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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 17:13

Chers lecteurs je m'adresse à vous pour vous souhaiter une année 2013 pleine de promesses et d'espoir de jours meilleurs !

 

Bien amicalement,

 

René ☼

 

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 09:34

 

 

 

 

Je vous souhaite à toutes & à tous d'excellentes fêtes de fin d'année, en espérant qu'une ère nouvelle dispensera paix et justice pour tous sur notre bonne vieille terre

 

 

 

 

 


 

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 10:18

 

Jacques Chirac a contesté jeudi dans une interview à Europe 1 qu'il y ait pu avoir des emplois fictifs à la mairie de Paris du temps où il la dirigeait, affirmant que ces emplois "avaient tous une raison d'être pour la ville".


 

Photographe : Thomas Coex AFP/Archives :: Jacques Chirac le 2 novembre 2009 à Paris
photo : Thomas Coex , AFP


"Aujourd'hui on me reproche d'avoir recruté des personnes qui n'auraient pas eu de lien avec l'action municipale, je conteste formellement cette affirmation", a déclaré l'ancien président de la République.

"Ces emplois avaient tous une raison d'être pour la ville et pour le maire de Paris, a-t-il ajouté

- Même les 21 ?

- Même les 21 naturellement (...) ils travaillaient bien entendu pour les parisiens", a répondu Jacques Chirac en référence au nombre d'emplois présumés fictifs retenu par la juge Xavière Simeoni dans son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel.

"Je vous rappelle que j'ai été le premier maire de Paris. Quand je suis arrivé, le préfet, qui assumait les fonctions de responsable de la ville de Paris, est parti avec tous ses collaborateurs (...) Je n'allais pas, bien entendu, assumer la totalité des fonctions de ce qui était auparavant un cabinet", a-t-il expliqué.

Lire aussi
  1. Chirac ira "lui-même" devant le tribunal et n'a "rien à se reprocher"
  2. Renvoi de Chirac en correctionnelle: le parquet indiquera jeudi s'il fait appel
  3. Le renvoi de Chirac en correctionnelle est "parfaitement normal" pour Eva Joly

"Je suis fier de mon action au service des parisiennes et des parisiens. Ce qui compte c'est le jugement des parisiens plus que celui des exégètes après coup", a poursuivi l'ancien maire de Paris (1977-1995)

Les parisiens "m'ont accordé leur confiance pendant 18 ans, rien ne pourra me faire oublier ça", a-t-il encore dit.

"J'irai m'expliquer devant le tribunal avec sérénité et détermination car je n'ai rien à me reprocher", a assuré l'ancien chef de l'Etat.

"La seule chose qui compte c'est la justice, je ne demande ni clémence ni indulgence", a-t-il ajouté. "Je suis comme n'importe quel citoyen, je réponds aux questions que me pose le tribunal".

Le procès de Jacques Chirac, renvoyé en correctionnelle avec neuf autres prévenus, pourrait se tenir en 2010 puisque le parquet de Paris a décidé mercredi de ne pas faire appel de l'ordonnance de Mme Simeoni.


source Orange actualités
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 00:04

Histoire de la Hongrie

 

Origines

L’origine des Hongrois n’est pas totalement élucidée par les savants.

L’hypothèse la plus généralement admise est que leur pays primitif était situé du côté de l’Oural, leurs aïeux appartenant à la famille finno-ougrienne des peuples ouraliens. Elle peut être justifiée à l’aide de la linguistique: les langues actuelles les plus proches du magyar sont le finnois et l'estonien. Ils se seraient séparés assez tôt de leurs parents du Nord-Ouest, et dès la première moitié du premier millénaire avant J-C. nous les trouvons au Sud-Ouest de l’Oural, faisant paître leurs troupeaux dans la vaste "Proto-Hongrie" (Magna Hungaria, sur le territoire du Bachkortostan actuel, en Russie), sur les rives de la Volga.

Après un autre millénaire, ils descendent au VIIe siècle dans les steppes arrosées par les fleuves du bassin de la mer Noire (Lévédie ou Etelköz, situé probablement sur le territoire actuel de l'Ukraine).

Il semble que, durant ces migrations, ils furent en contact avec des peuples turcophones, dont certains se sont joints à eux, par exemple les Oguz, Ouzes pour les Grecs, Onogours ou Hongres pour les Occidentaux d’où le nom de Hungari=Hongrois, donné par leur voisins, alors que les Hongrois eux-mêmes se disent Magyars, la Hongrie étant Magyarorszàg: « le pays des Magyars »).

En 895, la confédération magyare se fixe définitivement sur le moyen-Danube, dans le bassin des Carpates, où ils rencontrent des peuples slaves (principautés slovènes de Pribina et Kozel, royaume tchécoslovaque de Moravie, knezats slavons de Transylvanie), turcophones (Avars entre Danube et Tisza), latinophones (voïvodats ou "Vlachfölds" valaques le long des Carpates) et iranophones (Iasses ou Jasz, proches parents des Ossètes du Caucase).

Selon plusieurs historiens, les Magyars connaissaient déjà bien ces lieux dès avant 895, pour avoir participé en mercenaires, tantôt des Francs carolingiens, tantôt des Moraves tchèques, aux combats menés pour la possession de ces territoires. À ces occasions, ils prennent connaissance non seulement de la topographie et des ressources du bassin des Carpates, mais aussi des faiblesses de leurs commanditaires. Autant de motifs qui expliquent qu’en 895, désireux de se protéger contre les attaques des Pétchénègues et à la recherche d’une nouvelle patrie, ils se dirigent vers la plaine du Danube, en Pannonie, sur les traces des Huns (IVe siècle), des Avars (VIe siècle) et des Bulgares (VIIIe siècle), autres confédérations ouralo-altaïques à dominante turcophone.

Ces confédérations suivaient les chemins traditionnels des peuples des steppes qui, avant d'être turcophones ouralo-altaïques ou bien finno-ougriens, avaient été iraniens : ce fut le cas des antiques Agathyrses, Iazyges, Sarmates et Scythes de l’Antiquité. Ces chemins menaient de l'Asie centrale et de l'Oural jusqu'à la province romaine de Pannonie dont Aquincum (l'actuelle Budapest) était la capitale, et dont la population d'origine était composée de Celtes latinisés.

 

Fondation de la Hongrie

Au début, les Magyars, avant tout guerriers, font comme les Huns et les Avars avant eux : ils vivent d'élevage et du pillage de l'Europe occidentale, menant campagnes à travers l'Allemagne, la France et l'Italie. Mais la défaite de Lechfeld en Souabe (955) les décide à changer de mode de vie : ils se sédentarisent, se mêlent aux populations agricoles du bassin du Danube (dont une partie, notamment au centre de ce bassin, adopte la langue magyare) et se christianisent (se plaçant dans l'obédience de Rome, malgré les tentatives byzantines de les convertir à l’orthodoxie : l’empereur byzantin envoie une couronne royale). Le Royaume de Hongrie naît officiellement en l'an 1001 avec le roi saint Étienne.

 

La Hongrie médiévale

 
La Hongrie au XIe siècle


Sous les dynasties suivantes, le royaume de Hongrie connaît, malgré la terrible invasion Tatare de 1241 (avec le fils de Gengis-Khan), un développement rapide. Il s'organise en Comitats, intègre comme états vassaux le royaume de Croatie et le Royaume de Slavonie et les banats ("marches") ou voïvodats ("principautés vassales") serbes au sud et "valaques" (roumains) à l'est (Bosnie, Voïvodine, Severin, Transylvanie, Moldavie, Valachie), et s'étend un moment de l'Adriatique à la Mer Noire. Les voïvodats sont gouvernées par des vajda (princes vassaux directs du roi). Des mineurs et des bâtisseurs de langue allemande, les Szepesok et les Szászok ("Saxons"), s'établissent dans toutes ces régions, développent l'agriculture, exploitent l'or et élèvent des cathédrales, des villes, des forteresses. Les Slaves et les Valaques élèvent le bétail et cultivent des vergers et la vigne. Des fermiers-soldats magyars, les Szeklers (Sicules), qui ont quitté avec les Magyars l'ancien empire Khazar, défendent les frontières. La Hongrie devient une puissance européenne et ses chevaux ("Hongres" ou non) sont recherchés par tous les chevaliers.

La dynastie Árpádienne (900 à 1301):

  • 1001 : István Ier (connu aussi en tant que Saint Étienne) est couronné roi de Hongrie, cela marque la naissance d'un État hongrois organisé et sa christianisation.
  • 1077 à 1116 : Règne de László Ier (connu en tant que Saint Ladislas) puis de Kálmán Ier (Coloman) qui étendent le royaume vers l'est en Transylvanie.
  • 1172 à 1196 : Règne de Béla III.
  • 1222 : Bulle d'Or d'András II (André).
  • 1241-42 : Invasion mongole et tatare.
  • 1301 : Fin de la dynastie árpádienne.

La dynastie angevine (1308 à 1382):

  • 1308 à 1342 : Règne de Charles-Robert Ier.
  • 1342 à 1382 : Règne de Louis Ier dit le grand, qui sera aussi roi de Pologne à partir de 1370.
    • 1367 : Fondation de l'Université de Pécs.

Pendant la période angevine, la superficie du royaume de Hongrie, sans compter les conquêtes provisoires et les dépendances vassales, est estimée à 300 000 Km², peuplés d’environ 3 millions d’habitants. On dénombre 49 villes royales libres, 638 bourgs jouissant de privilèges, et quelque 21 000 villages. Environ 2,4 millions de personnes sont des paysans libres qui exploitent près de 300 000 propriétés roturières ou tenures, de 20 ha en moyenne. De 360 000 à 480 000 personnes sont astreintes au servage. Le pays compte environ 2000 gros propriétaires, 40 000 moyens et une noblesse de 150 000 petits propriétaires, avec seulement 50 000 citadins. La population est peu dense et l’immigration se poursuit, surtout dans les régions périphériques, en Slovaquie et en Transylvanie, avec l’installation de colons roumains, moraves, polonais, ruthènes et allemands.

Autres monarques (1382 à 1526). D'autres rois se succèdent ensuite, issus notamment :

  • De la maison de Luxembourg (par exemple Sigismond : 1387-1437).
  • De la maison de Transylvanie (par exemple Mathias Corvin : 1458-1490).

 

Domination ottomane

  • 1526 : Défaite de Mohács le 29 août face à Soliman Ier dit le Magnifique : 24 000 Hongrois meurent. Parmi eux, on trouve le jeune roi Louis II de Hongrie (1506-1526). Le 11 novembre, le voïvode ou vajda de Transylvanie, János Szapolyai qui "rate" la bataille, est couronné à Székesfehérvár. Après cet événement, la position et le futur de la Hongrie sont menacés : le frère de la femme du roi mort, Ferdinand de Habsbourg, également prince d'Autriche, revendique la couronne de la Hongrie, et le 18 décembre, il est couronné à Pozsony par les nobles les plus puissants du pays.

C'est la fin de la Hongrie médiévale.

  • 1527 : Attaque autrichienne contre János Szapolyai. La campagne remporte la victoire pour Ferdinand á Tokaj: c'est la cause du commencement de l'alliance entre Soliman et János Szapolyai.
  • 1529 : Attaque des Ottomans contre Vienne.
  • 1532 : Deuxième campagne des Ottomans contre Vienne. L'armée ottomane est retenue par la ville de Kőszeg: les Ottomans doivent rebrousser chemin.
  • 1538 : Le pacte de Várad entre Ferdinand 1er et János Szapolyai: si Szapolyai meurt sans héritier, les territoires lui appartenant deviennent ceux de Ferdinand. Mais en 1541, sa femme, Isabelle donne la vie à un garçon nommé Zsgimond János. Après quelques semaines, János Szapolyai meurt.
  • 1541 : À la suite de l'occupation de Buda par les Ottomans le 29 août, le royaume de Hongrie est partagé en trois: Une zone à l'ouest sous domination autrichienne (population à dominante [hongroise-slave-croate-autrichienne), l'une centrale et au sud sous domination ottomane (population à dominante hongroise-serbe) et une à l'est (population à dominante hongroise-roumaine-souabe ) formant la principauté autonome de Transylvanie.

Naturellement ce processus est lent et il finit en 1571 avec le traité de Speyer souligné par Zsigmond János et Miksa Ier, le fils de Ferdinand. La tendance contre la division permanente commence avec la chute de Buda; le gouverneur du territoire oriental (celui de János Szapolyai), Fráter György essaye de créer une pacte avec Ferdinand: s'il est capable de triompher des Ottomans et réoccuper Buda, les territoires orientaux adhéreront à sa cause. Mais les deux traités rédigés (en 1541 : Gyalu; en 1549: Nyírbátor) ne peuvent pas être concrétisés.

  • 1547 : paix de Drinpole entre Soliman et les Habsbourg.
  • 1551 : les troupes autrichiennes pénètrent en Transylvanie à cause de la Convention de Nyírbátor (1549).

 

Domination autrichienne

  • 1570 : Accord de Spire, qui donne aux Habsbourg une légitimité sur la Hongrie.
  • 1596 - 1605 : guerre de Hongrie entre les Habsbourg et l'Empire Ottoman marqué notamment par la bataille de Mezokeresztes.
  • 1620 : Révolte de la Bohème à la Montagne Blanche.
  • 1686 Libération de Buda par les armées européennes : les chefs de guerres: Charles de Lorraine et Miksa Emanuel II

 

L’indépendance retrouvée… sur un territoire réduit

 

La Republique de Hongrie (1918-1919)

Le 16 novembre 1918 est proclamée la République Hongroise. L'âme du nouveau régime démocratique est personnifiée par le comte Mihály Károlyi. Il remplit pour quelques mois les fonctions de premier ministre et de président.

Une commission française, dirigée par le géographe Emmanuel de Martonne, trace les nouvelles frontières de la Hongrie, en suivant la limite des zones rurales à majorité hongroise du centre du pays, mais sans tenir compte des villes (presque partout à majorité hongroise) ni des zones magyarophones excentrées (dans l'est de la Transylvanie par exemple). Très déçu des pertes territoriales imposées à son pays, le comte Karoly préfère démissionner.

 

La république des Conseils (1919)

En mars 1919, les communistes renversent le gouvernement et, en avril, Béla Kun proclame la République des Conseils (cf. Conseil ouvrier), qui tente en vain de reconquérir les frontières de 1918. Ce gouvernement ne dure pas longtemps ; aux ordres de la mission française Berthelot, l'armée roumaine entre en Hongrie et occupe Budapest : les forces communistes sont vaincues et le régime soviétique est renversé le 6 août 1919. Les Alliés remettent le pouvoir aux forces légitimistes, menées par l'(ex-) amiral Miklós Horthy. L'archiduc August-Joseph devient régent du pays. Entre aout - novembre1919 Budapest est sous l'occupation roumaine.

  • 1918 :
    • Défaite de l'Autriche-Hongrie, alliée de l'Allemagne impériale.
    • 31 octobre La Hongrie se sépare de l'Autriche et déclare son indépendance; Mihály Károlyi devient le président de la République.
  • 1919 :
    • Du 21 mars au 1er août, les communistes sont au pouvoir : formation de la République des Conseils, avec à sa tête Béla Kun, il est chassé du pouvoir par l'armée roumaine et l'armée nationaliste de l'amiral Horthy qui entre dans Budapest.
    • 10 septembre : traité de Saint-Germain; une partie de la Hongrie passe à l'Autriche sous le nom de Burgenland.
  • 1920 :
    • Janvier : élections d'une assemblée unicamérale.
    • 1er mars : l’amiral Horthy est élu régent et établit un régime dictatorial quasi-monarchique.
    • 4 juin : le traité de Trianon finalise le scission de l'Autriche-Hongrie en deux. La Hongrie sera amputée de 2/3 de son territoire et d'1/3 de sa population magyare. La Slovaquie et la Transcarpathie seront attribuées à la nouvelle Tchécoslovaquie; la Croatie à la Yougoslavie; le Banat à la Yougoslavie et à la Roumanie et la Transylvanie à la Roumanie.
  • 1921 : échec d'une restauration des Habsbourg.

 

Le royaume restauré (1919-1949)

En janvier 1920, des élections sont tenues pour élire une assemblée unicamérale. L'amiral (grade qu'il avait obtenu dans l'armée austro-hongroise) Miklos Horthy est élu régent. En juin, le Traité de Trianon est signé: il officialise les frontières de la nouvelle Hongrie. En comparaison du royaume d'avant-guerre, la taille et la population de cette nouvelle Hongrie sont réduites d'environ deux-tiers, la totalité des minorités roumaine, slovaque, croate, serbe faisant le choix d'appartenir à d'autres États, selon le principe (énoncé par le président américain Woodrow Wilson) du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes". Mais plusieurs millions de Hongrois se retrouvent ainsi minoritaires dans de nouveaux pays et la Hongrie réclame une révision des frontières. Revendication majeure de la Hongrie des années 1920 et 1930, la question des frontières poussera Horthy à rechercher l'alliance avec l'Allemagne.

Miklós Horthy règne avec des pouvoirs autoritaires pendant la plus grande partie de la période de l'entre deux guerres mondiales et installe un régime nationaliste et dictatorial dans une Hongrie repliée sur le souvenir du grand royaume d'avant-guerre. Les communistes, les juifs, les tsiganes sont pourchassés violemment.

Article détaillé : Hongrie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Horthy s'allie avec l'Allemagne nazie dans les années 1930, dans l'espoir de revenir sur les pertes territoriales qui ont suivi la Première Guerre mondiale. La Hongrie est récompensée par Hitler par des territoires appartenant à la Tchécoslovaquie, à la Yougoslavie et à la Roumanie puis prend une part active à la Seconde Guerre mondiale. Cependant, en octobre 1944, alarmé par le retour de la Roumanie dans le camp Allié, Hitler remplace Horthy par le collaborateur nazi hongrois Ferenc Szálasi et son Parti des Croix fléchées, afin d'éviter que la Hongrie ne rejoigne elle aussi les Alliés.

Plus de 450 000 Juifs et plusieurs centaines de Tsiganes périrent en Hongrie horthyste et sous le régime de Szálasi.

L'Alliance de Horthy avec l'Allemagne nazie conduit la Hongrie à une nouvelle défaite, le pays est occupé par les troupes soviétiques et roumaines (Bataille de Budapest).

  • 7 février 1947 : Traité de paix avec la France

 

Domination soviétique

 

L'insurrection de Budapest en 1956

Évènements d'octobre à décembre 1956

  • 22 octobre : Suite à l'accession au pouvoir de Gomulka en Pologne, des meetings se tiennent à l'encontre du gouvernement. Une manifestation est appelée pour le lendemain.
  • 23 octobre : Plus de 100 000 manifestants à Budapest. La statue de Staline est abattue par la foule. Le Parti des travailleurs hongrois (pro-russe et resté stalinien) fait tirer sur la foule et demande l'aide de l'armée soviétique.
  • 24 octobre : Imre Nagy (ancien membre du Parti communiste, exclu de celui-ci) est appelé à la tête du gouvernement, il a pour but de sortir son pays du Pacte de Varsovie. Il gouverne avec le nouveau secrétaire du Parti.
  • 25 octobre : Formation de conseils ouvriers pour « un socialisme démocratique ».
  • 26 octobre : Une partie de la police et de l’armée s'insurge et passe du côté des conseils, qui prennent le pouvoir dans plusieurs villes. Imre Nagy les reçoit mais leur demande de déposer les armes. Plusieurs radios sont prises par les conseils ouvriers.
  • 27 octobre : Imre Nagy proclame la fin du parti unique. Formation d’un gouvernement de coalition.
  • 1er novembre : La Hongrie se déclare neutre au plan international.
  • 2 novembre : Le conseil de Borsod-Miskolc demande l’élection d’un « conseil révolutionnaire national » prenant la place du parlement.
  • 3 novembre : Arrestation des dirigeants armés des insurgés.
  • 4 novembre : Les troupes russes envahissent la Hongrie. János Kádár prend la tête d'un gouvernement pro-russe. Grève générale contre l’intervention militaire. Combats dans tout le pays.
  • 15 novembre : Radio-Rajk, qui est aux mains des insurgés, proclame : « Les canons russes ont ruiné en Hongrie la démocratie et le communisme. Camarades, tout vrai communiste hongrois a sa place maintenant aux barricades ! ».
  • 15 novembre : Fin des combats, victoire militaire des troupes russes. La révolte est matée.
  • 21 novembre : L’armée russe empêche la réunion des délégués des conseils ouvriers, qui devait se tenir à Budapest.
  • 22 novembre : Imre Nagy est arrêté par les troupes russes. Il sera pendu le 16 juin 1958.
  • 5 décembre : Les membres des conseils sont arrêtés en masse.
  • 9 décembre : Le gouvernement commence à dissoudre les conseils ouvriers.
  • 17 décembre : Début des condamnations à mort contre les participants à l’insurrection.

 

Après la « normalisation »

  • 7 septembre 1968 : signature d'un traité d'assistance avec l'Union soviétique. Des réformes économiques et politiques sont entreprises par János Kádár.
  • En 1988 :
    • L'État hongrois est obligé de fermer un certain nombre d'entreprises particulièrement mal gérés et lourdement déficitaires, créant 20 000 chômeurs dont seulement 3 000 sont indemnisés.
    • Les relations entre État hongrois et l'Église catholique sont normalisées. Les ordres religieux interdits peuvent revenir, l'Office des cultes est supprimé et son directeur particulièrement anticlérical est mis à la retraite. Tous les sièges épiscopaux sont désormais rapidement pourvus.
  • En mai 1989, lors d'une tournée en Europe occidentale, Tamás Beck, le ministre de l'économie en présentant le dossier des cinquante-deux principales entreprises du pays à vendre et déclare : « Nous avons besoin de 5 milliards de dollars d'investissements étrangers ». Il lance aussi un appel d'offres pour remplacer d'urgence 1 200 kilomètres de voies ferrées vétustes. La dette extérieure du pays est de 17,2 milliards de dollars et son service représente la moitié des exportations du pays.
  • 6 octobre 1989 : Réunis en congrès pour deux jours, le parti communiste hongrois (PSOH, Parti socialiste ouvrier hongrois), décide de l'abandon de toute référence au communisme, et prend la dénomination de « Parti socialiste hongrois ». Décès de János Kádár, homme d'État hongrois.
  • 7 octobre 1989 : Le Parti socialiste ouvrier hongrois change de nom et devient le Parti socialiste hongrois (700 000 adhérents) avec à sa tête Rezső Nyers ancien social-démocrate rallié aux communistes en 1948.
  • 9 octobre 1989 : Rezső Nyers prend la présidence du nouveau « Parti socialiste hongrois ».
  • 11 octobre 1989 : Imre Pozsgay, candidat officiel à la présidence de la République déclare dans un interview au journal Le Figaro : « Le bilan du communisme est négatif. C'était une impasse. Il a créé la propriété bureaucratique et tué l'initiative individuelle. La passivité est devenue le comportement dominant. »
  • 19 octobre 1989 : Instauration du multipartisme en Hongrie, qui ne se désigne plus comme démocratie populaire.
  • 22 octobre 1989 : Le ministre hongrois des Affaires étrangères évoque, lors d'une réunion à Oslo, la possibilité d'un retrait des troupes soviétiques « aussi vite que possible. »
  • 23 octobre 1989 : Une manifestation regroupant plus de 100 000 personnes réclame le droit de célébrer l'insurrection de 1956. La foule brandit le drapeau officiel hongrois — rouge, blanc, vert — mais dont les insignes communistes ont été soigneusement découpés, et des portraits du héros de l'insurrection de 1956, Imre Nagy. Annonce officielle du changement du nom du pays qui devient la République de Hongrie, l'adjectif « populaire » est abandonné, symboliquement le jour de l'anniversaire de l'insurrection de 1956. Le nouveau drapeau hongrois a comme insigne officiel la couronne du saint patron du pays, le roi Étienne Ier. Le président de l'Assemblée déclare : « Après tant d'années ce peuple mérite un peu de bonheur et d'abondance ».
  • 25 mars 1990 : Premières élections libres. Victoire du Forum démocratique (centre-droit) de József Antall. Árpád Göncz devient président de la république.
  • Juin 1991 : Départ des dernières troupes soviétiques marquant la fin de la domination de l'Union soviétique.

 

De nos jours

  • 1994 : Victoire électorale de Gyula Horn, leader du Parti socialiste hongrois (ex-parti communiste), qui forme un gouvernement avec La ligue des démocrates libres.
  • 1998 : Victoire électorale de La Fédération des jeunes démocrates (droite) de Viktor Orbán, forme un gouvernement de coalition avec le Parti des petits propriétaires.
  • 1999 : Entrée de la Hongrie dans l'OTAN
  • 2000 : Élection de Ferenc Mádl à la présidence de la république
  • 2002 : Victoire électorale du Parti socialiste hongrois dirigé par Péter Medgyessy qui devient Premier ministre.
  • 2004 : le 1er mai la Hongrie devient membre de l'Union européenne.
  • 2005 : Élection de László Sólyom à la présidence de la république
  • 2006 : Élections parlementaires-victoire du Parti socialiste : Ferenc Gyurcsány devient le Premier ministre. Quelques mois plus tard l'opposition remporte largement les élections municipales et régionales. Elle demande la démission du Premier ministre. Insurrection faisant des centaines de blessés, le premier ministre demande à la police de rétablir l'ordre par tous les moyens.
  • 2009 : Ferenc Gyurcsány cesse son travail comme Premier ministre. Il propose pour le poste vacant Gordon Bajnai, ancien ministre de l'économie. Le 14 avril le Parlement l'accepte comme nouveau Premier ministre.

Source Wikipédia.


LIEN historique & auteurs

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 00:10



Hongrie

Magyar Köztársaság (hu)
République de Hongrie (fr)
Drapeau de la Hongrie Armoiries de la Hongrie
   
Devise nationale : Tout le pouvoir est au peuple
carte
Langue officielle hongrois
Capitale Budapest
47°30′N 19°15′E / 47.5, 19.25
Plus grande ville Budapest
Forme de l’État
 -
Président de la République
 - Ministre-président
République parlementaire
László Sólyom

Gordon Bajnai
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 108e
93 030 km²

0,74%
Population
 - Totale (2008)
 -
Densité
Classé 78e
9 930 915 hab.
112 hab./km²
Indépendance
 - Date
De l'Autriche-Hongrie
31
 octobre 1918
Gentilé hongrois, hongroise
IDH (2005) ▲ 0,874 (élevé) 36e
Monnaie Forint (HUF)
Fuseau horaire UTC +1: (CET);

Heure d'été: UTC+2: (CEST)

Hymne national Isten áldd meg a magyart
Domaine internet .hu
Indicatif
téléphonique
+36

 

La Hongrie, ou République de Hongrie pour les usages officiels (Magyar Köztársaság en hongrois, prononcé /mɒɟɒɾ køztaːɾʃɒʃaːg/) est un pays d'Europe centrale, membre de l'Union européenne, limitrophe de l'Autriche, de la Slovaquie, de l'Ukraine, de la Roumanie, de la Serbie, de la Croatie et de la Slovénie.

Les Hongrois s'appellent eux-mêmes magyarok (prononcé « madyaroc ») au pluriel, magyar (prononcé « madyar ») au singulier — ce terme est parfois utilisé en français dans un contexte historique — ce qui explique le nom local du pays Magyarország (prononcé /mɒɟɒɾoɾsaːg/) : « pays magyar ».


Histoire


La République (depuis 1989)



Le 23 octobre 1989, le président de la République, Mátyás Szűrös met fin à la République populaire et proclame solennellement la nouvelle République de Hongrie. À la suite de la chute de l'Union soviétique en 1991, la Hongrie développe des liens plus proches avec l'Europe occidentale, rejoint l'OTAN en 1999 et l'Union européenne le 1er mai 2004. Avec la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque, elle forme le groupe de Visegrád.



Carte des départements de Hongrie


Un département nommé Tear a autrefois éxisté.


Politique


Le président de la République, élu par le Parlement tous les 5 ans, nomme le ministre-président du gouvernement, qui choisit à son tour ses ministres et a le droit exclusif de les renvoyer. Chaque personne nommée pour un ministère passe devant un ou plusieurs comités parlementaires dans des auditions consultatives ouvertes, et doit être formellement approuvée par le Président.

L'Assemblée nationale de Hongrie (la Országgyűlés), unicamérale, comprend 386 membres. Elle exerce le pouvoir législatif en votant des lois d'initiative gouvernementale ou parlementaire. Un parti doit gagner au moins 5 % au niveau national pour former une faction parlementaire. Les élections parlementaires nationales ont lieu tous les 4 ans (les dernières ont eu lieu en avril 2006).

La Cour constitutionnelle (15 membres) juge de la constitutionnalité des lois.

Une coalition de gauche est au pouvoir depuis 2002. Cette coalition comprend le MSzP (Parti Socialiste Hongrois) et le SzDSz (Union des Démocrates Libres). Le MSzP, issu de l'ancien parti unique (Parti communiste), mène une politique libérale, pro-européenne. Le SzDSz est un parti libéral quant à sa doctrine économique et en ce qui concerne les questions de société; le SzDSz défend le droit des femmes, des homosexuels, des minorités ethniques, est plus tolérant quant à la consommation de drogues douces, etc... Le SzDSz est considéré comme le « Parti des intellectuels », et est issu de la dissidence des années 1970-80 ; c'est l'une des formations dites « historiques » qui a participé au changement de régime des années 1988-89.



 

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Relations avec l'Union européenne

  • Le 31 mars 1994 la Hongrie présente la question d'adhésion.
  • Le 31 mars 1998 la Hongrie ouvre la négociation en vue de l'adhésion qui se termine le 15 juin 2004.
  • La Hongrie entre dans l'Union européenne le 1er mai 2004.
  • Le 21 décembre 2007 la Hongrie intègre l'Espace Schengen.

 

Économie


La Hongrie a une dette de 60 milliards de $, soit 6000 $ par habitant.

Articles détaillés : Économie de la Hongrie et Liste d'entreprises hongroises.




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Démographie

 
Évolution de la démographie entre 1870 et 2003.


La population est en constante diminution depuis le début des années 1980. Il est estimé qu'elle comptera six à sept millions d'habitants vers 2050.

95 à 98 % de la population parle le hongrois, une langue finno-ougrienne complètement différente des langues des pays voisins. Il y a plusieurs minorités ethniques, comme les Roms (1,9 %[2]), les Allemands (2 %), les Slovaques (1 %), les Croates (0,8 %), les Roumains (0,3 %).

Plusieurs importantes minorités hongroises vivent à la frontière des pays voisins, en particulier en Slovaquie, en Roumanie (Transylvanie) et en Serbie (Voïvodine), ce qui cause des problèmes diplomatiques avec ces pays. Des revendications nationalistes les concernant sont le fait de la droite populiste hongroise (proposition d'accorder le statut de citoyen hongrois à près de 1,5 million de Magyars qui vivent à l'étranger, proposition rejetée lors du référendum de l'automne 2005).



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Culture

la Hongrie a pour langue officielle le hongrois qui fait partie de la famille des langues finno-ougriennes ( qui regroupe notamment le finnois et l'estonien)


La Hongrie est l'un des rares pays où les candidats à des diplômes scolaires peuvent passer une épreuve d'esperanto comme langue étrangère.




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Cuisine


La cuisine hongroise classique est, pour simplifier les choses, un mélange de cuisine française adaptée par l’intermédiaire de l’Autriche et de plats rustiques typiquement hongrois dont de nombreux proviennent d’Asie. Ce qui veut dire que tout le monde peut trouver un plat à son goût. En parlant de la cuisine hongroise, tout le monde pense immédiatement au goulasch qui est une soupe. La soupe de poisson, le poulet au paprika, le ragoût de viande sont aussi traditionnels. Les desserts les plus délicieux sont les « rétes » (gâteau, sorte de mille feuille), les crêpes Gundel, le « somlói galuska » (biscuit avec de la crème à la vanille et au chocolat) et la purée de marrons. Le vin de Tokay est de réputation mondiale. Louis XIV, le Roi-Soleil, l’a tellement aimé, qu’il l’a nommé « le vin des Rois, le roi des vins. » Les vins provenant de la région du Balaton, les vins corsés de Villany-Siklós et, les vins d’Eger, comme le Egri Bikavér sont aussi de renommée internationale.

 


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Culte

La religion la plus importante en Hongrie est le catholicisme (67,5 %), ainsi qu'une minorité importante calviniste (20 %). Les autres religions minoritaires comprennent les luthériens (5 %), les juifs (0,5 %), les orthodoxes. Une autre source parle de 16 % d'athées.
 

Armoiries

Les armoiries sont devenues officiellement celles de la Hongrie en 1990.

Ordre d'apparition des éléments :

  • La croix de Lorraine : symbole national hongrois,parce que Saint Étien a recu le titre de roi apostolique du pape Sylvestre II (la croix de Lorraine est appelée également la croix apostolique) parce qu'il a fait devenir chrétien son pays. on l'utilise depuis Charles-Robert Ier (Károly Róbert Ier) dont la dynastie(Anjou) s'assied sur le trône hongrois au XIVe siècle .
  • Les trois collines : Produit des rapports dynastiques avec Naples (Italie) au XIIIe siècle. Au début, la croix de Lorraine reposait sur trois pieds. Ensuite, ces trois pieds sont devenus des collines blanches et se sont encore transformées pour donner celles que nous avons aujourd'hui.
  • Les bandes rouges et blanches : fin XIIe, début XIIIe : elles sont les couleurs, disposées ainsi, de la bannière d'Árpád conquérant du territoire hongrois en 896.
  • La couronne sous la croix de Lorraine : Elle est là depuis 600 ans.

Note : La légende veut que la croix surmontant la couronne du roi de Hongrie soit penchée en raison du voyage mouvementé entre Rome et la Hongrie. Le pape Sylvestre II ayant fait envoyer ladite couronne par une escorte à cheval. Abîmée au cours de ce voyage, la couronne aurait été apportée ainsi au roi Étienne Ier (István Ier). Il pourrait s'agir aussi du fait que lorsque les Turcs ont envahi le pays elle aurait été enterrée pour être cachée mais déformée.



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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 22:28

Histoire de l'Espagne

Plus ancienne puissance coloniale européenne avec le Portugal, le pays s'est enrichi du XVe siècle au XVIIIe siècle, mais a décliné avec la perte de ses colonies tout au long du XIXe siècle.

L'Espagne est membre de l'Union européenne depuis 1986 et de l'OTAN depuis 1982.

 

Préhistoire

La péninsule ibérique abrite de nombreux sites préhistoriques de renommée mondiale. Les découvertes témoignent d'une occupation humaine dès le Paléolithique inférieur (sites d'Orce, Pinedo, Aridos, Torralba, Ambrona, Atapuerca). Au cours du Paléolithique supérieur, le Solutréen espagnol a laissé quelques traces dans la grotte du Parpalló. Le site magdalénien d'Altamira offre un exemple spectaculaire d'art pariétal datant d'environ 12 000 ans avant J.-C.

Des cultures néolithiques originales (Campaniforme, civilisation d'El Algar (région de Murcie) se développent en Espagne. La technique de la métallurgie et l'érection de monuments mégalithiques rattachent l'Espagne aux évolutions qui concernent le reste de l'Europe occidentale : les taulas des îles Baléares sont des pierres verticales surmontées d’une autre pierre horizontale.

 

Antiquité

Ibères, Celtibères, Phéniciens et Grecs 
  • Les Ibères sont les premiers habitants de la péninsule à laquelle on a attribué leur nom, dans les sources écrites. Leurs origines sont méconnues. La migration des Celtes et leur installation en Espagne provoque le métissage des populations et donne naissance, entre autres, aux celtibères.
  • Les Tartessiens sont mentionnés dans les œuvres du géographe grec Strabon ; héritiers de la civilisation andalouse des mégalithes sur la côte sud-ouest de la péninsule Ibérique, ils s'implantèrent sur le fleuve Tartessos (aujourd'hui le Guadalquivir).Au VIe siécle av. J.-C., Les habitants de Tartessos élaborèrent une langue et une écriture différentes de celles des peuples voisins, et connurent l’influence culturelle des Phéniciens et des Égyptiens.
  • L'expansion des Phéniciens en Méditerranée occidentale donne naissance à plusieurs comptoirs sur la côte : Malaca (Malaga), Gadir ou Gadès (Cadix), Ebusos (Ibiza), Nova Cartago (Carthagène), Onoba (Huelva), Toscanos, Trayamar, Abdera (Adra), Sexi (Almuñecar), etc.
  • Au VIIe siècle av. J.-C., les Grecs s'implantent à Tartessos. Les Phocéens de Marseille s'implantent à Emporion (Ampurias).
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La Dame d'Elche, statue ibérique antique

 

L'empire carthaginois

Après la Première Guerre punique (264-240 av. J.-C.), les Carthaginois étendent leur influence à partir de Carthagène dans le Sud de l'Hispanie, sous la conduite des Barcides (famille des Barca). Ils y exploitent des mines et redonnent à Carthage sa puissance économique et commerciale. Le prétexte du déclenchement de la deuxième guerre punique fut le siège de la cité de Sagonte en Hispanie, alliée de Rome. L'écrivain Tite-Live présente la prise de Sagonte comme une agression délibérée d'Hannibal Barca contre les intérêts romains. En 218 av. J.-C., Hannibal part de Tarragone et marche sur Rome par la Gaule avec 37 éléphants. En 209 av. J.-C., Carthagène est prise par les Romains. Les Carthaginois sont finalement écrasés à bataille de Zama en Afrique, en 202 av. J.-C. En Hispanie, la guérilla menée par les Celtibères entrave la romanisation complète et rapide de la région.En -133, Scipion Émilien prend et détruit Numance. Les habitants de l’oppidum préfèrent le suicide à la soumission à Rome. Des soulèvements partiels continuent en Hispanie pendant un siècle encore.

 

La domination romaine

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Témoignage de la romanisation de l'Hispanie, l'aqueduc romain de Ségovie fut érigé au IIe siècle. C'est l'un des monuments romains les plus imposants d'Espagne.


Rome est arrivée en Espagne au IIIe siècle avant J.-C., et a été chassée par les Wisigoths au IVe siècle après J.-C. L'empereur Auguste achève la conquête de l'Espagne au Ier siècle avant J.-C. en soumettant les populations du nord. La romanisation des Ibères commença vraiment, même si celle-ci fut sans doute moins importante que dans d'autres régions de l'Empire romain. Elle opéra dans les domaines du droit, de la langue, de l'urbanisation et de la construction de routes. La péninsule fut également divisée en deux provinces (Hispanie citérieure et Hispanie ultérieure, IIe siècle avant J.-C.), puis trois (sous Auguste). Au IVe siècle, le diocèse d'Hispanie comprend la Tarraconaise, la Gallécie, la Carthaginoise, la Lusitanie, la Bétique, les Baléares et la Maurétanie Tingitane.

L'histoire événementielle fut d'abord agitée par des révoltes et des guerres : en 77, Pompée fut envoyé en Hispanie pour lutter contre les derniers partisans de Marius et réussit à vaincre Sertorius en assassinant ce dernier. Lors du premier triumvirat avec Jules César et Crassus, il contrôle l'Hispanie. Pendant la guerre civile, Cesar a combattu les partisans de Pompée. Entre 26 et 19 après J.-C., Auguste puis Agrippa soumettent difficilement les montagnards Astures et les Cantabres.

L'aristocratie locale fut intégrée à l'ordre des sénateurs et des chevaliers. Deux "Espagnols" furent même empereurs au IIe siècle (Trajan et Hadrien) et au IVe siècle (Théodose Ier, Maxime). En 74, l'empereur Vespasien octroie le droit latin à toute l’Espagne, donnant ainsi la citoyenneté latine à tous les citadins libres. Les latifundia, c'est-à-dire les grands domaines agraires, se sont surimposés à la petite propriété ibère. Les techniques d'irrigation ont transformé l'agriculture traditionnelle. Les Romains créèrent de nouveaux centres urbains (Saragosse, Mérida, Valence).

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amphithéâtre romain de Tarragone, IIe siècle


Pendant la pax romana, l'économie ibérique se développa, en relation avec les autres régions du bassin méditerranéen : elle profita des exportations d'étain, d'huile d'olive, de vin et d'or. C'est aussi à cette époque que le christianisme progresse dans la population hispano-romaine. Les villes se développent partout, elles conservent encore de nos jours plusieurs bâtiments caractéristiques de la civilisation romaine : aqueduc de Ségovie, pont à Cordoue, remparts de Lugo, vestiges à Tolède, amphithéâtre de Tarragone ...

Au IIIe siècle, les incursions germaniques qui ravagent la Gaule épargnent l’Espagne, sauf en 258, quand le raid le plus avancé des Alamans atteint Tarragone. En 408 puis en 409, les deux usurpateurs Constantin III et Maxime étendent leur autorité sur l'Espagne.

Ainsi les Romains ont dominé Hispania pendant sept siècles, qui ont été, majoritairement, rythmés par la paix et la modernisation de la société espagnole.

 

L'époque médiévale

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Couronne de Recceswinth, roi des Wisigoths 653-672
 

Pendant le haut Moyen Âge, la péninsule ibérique a vu l'arrivée et l'installation de plusieurs peuples barbares venus d'Europe centrale et d'Asie. Dès 408, les Vandales, les Suèves et une partie des Alains passent en Espagne. En 411, celle-ci est partagée par tirage au sort : la Bétique (actuelle Andalousie) pour les Vandales Silings, la partie nord de la Galice pour les Vandales Hasdings, la partie sud de la Galice pour les Suèves (ils laissèrent des traces du royaume de Braga), la Lusitanie (actuel Portugal) et la Carthaginoise pour les Alains. Seule la Tarraconaise (Catalogne) reste un réduit romain, pour peu de temps. Les Vandales sont chassés par les Wisigoths et poursuivent leur route vers l'Afrique du Nord (429). Ils ne firent que traverser le pays et léguer leur nom à l'Andalousie.

 

Les Wisigoths

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Le royaume wisigoth à son apogée, vers 500. Il comprend l'essentiel de la péninsule ibérique, la Septimanie et le sud-ouest de la Gaule. En 507, les Wisigoths perdent l'Aquitaine au profit des Francs.


Les Wisigoths sont un peuple germanique, originaire de Scandinavie et qui s'installe dans les Balkans sous la pression des Huns au IVe siècle. Sous la direction d'Alaric Ier, ils saccagent Rome en 410 et conquièrent un vaste royaume. Ils dominent l'Hispanie jusqu'au début du VIIIe siècle et instaurent une civilisation brillante.

Lorsque la paix fut conclue par le fœdus de 418, l'empereur romain Honorius accorda aux Wisigoths des terres dans la région de l'actuelle Aquitaine, suivies d'autres en Espagne. Ils éliminèrent les Vandales qui durent se replier de l'autre côté du détroit de Gibraltar. Ils contrôlent alors l'un des plus grands royaumes barbares qui se prolongeait au-delà des Pyrénées, et dont la capitale est Toulouse. Chassés d'Aquitaine par les Francs de Clovis après la bataille de Vouillé en 507, ils se replièrent dans la péninsule avec pour capitale Tolède. Ils conservent la Septimanie jusqu'au début du VIIIe siècle. Ils finirent par absorber le royaume des Suèves à l'ouest (585). Cependant, en 554, l'empereur byzantin Justinien Ier met la main sur l'ancienne province de Bétique (l'actuelle Andalousie) en 554 et impose la suzeraineté byzantine au royaume des Wisigoths. L'influence byzantine s'efface avec les victoires du roi Léovigild à Cordoue et Malaga (664).

Trop peu nombreux pour occuper toute la péninsule, le peuple wisigoth est surtout établi au nord de la Meseta, entre le Tage et l'Èbre, s'implantant dans ces régions montagneuses et boisées au rude climat plutôt qu'en Andalousie et sur la côte Méditerranéenne. La domination wisigothe est donc surtout militaire. D'abord ariens, les wisigoths se convertissent ensuite au catholicisme lorsque le roi Récarède Ier l'impose comme religion officielle en 589.

Un des plus grands savants de cette époque est saint Isidore de Séville, mais il y a aussi d'autres ecclésiastiques de grande valeur tel son frère Léandre. Avant leur effondrement en 711, les wisigoths eurent le temps de développer un art original (voir l'article détaillé Art wisigoth).

 

 

Chrétiens contre Musulmans

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Château de Lorca


Un long conflit de près de 800 ans prend place en Espagne entre Musulmans et Chrétiens, de la conquête musulmane de l'Hispanie en 711 à l'année cruciale de la Reconquista chrétienne.

Après l'arrivée des armées islamiques, en 711, l'Espagne devient pour de nombreux siècles le théâtre de l'affrontement entre chrétiens et musulmans. Dans un premier temps, ceux-ci parviennent à occuper une majeure partie de la péninsule et lui apportent une civilisation brillante.

Mais peu de temps après, en 718, les souverains chrétiens, émanant de la résistance des Asturies, amorcent lentement la « Reconquista » à partir du royaume des Asturies, qui finira par l'élimination complète de l'Islam en terre ibérique, avec l'expulsion finale des Morisques en 1609. Aux cris de guerre de Santiago! et Muhammad!, les deux camps se sont régulièrement affrontés; ces combattants s'allient parfois dans le cadre de luttes internes à chacun des camps.

 

L'Espagne musulmane (711-1492)

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La nef de la Grande Mosquée de Cordoue. Un premier édifice fut construit en 785 ; il fut agrandi au Xe siècle


La conquête de l'Hispanie wisigothe par les musulmans s'inscrit dans l'expansion de l'Islam aux VIIe et VIIIe siècles.

L'Afrique du nord à peine conquise, le gouverneur Mûsâ eut l'idée de détourner vers l'extérieur les guerriers berbères en qui il n'avait pas confiance. En 711, le maure Tariq ibn Ziyad, dirige une expédition de 7 000 Berbères qui doit prendre l'Espagne, alors en proie aux divisions et à une crise économique. La défaite puis l'installation des musulmans fut rapide : la ville de Saragosse tombe (714), Tarragone est détruite et Barcelone occupée (716-719). Des expéditions militaires sont menées au-delà des Pyrénées, vers la Septimanie Wisigothe, puis dans la Gaule franque. La bataille de Poitiers remportée par le franc Charles Martel, marque un coup d'arrêt à la conquête arabe en Occident. En Espagne, une révolte berbère est matée par le kaisite Baldju. Les gouverneurs, bien que peu puissants et souvent remplacés, sont de plus en plus indépendants du Califat. Le renversement des Omeyyades par les Abbassides a pour conséquence l'émancipation de l'Espagne : Abd al-Rahma¯n, petit-fils du dernier calife omeyyade, se réfugie en Afrique du Nord, puis s'empare de Cordoue en 756, où il se proclame émir. Il doit lutter contre les Berbères et divers chefs arabes. Deux d'entre eux, provoquent même l'intervention de Charlemagne (778). Ce dernier crée une Marche d'Espagne qui regroupe la Navarre et la Catalogne.


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L'Espagne au XIe siècle : alors que le nord est aux mains des chrétiens (royaume de Sanche III en rouge), le sud musulman est divisé en taïfa, petits royaumes musulmans


Au XIe siècle, le califat de Cordoue se morcèle en petits royaumes : l'époque des taïfas (1031-1094) est troublée par des guerres. Cette division facilite la reconquête chrétienne venue du nord. Les rois chrétiens enhardis obtiennent que certaines Taïfas leur livrent un tribut après avoir connu la défaite.


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L'Alhambra de Grenade, un des symboles de la civilisation hispano-musulmane.
Vue du patio des lions.


L'Espagne est ensuite envahie par les dynasties berbères des Almoravides (1086-1147) et des Almohades (1147-1212), qui supplantent les précédents. Après 1212, seul le sud de la péninsule est toujours sous contrôle musulman. En 1248, les chrétiens reprennent Séville. Seul le royaume de Grenade résiste jusqu'en 1492. À cette date, l'Espagne est redevenue totalement chrétienne sur le plan politique.

Les apports des musulmans ont notablement enrichi la culture espagnole. La civilisation hispano-musulmane a participé à l'âge d'or de l'islam. 5000 à 6000 des mots espagnols sont d'origine arabe. De nouvelles cultures et techniques agricoles, venues d'Afrique ou d'Orient, sont introduites. Les grandes villes d'al-Andalous sont des centres d'un artisanat raffiné (travail du cuir à Cordoue). Elles sont également des marchés importants et des foyers d'études. Les califes construisent des bibliothèques et favorisent l'épanouissement de la culture : le futur Pape Sylvestre II vient étudier la science des sages arabes compulsée à Barcelone.

De même des études scientifiques récentes ont démontré l'apport des ces populations berbères sur le plan génétique, l'haplotype V caractéristique des populations berbères se retrouvant très fortement en Espagne (>40% en Andalousie).

 

La Reconquista (718-1492)

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Cartes historiques de la péninsule ibérique illustrant les étapes de la Reconquista


La Reconquista (reconquête en castillan) est une période cruciale de l'histoire espagnole, notamment par sa durée (718-1492). Elle commence dans la division : différents États chrétiens se créent dans le nord face à l'Émirat de Cordoue (Asturies, puis León,Castille, Navarre, Aragon, comtés catalans). Au XIe siècle, le royaume de Castille semble prendre une part prépondérante dans la Reconquête : Alphonse VI de Castille prend Tolède en 1085. En 1096, Le Cid s'empare de Valence. En 1212, c'est l'union des chrétiens, soutenus par une nouvelle croisade, qui défait les musulmans à la bataille de Las Navas de Tolosa. En 1492, le royaume musulman de Grenade est vaincu. Peu après sont promulguées les lois sur la pureté du sang. La foi catholique est imposée à l'ensemble du royaume, les rois catholiques prononcent l'expulsion des juifs non convertis d'Espagne vers l'Empire ottoman qui avait accepté de leur donner refuge, provoquant la deuxième diaspora. Les musulmans non convertis seront expulsés dix ans plus tard, en 1502. Ne restent alors en Espagne que de nouveaux convertis appelés les Morisques. Ceux-ci seront définitivement expulsés en 1609.

 

Construction d'un état centralisé et d'un empire colonial

  • Datation : XVe / XVIIe siècles
  • Cette partie amorce l'Histoire moderne de l'Espagne.
 

Vers l'unité politique

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Réplique de la Santa Maria, l'un des navires du premier voyage transatlantique de Christophe Colomb


Au XIe siècle, la péninsule ibérique est divisée en plusieurs petits royaumes chrétiens ou musulmans. Un processus d'unification s'est amorcé aux siècles suivants et a accompagné la Reconquista vers le sud. En 1137, l'Aragon et la Catalogne s'unissent. En 1230, c'est le tour de la Castille et du León. L'Aragon mène une politique extérieure dynamique en prenant possession du sud de l'Italie : en 1282, les émeutes appelées Vêpres Siciliennes, provoquèrent la conquête de la Sicile par Pierre III d'Aragon. La Sardaigne passe sous domination de l'Aragon en 1325. En 1442, Alphonse V d'Aragon conquiert le « royaume de Naples » et donne naissance au royaume des Deux-Siciles.

Le mariage d'Isabelle de Castille et de Ferdinand II d'Aragon en 1469 est une date charnière pour l'union entre les couronnes de Castille et d'Aragon. Qualifiés de "rois catholiques" par le pape, le couple royal gouverne ensemble les deux couronnes, met en place l'Inquisition espagnole (1478-1480), chasse les Juifs et les Maures d'Espagne et réduit l'influence des grands féodaux. Ils achèvent également la Reconquista (voir plus haut) en conquérant le Royaume de Grenade en 1492.

Les rois catholiques soutiennent également le projet de Christophe Colomb de traverser l'océan Atlantique pour trouver une route occidentale vers les Indes. La découverte de l'Amérique est suivie de sa colonisation. L’Espagne est l’instigateur du commerce triangulaire, il y avait en effet des esclaves noirs dans les caravelles, dès le deuxième voyage de Colomb en 1492.

En 1493, le pape Alexandre VI promulgue la bulle Inter Caetera qui partage les terres du Nouveau Monde entre l'Espagne et le Portugal. La limite est fixée 100 lieues à l'ouest du Cap-Vert, les terres situées à l'Est de cette ligne (Afrique comprise) étant attribuées au Portugal, les autres à l'Espagne. Cette limite est modifiée le 7 juin 1494, lorsque l'Espagne et le Portugal signent le traité de Tordesillas, approuvé par Alexandre VI, par lequel ces deux puissances déplacent la ligne de partage à 370 lieues à l'ouest du Cap-Vert.

En 1497, les Espagnols prennent Melilla sur la côte nord Africaine. Ce sera le début d'une série d'implantations de présides, parmi lesquelles figure également la prise d'Oran en 1509. En 1515, le royaume de Navarre vient s'ajouter aux possessions de la couronne.

A la mort de Ferdinand d'Aragon, en 1516, son petit-fils, Charles Quint, devient le premier vrai roi d'Espagne.

 

L'Espagne, puissance européenne et mondiale

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Charles Quint (1500-1558) : roi de Castille (1516) puis empereur (1519). Son règne voit la conquête des empires aztèque et inca
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L'Invincible Armada espagnole, coulée par la flotte anglaise.


Le XVIe siècle voit la puissance espagnole atteindre son apogée avec la réunion sous l'autorité de Charles Quint et de son fils Philippe II d'un nombre extraordinaire de possessions rassemblées par la politique matrimoniale des Habsbourg, les exploits des conquistadors et leurs propres faits d'armes, Charles Quint est l'empereur sur des territoires sur lesquels le soleil ne se couche jamais :

  • en Espagne: les couronnes de Castille et d'Aragon;
  • en Europe centrale : Autriche, Hongrie, Bohême, Moravie, Silésie, Lusace, Tyrol, Carinthie, Styrie, Carniole, jusqu'en 1558 ;
  • Artois, Franche-Comté et Charolais ;
  • Pays-Bas bourguignons puis Pays-Bas espagnols ; indépendance des Pays-Bas du nord en 1580 (naissance des Provinces-Unies)
  • Duché de Milan (1559-1714) et Royaume de Naples (1282-1442-1860)
  • Amérique espagnole : Nouvelle-Espagne (Mexique, 1525-1821) ; Pérou (conquis entre 1525 et 1548)
  • Philippe II y ajoute le Portugal (1580-1640) et ses colonies.
  • Philippines (1565-1898)

Au XVIe siècle, les couronnes d'Aragon et de Castille restent séparées, même si elles sont placées sous l'autorité du même souverain. En 1500, la couronne d'Aragon, qui comprend les royaumes d'Aragon et de Valence, la principauté de Catalogne et les Baléares, compte un peu moins d'un million d'habitants. La couronne de Castille, qui regroupe le reste de l'Espagne continentale, abrite, elle, environ quatre millions d'habitants. Il faudra attendre la Guerre de succession d'Espagne, au XVIIIe siècle pour que ces différentes entités soient fondues au sein du Royaume d'Espagne.

Les Habsbourg fixent leur capitale à Valladolid dès l'arrivée de Charles Quint en Espagne, en 1517. Elle le restera jusqu'en 1561, date à laquelle Philippe II fixe la capitale à Madrid.

Cette puissance alerte en particulier la France, cernée par les terres des Habsbourg. L'or et l'argent de l'Amérique affluent en Espagne et permettent à Philippe II de poursuivre la politique d'hégémonie. Mais cette puissance est fragile, comme en témoigne la défaite de l'Invincible Armada (1588). La diversité des territoires réunis sous un même sceptre ne correspond à aucun sentiment national commun. La cohésion est forcée par une puissance militaire sans égale en Europe, mais qui absorbe une partie trop importante des ressources financières et humaines.

Au sein du pays, les Habsbourg ont tenté d'affermir l'absolutisme mais se sont heurtés à diverses résistances et révoltes écrasées dans le sang.

 

Le Siècle d'or espagnol 

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Les possessions de Charles Quint, vers 1547. Les territoires sous le contrôle du Habsbourg sont en vert
 

L'Espagne du siècle d'or (vers 1550 / vers 1660) est le bastion du catholicisme contre la Réforme et les mahométans (victoire navale de Lépante). Saint François Xavier part évangéliser l'Extrême-Orient dans la première moitié du XVIe siècle et participe à la fondation de la Compagnie de Jésus en 1534, aux côtés de saint Ignace de Loyola. Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) réforme et fonde de nombreux couvents et s'impose comme un maître de la spiritualité chrétienne. Saint Jean de la Croix (1542-1591) est un autre grand mystique espagnol qui réforme la branche masculine de l'Ordre du Carmel. Dans le domaine des arts, les peintres espagnols, comme Diego Vélasquez ou Le Greco, se distinguent et rayonnent sur le continent européen.

Gaspar de Guzmán, comte d'Olivares (1587-1645), favori et premier ministre de Philippe IV entreprend d'importantes réformes comme la lutte contre la corruption et l'inflation, la centralisation de l'administration et le soutien au mercantilisme. Malgré tout, il ne peut empêcher le pays de décliner et ne peut éviter la banqueroute de 1627. Il appuie la Maison d'Autriche en butte aux conflits de la guerre de Trente Ans, qui déborde sur le soulèvement des Pays-Bas espagnols, et s'oppose à la politique de la France dirigée par Richelieu. En 1640, le Portugal se détache de l'Espagne après la révolte de Lisbonne. Les Espagnols perdent la bataille de Rocroi, en 1643, et doivent céder le comté de Roussillon et le comté d'Artois. La régence puis le règne du « roi débile », Charles II, précipite la fin du siècle d'or. Sa mort sans héritier, en 1700, ouvre la Guerre de Succession d'Espagne (1701-1713) entre les dynasties française et autrichienne. Les traités d'Utrecht (1713) amputent la puissance espagnole de plusieurs territoires en Italie et aux Pays-Bas ; Gibraltar et Ménorque deviennent des bases navales de la Grande-Bretagne. Le petit-fils de Louis XIV, l'héritier de la Maison de Bourbon, devient roi d'Espagne sous le nom de Philippe V d'Espagne. L'Espagne n'est plus une puissance majeure du continent et ses liens dynastiques avec l'Autriche sont rompus.

 

La décadence 

 

Le Siècle des Lumières 

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L'Inquisition espagnole, par Francisco Goya. Elle ne fut définitivement abolie qu'en 1834.
 

Au XVIIIe siècle, l'Espagne perd de son influence tant en Europe qu'outre-mer. Les principales causes de ce déclin sont une crise économique qui touche en particulier les colonies espagnoles, le relatif isolement de l'Espagne et la rivalité avec la Grande-Bretagne.

La tentative de Philippe V de reprendre une partie de l'Italie déclenche la guerre de 1718-1720, qui voit la défaite de l'Espagne qui, dès lors, réduit ses ambitions. Les Bourbons, en particulier Charles III d'Espagne souhaitent régner en despotes éclairés : l'Inquisition est supprimée, les Jésuites sont expulsés en 1767, les écoles sont sécularisées mais une éducation raciste (Noirs,Indiens) y règne. La philosophie des Lumières ne touche qu'une petite partie des élites espagnoles. Un décret de 1773 incite les nobles à s'investir dans les activités productives plutôt que dans les dépenses somptuaires. Selon l'entente tacite du pacte de Famille, l'Espagne est solidaire de la France au moment de la guerre de Sept Ans. Le traité de Paris du 10 février 1763 met fin à ce conflit à la suite duquel l'Espagne perd la Floride mais récupère la Louisiane française. En 1776, l'Espagne s'engage aux côtés de la France et des insurgés américains dans la guerre d'indépendance des États-Unis. Cette participation lui permet de reprendre d'importants territoires en Amérique du Nord et notamment la Floride.

 

L'époque révolutionnaire et Napoléon

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Francisco Goya, Dos de Mayo. Le 2 mai 1808, la population madrilène se soulève contre l'occupation française.
 

Le roi Charles III redresse ainsi quelque peu le pays, mais Charles IV, son fils, est un personnage effacé, complaisant et sous l'influence de sa femme. La Révolution française suscite une hostilité quasi-générale parmi la population et, aprés l´éxécution de Louis XVI, le pays déclare la guerre à la France. Cependant, ce conflit tourne à l'avantage des Français et l'Espagne signe en 1795 le Traité de Bâle, par lequel elle abandonne la partie orientale de l'île de Saint Domingue à la France.Pour améliorer les relations avec la France, Charles IV nomme Godoy premier ministre.

Charles IV est renversé en 1808 par son propre fils Ferdinand VII. Charles IV en appelle alors à la France mais Napoléon, plutôt que de favoriser le père ou le fils, préfère faire de l'Espagne un royaume vassal qu'il confie à son frère Joseph Bonaparte. Les classes supérieures acceptent le nouveau monarque (ce seront les afrancesados) tandis que les classes populaires, surtout rurales se soulèvent le 2 mai 1808 et forment des milices pour combattre. C'est ce que les Français appellent la guerre d'Espagne et les Espagnols la Guerra de Independencia. Profitant des troubles en Europe, l'Amérique latine s'agite à partir de 1809. Le 18 mars 1812 est rédigée une constitution pour l'Espagne qui sera abolie à la restauration. En 1813, harcelées par la guérilla et perdant plusieurs batailles contre les Britanniques dirigés par Wellington, les troupes françaises sont obligées de se retirer et Joseph Bonaparte abandonne le trône. Ferdinand VII est restauré en 1814.

Francisco de Goya peindra de nombreux tableaux représentant cette période. Il est notamment célèbre pour ses exécutions très réalistes.

 

Une période de forte instabilité...

  • Cependant, Ferdinand VII se révèle très vite un souverain autoritaire. Confronté à de violentes révoltes, il est contraint en 1822 de proclamer une Constitution qu'il ne respecte pas. Il rétablit l'Inquisition et persécute les libéraux. Le général Rafael del Riego, avec la complicité d'autres officiers, organisa une mutinerie le 1er janvier 1820 et exigea le rétablissement de la constitution de 1812. Les troupes de Riego marchèrent sur les principales villes d'Andalousie, dans l'espoir de provoquer une insurrection anti-royaliste, mais la population locale manifesta une certaine indifférence. En revanche une révolte éclata en Galice et se propagea rapidement à travers l'Espagne. Le 7 mars 1820, le palais royal de Madrid fut encerclé par les soldats du général Ballesteros, et dès le 10 mars, le roi accepta de rétablir la constitution. Ce dernier fit alors appel à la France qui intervient en 1823 par l'Expédition d'Espagne. Ferdinand VII retrouva tous ses pouvoirs et inaugura une période de terreur blanche qui dura dix ans.

Entre 1818 et 1830, toutes les colonies espagnoles d'Amérique latine obtiennent leur indépendance (sauf Porto Rico et Cuba et les Philippines). L'Espagne se tourne alors vers le Maroc en 1906, mais se heurte à la résistance d'Abd el-Krim dans les années 1920.

La mort de Ferdinand VII entraîne un crise dynastique (1833-1840) qui débouche sur une guerre civile entre les partisans d'Isabelle II d'Espagne et les Carlistes partisans de Don Carlos et de l'absolutisme. Ces derniers sont finalement vaincus. Le règne personnel d’Isabelle II (1843-1868) a été assez impopulaire et agité. La reine ne semble pas avoir porté un grand intérêt à la politique. Assez rapidement, la réalité du pouvoir appartient à l'armée et ce sont des généraux qui contrôlent le pays. En 1868, le général Joan Prim lance une révolution et force la reine Isabelle, le 30 septembre, à s'exiler en France. Elle n'abdique cependant qu'en 1870. Le duc Amédée de Savoie est choisi pour lui succéder mais il abdique dès 1873. Devant la situation inextricable, la République est proclamée le 11 février 1873. L'industrialisation du pays reste timide, l'économie est à l'image du pays, dépossédé de ses colonies, marqués par les guerres napoléoniennes et les guerres civiles. Le pays reste donc en marge de l'Europe tandis que Français, Britanniques et Allemands développent des industries puissantes. La première ligne de chemin de fer est construite en 1848.

  • Toutefois, dès 1874, les Bourbons sont restaurés en la personne d'Alphonse XII, fils d'Isabelle II, et une monarchie constitutionnelle (1876) stable s'installe. Mais la crise agraire, le retard industriel, les revendications autonomistes de la Catalogne, les grèves et l'anarchisme secouent le pays. Pendant la minorité d' Alphonse XIII, l'Espagne se lance dans la guerre hispano-américaine contre les États-Unis et perd Cuba, Porto Rico et les Philippines en 1898.

Neutre pendant la Première Guerre mondiale, l'Espagne est vivement touchée par la grippe espagnole. Le gouvernement doit faire face à une grève générale en 1917. Le général Miguel Primo de Rivera s'impose comme premier ministre après le coup d'état du 13 septembre 1923. Il prend des mesure radicales qui instituent une dictature. Il engage aussi une série de grands travaux pour moderniser le pays. Mais son autoritarisme, la crise économique de 1929 et la persistance du problème agraire ont raison de lui : il s'exile en 1930, suivi du roi en 1931. La Seconde République espagnole est proclamée.

 

Histoire contemporaine 

Seconde République et Guerre civile

La Seconde République repose sur une nouvelle constitution libérale qui instaure le suffrage universel. Elle prend des mesures en faveur des paysans (loi agraire du 15 septembre 1932), des femmes (droit de vote, divorce autorisé) et de l'autonomie catalane et basque. Les titres de noblesse sont abolis et le pouvoir du clergé et de l'armée se trouve diminué. Manuel Azaña est président du conseil de 1931 à 1933 et devient « leader » du Front populaire (Frente popular) en 1936. D’abord chef du gouvernement, il est élu président de la République en mai et assiste, impuissant, au « printemps tragique ». En proie à une grave crise politique ponctuée de grèves, d’enlèvements, d’assassinats d'opposants comme le dirigeant monarchiste José Calvo Sotelo, le pays se délite sous ses yeux. En juillet 1936, les généraux José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange espagnole, Émilio Mola et Francisco Franco organisent un soulèvement militaire nationaliste et le putsch qui rallient plusieurs régions d'Espagne et marquent le début de la guerre civile. Dolores Ibárruri, plus connue sous le nom de La Pasonaria, se dresse pour défendre la république avec le célèbre slogan ¡No pasarán! (« Ils ne passeront pas »), lancé du balcon du ministère de l'Intérieur au moment de l'offensive franquiste contre Madrid.

Le camp républicain incarne, au début du conflit, le gouvernement légal de la Seconde République, appuyé par des militants représentant diverses tendances progressistes et surnommés les rojos (rouges). Le camp nationaliste est constitué de rebelles appelés nacionalistas ( « nationalistes » ) ou facciosos ( « factieux » ). Cette guerre prend aussi la forme, dans certains territoires contrôlés par les rojos, d'une révolution sociale qui crée des conditions de collectivisation des terres et des usines, et qui permet l'expérience de nouvelles relations sociales et politiques dans ces zones. Le Parti ouvrier d'unification marxiste et la Confédération nationale du travail, syndicat anarchosyndicaliste créé en 1910, vont avoir énormémént d'importance. Lors de la tentative de la prise de Barcelone par les troupes franquistes, le groupe anarchiste nosotros (Garcia Oliver, Durrutti, Ascaso...) va sauver la ville des franquistes. Cela va leur valoir peu de temps après d'être appelé au bureau du président de la generalitat de Catalogne, Lluís Companys qui leur donne la gestion de la ville. Companys reste au gouvernement mais n'a aucun impact sur les décisions sociales qui sont du ressort du comité des milices antifascistes. La Catalogne voit fleurir un élan autogestionnaire et collectiviste qui touche aussi, dans une moindre mesure, les Asturies, l'Andalousie et Valence.

La guerre se déroule de juillet 1936 à avril 1939 et s'achève par la défaite des républicains et l'établissement de la dictature de Francisco Franco. Au cours de cette guerre civile, les futurs belligérants européens de la Seconde Guerre mondiale commencent à s'affronter indirectement : le Troisième Reich de Hitler et l'Italie de Mussolini apportent leur soutien à Franco, en particulier lors de l'épisode tragique de Guernica. L'Union soviétique vend des armes aux républicains, tout en cherchant la prise de pouvoir communiste au sein de la république. La France et le Royaume-Uni ne participent pas directement, mais ils laissent les Brigades Internationales s'engager aux côtés des républicains.

 

L'Espagne franquiste 1939-1975

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Armoiries franquistes


Le franquisme désigne le gouvernement autoritaire et réactionnaire de l'Espagne sous la dictature du caudillo, Francisco Franco. Entre 1939 et 1944, le régime est répressif envers les anciens Républicains emprisonnés (500 000 détenus en 1940) et les opposants. Franco achève la contrerévolution débutée en 1936. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Franco passe de la neutralité à la non-belligérance en 1940, pour revenir à la neutralité en 1944. La phalange contrôle la police politique, l’éducation nationale, la presse, la radio, la propagande et toute la vie économique et syndicale. Après la guerre, la Phalange est peu à peu écartée du pouvoir au profit de l’Église catholique.

La guerre froide permet à Franco de se rapprocher du camp occidental, sans toutefois bénéficier du plan Marshall. Le régime reçoit cependant des aides américaines durant la période. En 1955, l’Espagne entre aux Nations unies. Dans les années 1960, Franco cherche à industrialiser et à ouvrir son pays en promouvant le tourisme. Au moment du tournant libéral des années 1960, le régime a abandonné sa structure et son idéologie fascisante pour une conception du pouvoir et de l'économie de type autoritaire et conservatrice, très réactionnaire au niveau des mœurs et de la religion. Franco reconnaît le catholicisme comme religion d’État, rétablit le budget du culte, établit des aumôneries dans les écoles, les syndicats, l’armée. Depuis avril 1937, la Phalange espagnole est le parti unique. L’armée est également un des appuis du caudillo, avec les grands propriétaires terriens, la haute bourgeoisie industrielle et financière, les classes moyennes.

Les grèves, les manifestations d’étudiants et les attentats d’autonomistes basques, comme celui qui coute la vie au premier ministre, Luis Carrero Blanco, vont en augmentant à la fin des années 1960. L’Église catholique cesse d’être un appui pour le régime et se range dans l’opposition à partir de 1970. Le pouvoir de Franco diminue alors. Il cède, en juillet-septembre 1974, les fonctions de chef de l’État à Juan Carlos qui est couronné roi d’Espagne conformément à la volonté de son prédécesseur.

 

La Transition démocratique

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Variation de la population espagnole entre 1981 et 2005
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Densité de populations en Espagne par provinces et îles (2005)

 

 

L'Espagne européenne

  • 1er janvier 1986, l'Espagne a intégré la communauté économique européenne.
  • 2004 : Les électeurs espagnols approuvent par référendum le Traité constitutionnel européen.
Attentats terroristes
  • 5 juin 1993 : deux attentats tuent sept personnes à Madrid. Ils sont attribués à l'ETA.
  • 19 avril 1995 : José Maria Aznar échappe à un attentat de l'ETA.
  • Attentats à Madrid du 11 mars 2004
  • 9 février 2005 : un attentat de l'ETA fait 15 blessés. Les autorités ont été prévenues quelques minutes avant l'explosion par un coup de téléphone anonyme.

 

L´immigration

A partir de 2001 l´Espagne est touchée par une vague d´immigration d'origine africaine. Les immigrés arrívent par bateaux ou par voie terrestre d´Afrique du nord ou d´Afrique subsaharienne au péril de leur vie. Les autorités espagnoles ont placé des clôtures barbelées et des patrouilles militaires en place le long de la frontières avec le Maroc pour dissuader les immigrés de s'introduire dans les enclaves de Ceuta et Melilla. Ce mur a fait l'objet d'une attaque massive de nuit, par endroits simultanés, en septembre 2005. Depuis, les Baléares sont devenus également un lieu de tentative pour entrer dans l'Union. La marine espagnole et la Croix Rouge ont fort à faire avec les immigrés naufragés et ont demandé l´aide de l´Union européenne.

 

Source Wikipédia

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 16:38

 

 

À l’occasion du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le Musée d’Histoire Contemporaine présente à Paris l'exposition « Berlin : l'effacement des traces, 1989-2009 ». Visite en photos !

Vingt ans, cela se fête. Mais comment célébrer 20 ans d’absence, quand les traces du mur traversant une ville, et symbolisant deux visions du monde, s’évanouissent ? En mettant en scène et en lumière cet effacement des traces de la RDA (République démocratique allemende) dans la ville de Berlin. Chute du mur, évaporation d’une dictature mais aussi d’une expérience sociale, voire d’une culture, sont au cœur de cette exposition anniversaire.

 

Trois formes d’effacement

 

Si un certain Berlin s’évanouit, c’est d’abord  par la destruction : rues débaptisées, statues déboulonnées, bâtiments publics détruits. L’effacement du passé s’effectue aussi par le détournement, la réécriture de l’histoire, comme nous l’apprend l’exposition : c’est ainsi  qu’un monument, qui était consacré par la RDA « aux victimes du fascisme et du militarisme », devient un monument dédié « aux victimes de la guerre », notion plus neutre et générale. Enfin, une modalité d'effacement advient également par le biais d'une muséification et la surexposition de quelques « vestiges » soigneusement choisis. La RDA est alors transformée en objet idéologique à l’image mémorielle contrôlée, suscitant films, gadgets,…

 

Des traces encore là

 

Les artistes donnent leur point de vue sur cet effacement en s'appuyant sur des traces plus ou moins fugaces qui résistent. Tels les « Ampelmännchen », ces petits bonshommes des feux de signalisation, personnages symboliques de la RDA. Les photographies de Jean-Claude Mouton, prises pendant vingt ans, mesurent l’œuvre de destruction et de transformation simultanée de Berlin, tandis que celles de Bernard Plossu montrent la ville hypermoderne qui a remplacé le terrain vague de la Potsdamer Platz. Le documentaire de Dominique Treilhou donne à voir et à entendre la destruction méthodique et coûteuse (31 millions d’euros) du Palast der Republik. Au total, une douzaine d’artistes sont à découvrir.

 

Scénographie

 

La visite commence par un sas d’immersion qui joue le rôle d’espace de transition entre deux époques. Le visiteur peut ensuite déambuler, invité à la découverte de photographies, ou du dispositif de « psycho-mapping » de Jan Svenungsson, sorte de reconstitution de la dissolution du mur. Un autre espace présente une installation : un mur qui avance, bouge, grâce à des projections d’images, pour mieux nous faire douter de sa réalité. Un cabinet de curiosités entasse par ailleurs les « trésors » de l’époque révolue. Et toujours, l’éclairage joue un rôle majeur : révéler ou masquer. Comme dans un songe, un souvenir. 20 ans déjà…

Relaxnews

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


source Orange actualités

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 21:21



Nicolas Poussin

Autoportrait, 1650

(Musée du Louvre, Paris)

Nicolas Poussin, né au hameau de Villers, près des Andelys, le 15 juin 1594 non loin de Rouen, mais par son esprit et sa sensibilité romain d'adoption (mort à Rome le 19 novembre 1665), est un peintre français, représentant majeur du classicisme pictural.

Sa vie

Poussin quitte à 18 ans la demeure familiale suite à la désapprobation de ses parents quant à son choix d'une carrière de peintre. Poussin se rend à Paris sans ressource, trouve un protecteur dans un gentilhomme de Poitiers, entre dans l'atelier de Ferdinand Elle de Malines, puis de Georges Lallemant, de Lorraine, mais n'y reste pas longtemps ; ayant rencontré des dessins originaux de Raphaël et de Jules Romain, il les étudie avec ardeur : c'est là réellement sa première école.

Il parcourt à pied le Poitou, revient à Paris, tombe malade d'épuisement et de fatigue, avant d'aller se rétablir aux Andelys, puis de revenir dans la capitale avec le dessein de partir pour Rome, en vue de s'y perfectionner. Il tente vainement deux fois ce voyage : la première fois il parvient à Florence, mais est contraint de s'arrêter ; la seconde, à Lyon.

C'est à son retour de Florence, et logeant à Paris, qu'il fait la connaissance de Philippe de Champaigne, avec lequel il participe en particulier à la décoration du Palais du Luxembourg. Il effectue différents et brefs séjours dans les ateliers d'autres peintres ; il ne suit pas de cours académique et à ce titre il est considéré comme un artiste autodidacte. Il gagne sa vie avec quelques commandes.

Concourant en 1623 pour une suite de six tableaux racontant la Vie de saint Ignace de Loyola commandés par les jésuites, il remporte le prix et attire ainsi l'attention du cavalier Marin, poète à la cour des Médicis qui lui procure des entrées auprès des riches familles romaines et l'occupe aux dessins tirés de son poème d'Adonis.

Il entreprend une troisième fois le voyage de Rome où il arrive en 1624 et étudie les antiques avec le sculpteur flamand Duquesnoy, auquel l'infortune l'avait attaché ; Poussin venge, par ses éloges publics et savants, le Dominiquin de l'oubli où on le laissait, sans toutefois heurter son rival, le Guide, dont il se plaisait à louer les qualités.

Vers cette époque et probablement à l'instigation de quelques Italiens jaloux, Nicolas Poussin est attaqué par des soldats près de Monte-Cavallo et reçoit une blessure à la main, qui heureusement n'a pas de suites fâcheuses. Devenu malade, il n'a qu'à se louer des soins plus qu'hospitaliers de la part de la famille de Jacques Dughet, son compatriote, pâtissier de son état, chez lequel il recouvre la santé. Il épouse, en 1629, une des filles de son hôte, Anne-Marie, n'ayant pas d'enfants mais adoptant un jeune frère de sa femme qui héritera de son nom et de son talent pour le paysage (Gaspard Dughet, dit Poussin).

II est ensuite chargé de quelques travaux par le cardinal Barberini, neveu du pape Urbain VIII, et trouve un protecteur affectueux et constant dans le chevalier Pozzo, de Turin ; il reçoit des commandes pour Naples, l'Espagne et la France, est lié avec Jacques Stella, à Rome. Plusieurs invitations pour se rendre en France lui sont faites, et il ne les accepte que lorsque son ami le plus dévoué, Paul Fréart de Chantelou, vient le prendre en 1640. Les plus grands honneurs l'attendent dans sa patrie : Louis XIII et Richelieu lui demandent de superviser les travaux du Louvre ; il est nommé premier peintre du roi et directeur général des embellissements des maisons royales.

La jalousie de Vouet et les petites persécutions des amis de cet artiste font éprouver à Nicolas Poussin le besoin de revoir sa famille ; il demande un congé et repart pour Rome en 1642, avec Gaspard Dughet et Lemaire, en promettant de revenir. La mort de Richelieu et celle de Louis XIII lui font considérer ses engagements comme rompus : il ne revient plus en France, ne cessant pas toutefois de travailler pour elle, et donnant par ses conseils une nouvelle impulsion à son école, ce qui le fera considérer comme le rénovateur de la peinture sous Louis XIV.

Son œuvre



Le jugement de Salomon (dessin sur papier) (1648-1649)



L'Inspiration du Poète, Paris, Louvre

La richesse de ses compositions et la beauté de ses expressions l’ont fait surnommer Le peintre des gens d'esprit. Il recherchait le bon goût de l'antique en y associant quelquefois ou en y ramenant les formes de la nature et celles de l'art ; Nicolas Poussin s'attacha principalement aux beautés expressives, comme peignant par un trait vif et précis le langage de la pensée et du sentiment : aussi recherchait-il dans l'antique ce beau idéal ou intellectuel, en même temps que moral, qui lui faisait choisir les sujets historiques les plus propres aux développements nobles et expressifs de la composition et du style.Dans ses excursions au sein de Rome, dans ses nombreuses promenades solitaires, il méditait partout, observait et notait sur ses tablettes tout ce qui frappait sa vue et son imagination, afin de donner à l'antique, son modèle, la diversité, la vie et le mouvement qui lui manquaient. Il s'instruisait des théories de la perspective dans Matteo Zaccolini, de l'architecture dans Vitruve et Palladio, de la peinture dans Alberti et Léonard de Vinci ; il apprenait l'anatomie non seulement dans Vésale, mais dans les dissections de Nicolas Larche ; le modèle vivant dans l'atelier du Dominiquin, l'élégance des formes dans celui d'André Secchi, enfin les plus beaux faits de poésie et d'histoire dans Homère et Plutarque et surtout dans la Bible. Grande science pour les usages et les costumes des Anciens. Il répéta souvent le même sujet en le multipliant par une disposition nouvelle. Nicolas Poussin reçut à Rome une des plus grandes faveurs que l'on accordât aux artistes étrangers : ce fut d'être employé à peindre un tableau représentant le Martyre de saint Érasme, pour être copié en mosaïque, à la basilique de Saint-Pierre de Rome.Dans la seconde période de sa vie, Poussin exécuta rarement des tableaux de grande dimension : d'une conception vive, d'un esprit précis, ses toiles même les plus petites renferment un poème entier. En avançant en âge, il adoucit un peu sa manière,tout en l'agrandissant; son pinceau devint plus moelleux, l'harmonie plus parfaite, la composition plus riche. On lui reproche d'avoir parfois trop divisé ses compositions et dispersé sa lumière, ce qui nuit à l'ensemble des lignes et à l'effet du clair-obscur.Paysages riants et variés, sites riches, naturels et vrais, belle imitation des différents phénomènes de la nature. Tour à tour grave et doux, agréable et sévère, il nous émeut, nous élève dans les diverses scènes qu'il nous représente, et sympathise avec les émotions qu'il fait naître en nous. Possédant, pour la peinture religieuse, la foi qui inspire le génie et le talent qui exécute, Poussin mérite l’une des premières places parmi les peintres de l'école française. D'un caractère généreux et reconnaissant, d'une philosophie douce et religieuse, moins ami des honneurs que de son repos, menant une vie retirée, paisible et très laborieuse ; ami zélé, à qui rien ne coûtait pour obliger ; d'une modestie égale à sa modération, d'un esprit grave, spirituel, noble, franc et affable, d'une raison droite et saine, Nicolas Poussin posséda tout le génie d'un artiste immortel, toutes les vertus de l'honnête homme.



L'enlèvement des Sabines

L'enlèvement des Sabines, circa 1637, huile sur toile, 159 x 206 cm, musée du Louvre, Paris.La composition très dramatique de cette toile reflète toute la tension de l'épisode.Les personnages sont nombreux : des soldats romains s'emparent des femmes qui s'efforcent de fuir et pleurent. Seule au milieu du chaos, une vieille Sabine implore Romulus, personnage au manteau rouge qui supervise la scène à gauche du tableau.L'architecture est présentée comme un décor de théâtre. Elle est évidemment anachronique par son classicisme. Poussin utilise un mode d'expression "furieux" qui, selon lui, décrit parfaitement les incroyables scènes de guerre. Son souci est d'être intelligible pour celui qui ne connaîtrait pas le sujet. Pour cela, il donne à ses personnages des attitudes très expressives. Les couleurs violentes rouges, jaunes, bleues participent à la création de cette atmosphère de terreur et de bouleversement. Pour imaginer l'oeuvre finale, Poussin fabrique des petits personnages à la cire qu'il habille et qu'il place devant un paysage. Il a procédé de cette façon pour l'enlèvement des Sabines. Poussin est un peintre classique savant qui construit minutieusement ses compositions.

 


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SOURCE WIKIPÉDIA.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 18:27

Grand incendie de Rome

L'incendie éclata dans la nuit du 18 juillet 64 (ante diem XV Kalendas Augustas, anno DCCCXVII a.U.c.) dans la zone du Circus Maximus et sévit pendant six jours et sept nuits en se propageant pratiquement dans toute la ville.

Les torches de Néron, Henryk Siemiradzki, 1876, musée de Cracovie

Buste de Néron, Musée du Capitole, RomeTrois des quatorze régions (quartiers) qui constituaient la ville (la IIIe, dite Isis et Serapis, actuellement l'Oppius, la IXe, Circus Maximus, et la Xe, Palatin) furent complètement détruites, tandis que dans sept autres les dommages furent plus limités. Les morts se comptèrent par milliers et on dénombra environ deux cent mille sans-abri. De nombreux édifices publics et monuments furent détruits, ainsi qu'environ 4 000 insulae et 132 domus.


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Le contexte

Au moment de l'incendie, Rome, proche de son apogée, était une des plus importantes métropoles de l'antiquité. Elle comptait environ 800 000 habitants.

À cette époque, les incendies se déclaraient à Rome, comme dans la plupart des grandes villes, avec une certaine fréquence. Ceci était favorisé par les caractéristiques de construction des édifices antiques, constitués en grande partie d'éléments en bois (plafonds, balcons, etc.), et qui pour la plupart utilisaient des braseros pour l'éclairage, la cuisine et le chauffage. Les voies de circulation étaient étroites, sinueuses et l'accotement des insulae facilitait la propagation des flammes.

La lutte contre les incendies était assurée à Rome par un corps d'intervention constitué par sept cohortes de vigiles qui s'occupaient aussi de l'ordre public. Les cohortes de vigiles étaient éparpillées, avec des casernes et des corps de garde (excubitoria), dans chacune des quatorze régions augustes. La lutte contre les incendies était malgré tout gênée par l'étroitesse des espaces de manœuvre et par la difficulté d'acheminement de l'eau où elle était nécessaire.



 
Sources antiques

 Tacite

 Gaius Cornelius TacitusL'historien romain Tacite (Annales, XV, 38-44) décrit l'événement comme le plus grave et violent incendie de Rome. Dès le début de son récit, il met en évidence les incertitudes sur l'origine du désastre. Pur accident ou acte criminel à l'initiative de Néron ? (« forte an dolo principis incertum »). Son compte rendu est le plus riche de détails.



 
Évolution de l'incendie et premiers secours

Selon Tacite, l'incendie, ayant débuté près du Circus Maximus, a été alimenté par le vent et par les marchandises des boutiques et s'est étendu rapidement à l'intérieur de l'édifice. Il est ensuite remonté sur les hauteurs avoisinantes et s'est diffusé très rapidement sans rencontrer d'opposition. Les secours ont été contrariés par le grand nombre d'habitants en fuite et par les voies de circulation étroites et sinueuses.

Malgré tout, Tacite rapporte aussi que des individus auraient empêché par des menaces d'éteindre les flammes, et qu'ils les auraient même avivées, déclarant obéir à des ordres : l'historien émet l'hypothèse que ces individus étaient des pilleurs agissant pour leur compte ou obéissant à des ordres effectivement reçus : « nec quisquam défendere audebat, crebris multorum minis restinguere prohibentium, et quia alii palam facies iaciebant atque esse sibi auctorem vociferabantur, sive ut raptus licentius exercerent seu iussu ».

Néron, qui se trouvait à Antium, serait revenu en ville quand les flammes menaçaient sa résidence (Domus Transitoria) et il ne serait pas parvenu à la sauver. Il aurait pris en compte le sort des sans-abri en ouvrant les monuments du Champ de Mars, en y installant des baraquements et en approvisionnant en vivres les alentours. En plus, le prix du blé aurait été diminué à trois Sesterces le modius.

Ces dispositions, prises selon Tacite afin d'obtenir le soutien populaire, n'auraient en définitive pas atteint leur but, n'empêchant pas une rumeur selon laquelle l'empereur se serait mis à chanter la Chute de Troie, en contemplant la violence de l'incendie visible de son palais. (« quae quamquam popularia in inritum cadebant, quia pervaserat rumor ipso tempore flagrantis urbis inisse eum domesticam scaenam et cecinisse Troianum excidium, praesentia mala vetustis cladibus adsimulantem »).



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Le second incendie et les dommages

Au sixième jour, l'incendie se serait arrêté aux pentes de l' Esquilin, où beaucoup de constructions avaient été détruites afin de faire le vide devant l'avancée des flammes. Malgré tout, d'autres incendies éclatèrent dans d'autres endroits et les flammes firent cette fois moins de victimes, mais détruisirent un plus grand nombre d'édifices publics. Ce second incendie aurait pris naissance dans un certain nombre de jardins appartenant à Tigellin, préfet du prétoire et ami de l'empereur : cette origine aurait, selon Tacite, fait naître d'autres rumeurs sur le désir de l'empereur de construire une autre ville et de lui donner son nom. (« plusque infamiae id incendium habuit, quia praediis Tigellini Aemilianis proruperat videbaturque Nero condendae urbis novae et cognomento suo appellandae gloriam quaerere »).

Tacite énumère alors les dommages : des quatorze quartiers de Rome seulement quatre étaient restés intacts, tandis que trois étaient complètement rasés au sol et que sept autres ne conservaient que quelques restes de bâtiments. Il fait la liste de quelques temples antiques et sanctuaires détruits, énumère les œuvres d'art grecques et les textes anciens disparus, mais aucun renseignement sur le nombre de victimes.



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La reconstruction

La reconstruction de la ville est décrite à partir de la Domus aurea, la nouvelle résidence que l'empereur se fait construire après le désastre. La reconstruction aurait été faite dans le reste de la ville en réalisant des voies de communication larges et droites, en limitant la hauteur des constructions, avec de vastes cours intérieures et des portiques sur les façades, que Néron aurait promis de payer.

L'historien cite une série de règles établies par Néron : les édifices ne pourront avoir des murs mitoyens ; certaines parties devront être construites en pierre de Gabies ou d'Albe[1], considérées comme réfractaires au feu. Les propriétaires devront en outre prendre toute disposition pour que les moyens de lutte contre le feu soient disponibles. Néron réprima l'usage abusif de l'eau par les particuliers afin d'assurer un meilleur débit de l'eau distribuée par les aqueducs.

L'empereur aurait fait évacuer les détritus en les faisant transporter dans les marécages d'Ostie en profitant des voyages de retour des navires qui remontaient le Tibre jusqu'à Rome avec le blé. La reconstruction des édifices aurait été subventionnée, les primes en monnaie pouvaient être perçues un an après l'achèvement de la construction.

Tacite termine en rapportant le contentement des Romains pour les mesures, mais aussi en signalant l'existence de voix de discorde, selon lesquelles les anciennes voies étroites protégeaient mieux de l'ardeur du soleil.

 L'accusation portée envers les chrétiens

Selon l'historien, aucune de ces mesures n'arrivait à faire taire les rumeurs sur la culpabilité de l'empereur concernant l'incendie : pour ce motif, Néron aurait accusé les chrétiens, que Tacite décrit comme une secte dangereuse et illuminée. Selon l'historien, d'abord on arrêta ceux qui avouaient, ensuite sur dénonciation de ceux-ci, beaucoup auraient été condamnés, mais, fait remarquer Tacite, pas vraiment à cause du crime incendiaire, mais pour leur haine envers le genre humain (« igitur primum correpti qui fatebantur, deinde indicio eorum multitudo ingens haud proinde in crimine incendii quam odio humani generis convicti sunt »).

 Suétone

L'historien Suétone dans son œuvre sur les empereurs De vita Caesarum, plus connue sous le titre Vie des douze Césars, et précisément dans la partie dédiée à Néron , nous donne un bref compte rendu sur l'incendie, très hostile envers l'empereur : il l'accuse directement d'avoir brûlé la ville, parce qu'il était dégoûté par la laideur des constructions antiques et l'étroitesse des routes : « nam quasi offensus deformitate veterum aedificorum et angustiis flexurisque vicorum, incendit urbem ».

Suétone rapporte une série d'évènements, généralement cités aussi par Tacite, mais en donne une interprétation fortement hostile à Néron :

Les incendiaires, vus à l'œuvre selon Suétone par quelques sénateurs dans leurs propres propriétés, sont identifiés comme des serviteurs de Néron (« cubicularios ») ;

Les édifices détruits sur le lieu où ensuite sera bâtie la Domus aurea, décrits comme des magasins (horrea) avec murs en pierre, ayant nécessité l'emploi de machines de guerre pour leur destruction, pourraient faire partie des actions décrites par Tacite et destinées à stopper le front de l'incendie, par la création d'un espace vide, tandis que pour Suétone le motif doit être recherché dans le désir de l'empereur de créer l'espace sur lequel il prévoit de bâtir son nouveau palais.

La scène de Néron chantant la chute de Troie jouant de la harpe sur le Quirinal est rapportée non comme une légende populaire, mais comme une réalité, ajoutant les détails de son déroulement et sur le fait que l'empereur ait revêtu ses propres habits de scène.

L'empereur se chargea de l'évacuation des décombres et des cadavres, selon Suétone, uniquement pour récupérer tout ce qui restait dans les ruines.

Enfin, il rapporte le fait que les provinces et les privés apportèrent leurs contributions financières pour la reconstruction : selon Suétone, ceux que l'empereur aurait sollicités risquèrent de ruiner les provinces.



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Dion Cassius

De la monumentale Histoire de Rome écrite par Dion Cassius au début du IIIe siècle, les livres qui traitent du règne de Néron nous sont parvenus sous forme d’épitomé (résumé), rédigé par le moine byzantin Jean Xiphilin au XIe siècle. Là aussi, la responsabilité de l'incendie est attribuée à Néron.

Le compte rendu de l'incendie débute en précisant que depuis longtemps, Néron, avant la fin de sa vie, espérait voir la destruction d'une ville par les flammes, comme Priam à Troie. La façon dont les hommes de l'empereur auraient allumé des incendies en divers lieux de la ville, en simulant des bagarres d'ivrognes ou d'autres désordres et rendant impossible la compréhension de ce qui était en train d'arriver, y est décrite : il y eut une grande confusion qui majora le nombre de victimes.

L'incendie dura plusieurs jours et selon Dion, de nombreuses maisons auraient été détruites par des hommes qui faisaient semblant de les sauver et d'autres furent incendiées par ceux qui étaient venus prêter assistance. Même les soldats auraient œuvré plus pour propager l'incendie que pour le combattre. Les flammes furent activées et propagées aussi par le vent.

Dion raconte que pendant ce temps l'empereur serait grimpé sur le toit de son palais et aurait chanté, en s'accompagnant d'une lyre, un chant sur la "chute de Troie". Pendant ce temps le mont Palatin et les deux tiers de la ville brûlaient. Les survivants se lamentaient, maudissaient les auteurs de l'incendie, en accusant plus ou moins ouvertement Néron. On parlait d'antiques prophéties se rapportant à la fin de la ville .

Enfin, pour la reconstruction, on parle de contributions de la part de la communauté ou de privés, volontaires ou sollicitées. Ces contributions auraient été recueillies directement par Néron. Selon Dion Cassius, les Romains mêmes furent privés de la distribution gratuite de céréales.



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Autres sources

Pline l'Ancien (Histoires Naturelles, XVII, 1, 5), en parlant de l'âge d'anciens arbres, dit qu'ils durèrent jusqu'à l'incendie de l'empereur Néron : « ad Neronis principis incendia ». Lui aussi semble attribuer la responsabilité de l'incendie à Néron.

Une inscription de Rome (CIL VI, 1, 829) cite pour l'incendie une durée de neuf jours complets.

Eutrope parle aussi de l'incendie (Breviarium ab Urbe condita, VII, 14). Il reprend probablement comme sources Tacite et Suétone et en impute la responsabilité à l'empereur par le désir de ce dernier de voir un spectacle équivalent à l'incendie de Troie :

« Urbem Romam incendit, ut spectaculi eius imaginem cerneret, quali olim Troia capta arserat. »

Sulpice-Sévère, auteur chrétien du IVe siècle rappelle que Néron se trouvait à Antium mais que l'opinion lui imputa l'incendie, et détaille les supplices infligés aux chrétiens.

Les fouilles entreprises dans les zones les plus touchées par l'incendie ont mis en évidence, en diverses occasions, des couches de cendres, des matériaux consumés et des traces d'incendie. Dans certains cas ont été mis au jour des morceaux d'ornements métalliques partiellement fondus, ce qui met en évidence la violence des flammes.



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Controverses

Le compte rendu des sources antiques doit être interprété en tenant compte de leur caractère hostile à l'empereur : les auteurs cités appartiennent pour la plupart à l'aristocratie et au Sénat, opposés à la politique de Néron, qui favorisaient les milieux populaires et productifs.

Dans les études de l'histoire moderne, se sont par conséquent opposées diverses thèses concernant tout une série d'arguments liés à l'incendie.

 Origine de l'incendie

 Origine criminelle ou accidentelle

Les sources d'information antiques sont unanimes pour admettre que l'incendie serait d'origine criminelle en insistant sur quelques particularités concernant son évolution : la vitesse de propagation, le fait qu'il se soit propagé dans toutes les directions, sans suivre la direction des vents, le fait que même des habitations de pierre aient pris feu, le fait que l'incendie ait repris, alors qu'il semblait éteint une première fois.

En réalité, les connaissances modernes ont confirmé que des incendies de grande ampleur, dont les flammes utilisent une grosse quantité d'oxygène, ont tendance à s'étendre, recherchant l'oxygène supplémentaire nécessaire à la poursuite de la combustion, créant une sorte d'auto-alimentation, indépendante des vents extérieurs. Les édifices de pierre peuvent se consumer complètement suite à l'incendie des meubles, des garnitures et des parties en bois qui s'enflamment par l'intermédiaire des tisons provenant de l'extérieur. Enfin, l'expérience actuelle a démontré que souvent des braises peuvent demeurer actives sous les cendres et peuvent provoquer une imprévisible reprise des flammes.

À la lumière des connaissance modernes, il n'existerait pas de preuves pour un incendie criminel et la thèse d'une origine accidentelle est actuellement retenue comme la plus probable.



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Responsabilité de Néron

La responsabilité de l'incendie fut unanimement attribuée à Néron, dont l'image qui nous a été transmise par les historiens de son époque est celle d'un tyran odieux : en lui attribuant des motivations comme le désir de s'inspirer pour son chant de la destruction de la ville, ou la nécessité de trouver un espace pour la construction de la Domus aurea, ou encore son aspiration à pérenniser son nom pour avoir radicalement rénové le plan urbanistique de la ville.

Les actes de Néron furent par conséquent interprétés de la manière la plus négative : la destruction des édifices sur les pentes de l'Esquilin qui fut probablement motivée par la nécessité de stopper l'incendie en évitant de l'alimenter, semble être interprétée comme un désir d'accomplir d'autres destructions. Par la suite, le fait d'avoir ordonné l'évacuation des gravats et des cadavres à ses propres frais fut interprété comme un désir de vouloir s'approprier les biens restés dans les maisons. Les individus vus en train d'allumer d'autres foyers et considérés comme une preuve majeure de la culpabilité de l'empereur, comme le reconnaît Tacite lui-même, auraient pu cacher, derrière leur affirmation d'obéir à des ordres venus d'en haut lieu, leur propre activité de destructeurs.

En réalité, le compte rendu de Tacite même rapporte une série d'actions efficaces de l'empereur pour lutter contre le désastre et la tendance actuelle des études tend à redorer la figure de Néron.

 Accusation et condamnation des chrétiens

Tacite, qui avait moins de 10 ans lors des faits, attribue l'accusation faite aux chrétiens d'avoir provoqué l'incendie, au désir de Néron de détourner la suspicion faite sur sa personne. Il considère que cette accusation est infondée, mais en même temps, il donne d'eux une image très négative : (« Ergo abolendo rumori Nero subdidit reos et quaesitissimis poenis adfecit quos per flagitia invisos vulgus Christianos appellabat » : Tacite, Annales, 15, 44). Mentionnant le Christ de qui ils avaient pris le nom, « qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate », il décrit aussi les tortures auxquelles le tyrannique empereur — comme il était présenté dans le compte rendu — soumit les accusés.

Suétone confirme que Néron avait envoyé les chrétiens au supplice et les définit comme « une nouvelle et maléfique superstition » (« afflicti suppliciis Christiani, genus hominum superstitionis nouae ac maleficae » : Suétone, De vita Caesarum, Nero, 16), sans toutefois relier ce fait à l'incendie.

La question concerne le thème des persécutions des chrétiens sous l'empire romain et s'insère dans la complexe et très débattue historiographie de la reconstruction de l'origine du christianisme et de ses rapports avec l'État Romain, et implique l'image des apôtres Pierre et Paul, martyrisés en cette occasion, selon la tradition chrétienne.

Suétone signale une mesure prise par l'empereur Claude en 41 ou 49 qui chassait les juifs de Rome à cause des désordres nés sous l'impulsion de Chrestus (« impulsore Chresto tumultuantes » : Suétone, De vita Caesarum, Claudius, 25,4), terme qui ne fait peut-être pas référence à Jésus-Christ. Les juifs purent y revenir et y créer une nouvelle communauté. A partir du milieu du Ier siècle, les autorités romaines commencent à distinguer les chrétiens des juifs. Tacite raconte que les premiers chrétiens arrêtés en 64 furent ceux qui étaient connus comme tels. Aussi bien Tacite que Suétone semblent attester d'une attitude générale hostile envers eux.

Les chrétiens furent probablement condamnés à mort sur la base des lois romaines qui punissaient l'homicide faisant suite à un incendie criminel (lex Cornelia de sicariis et veneficiis de Sylla), et les condamnations durent être exécutées selon leur statut social : les citoyens non romains furent exposés aux bêtes féroces ou liés sur des croix en bois et revêtus de tuniques recouvertes d'une épaisse couche de poix à laquelle on mit le feu (supplice connu sous le nom de tunica molesta : Juvénal, Satires, 8, 235).


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 Hypothèse de la responsablité effective des chrétiens

Une alternative à l'histoire traditionnelle à été avancée par l'historien allemand Gerhard Baudy, reprenant une thèse élaborée au début du XXe siècle par l'universitaire italien Carlo Pascal et reprise plus tard par Leon Herrman. Selon Baudy, il est possible de penser que ce furent les chrétiens qui déclenchèrent volontairement le feu à Rome. Leur but aurait été de donner suite à une prophétie apocalyptique égyptienne selon laquelle le lever de Sirius, l'étoile du Grand Chien, aurait indiqué la chute de la « grande mauvaise ville », et éventuellement de déclencher un soulèvement contre Rome. Les chrétiens pouvaient considérer Rome comme un lieu de débauche, de libertinage, de luxure : une nouvelle Babylone. Ils auraient pu alors allumer un incendie au centre du pouvoir romain pour détruire par le feu la ville « immorale », le centre de l'empire et du pouvoir.

Toutefois il a été souligné que la thèse de Baudy ne repose sur aucune preuve formelle, mais seulement sur un ensemble d'hypothèses. On a pu pointer aussi un certain nombre de faiblesses : une partie des données sur lesquelles il s'appuie sont chronologiquement postérieures à l'incendie : elles peuvent tout aussi bien seulement témoigner du retentissement de cet incendie dans les milieux chrétiens, et il est risqué de présupposer que ces références existaient déjà auparavant.

 Authenticité du passage de Tacite

L'authenticité de ce passage de Tacite (corroboré par Suétone) a parfois été mise en doute, notamment parce qu'il constitue un des premiers témoignages antiques non-chrétiens sur le christianisme ancien, et sur le Christ exécuté par Pilate. Cette mise en doute a été faite par le mythiste Prosper Alfaric, ainsi que par Polydore Hochart en 1884 [9]. Ce dernier a par la suite soutenu, sans rencontrer aucune approbation, que l'intégralité des Annales et des Histoires de Tacite seraient des faux écrits par l'humaniste italien du XVe siècle Poggio Bracciolini dit Le Pogge.

Les historiens considèrent aujourd'hui que le passage est authentique .

 Autres incendies à Rome

En dehors du grand incendie de l'époque de Néron, Rome eut à déplorer de nombreux autres sinistres majeurs :

-390 : la ville, prise par les Gaulois, est complètement détruite par un incendie ;

-213 : incendie dans la zone du Forum Boarium et du Forum Holitorium ;

68 : incendie provoqué par le combat entre les partisans de Vespasien et de Vitellius, détruisant le Capitole ;

80 : autre incendie causant de forts dommages sous l'empereur Titus ;

191 : un incendie détruit une partie de la ville, et l'empereur Commode prétend la reconstruire sous le nom de "Colonie Commodienne" ;

283 : un incendie cause d'importants dommages au Forum romanum et au centre monumental, sous l'empereur Carin.

Source Wikipédia

LIEN historique & auteurs

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Published by crateresideraldevie - dans EN VRAC...
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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 10:41

 

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La bêtise ne consiste pas en ce que l'on ignore les choses mais à parler des choses que l'on ignore.

 

http://www.pileface.com/sollers/IMG/jpg/cerveau2.jpg

 

Bon dimanche

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