Saxe émigrent à plus de 400 en mai 1792 et avant de passer sous l'étendard Autrichien, ont à combattre leur propre dépôt resté en France et devenu le 7e hussard ! En 1793, les Hussards de Saxe sont présents à la bataille de Neerwinden, à Namur, Condé, Valenciennes...



Création et différentes dénominations  


  • 1743 : création des Chasseurs de Fischer
  • 1761 : devient le Dragons-Chasseurs de Conflans
  • 1763 : devient la Légion de Conflans.
  • 1776 : devient un régiment de hussards, et est renommé Conflans-Hussards
  • 1er mars 1789 : renommé Saxe-Hussards
  • 1er janvier 1791 : tous les régiments sont renommés en fonction de leur arme, et numérotés selon leur ancienneté ; est donc renommé 4e régiment de hussards
  • 4 mai 1792 : après sa trahison, il est effacé des tablettes, et le 5e régiment de hussards, ancien Colonel Général des Hussards, prend son numéro ; tous les régiments suivants sont ainsi décalés d'un numéro vers le bas. De leur côté, en mai-septembre 1792, les hussards de Saxe sont affectés à l’armée des princes
  • novembre 1792 : après le licenciement de l'armée des princes, les hussards de Saxe passent au service de l’Autriche.
  • 25 avril 1798 : les hussards de Saxe participent avec les hussards de Bercheny à la formation du 13e régiment de dragons légers autrichiens.
  • 1802 : le 13e régiment de dragons légers est transformé en 6e régiment de chevau-légers, général Prinz von Rosenberg-Orsini.

Pour l’article sur le 5e régiment de hussards de 1791 à 1793 (puis 4e régiment de hussards),

Article détaillé : 4e régiment de hussards.

Colonels/chef-de-brigade  


  • 1743-1747 : Jean Chrétien Fischer, chef de corps
  • 1747-1761 : le même, avec rang de lieutenant-colonel
  • 1761-1763 : marquis de Conflans, propriétaire ; Fischer, commandant en second (jusqu'à sa mort).

Historique des garnisons, combats et batailles du 4e RH


Devise


"Saxe-Conflans, bannière au vent"

 

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Michel Ney, sous-lieutenant au 4e de hussards en 1792, Adolphe Brune (Paris, 1802 ; Paris, 1875), 1834.
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Personnalité ayant servi au 4e RH


  • Michel Ney en uniforme de sous-lieutenant du 4e régiment de hussards en 1792 (1769-1815) prince de la Moskova

Liens internes


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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 09:25

 

Théâtres, opéras et salles de concerts


Théâtre et musique classiques

Séville, fréquentée jadis par des dramaturges de l’importance de Tirso de Molina, Cervantes et Lope de Vega, est depuis longtemps une ville de théâtre. Elle s’est également tournée plus récemment vers l’opéra.

Propriété de la ville, le Théâtre Lope de Vega, baptisé du nom de l’illustre dramaturge du Siècle d’or, occupe le Pavillon de Séville, conçu à l’occasion de l'Exposition ibéro-américaine de 1929 pour abriter un théâtre et un casino. Les représentations théâtrales d’œuvres du répertoire classique espagnol et européen composent l’essentiel des représentations, mais la salle accueille également des projections cinématographiques dans le cadre du festival du cinéma européen, ainsi que des concerts de musique et des spectacles de danse [44]. Le Théâtre de la Maestranza fut pour sa part créé à l'occasion de l'Expo 92 et inauguré par la reine Sophie en 1991. Il figure désormais dans le peloton de tête des opéras espagnols. La programmation, de 180 spectacles annuels, fait alterner des représentations d'opéra, de théâtre, de danse et de musique classique [45].

Création contemporaine

La création contemporaine n’est pas absente de cette ville très ancrée dans la tradition. En témoigne l’existence du Teatro central, où se produisent divers auteurs et compagnies de théâtre, danse, musique au répertoire essentiellement contemporain et actuel, en collaboration avec des institutions culturelles locales (Centre de théâtre andalou, Ballet flamenco d’Andalousie,..) et d’autres théâtres. Ces caractéristiques en font une des principales scènes expérimentales d’Espagne, et un outil pour la diffusion et la promotion de la création contemporaine dans le domaine des arts de la scène [46]. Aux côtés du Théatre central existent plusieurs salles plus modestes, où se donnent des représentations de tous types.

Il est à noter d’autre part que la présence d’une importante population juvénile et estudiantine a entraîné depuis longtemps l’émergence de salles de concerts de musique actuelle (rock, hip hop, musique électronique,…), officielles ou plus alternatives, tendance sans doute provoquée ou accentuée par le phénomène de la movida. Séville demeure toutefois moins dynamique que sa voisine Grenade, qui propose une offre plus étoffée [47]. Enfin, Séville est le berceau de plusieurs interprètes musicaux de styles divers : La Mala Rodríguez et Dogma Crew (hip hop), Triana et Smash (rock progressif), Narco (rap et metal), Parachokes (rock), Reincidentes (punk rock) [48].

Festivals  


  • Biennal de Flamenco [49] ;
  • Festival del cine 100% europeo (novembre) [50] ;
  • Festival iberoamericano Sevilla entre culturas (janvier) ;
  • Festival internacional de música antigua (mars) ;
  • South Pop Festival - Festival de música independiente Ciudad de sevilla (mars) ;
  • Festival audiovisual Zemos98_9 (mars) ;
  • Festival internacional de teatro (mars) ;
  • Territorios Sevilla - Festival internacional de música de los pueblos (mai-juin) ;
  • Divers festivals de flamenco ;
  • concerts d’été en plein air.

Culture populaire


Fêtes locales  


Séville est une ville de fêtes, profanes et sacrées. Marquée par une intense religiosité, elle célèbre tout au long de l'année divers saints patrons locaux. La plus célèbre et la plus importante festivité chrétienne est la fameuse Semaine Sainte, qui forme avec la non moins renommée Feria de Abril, le cycle des Fiestas Primaverales, les Fêtes de Printemps, les plus populaires et fréquentées. C’est à cette période de l'année que les réjouissances battent leur plein[51].

 

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Semana Santa.

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Semana Santa.

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Les fêtes religieuses

La Semana Santa de Séville est la plus fameuse d'Espagne. Elle attire des centaines de milliers de croyants et de non-croyants qui viennent admirer les processions des 57 confréries de la ville. La Semaine sainte a lieu du dimanche des Rameaux (Domingo de Ramos) au dimanche de Pâques (Domingo de Resurección), et atteint son paroxysme lors de la Madrugá, dans la nuit du jeudi au vendredi saint, quand sortent les congrégations les plus emblématiques de Séville. Elle donne lieu à une grande animation dans la ville, dont les hôtels, bars et restaurants ne désemplissent pas.

La Romería del Rocío constitue le deuxième grand rendez-vous du calendrier festif religieux local. Cinq confréries sévillanes participent à ce grand pèlerinage qui conduit vers la basilique du Rocío, à Almonte dans la province de Huelva, des centaines de milliers de fidèles de toute l’Andalousie venus à pied, à cheval ou en calèche vénérer l'image de la Vierge qui est sortie de l’église les dimanche et lundi de Pentecôte. Les confréries sévillanes partent pour Huelva le mercredi précédant la manifestation, pour rejoindre sur les routes et chemins leurs coreligionnaires.

Le saint patron de la ville est célébré à l'occasion du Día de San Fernando le 30 mai. Les sévillans fêtent saint Ferdinand III de Castille, le souverain qui reprit la ville aux musulmans en 1248. Son corps est exposé à la population dans la chapelle royale de la cathédrale, où il repose. Une messe est célébrée en son l’honneur ; elle est suivie d’une procession menée par la corporation des ingénieurs de la ville, dont saint Ferdinand est le patron. Une fête similaire a lieu à la saint Clément, le 23 novembre, jour anniversaire de la conquête de Séville. À cette occasion, le conseil municipal, précédé par le maire qui porte l’épée du saint, effectue une procession, cette fois à l’intérieur de la cathédrale[52].

Le Día del Corpus représente un autre moment fort de la vie liturgique. La Fête-Dieu est célébrée depuis le Moyen Âge avec une grande ferveur. Après la messe célébrée en la cathédrale, un long cortège prend possession des rues de la ville, recouvertes de thym et de romarin, au son des cloches de la Giralda et d’orchestres. Toutes les autorités civiles, militaires et religieuses de la capitale andalouse y prennent part : archevêché, mairie, université, police, armée, confréries, chapitre cathédral. Une course de taureaux est organisée à l’occasion.

La Virgen de los Reyes est célébrée le 15 août. Cette fête est organisée en l'honneur de la Vierge des Rois, patronne de Séville et de son archidiocèse depuis 1946. Sa statue, qui aurait été commandée par Ferdinand III après un rêve, trône au centre de la chapelle royale. Cette même statue aurait accompagné le saint lors de son entrée triomphale dans Séville. Toujours est-il que la sainte effigie est emmenée en procession le matin du quinze août, accompagnée par les autorités religieuses et le conseil municipal [53].

La Inmaculada Concepción (Immaculée Conception) est fêtée dans toute l'Espagne, le 8 décembre, en l'honneur de la Vierge. À Séville, cette tradition est vécue avec une ferveur particulière. Outre les messes, la manifestation la plus populaire a lieu sur la Plaza del Triunfo où se regroupent les tunas de la ville pour entamer des chants en honneur de Marie de Nazareth[54]. Il convient également de signaler l'existence de Los Seises, un groupe de dix enfants (à l'origine six, d'où leur nom) âgés entre 9 et 12 ans, dont l'existence remonte au milieu du XVe siècle. Ils forment un petit groupe de danse et de chant très apprécié, chargé d’accompagner la procession du Corpus Christi et de la Inmaculada.

Fêtes populaires
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La Feria de Abril.

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La Feria de Abril est la grande fête populaire de Séville, organisée depuis 1847. Des dizaines de milliers d'autochtones et de visiteurs évoluent sur le Real de la Feria, vaste esplanade décorée et illuminée. Y sont regroupées des centaines de casetas : des baraques colorées, où l’on boit, mange et danse jusqu’à épuisement, au rythme de la sévillane. La journée, le Real est le théâtre d’un défilé équestre informel, et des corridas sont données chaque soir.

La Velá de Santiago y Santa Ana remonte vraisemblablement, quant à elle, au XIIIe siècle. Ces festivités ont lieu annuellement autour du 25 juillet. Elles mêlent le profane au religieux. Aux célébrations liturgiques s'ajoute en effet la fête populaire, qui s’installe au bord du Guadalquivir, dans la calle Betis, à Triana. Des casetas sont montées à cet emplacement, pour permettre à tous de s’abreuver et de se restaurer. Diverses réjouissances sont organisées durant ces quelques jours.

Tauromachie


Séville est un des hauts lieux de la tauromachie espagnole. Berceau de nombreux toreros et capitale d’une des plus fameuses régions d’élevage de toros braves, elle est un des plus éminents foyers de l’afición en Espagne. Se produire à la Maestranza est le rêve de tout matador, et les triomphes en ces lieux sont gages d’un avenir prometteur.

 

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Arènes de la Maestranza.

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Les arènes 

Ces arènes, les plus anciennes d’Espagne après celles de Ronda, sont classées en première catégorie[55]. Construites à partir du XVIIIe siècle, elles sont la propriété de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla, une corporation nobiliaire, composée de descendants de la noblesse andalouse, et fondée par Charles II, en 1670, à partir d’anciennes confréries chevaleresques médiévales. Son rôle était de former à la cavalerie de guerre les officiers de l’armée espagnole, et d’habiliter ces derniers à intégrer les rangs. Ses activités originelles sont clairement liées à l’équitation.
Elle se consacre aujourd’hui à diverses actions de bienfaisance, de mécénat artistique et culturel, ainsi qu’à la promotion de la pratique équestre et de la tauromachie. En ce sens, elle soutient l’école de tauromachie de la ville. Elle est placée sous le haut patronage du roi, Hermano Mayor, depuis le règne de Philippe V, qui lui accorda plusieurs privilèges[56].

Les corridas 

La Real Maestranza délègue l’organisation des spectacles taurins à un prestataire privé, l’Empresa Pagés, tenue par la famille Canorea. Totalisant environ 35 spectacles annuels (ce qui fait de la Maestranza les deuxièmes arènes d'Espagne, après Madrid), la saison taurine se déroule selon un calendrier traditionnel, dont le commencement est marqué par la corrida du dimanche de Pâques (Domingo de Resurrección), la plus prestigieuse de l’année. Une à deux semaines plus tard se tient la Feria de Abril, constituée d’une série d’une vingtaine de spectacles taurins sur deux semaines. La deuxième partie du cycle coïncide avec la semaine de Farolillos, la Feria de Abril à proprement parler. Une fois la feria achevée, l'activité des arènes perd en intensité. Un cycle de novilladas dominicales a lieu en mai et juin, puis deux courses de taureaux se tiennent à des dates importantes du calendrier liturgique de la ville, pour le Corpus Christi (Fête Dieu), et au 15 août, en honneur de la Virgen de los Reyes. Plus tard, le dernier week-end de septembre a lieu la Feria de San Miguel, qui compte de deux à trois corridas selon les années. Enfin, la corrida de la Virgen del Pilar, le 12 octobre, vient clore la saison.

L'afición 

La tradition tauromachique est très ancienne à Séville, et surtout très bien implantée. La ville et ses alentours ont vu naître de nombreux toreros, qui ont contribué au rayonnement taurin de la cité. Plusieurs peñas (clubs) taurins rassemblent les aficionados sévillans, tandis que la ville regorge de références à la tauromachie (rues baptisées de noms de toreros, statues, ...).
Les arènes, d'une capacité de 12 500 places, accueillent un public métissé, de connaisseurs, connus pour leur tendance toreriste. Célèbres pour les silences méprisants qu'elles préfèrent aux huées, ces arènes sont également réputées pour leur propension à se livrer entièrement aux matadors qui l’honorent d’une grande faena. La récompense suprême est octroyée aux toreros ayant coupé un minimum de trois trophées : le triomphateur sort alors par l’illustre Puerta del Príncipe, qui lui assure honneur et renommée.

Traditions


Bars et tapeo  


Le bar est un lieu incontournable de la vie sociale sévillane. Les débits de boissons sont légion, tant dans le centre, que dans les quartiers périphériques. Ils sont un point de rencontre entre les habitants d'une rue, les habitués, les employés du secteur et les gens de passage. Une grande majorité de sévillans se rend dans les cafés aux heures du déjeuner, de l'apéritif (deux coutumes qui ont conservé toute leur vigueur), des repas, ou aux moments des pauses au travail. Les établissements sont souvent bondés à midi et, surtout dans la partie historique, le soir, en période de week-end essentiellement.

La tradition du tapeo est très largement répandue dans toute l'Espagne. Toutefois, Séville est réputée pour l’intensité de cette pratique, qui consiste à naviguer de bar en bar, en famille, entre amis, ou entre collègues, afin de partager un rafraîchissement et quelques tapas. Le vin et la bière y sont les breuvages de loin les plus consommés, vendus à un prix modique. Le tout est communément accompagné de tapas, ou de simples cacahuètes, pistaches, pipas, altramuces (lupins) ou olives. Cette coutume du bar appartient au rituel que tous les autochtones accomplissent à une fréquence plus ou moins élevée. Le dîner au restaurant ne répond pas à un usage aussi répandu qu'en France, ou que dans le nord du pays. Les tabernas (tavernes), cervecerías (brasseries), et autres bars concentrent les foules jusqu’à tard le soir. Parmi les zones les plus courues peuvent être citées la Plaza del Salvador, la Calle Adriano (plus généralement les alentours des arènes), le quartier de Santa Cruz (notamment la calle Mateos Gago), le quartier de l’église Santa Catalina ou encore Triana.

Vie nocturne  


Tablao flamenco.
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Plus tard dans la soirée, certaines rues et places reçoivent les amateurs de fête, qui se rassemblent dans les bars de nuit et discothèques. Le quartier de Triana, et notamment la Calle Betis, au bord du Guadalquivir, est certainement l'un des plus fréquentés, pour ses bars de nuit ou ses tablaos. Les noctambules amateurs de bars s'agglutinent également sur la plaza de la Alfalfa et ses alentours. Le quartier de l'Arenal attire les férus des boîtes de nuit, lesquels se retrouvent en été aux abords du parc de María Luisa, où abondent les discothèques en plein air. Enfin, la jeunesse plus portée par la musique et l'ambiance alternatives tend à se concentrer le long d'une promenade, la Alameda de Hércules.

Une autre pratique nocturne reste très prisée des jeunes sévillans : la botellona. Cette tradition bien implantée parmi les jeunes dont les moyens ne leur permettent pas de consommer dans les débits de boissons, consiste à acheter au supermarché des bouteilles d'alcool, pour les consommer ensuite en pleine rue, lors d'un botellón, regroupement spontané et improvisé, pouvant réunir au même endroit de quelques individus à plusieurs centaines de personnes. Le gouvernement andalou, à l'instar d’autres communautés autonomes, a toutefois décidé en 2006 de réglementer la tenue des botellones, pour limiter la gêne occasionnée au voisinage, et promouvoir la lutte contre l'alcoolisme [57]. Les municipalités sont depuis lors autorisées à prohiber la tenue de botellones sur la voie publique, et à mettre en place des enceintes à ciel ouvert spécialement affectés à cet usage : les botellódromes, qui connaissent désormais une affluence imposante[58].

Gastronomie

La gastronomie populaire sévillane est fortement influencée par la cuisine méditerranéenne, à base de poissons, d’huile d’olive, de nombreux fruits et légumes. Elle accorde également une large place aux produits régionaux des provinces voisines : charcuteries, viande de porc, de taureau, ... Elle se distingue par la simplicité des mets que l’on préfère généralement cuisinés nature, grillés ou sautés : les plats élaborés ou en sauce, si prisés des basques ou des navarrais, pour lesquels la cuisine est une institution, connaissent un écho plus limité.

Au premier rang de la gastronomie sévillane figurent les productions régionales, qui rentrent souvent dans la composition des tapas :

Parmi les mets les plus fréquents se retrouvent :

 

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Flamenquines.

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Salmorejo.

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  • le cocido andaluz : sorte de pot-au-feu local, à base de bœuf, de boudin, de chorizo, de lard, de pommes de terre,
  • la pringá : mets composé à l’origine des restes de viandes du cocido andaluz, hachés et recuits à l’huile d’olive et souvent assaisonnés de tomate et de piment. Aujourd’hui fréquemment cuisinée expressément, elle est généralement servie en tapa sous forme de montadito, dans un petit pain,
  • les huevos a la flamenca : œufs sautés avec tomates et chorizo,
  • le flamenquín : roulé frit de jambon de montagne ou d’York et de filet de porc (lomo),
  • les salades composées diverses : ensaladilla rusa,
  • les épinards à la sévillane : cuits avec des pois chiches et du cumin,
  • le solomillo : filet mignon de porc, cuisiné à l’ail et flambé au whisky, ou servi accompagné d’une sauce au roquefort,
  • les fritures de poissons (morue, éperlans, anchois, …) et de mollusques (calamars, seiches, …),
  • la queue de taureau, cuisinée en ragoût,
  • le gazpacho : soupe froide à base de tomates, de concombre, d'ail, d'oignon de poivron, de pain, d'huile d'olive et de vinaigre
  • le salmorejo : sorte de gazpacho très épais, accompagné d’œuf dur mouliné ou de dés de jambon,
  • gambas à l’ail,
  • les albóndigas : diverses boulettes de viandes ou de poissons, assaisonnées de divers condiments, panées puis frites,
  • les papas aliñás : pommes de terre, qui une fois cuites, refroidissent en marinant dans un mélange d’huile d’olive, d’oignon haché, de persil et de vinaigre de Jerez

Les pâtisseries, généralement issues de la tradition orientale, sont fort prisées à Séville. Les plus fameuses trouvent leurs origines dans les très nombreux couvents de la ville, dont certains continuent à les produire et à les commercialiser :

 

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La Torrija, le pain perdu andalou.

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  • les pestiños : sortes de petits beignets enrobés de miel, et parfumés au sésame et à la cannelle,
  • les cortadillos,
  • les torrijas : sorte de pain perdu,
  • les yemas : jaunes d’œufs cuits mélangés à du sucre et aromatisés à la vanille

La confiture d'écorces d'oranges amères est également très prisée. Une autre spécialité très appréciée au petit déjeuner est la tostaíta, simple pain grillé, frotté à l’ail puis arrosé d’huile d’olive. On lui ajoute ensuite, selon les goûts, divers ingrédients : jambon, tomate, ...


Sports


Équipements


Le stade Ramón Sánchez Pizjuán.
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La ville de Séville possède de très nombreux équipements sportifs construits durant les dernières décennies. Outre les installations de proximité, destinées à l'usage de la population, Séville possède trois stades de grande capacité, où évoluent les équipes locales, et sont organisés des évènements sportifs ou culturels nationaux et internationaux. Le Stade Manuel Ruiz de Lopera, inauguré en 1997 et inachevé, accueille les matchs de l'équipe de football du Real Betis Balompié. Il dispose de 55 000 places. Le Stade Ramón Sánchez Pizjuán date de 1958. Il est utilisé par l'équipe du FC Séville et compte 45 500 places. Enfin, en 1999 fut inauguré le Stade olympique de la Cartuja, un équipement omnisports de 72 000 places, qui accueille divers évènements sportifs et culturels.

Événements sportifs


Suite à l'Exposition universelle de 1992, et la déprime qui s'est alors emparée de la ville, la municipalité a, entre autres mesures de relance de l'économie locale, lancé un plan de promotion et de développement de la dimension sportive de la ville, intitulé Sevilla, la ciudad del deporte (Séville, la ville du sport).

La ville a alors présenté sa candidature à l'organisation des Jeux olympiques de 2004, sans succès, la taille modeste de la cité et la récente tenue des Jeux olympiques à Barcelone en 1992 l'ayant disqualifiée dès le départ. Le même scénario s'est reproduit pour les Jeux olympiques de 2008 [59].

Néanmoins, en 1995 est initié le projet de construction du stade olympique de La Cartuja, qui voit le jour en 1999, avec une inauguration par le roi d'Espagne. Ce nouvel équipement avait pour objectif de promouvoir l'image sportive de la ville et de permettre l'organisation de grands événements sportifs d'envergure internationale. Depuis 1999 ont eu lieu en ces lieux les championnats du monde d'athlétisme 1999, la finale de la Copa del Rey (en 1999 et 2001), la finale de la coupe de l'UEFA (en 2003), le championnat du monde de supercross (en 2003), la finale de la Coupe Davis (en 2004) ainsi que divers matchs de la sélection de football espagnole.

Par ailleurs, la ville a accueilli les événements suivants : les championnats d'Europe de natation en 1997, le mondial de gymnastique rythmique en 1998, la coupe du monde d'aviron et de canoë-kayak en 2001, les championnats du monde d'aviron en 2002, et le championnat du monde de golf en 2004.

Équipes sportives 


Plusieurs équipes sportives sévillanes évoluent dans les compétitions nationales, les plus célèbres d'entre elles étant les équipes de football locales, qui appartiennent toutes deux à la première division : le Real Betis Balompié et le Sevilla Fútbol Club, deux clubs rivaux dont les rencontres déchaînent les passions.

Séville s'illustre dans d'autres disciplines avec des équipes telles que le C.D. Universidad de Sevilla (Hockey en salle), le Club de Rugby Universidad de Sevilla (Rugby), El Monte Ciencias C.R. (Rugby), l'Esquimo Voleibol (Volley-ball) ou encore le Club Baloncesto Sevilla "Cajasol" (Basket-ball).

Personnages illustres 


Jumelages


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