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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 10:05

Parc national marin des Abrolhos

Parc national marin des Abrolhos
Image illustrative de l'article Parc national marin des Abrolhos
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 81060
Pays Drapeau : Brésil Brésil
État Bahia Bahia
Coordonnées 17° 54′ 46″ S 38° 42′ 30″ W
Superficie 913 km2
Création 1983
Administration Institut Chico Mendes
Site web www.ibama.gov.br

Géolocalisation sur la carte : Brésil

(Voir situation sur carte : Brésil)
Parc national marin des Abrolhos

 

 

 

 

Le parc national marin des Abrolhos (en portugais : Parque Nacional Marinho dos Abrolhos) est une réserve naturelle située dans l'archipel des Abrolhos au large de la côte de l'océan Atlantique du Brésil. Le parc est compris entre les 17º 25’ et 18º 09’ de latitudes Sud et entre 38º 33’ et 39º 05’ de longitudes Ouest. C'est le premier parc national marin brésilien et est protégé par le décret n° 88.218, du 6 avril 1983.

Faune

L'archipel des Abrolhos héberge près de 95 espèces de poissons dont les carangidae, les acanthuridae ou les pomacanthidae ; des oiseaux marins comme le fou masqué (Sula dactylatra) ou le fou brun (Sula leucogaster) ; des tortues marines comme les caouannes (Caretta caretta), les tortues vertes (Chelonia mydas), les tortues imbriquées (Eretmochelys imbricata) ; des mollusques. Chaque fin d'année, de très nombreuses baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) provenant de l'océan Austral, migrent aux Abrolhos, afin de procréer et d'allaiter leurs petits loin de leurs prédateurs.

L'archipel possède des grands récifs de corail dont certains mesurent plus de vingt mètres de haut, comme le récif Chapeiroes da Sueste. On y observe 17 espèces de corail sur les 18 répertoriées au Brésil, dont les espèces endémiques Mussismilia braziliensis, Mussismilia hispida, Mussismilia hartti, Siderastrea stellata, Favia gravida et Favia leptophylla. Les cnidaires de type polype sont les plus représentés.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Site touristique

L'archipel est devenu un site touristique d'observation des baleines (whale watching) et un site de plongée grâce aux conditions excellentes : la transparence de l'eau avec une visibilité de 25 à 30 m et la température de l'eau comprise entre 22 et 28°C. Cependant, il n'existe aucune infrastructure touristique dans l'archipel, et il est interdit de débarquer sur les îles à l'unique exception de l'île principale Santa Barbara sur laquelle un militaire assigné par la Marine brésilienne vit avec sa famille1.

 

 

 

  • Portail du Brésil Portail du Brésil
  • Portail des cétacés Portail des cétacés
  • Portail de la conservation de la nature Portail de la conservation de la nature
  • Portail du monde maritime Portail du monde maritime

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 06:00

Parc national Archipiélago de Los Roques

Parc national Archipiélago de Los Roques
Image illustrative de l'article Parc national Archipiélago de Los Roques
Vue des cayes de Francisqui
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 2245
Pays Drapeau du Venezuela Venezuela
Dépendance Dépendances fédérales
Coordonnées 11° 51′ 46″ N 66° 46′ 58″ W
Superficie 2 211,20 km2
Création 9 août 1972
Administration Instituto Nacional de Parques
 

Géolocalisation sur la carte : Venezuela

(Voir situation sur carte : Venezuela)
Parc national Archipiélago de Los Roques

 

 

 

 

 

Le Parc national Archipiélago de Los Roques (en espagnol Parque Nacional Archipiélago de Los Roques ou PNALR) est un parc national vénézuélien fondé en 1972 et s'étendant sur tout l'archipel de Los Roques dans la mer Caraïbe. Il s'étend sur terre comme sur mer, sur une distance de 36 km d'ouest en est et 24,6 km du nord au sud. Sa surface totale est de 2 211,2 km21. Il est constitué de 50 îles et de quelque 292 cayes et bancs. Caractérisé par une grande diversité et une beauté scénique certaine, il se trouve presqu'en droite ligne au nord de Caracas la capitale, et de La Guaira, le port principal du pays.

La seule île possédant une population permanente est Gran Roque de 1,7 km²; peuplée de plus ou moins 1200 habitants. Les autres îles importantes du parc sont Francisqui, Nordisqui, Madrisqui et Crasqui.

Le parc possède des récifs de corail diversifiés et parmi les mieux conservés de la mer Caraïbe. La limitation majeure au développement du tourisme, en plus de son statut de parc national qui comporte des contrôles rigides sur les activités commerciales, est le manque de cours d'eau et autres sources d'eau permanentes, ceci en raison des très faibles précipitations.

De Los Roques proviennent 90% des langoustes consommées au Venezuela. Depuis la décennie 1990, le tourisme a remplacé la pêche comme activité économique principale. Annuellement plus de 50 000 touristes visitent le parc et se logent dans une soixantaine d'auberges et de petits hôtels.

Le point le plus élevé du parc se trouve à 130 mètres d'altitude. Au sud de l'archipel, la mer a une profondeur de plus ou moins 1700 mètres; vers le nord par contre les profondeurs moyennes ne dépassent pas les 15 mètres.

 

 

 

 

Parc national Archipel de Los Roques : à Gran Roque, les pélicans utilisent les barques pour se reposer

 

 

 



 
 

Superficie 


Avec 221 120 hectares (y compris des aires terrestres et marines), c'est le plus grand parc marin de toute la mer Caraïbe.

Climat 


Le climat est chaud et sec, avec une température annuelle moyenne de 28 °C et des précipitations annuelles moyennes de 250 mm.

Faune 

 

 


Strombus Gigas

 

 

 

Mouette atricille

 

 

 

À gauche un fou à pieds rouges (Sula sula), à droite un fou brun (Sula leucogaster)

 

 

 

Etant donnée la carence d'eau douce, les animaux terrestres sont rares. La liste se limite à certaines espèces d'iguanes et de lézards, d'araignées et d'insectes. La chauve-souris noctilion pêcheur (Noctilio leporinus) est le seul mammifère terrestre autochtone.

La faune marine est par contre extrêmement riche : on compte 280 espèces de poissons, 200 espèces de crustacés, 140 espèces de mollusques, 61 espèces de coraux, 60 espèces d'éponges et 45 espèces d'oursins et d'étoiles de mer. Les dauphins, baleines, raies mantas et tortues marines sont abondants.

Les animaux les plus représentatifs sont la tortue verte (Chelonia mydas), le mollusque botuto ou caracol rosado (Strombus gigas), la langouste épineuse (Panulirus argus), des poissons typiques des récifs de corail et 92 espèces d'oiseaux.

Los Roques est en effet le point de rencontre de quelque 50 espèces d'oiseaux migrateurs d'Amérique du Nord. Parmi les oiseaux les plus fréquents se trouvent le pélican brun (Pelecanus occidentalis), deux espèces de fous, celui à pieds rouges (Sula sula) et le fou brun (Sula leucogaster), ainsi que la mouette atricille (Larus atricilla). On peut voir aussi plusieurs colonies de flamants (Phoenicopterus ruber).

Dans l'archipel, quatre types de tortues inscrites sur la liste des espèces menacées au niveau mondial nidifient régulièrement : la tortue marine appelée Caretta caretta, la tortue verte Chelonia mydas, la tortue luth Dermochelys coriacea et la tortue à écaille ou tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata).

 

 

Flore


On trouve dans le parc différentes espèces de palétuviers (Rhizophora mangle ou palétuvier rouge, Avicennia germinans, Laguncularia racemosa et Conocarpus erectus), de grandes prairies de phanérogames marins (dont Thalassia testudinum), des espèces halophytes comme le pourpier de mer Sesuvium portulacastrum, des cactus comme l'Opuntia caribea et le Melocactus caesius.

 

 

 

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 08:00


Caracas est la capitale et la plus grande ville du Venezuela. Elle est à cheval sur deux États car elle fait partie du District Capitale de Caracas dans la municipalité de Libertador (dont elle est le chef-lieu) couvrant 433 km², et s'étend également sur l'État de Miranda. Elle est située au nord du Venezuela, à proximité de la mer des Caraïbes dans une vallée entourée de montagnes de près de 2 130 m, entre 760 et 910 m au-dessus du niveau de la mer.

L'agglomération compte aujourd'hui 4,8 millions d'habitants.

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Présentation 

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Caracas, Panorama d'Innenstadt
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Située au creux d'une vallée, elle est entourée de bidonvilles (barrios) dont Petare, à l'est, sur les flancs de collines. Tout un versant est resté non constructible, on parle du « poumon vert » de Caracas.

Caracas est le centre financier et commercial du Venezuela.

Climat 

Caracas bénéficie d'un climat tropical humide de mousson, quelque peu tempéré par l'altitude. Les précipitations annuelles varient entre 900 mm et 1 300 mm dans la ville proprement dite et atteignent 2 000 mm dans les cordillères20,2 °C) et le plus chaud mai (T moy=23,2 °C). Par contre la saison sèche et la saison des pluies sont bien marquées. La saison des pluies, qui s'étend de mai à octobre, coïncide avec la remontée en latitude de la zone de convergence intertropicale. voisines. Les températures ne connaissent pour ainsi dire pas de variations saisonnières, le mois le plus froid étant janvier.

 

 

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Relevé météorologique de Caracas-altitude: 835 m-latitude: 10°30'N
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 16,0 16,3 17,2 18,6 19,6 19,4 18,9 18,7 18,7 18,5 18,1 16,8 18,1
Température moyenne (°C) 20,2 20,8 21,7 22,7 23,2 22,6 22,2 22,3 22,7 22,4 22,0 20,7 22,0
Température maximale moyenne (°C) 26,6 27,6 28,6 29,0 28,8 27,8 27,4 27,7 28,3 28,1 27,6 26,6 27,8
Précipitations (mm) 16 13 12 59 80 139 121 124 114 123 73 42 916
Source : Le climat à Caracas (en °C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com

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Histoire 

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Les quartiers Est de Caracas et la montagne Avila en arrière plan
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  • Le 12 mars 1812, un tremblement de terre détruit la ville.
  • Durant la première partie du XXe siècle, dû à l'économie florissante grâce au pétrole, Caracas devint un centre économique des plus importants en Amérique latine, ainsi qu'une plaque tournante entre l'Europe et l'Amérique du Sud. À une certaine époque, le Concorde venait chaque semaine à son aéroport, donnant ainsi une importance géographique et économique à la ville.
  • Le 17 octobre 2004, une des deux tours Parque Central de 56 étages prend feu du 34e au 44e étage.
  • Le 24 octobre 2007, le socialisme est inscrit dans la constitution du Venezuela et le nom de la capitale devra être suivi de l'expression « berceau de Bolivar et reine du Guaraira Repano[1].
  • Caracas est l'une des villes les moins sûres d'Amérique latine, avec 105 homicides pour 100 000 habitants en 2006[2].

Places d'intérêts 

Monuments et Édifices Publics 

  • Capitolio Nacional
  • Casa Natal de Bolivar
  • Museo de Arte Colonial
  • Panteón Nacional
  • Parque Central
  • Plaza Bolívar
  • Palacio de Miraflores
  • Catedral de Caracas
  • Plaza Venezuela

Principaux Musées 

  • Galería de Arte Nacional (GAN).
  • Museo de Bellas Artes (MBA).
  • Museo de Arte Contemporáneo de Caracas
  • Museo Alejandro Otero (MAO)
  • Museo Jacobo Borges
  • Museo Sacro

Parcs 

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Pico oriental "La Silla de Caracas" en el Parque Nacional del Ávila
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  • Parque Miranda (Parque del Este)
  • Parque del Oeste
  • Parque Nacional El Ávila
  • Zoológico de Caricuao
  • Parque El Pinar
  • Parque Los Caobos
  • Parque Los Chorros.
  • Jardín Botánico de Caracas

Théâtres 

  • UQAM
  • Teatro Teresa Carreño
  • Teatro Municipal de Caracas
  • Teatro Nacional
  • Ateneo de Caracas
  • Cinemateca Nacional

Universités 

Transports 

Au niveau portuaire, la ville est desservie par le port maritime voisin de La Guaira.

Au niveau aérien, Caracas est desservie par l'aéroport international Maiquetía ~ Simón Bolívar son plus grand aéroport commercial situé à quelques km de la ville. Cependant, celle-ci possède trois autres petits aéroports regroupés dans l'agglomération.

De plus, Caracas compte un métro moderne construit en 1983.

Une ligne de chemins de fer de banlieue d'une quarantaine de kilomètres est en cours de construction entre Caracas et Cúa par l'IAFE

Presse 

Plusieurs quotidiens y sont publiés, en voici quelques-uns:

  • El Nacional
  • El Universal
  • El Mundo
  • El Diario de Caracas
  • The Daily Journal
  • Ultimas Noticias

Sport

Jumelages

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 09:17

Alliance anticommuniste argentine

L’Alliance anticommuniste argentine (espagnol : Alianza Anticomunista Argentina, AAA ou Triple A), fondée par José López Rega, était un escadron de la mort actif en Argentine lors de la "guerre sale" dans les années 1970. Celle-ci a fait plus de 30 000 victimes. On estime à environ 1 500 le nombre de victimes de la Triple A elle-même 1.



Fondation de l'escadron de la mort


La Triple A a été fondée par José López Rega, également membre de la loge maçonnique italienne Propaganda Due (P2), impliquée dans la « stratégie de la tension » en Italie, avec l'aide d'Alberto Villar, vice-chef de la police fédérale argentine et participant de l'opération Condor, Rodolfo Eduardo Almiron, ainsi que l'agent de la SIDE (les services secrets argentins), Anibal Gordon2, et son acolyte Raúl Guglielminetti3,4. José López Rega se servait des fonds du Ministère des Affaires Sociales qu'il dirigeait pour financer le groupe terroriste. Le but initial de la Triple A était probablement l'élimination physique des partisans de gauche du péronisme, étant donné que Lopez Rega représentait l'aile droite du parti. Postérieurement le groupe paramilitaire élargit les assassinats au reste de la gauche non-péroniste.

Le 21 novembre 1973, la Triple A essaie sans succès d'assassiner le sénateur Hipólito Solari Yrigoyen en piégeant une voiture. L'AAA cible ensuite jusqu'à 500 personnes, dont des membres des Montoneros, de l'ERP, des Forces armées péronistes, du Parti communiste uruguayen (Raúl Feldman Parachnik, le 26 décembre 1974, lors d'une opération de la Triple A contre le MAASLA, ou Movimiento Argentino Antiimperialista de Solidaridad con Latinoámerica 5), etc., ou des sympathisants de ces groupes d’extrême gauche (Julio Troxler le 20 septembre 1974), ainsi que des juges, des commissaires de police, des étudiants, des intellectuels, des ouvriers et toutes sortes de militants de gauche, soupçonnés de sympathie pour le communisme, ou de façon plus large, pour la gauche radicale. En mai 1974, elle assassine le curé jésuite Carlos Mujica, membre du Mouvement des prêtres du Tiers-monde (proche de la théologie de la libération).

De réputation notoire, la Triple A bénéficiait d'un appui tacite important de la part des militaires et du chef de l'armée Jorge Rafael Videla, qui prendra le pouvoir lors du coup d'État de mars 1976. Lors de la dissolution de l'escadron, beaucoup de ses hommes de mains ont été immédiatement recrutés par l'armée pour poursuivre leurs pratiques mais cette fois-ci avec l'appui quasi-officiel de l'appareil d'État.

Des contacts internationaux 


Selon des rumeurs non confirmées, certains membres de la Triple A, dont notamment Rodolfo Eduardo Almiron, ont participé à la fusillade de Montejurra en 1976, en Espagne, lorsque des snipers ont tiré sur la foule de Carlistes faisant un mort, un an à peine après la mort de Franco 6. Dans cet épisode, des rumeurs indiquent aussi la présence de Stefano delle Chiaie, néofasciste italien impliqué dans la « stratégie de la tension », et dont la participation est aussi signalée lors du Massacre d'Ezeiza en 1973, le jour du retour en Argentine du général Peron — massacre auquel la Triple A a participé. D'ailleurs, dans ce complexe réseau d'espionnage et groupes paramilitaires internationaux, de nombreux témoignages lors du massacre d'Ezeiza ont signalé la présence de conseillers qui parlaient en français [réf. nécessaire]. Il s'agirait de membres de l'OAS exilés en Argentine à la solde de l'armée et des groupes d'extrême droite.

Le juge espagnol Baltasar Garzon a démontré que Stefano Delle Chiaie avait travaillé avec la Triple A.

Selon le documentaire de Marie-Monique Robin, Escadrons de la mort, l'école française (2004), des anciens de l'OAS exilés en Argentine, ainsi que des officiers de renseignement français, ont participé à la formation en techniques de contre-insurrection de l'armée argentine. Un accord secret liant Paris à Buenos Aires était en vigueur de 1959 à 1981, date de l'élection de François Mitterrand à la présidence.

Pendant son exil secret en Espagne, Almiron fut le garde de corps du dirigeant politique Manuel Fraga Iribarne, ministre du Tourisme sous Franco puis ministre de l'Intérieur lors de la transition démocratique. Almiron a été retrouvé et capturé par Interpol en Espagne en décembre 2006 et son extradition vers l'Argentine est attendue dans les mois à venir.

D'un autre côté, José María Boccardo, ancien membre de la Triple A, a participé avec Jean-Pierre Cherid et d'autres dans l'assassinat, en 1978, d'Argala, un etarra qui avait lui-même participé à l'assassinat du premier ministre de Franco, Luis Carrero Blanco, en 1973 — événement déclencheur de la transition démocratique espagnole7.

 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 09:34

Río Acre

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Rio Acre
Acrerivermap.png
Caractéristiques
Longueur 1 190 km
Bassin ~30 000 km2
Bassin collecteur Amazone
Débit moyen 354 m3⋅s-1 (à Rio Branco)
Cours
Se jette dans rio Purus
Géographie
Pays traversés Drapeau : Pérou Pérou
Drapeau : Brésil Brésil
Drapeau : Bolivie Bolivie

 

 

 

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Le rio Acre est une rivière transfrontalière d'Amazonie, tributaire du rio Purus en rive droite, baignant le Brésil, le Pérou (région de Madre de Dios) et la Bolivie et donc un sous-affluent de l'Amazone.

Géographie 


Ce cours d'eau marque la frontière entre le Brésil d'une part, et le Pérou et la Bolivie d'autre part, et ce sur une longueur de 144 km. Il baigne notamment Cobija, capitale du département de Pando bolivien et Rio Branco, capitale de l'État brésilien d'Acre. Il se jette dans le Purus en rive droite, au niveau de la localité de Boca do Acre, sur le territoire de l'État brésilien d'Amazonas.

 

 

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Construction d'un pont sur le Rio Acre.
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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 17:03

Banque commerciale et agricole de l'Équateur

La Banque commerciale et agricole de l'Équateur domina la vie économique de l'Équateur pendant plus d'un tiers de siècle, au cours de la période où ce pays donna un coup d'accélérateur à l'histoire de la culture du cacao, devenant de loin le premier producteur mondial vers 1880.

La Banque joua un rôle majeur dans la crise du cacao des années 1920, suscitée par une surproduction mondiale après la première guerre mondiale. La production du pays fut divisée par cinq en dix ans, tombant à 10 000 tonnes en 19301. La crise atteint son point culminant en 1922, après que les cours ont été divisés par cinq en deux ans, la banque participant à la spéculation1, et les paysans passèrent à la culture de la banane, sur la plupart des lieux où était cultivé du cacao2.

La banque, par le jeu des hypothèques, devînt actionnaire de 22 hacienda en faillite. Les grands planteurs de cacao se retrouvèrent dominants au conseil d'administration. Cette crise entraîna en 1925 la « révolution de juillet », menée par de jeunes officiers équatoriens issus des classes moyennes, qui dénonçaient la corruption et l'omniprésence de cette grande banque3.

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 16:59

Ameerega bilinguis

Aide à la lecture d'une taxobox Ameerega bilinguis
Classification selon ASW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Amphibia
Ordre Anura
Sous-ordre Neobatrachia
Famille Dendrobatidae
Sous-famille Colostethinae
Genre Ameerega
Nom binominal
Ameerega bilinguis
(Jungfer, 1989)
Synonymes
  • Epipedobates bilinguis
    Jungfer, 1989
Statut de conservation UICN :

LC  : Préoccupation mineure
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'UICN.

Statut CITES : Cites II.svg Annexe II ,
Révision du 22/10/87

Retrouvez ce taxon sur Wikispecies

Ameerega bilinguis est une espèce d'amphibien de la famille des Dendrobatidae.

Distribution 


Cette espèce se rencontre de 200 à 700 m d'altitude dans le bassin des río Napo et río Aguarico :

Publication originale


  • Jungfer, 1989 : Pfeilgiftfrosche der Gattung Epipedobates mit rot granuliertem Rücken aus dem Oriente von Ecuador und Peru. Salamandra, vol. 25, n. 2, p. 81-98.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 17:43

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Population 


Évolution démographique 


Article détaillé : Démographie du Pérou.
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La population du Pérou est estimée en 2009 à 29,1 millions d'habitants, soit près de 5 % de la population de l'Amérique latine. La population a rapidement augmenté depuis les années 1960 : elle s’est multipliée par trois entre 1960 et 2009, passant de 10,4 millions à 29,1 millions d’habitants. Le taux de croissance démographique actuel cependant peut être considéré comme modéré dans le contexte latino-américain, s'élevant à 14,4 pour mille pour la période 2005-2010, soit un niveau légèrement supérieur à celui de la population latino-américaine estimée en 13,2 habitants pour mille.

La densité reste faible, le Pérou étant, avec 22 habitants par km2, l'un des pays les moins densément peuplés de l'Amérique. Cette densité est d'ailleurs très inégale : assez élevée dans la côte (242,7 habitants par km2 à Lima) et elle est infime dans l'Amazonie péruvienne (2,4 habitants par km2 dans la région de Loreto et 1,3 habitants par km2 dans la région de Madre de Dios).

Le redressement économique qu'a connu récemment le pays s'est accompagné d'une baisse relativement importante du nombre d'émigrants. Le solde migratoire est passé de -2,2 % pour la période 1990-2000 à -0,3 % pour la période suivante (2000-2010). Le nombre de Péruviens résidant à l'étranger s'élèverait à près de 2 millions (2007), soit 7 % de la population. Ils sont installés principalement aux États-Unis et dans une moindre mesure au Canada ou en Espagne. À l’heure actuelle, la communauté péruvienne figure parmi les dix nationalités les plus représentées aux États-Unis.

Selon la Constitution de 1993, la langue officielle du Pérou est l'espagnol, toutefois le quechua, l'aymara et d'autres langues indigènes possèdent un statut de co-officialité dans les parties du territoire, où elles sont prédominantes [36].

 

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Composition linguistique
Langue maternelle Population  %
Espagnol 20 178 227 83,9
Quechua 3 261 750 13,2
Aymara 434 370 1,8
Langues de l'Amazonie 223 194 0,9
Autres 49 996 0,2
Source : INEI Flag of Peru.svg(2007)[37]

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Santé 


L'indice de fécondité est estimé à 2,6 enfants par femme en 2000-2009, soit un niveau légèrement supérieur à la moyenne latino-américaine (2,5 enfants)[38]. La fécondité reste cependant élevée dans les zones rurales et dans les communautés d'indigènes, alors qu'elle est plus basse dans les villes. L'espérance de vie est quant à elle estimée à près de 76 ans en 2007 (75 ans pour les hommes et 77 pour les femmes), supérieure d'un peu plus moins de 5 ans à la moyenne de la population mondiale, qui est de 71 ans [39].

Au début des années 1950, près d’un enfant sur huit né au Pérou mourait avant la fin de sa première année. Au cours des décennies suivantes, une chute spectaculaire de la mortalité infantile s'est produite. Le taux est passé de 158,6 pour mille en 1950 à 43 pour mille en 1996 et à 21 pour mille en 2006 [40].

Ethnologie 


Derrière l’apparente unité, la société péruvienne est profondément diverse. La venue de migrants originaires d'Europe, d'Afrique et d'Asie, lors des différentes périodes historiques, a favorisé le mélange de populations. Dès le XVIe siècle, le processus de colonisation est allé de pair avec la mixité des diverses composantes raciales. À cela, il faut ajouter une diminution drastique de la population autochtone au cours des premières décennies de présence espagnole. Décimés par les massacres et les épidémies, le nombre d’Amérindiens au Pérou est passé de onze millions d'habitants en 1500 à un peu plus d'un million un demi-siècle après. Le fait que Lima ait été le siège du vice-roi d'Espagne aurait encore aggravé le sort des Indiens du Pérou [41]. La venue de migrants originaires d'Europe et d'Asie lors des premières années de la République a largement contribué à rendre la société péruvienne encore plus métissée. Entre 1 849 et 1 874, 80 000 Chinois arrivèrent ainsi au Pérou pour travailler dans les plantations de canne à sucre ou dans les gisements de guano [42].

 

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Fête du Qoyllur Rit'i ou Etoile des neiges (Cuzco).
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Selon les estimations, 47 % des Péruviens sont des métis, c'est-à-dire d'origine à la fois amérindienne et européenne, et le pourcentage de population d'origine à prédominance européenne atteindrait 15 % ( 10% d'ascendance Espagnole ( Principalement des colons arrivés pendant la colonie) et 5% d'autre ascendance européenne ( Italienne 1,8%, Française 1,5 % Allemande et Autrichienne 2%) [43]. Dans certaines régions du Pérou, particulièrement sur la côte, on rencontre parfois de nombreux métis d'ascendance africaine. La proportion de la population indigène (ou personnes à prédominance indigène) fluctuerait entre 30 et 45 % de la population[43]. Cette estimation est particulièrement difficile à faire car l'Institut national de statistique du Pérou se fonde sur des critères linguistiques et non des critères purement « raciaux ». Il fixe ainsi à 15,9 % le pourcentage des Indiens définis sur un critère linguistique. De nos jours, la plupart des Péruviens se considèrent comme des métis, sans qu'il soit possible de tracer des frontières précises entre les différentes catégories[44].

 

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Langues et peuples de l'Amazonie
péruvienne

 

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Ethnie Population Famille linguistique
Ashaninka 88 703 Arawak
Aguarunas 55 366 Jivaro
Shipibo-conibo 22 517 Pano
Chayahuita 21 424 Cahuapana
Quichua 19 118 Quechua
Lamas 16 929 Quechua
Cocama 11 279 tupi-guarani
Matsiguenga 11 279 Arawak
Ticuna 6 982 non déterminé
Ese'ejja 588 Tacana
Orejon 190 Tucano
Source : INEI Flag of Peru.svg(2007) [37]

 

 

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Les indigènes sont majoritaires dans les régions andines du pays (Cuzco, Huancavelica, ou Puno). Sur la côte, caractérisée par une forte présence de population métisse ou d'origine européenne, les indigènes sont encore moins nombreux. De fortes minorités, telles les Ashaninkas, Shipibo-conibos et Aguarunas sont présentes dans l'Amazonie ou le piémont amazonien. Les peuples indiens d'Amazonie ont généralement moins perdu leur culture après la conquête espagnole, car leurs territoires étaient très difficiles d'accès. Au Pérou, la population autochtone n'est représentée par aucun parti politique comme c’est le cas en Équateur ou en Bolivie, où les mouvements indigènes occupent une place essentiel dans le paysage politique.

Les grandes migrations internes depuis les années 1950 ont favorisé encore plus la mixité de populations. Selon les estimations[45], le pays avait un taux d'urbanisation de 71 % en 2005, inférieur en cinq points à celui de la France (76 %). Le rythme de l'urbanisation est variable d'une région à l'autre. À un extrême, on trouve des régions fortement urbanisées (Lima ou Piura), dans lesquelles la part de la population urbaine s'élève à près de 90 %. La majeure partie de migrants ont convergé vers la capitale, Lima, qui est devenue une ville métissée, un véritable carrefour de cultures régionales.

Aujourd'hui, les média et les intellectuels péruviens parlent d’une culture métisse. Le développement de l'indigénisme a conduit également à réévaluer le métissage.

Principales villes 


Le Pérou regroupe un ensemble de régions dont la population est de taille très inégale. Cinq régions seulement sur vingt-quatre rassemblent en effet plus de la moitié de la population totale (52 %) : Lima, Piura, La Libertad, Cajamarca et Puno. Lima, avec 8,4 millions d’habitants, concentre à elle seule presque un tiers de la population du pays (30,8 %). À l'autre extrême, une dizaine de régions représentent à peine plus de 10 % de la population totale du pays. En 2007, les dix plus grandes villes du Pérou [37] étaient:

  1. Lima (8 472 935)
  2. Arequipa (749 291)
  3. Trujillo (682 834)
  4. Chiclayo (524 442)
  5. Callao (480 000)
  6. Piura (424 442)
  7. Huancayo (380 000)
  8. Iquitos (370 962)
  9. Chimbote (350 000)
  10. Cusco (330 000)

Religion 


La grande majorité des péruviens, (89 %), sont catholiques. Plus du 13 % de la population se déclare cependant de différentes organisations évangéliques, dont l'influence ne cesse de croître depuis les années 1980. En 1993, la nouvelle Constitution garantit la liberté de culte, mais souligne : « au sein du régime d'indépendance et d'autonomie, l'État reconnaît l'Église catholique comme un élément important dans la formation historique, culturelle et morale du Pérou » [46].

Chaque année au mois d’octobre, la procession du Seigneur des miracles (el Señor de los Milagros), attire dans les rues de Lima une foule énorme de fidèles drapés de morado (violet). Il serait plus d'un million de Péruviens à participer aux festivités du Cristo Morado. Objet de vénération au Pérou et dans quelques pays d’Amérique latine, le culte au Christ de Pachacamilla (autre nom du Seigneur des miracles) serait la christianisation de dieu Pachacamac[47]. Le culte au Seigneur des miracles est le plus important du Pérou, mais des autres villes rendent aussi culte à leur patrons. La fête du Corpus Christi mobilise l'ensemble de la ville de Cuzco, durant les premiers jours du mois de juin, et la Virgen de la Candelaria est une festivité importante dans la région de Puno.

  • La Théologie de la libération

Gustavo Gutierrez, né à Huánuco en 1928, est considéré comme le pionnier de la Théologie de la libération. Le théologien inspire le mouvement, en 1972, dans un ouvrage du même nom. Influencé par Bartolomé de las Casas et les différents mouvements sociaux du XXe siècle, il développe et approfondit la vision du Salut chrétien en tant que « choix préférentiel pour les pauvres», vision proclamée par les Conférences épiscopales latino-américaines de Medellin et de Puebla. L'enjeu de la Théologie de la libération n'étant pas seulement théorique mais aussi politique, elle fait l'objet d'un débat public bien au-delà du cercle des théologiens. Ce courant théologique est devenu influent en Amérique latine et en Afrique, mais les théologiens de la libération ont du affronté une grande opposition des courants conservateurs de l'Église. En 2003, le père Gutierrez a reçu le prix Prince des Asturies.

Système éducatif 

 

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Blason de l'Université Majeure de San Marcos, fondée en 1551.
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Selon Garcilaso de la Vega, Inca Roca ordonna la création des premiers établissements d'enseignement, les Yachayhuasi ou Maisons de Savoir[48]. La direction de ces "écoles" fut confiée aux amautas, savants en astronomie, qui étaient également capables de lire les quipus. Les jeunes étaient instruits aux affaires de l'État (les lois, l'administration ou l'histoire), ainsi qu'aux rites et aux préceptes de la religion. Le système éducatif pendant la longue période coloniale était déterminé par le triple impératif de transformer les populations locales en habitants utiles, en chrétiens pieux et surtout en sujets fidèles au roi. Les différents ordres religieux fondent les premières écoles: Colegio Mayor de San Pablo (1568) et Colegio Mayor de San Felipe (1575). À un niveau plus élevé, les Dominicains fondent en 1551 la première université du Nouveau Monde: l'Université Majeure de San Marcos.

Le système éducatif péruvien consiste en quatre niveaux : le "nido" (ou "wawa wasi"), l'éducation primaire, l'éducation secondaire, et l'université.

Les nidos (privé) ou wawa wasis (publique), pour les enfants de 1 à 5 ans, ne sont pas obligatoires, bien que la plupart de niños les fréquentent. L'éducation primaire est divisée en six niveaux (nommés de premier au sixième grado de primaria). Depuis la réforme de la Constitution en 1993, elle est obligatoire et gratuite. L'éducation secondaire, obligatoire et gratuite aussi, est composée de cinq niveaux (nommés grados de secundaria). Les deux dernières années sont surtout orientées à la préparation des examens pour entrer aux universités, préparation qui a lieu dans des centres d'enseignement nommés Academias Preuniversitarias ou Pre.

 

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Centre des Ressources CRAID de l'Université du Pacifique (Lima).
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Enfin, l'éducation universitaire. Le Pérou possède un réseaux de 70 universités (28 publiques et 42 privées). Contrairement au système universitaire français, les élèves qui souhaitent faire des études à l'université sont dans l'obligation de passer un examen de sélection (examen de ingreso). Les études universitaires sont divisées en deux cycles distincts: les Estudios Generales et faculté. Les diplômes de fin d'études sont le Bachillerato (à ne pas confondre avec le baccalauréat français) et la Licencia (grade académique de licencié).

Le Pérou compte également avec quelques institutions étrangères prestigieuses parmi lesquelles le Markham College, et le Lycée franco-péruvien qui appartient à l'AEFE.

Culture


Littérature et poésie 


Article détaillé : Littérature et Poésie du Pérou.
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En prose
En poésie

Musiques et danses 


Article détaillé : Musiques et Danses du Pérou.
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Si la topographie est une barrière naturelle qui a permis le développement de danses régionales, dans certaines régions les danses sont si nombreuses que chaque village a la sienne. C'est le cas de Cuzco ou Puno. Le folklore a aussi intégré les traditions des immigrants, espagnols et africains particulièrement.La danse nationale est la Marinera.

La musique de la côte, elle, peut être divisée en deux sous-catégories :

  • La musique d'origine africaine,
  • La musique d'origine coloniale.

Les danses et les styles de musiques sont également détaillés par régions. Les couleurs vives et variées des habits péruviens sont peut-être l'écho d'un vieux conseil proverbial : Ne t'habille ni en noir car la vie n'est pas un malheur, ni en blanc car ce n'est pas tous les jours la joie dans le cœur des autres.

Peintres 


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Article détaillé : École de Cuzco.
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Gastronomie


Articles détaillés : Cuisine péruvienne et Fromages péruviens.
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Alpaga à la sauce de groseilles du Pérou, un exemple évocateur de la Cuisine Novoandine.
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La cuisine péruvienne d'aujourd'hui a été influencée par la riche géographie du pays, par la disponibilité de ressources, et surtout par les traditions culinaires autochtones alliées à des pratiques gastronomiques foraines.

Les diverses cuisines régionales sont souvent régroupées en trois grandes familles par l'emplacement géographique et les conditions climatiques:

  • Cuisine des Andes (ou de la Sierra)
  • Cuisine de la Côte
  • Cuisine de la Jungle (ou de la Selva)

De plus, à la fin du XIXe siècle, des immigrants venus de la Chine s'installèrent au Pérou avec leurs traditions culinaires, tout en les adaptant au goût et aux ressources locaux. Ainsi naquît la cuisine chifa, qui compte une grande variété de mets.

Les boissons fraîches telles que la chicha morada, la chicha de jora, ou les deux boissons nationales : le pisco (alcoolisée) ou l'Inca Kola (gazeuse), accompagnées de fruits locaux comme la cherimoya, la maracuja, la lucuma ou le camu-camu complètent le menu péruvien.

Le chef de file de la cuisine péruvienne est sans doute le célèbre cuisinier Gastón Acurio.

La cuisine péruvienne poursuit son évolution multipliant les innovations sans pourtant trahir la tradition, comme le montre bien la Nouvelle Cuisine Andine ou Cocina Novoandina.

Fêtes et jours fériés 


  • Jours fériés (dans l'ensemble du pays)

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Date Nom français Nom local Remarques
mars-avril Jeudi et vendredi saints Jueves y viernes santos Date variable
1er mai Fête du Travail Dia del Trabajo
24 juin Jour du Paysan Dia del Campesino
29 juin Saint Pierre et Saint Paul San Pedro y San Pablo
28 et 29 juillet Jour de l’indépendance Dia de la Independencia 28 juillet 1821, "Le Pérou est libre et indépendant..."
30 août Fête de Sainte Rose de Lima Fiesta de Santa Rosa Première sainte du Nouveau Monde, né en 1586
8 octobre Combat d'Angamos Combate de Angamos 8 octobre 1879, Commémoration de la mort de Miguel Grau, héros national
1er novembre Toussaint Dia de todos los Santos
8 décembre Jour de la Vierge (Immaculé Conception)

Dia de l'Inmaculada Concepcion

 

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 17:39

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Régions du Pérou 

 

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Article détaillé : Régions du Pérou.
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Géographie 


Article détaillé : Géographie du Pérou.
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Le Pérou occupe une surface de 1 285 220 km² et possède 2 414 km de côtes.

Le climat est tropical à l'est, désertique et sec à l'ouest. Ces déserts côtiers sont provoqués par la présence d'un courant océanique sud-nord, donc froid, qui remonte la côte Pacifique en bloquant l'évaporation et la formation de perturbations pluvieuses. Dans les Andes (chaîne de montagnes) le climat est tempéré à froid en fonction de l'altitude. Parmi les volcans importants, on trouve El Misti et Ubinas. Le Huascarán, qui s'élève à 6 768 mètres, est le point culminant du pays dans la Cordillère occidentale.

Parmi les ressources naturelles, on trouve le cuivre, l'argent, l'or, le pétrole, le minerai de fer, le charbon et les phosphates. La pêche constitue aussi une importante ressource naturelle ainsi que les fruits des arbres.

Le pays est sujet aux tremblements de terre. Les inondations et glissements de terrain sont dus au phénomène El Niño. Il existe une activité volcanique dans la zone volcanique centrale des Andes située au sud du pays.

On peut distinguer trois grandes zones naturelles :

  • la « costa » (côte) bordée par l'Océan Pacifique, 60 % de population, 10 % de superficie ;
  • la « sierra » (montagne) 30 % de population, 30 % de superficie ;
  • la « selva » (forêt d'Amazonie péruvienne) 10 % de population, 60 % de superficie.

Hydrographie 


C'est au Pérou que prend naissance l'un des plus longs fleuves du monde, l' Amazone, qui, avant de pénétrer au Brésil traverse toute la selva péruvienne. Il capte les eaux de tout le versant oriental de la Cordillère des Andes.

Sur le versant occidental, se trouve le bassin de l'Océan Pacifique, où viennent se jeter toute une série de petits fleuves descendus des hauteurs de la Cordillère. Parmi ceux-ci, l'un retient particulièrement l'attention, le Río Rímac, considéré comme l'un des fleuves les plus importants du Pérou, non par son débit d'eau — relativement faible — ni par la taille de son bassin, mais parce qu'il approvisionne en eau et électricité la métropole de Lima, où se concentre plus du tiers de la population du pays (10 millions d'habitants à Lima sur 28 millions au Pérou). L'approvisionnement en eau de la capitale péruvienne est un des problèmes critiques que les autorités ne sont pas parvenues à résoudre au cours des dernières décennies, et chaque jour il devient — avec l'explosion démographique — plus aigu, nécessitant de fréquentes coupures dans la distribution de l'eau.

Au sud, un troisième bassin, celui du Lac Titicaca, le plus vaste lac d'Amérique du Sud et le plus haut lac navigable au monde, perché entre 3 600 et 4 500 mètres d'altitude sur les plus hauts plateaux andins, entre Pérou et Bolivie, draine les eaux de quatre bassins : le lac Titicaca (T), le fleuve Desaguadero (D), le lac Poopó (P) et le salar de Coipasa (S). Ces quatre bassins constituent le système TDPS, qui s'étend sur près de 140 000 km².

Sismicité 

 

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Article détaillé : Liste de séismes au Pérou.
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Le Pérou est situé sur une faille sismique, ce qui provoque, chaque année, un certain nombre de tremblements de terre, dont l'intensité reste faible. Le pays a toutefois subi quelques séismes majeurs, ayant provoqué un grand nombre de victimes et des destructions considérables, comme celui de Yungay, en 1970, qui fit entre 25 000 et 30 000 morts.

La population est préparée en cas de séisme et régulièrement dans les écoles et les lieux de travail, les mesures de sécurité sont enseignées et des exercices d'évacuation effectués.

Faune et flore 

 

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Condor, Valle del Colca.
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Doté de ressources naturelles exceptionnelles, le Pérou est l'un des dix-sept pays caractérisés par une mégadiversité biologique. Il compte 84 des 117 zones naturelles existantes au monde et, de ce fait, possède 5872 espèces endémiques (parmi lesquelles 118 types uniques d'oiseaux, 113 espèces de reptiles et 60 variétés différentes de mammifères).Du fait de la diversité climatique et topographique, il existe au Pérou une faune et une flore variées. Sur les hauteurs, les lamas côtoient les alpagas et les vigognes. Le chinchilla brevicaudata, présent à l'état sauvage autrefois dans les très hautes Andes a sans doute disparu aujourd'hui.

Mais c’est dans la « selva » que la faune est la plus présente. Avec entre autres les jaguars, les tatous, les caïmans, les capybaras mais aussi des singes ou des milliers d’espèces d’insectes qui vivent dans une végétation luxuriante. La vanille, l’acajou, le caoutchouc participent à cette biodiversité.

Parcs nationaux et aires protégées 


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Le Pérou dispose d'un vaste réseaux de parcs nationaux, de réserves naturelles et de lieux historiques nationaux. L'ensemble de ces sites couvre une superficie de 18 283 508 ha, soit 14% du territoire péruvienne. L'INRENA (Institut National de Ressources Naturelles) gère la plupart des aires protégées[24]. Cependant, un nombre croissant d'entre elles sont administrées par les communautés autochtones et par des associations de protection de la nature.

  • Parc National du Huascaran: classée en 1985 Patrimoine Naturel de l'Humanité par l'UNESCO, la Cordillère Blanche est la chaîne montagneuse tropicale la plus élevée au monde [25]. Une trentaine de sommets enneigés s'élevant au-delà de 6 000 m., entre eux l'Huascaran la plus haute montagne du Pérou (6 768 m.), dominent un paysage marqué par la présence d'espèces botaniques ou animales rares telles que la Puya raimondii ou l'ours à lunettes.
  • Réserve Pampa Galeras-Barbara d'Acchille: bande de terre couvrant plus de 6500Ha, la réserve abrite la plus grande concentration de vigognes au monde.
  • Parc national de Manu: composé de plusieurs zones naturelles qui s'étagent de 150 m à 4 200 m, le parc abrite environ 52% de toutes les espèces d'oiseaux du Pérou et 15% de celles du monde entier[26]. En lui accordant le statut de Patrimoine Mondial au Parc National du Manu en 1985, le Comité du Patrimoine Mondial a souligné: "La région protégée du Manu n'a probablement pas son pareil au monde par sa diversité des écosystèmes et des espèces"[27].

Frontières terrestres 


Économie 


Article détaillé : Économie du Pérou.
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Évolution économique récente 

 

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San Isidro, Lima.
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L'économie péruvienne est parmi les plus performantes de l'Amérique Latine. Le produit national brut (PNB) est passé de 47 767 millions de dollars en 1993 à 127 598 en 2008 [28]. Ce dynamisme repose principalement sur les secteurs exportateurs et sur une forte augmentation de la demande interne (12,3% en 2008), tirée par la consommation et l’investissement public et privé[29].

Depuis la politique d'ouverture lancée il y a maintenant 20 ans, l'économie péruvienne a connu de profonds changements. Des privatisations, pour un total de 9,2 milliards de dollars, principalement dans les secteurs de télécommunications et de l’énergie, ont été menées entre 1990 et 2000 et il ne subsiste plus aujourd'hui qu'une quinzaine de grandes entreprises publiques. Outre la fin des contrôles de l’État, les différents gouvernements ont établi une politique monétaire restrictive, et ont mis en place un environnement fiscal favorable pour les investisseurs. Les conséquences de cette politique économique seront positives. Le taux de croissance du PIB a dépassé la barre de 9% en 2008, après une croissance de 8,9 % en 2007[30]. Le chômage est également en baisse: 8,5% en 2007 contre 9,4% en 1994.

Après avoir connu une période d'hyperinflation au cours des années 1980, la monnaie péruvienne connaît, quant à elle, une période de stabilité par rapport au dollar et aux monnaies européennes. Le taux d’inflation moyen s’est stabilisé autour de 3%, et reste depuis plusieurs années dans les limites de la fourchette fixée par la Banque Centrale du Pérou (entre 1 et 3%). Le taux de dollarisation de l’économie reste toutefois élevé, s’établissant à 60% des crédits en 2006 au secteur privé contre 82% en 2000. Parmi les grandes orientations financières, figure un axe majeur : la restructuration de la dette publique tant extérieure qu'intérieure. Elle a permis de voir passer la part de la dette interne en 5 ans de 22 à 29%, traduisant la confiance des marchés dans les obligations d’État. La dette publique globale, à la fin septembre 2007, atteint 31 % du PIB. En termes de compétitivité, le Pérou est considéré aujourd'hui comme la première économie d'Amérique latine [31].

L'actuel gouvernement a hérité de ses predecesseurs un contexte économique et financière particulièrement favorable. Dernièrement, pour faire face à la crise économique, l’économie est stimulée au moyen d’un « choc d’investissements » en infrastructures, en particulier dans les domaines de l’eau potable (programme Agua para Todos), de l’électrification rurale, des routes, ainsi que dans les domaines de l’éducation et de la santé.

Le respect des principes d'orthodoxie financière et l'amélioration de la gestion de la dette ont abouti, semble-t-il, à un rétablissement durable des équilibres macroéconomiques et à regagner la confiance des investisseurs, cependant l'économie péruvienne doit affronter deux défis majeurs. Premièrement, le pays reste vulnérable aux fluctuations des prix des produits de base sur les marchés internationaux. Cette vulnérabilité implique une forte volatilité du PIB et cela peut avoir des effets potentiellement négatifs sur la croissance de longe terme et sur le développement socioéconomique. Deuxièmement, la phase conjoncturelle doit être exploitée pour favoriser la création d’un scénario de croissance et redistribution favorable à la lutte contre la pauvreté et au développement humain. Les études montrent qu'une couche de la population reste dans la pauvreté malgré l'essor économique notable que connaît récemment le pays. L'Institut péruvien de statistiques (INEI) avance un chiffre de 36,2 % pour 2008, perdant plus 7 points en trois ans, et la pauvreté extrême (moins d'un dollar par jour) s'élèverait à 12,6 % pour la même année [32].

  • Train de la Sierra

Le train de la Sierra est la deuxième voie de chemin de fer la plus haute du monde, atteignant 4 871 mètres d'altitude. Le trajet qui relie Lima à Huancayo dure 11 heures. Le train franchit 69 tunnels, 58 ponts et 6 rebroussements. En 1999, la compagnie Ferrocarril Central Andinas a été privatisée. En 2005, les wagons de tourisme ont été rénovés pour améliorer le confort et le service à bord. Le Train des Andes fait désormais partie des lignes de chemins de fer les plus touristiques du monde[33].

  • Train du Machu-Picchu

Exploité par la compagnie Perurail, le train du Machu-Picchu relie Cuzco à Aguas Calientes (village situé au pied du Machu Picchu en passant par Poroy et Ollantaytambo. Il existe plusieurs types de train en fonction du confort choisi : le Backpacker, le Vistadome et le Hiram Bingham.

Transports et télécommunications 


Un réseau routier de plus de 80 000km relie toutes les régions du pays. La côte péruvienne est traversée du nord au sud par un axe routier majeur et structurant: la route panaméricaine. Nommée aussi route 001 ou PE-1, cette route longue de 2 700km s'étire de la ville de Tumbes jusqu'à Tacna, au sud du pays.

D'autres deux grands axes longitudinaux sont la Route de la Sierra (Piura-Puno, 3 508km) et la Route de la Selva (Cajamarca-Junín, 2 781km). Une vingtaine d’axes transversaux desservent les villes de la Sierra et de l’Amazonie. Les trois axes longitudinaux mentionnés auparavant finissent par un nombre impair (PE-1, PE-3 pour la Route de la Sierra, PE-5 pou la Route de la Selva), alors que les routes et autoroutes transversales finissent par un nombre pair (PE-02, PE-04…). Si bien la plupart des axes sont interconnectés, leur construction est longue et coûteuse du fait du relief accidenté.

Il existe également deux axes routiers reliant les villes du Pérou et du Brésil. D’un total de 960 km, l’Axe interocéanique sud (nœud fluvial et terrestre) relie le port de Paita au nord du Pérou au port de Manáos au Brésil. Il vise aussi à l'amélioration de la navigabilité des fleuves du bassin amazonien en unissant l'Atlantique et le Pacifique. La fin de travaux de construction de l’autre axe de transport, l'Intérocéanique sud (plus de 2 600km), devra relier l’Atlantique (notamment l'État d'Acre) et le Pacifique (Sud du Pérou), exclusivement par voie terrestre. Cela implique également l'amélioration des routes existantes et la construction de nouvelles.

Les chemins de fer du Pérou atteignent une longueur totale de 2 100km, dont 240 km de voies appartenant à la société minière Southern-Cooper. L'entreprise Ferrovias Central Andina a pris en charge le réseau central allant du Callao aux Andes Central et qui sert surtout au transport de minerais. L'entreprise Ferrocarriles Transandinos administre les réseaux du Sud (Cusco-Matarani) et Sud-Est (Cusco-Machu Picchu, consacré au transports de touristes).

La Corporation péruvien d'Aéroports (Corpac) administrait, en 2007, 42 aéroports régionaux (d’un total de 210 que compte le pays). L’Aéroport international Jorge Chávez, l'un de plus modernes du continent, est de loin le plus important du Pérou. D'autres aéroports importants sont l'aéroport de Cusco; l'aéroport de Trujillo; et l'aéroport d'Arequipa. Le transport fluvial ne concerne que le bassin amazonien, où se trouvent les quatre principaux ports fluviaux : Iquitos, Yurimaguas, Port Maldonado et Pucallpa. Le plus important est celui d’Iquitos (82% du trafic fluvial total, soit 352 000 tonnes).

D’importantes sommes d’argent ont été injectées dans le secteur des télécommunications ces dernières années. Ces investissements concernent, pour leur grande majorité, l’extension et la densification des réseaux, ainsi que la progression de la couverture des zones rurales. Le taux de pénétration global actuellement est de 80 % dont environ 10 % pour les lignes fixes[34]. Une partie importante des lignes (55 %) se trouve dans la capitale, Lima, et le port de Callao. Le parc total de lignes fixes a atteint plus de deux millions lignes au 18 mai 2009[34]. Le nombre de lignes mobiles représente 9,5 fois le nombre de lignes fixes. Au juin 2009, le parc mobile était estimé à 22,9 millions abonnés [35].

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 17:34

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Pérou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
República del Perú (es)
République du Pérou (fr)
Drapeau du Pérou Armoiries du Pérou
(Drapeau du Pérou) (Armoiries du Pérou)
Devise nationale : Firme y Feliz por la Unión[1],[2]
carte
Langues officielles Espagnol et langues régionales Mangacheria , principalement Quechua et Aymara[3]
Capitale Lima
18px-Geographylogo.svg.png12°02′S 77°01′W / -12.033, -77.017
Plus grande ville Lima
Forme de l’État République présidentielle
 - Président de la République
Vice-Président de la République
Président du Conseil

Alan García
Luis Giampietri
José Antonio Chang
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 20e
1 285 220 km2
0,4%
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 39e
29 180 899 hab.
22 hab./km2
Indépendance
 - 28 juillet
de l'Espagne
28 juillet 1821
Gentilé Péruviens, Péruviennes

 

 

Monnaie Nuevo sol (PEN)
Fuseau horaire UTC -5
Hymne national Somos libres, seámoslo siempre
Domaine internet .pe
Indicatif
téléphonique
+51

 

Le Pérou, en forme longue la République du Pérou, en espagnol Perú et República del Perú, est un pays situé à l'ouest de l'Amérique du sud. Entouré par l'Équateur, la Colombie, le Brésil, la Bolivie, le Chili et l'océan Pacifique, il est le troisième plus grand pays du sous-continent par sa superficie : 1 285 220 km². En juillet 2008, 29,1 millions d'habitants ont été recensés. Lima, une vaste aire urbaine de presque 9 millions d'habitants, est la capitale et la plus grande ville du pays.

Le système politique actuel repose sur la Constitution de 1993. Depuis 2002, le Pérou a été divisé en 24 régions et un important processus de décentralisation a été mis en place. La principale langue parlée est l'espagnol, suivie du quechua et de l'aymara.

Il est membre de l'Organisation de coopération économique Asie Pacifique (APEC) et de la Communauté andine des nations (CAN). Le nuevo sol (nouveau sol) est la monnaie nationale péruvienne depuis 1991, en remplacement de l’inti.



Nom 


Le nom Pérou dérive de Birú, dénomination d’un cacique qui vivait près de la baie de San Miguel (Panama), au début du XVIe siècle[4]. Lorsque des aventuriers espagnols les ont parcourus en 1522, les territoires du chef local étaient la partie la plus méridionale du Nouveau Monde. Les indiens de la zone rapporteront quelques vagues informations sur l’existence d’un riche et lointain royaume[5]. Le nom est rapidement passé dans le langage courant de l’époque pour désigner un territoire légendaire situé tout au sud de l’isthme de Panama. Par suite, Francisco Pizarro et ses hommes lors de l'occupation de l'Empire Inca en 1532 employeront le nom Pérou pour désigner les nouvelles terres conquises.

Le plus ancien document juridique attestant la dénomination Pérou est la Capitulation de Toledo rédigée en 1529. Dans ce texte, le roi Charles Quint concède les territoires à conquérir à Francisco Pizarro avec le titre de « gouverneur de terres et provinces du Pérou et de la ville de Tumbes »[6].

Les premiers documents historiques présentent diverses graphies du mot Perú : Virú, Berú ou Pirú. Durant quelques décennies, ces diverses formes coexistent et sont employées d’une manière interchangeable, parfois dans le même texte.

Histoire 


Article détaillé : Histoire du Pérou.
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Premières civilisations 

 

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Stèle de Raimondi, Civilisation Chavín (Ancash, Pérou).
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Les premiers vestiges de présence humaine au Pérou sont découverts dans la grotte Pikimachay et dateraient pour les couches les plus anciennes de 19 000 avant notre ère[7]. Les populations sont alors pour la plupart nomades, vivent de la chasse de camélidés et de la cueillette et s'abritent dans des grottes[8].

Durant la période archaïque tardive, les premiers villages et organisations sociales complexes apparaissent. Ils permettent l'apparition de la plus vieille ville du continent et l’une des plus anciennes du monde : Caral[9]. La cité de Caral, un grand centre urbain doté de pyramides tronquées au sommet, appartenait à un ensemble de sites archéologiques qui aurait abrité la première civilisation américaine : Caral-Supe ou Norte Chico (entre 2627 et 2100 avant notre ère[10]). Lors de fouilles, divers objets ont été exhumés, tels que des figurines anthropomorphiques en argile crue, des flûtes traversières taillées dans des os de pélican ou de condor[11], ou des cordelettes à nœuds (probablement des quipus).

 

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Vase Portrait Moche, Musée du Quai Branly, Paris.
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Caractérisées par une nouvelle complexification de l’organisation sociale et des technologies, les cultures de la période dite de « horizon de formation » (2 700-200 av.n.è) développèrent la céramique, le tissage, l’usage de l’or et du cuivre, et la construction de canaux d’irrigation et la culture en terrasse, facteurs déterminants pour l’accroissement du pouvoir étatique. Dans la culture de Chavín (~1800-300 av.n.è), la vie sociale, économique et rituelle s’organise autour des dieux féroces représentant les grands prédateurs locaux comme le jaguar, le serpent ou le caïman. Le centre cérémoniel, Chavin de Huantar, est un réseau complexe de galeries décorées par des immenses mégalithes ornés. Au plan iconographique, les divinités de la cosmogonie chavín seront présentes dans presque toutes les manifestations artistiques postérieures. Paracas (~800-200 av.n.è), une culture située sur une péninsule désertique portant le même nom, se distingue par ses textiles de grande valeur esthétique et scientifique.

L’effondrement de la culture Chavín ira de pair avec l’affirmation de pouvoirs régionaux, caractérisés par un relatif isolement local. Chaque région abrite alors de petites entités politiques qui adoptent leurs propres modèles de développement culturel, n'ouvrant leurs frontières qu'aux échanges commerciaux. À cette période appartiennent notamment la culture Nazca (~200 av.n.è- 600è),la culture Huari (600-1 000) et la culture Mochica (~100-700), l’une de plus importantes organisations politiques de l’ancien Pérou.

L'Empire Inca 


Article détaillé : Incas.
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La période impériale, aussi appelée Règne des belligérants, succède au déclin de la civilisation Huari, la dernière entité politique régionale. Divers États locaux qui tentent de dominer politiquement leurs voisins apparaissent. Parmi ces États, nous retrouvons la culture Chimú, la culture Chanca, la culture Chincha et enfin, la plus célèbre, la culture inca. Les origines des Incas se mêlent à la légende. Probablement, ils étaient une tribu guerrière quechua du sud de la sierra. Entre 1100 et 1300, ils se déplacent peu à peu vers le nord de la région jusqu'à la vallée fertile de Cuzco, occupée alors par des peuples aymaras[12]. L’empire naissant se distinguait par sa condition d’État agraire, au sommet duquel se trouvait l’Inca[13].

 

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« Chaque nation s’habillait avec un vêtement similaire à celui qui portaient les membres de sa communauté[14] ».
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Cependant, la véritable expansion des Incas commence en 1438, avec Pachacutec (1438-1471), qui entreprend de conquérir les terres voisines. Durant les 70 dernières années de cette période, le royaume de Cuzco forme un vaste empire inca qui s'étend sur toutes les Andes. Le génie de Pachacútec se manifesta avant tout dans la législation et l’administration qu’il établit dans l’Incanat[15]. Il aboutit à accomplir l’unité d’un si vaste empire grâce à trois mesures principales. Il préserva l’unité géographique de l’empire en développant un gigantesque réseau de routes (le Qhapaq Ñan); puis il fit son unité linguistique en imposant le runa simi ou quechua comme langue officielle ; enfin, grâce à une organisation centrale absolue, il forma l’unité politique impériale[16]. En même temps, il créa une élite capable de l’assister dans son œuvre : les curacas. Pour faciliter la transmission des ordres et le renseignement sur l’état de provinces, on établit un système de « chasquis » ou « coureurs messagers », qui parcouraient les chemins de l’Empire.

À la fin du XVe siècle, l'Inca Pachacutec transmet le pouvoir à son fils Tupac Yupanqui († 1493), qui étend l'Empire jusqu'à l'actuel territoire équatorien. Sous le règne de son fils, Huayna Capac († 1527), les frontières de l'Empire Inca sont repoussées jusqu'à la frontière de l'actuelle Colombie. Une guerre de succession éclate entre les deux fils de Huayna Capac, Huascar et Atahualpa. Ce dernier est parvenu à battre les troupes de son frère, au moment où les conquistadores arrivent au Pérou.

La conquête et la vice-royauté 

 

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Mise à mort de l'Inca Atahualpa en 1533 (Guaman Poma de Ayala).
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La Vice-royauté du Pérou en 1650 et 1816 (territoires conquis en vert ou marron obscur et territoires peu explorés ou de jure en vert ou marron pâle).
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Lorsque les troupes de Francisco Pizarro arrivèrent en 1531, l'empire inca était déchiré par une guerre civile. Le 16 novembre 1532, durant la bataille de Cajamarca, Pizarro captura l'empereur Atahualpa et le fit exécuter. Il faudra cependant plus de quarante ans pour briser les dernières tentatives de résistance: le dernier Inca de Vilcabamba, Tupac Amaru, fut capturé et exécuté en 1572.

Les Espagnols instituèrent le système de l’encomienda : les Amérindiens devaient payer un tribut, dont une partie allait à Séville. Les encomenderos étaient chargés également de les christianiser. En tant que gouverneur du Pérou, Pizarro abusa de l'encomienda en accordant à ses soldats et compagnons un pouvoir quasi illimité sur les populations indigènes qui furent obligées à travailler sans rétribution dans des mines et des champs. Pizarro fut assassiné en 1541 par une faction menée par Diego de Almagro, surnommé el Mozo. En 1543, le roi Charles Quint pour réagir aux luttes intestines entre les conquistadores envoya Blasco Núñez Vela en tant que premier vice-roi. Il sera à son tour tué par Gonzalo Pizarro, le frère du premier Pizarro. Finalement, un nouveau vice-roi, Pedro de la Gasca parvint à restaurer l'ordre et exécuta Gonzalo Pizarro après sa capture. 39 vice-rois ont succédé à Núñez Vela et ont gouverné la vice-royauté entre 1544 et 1824.

Francisco de Toledo (1569-1581) fut celui qui organisa l'État colonial et fonda les « réductions » ou cités d'Indiens où ils furent regroupés. Au niveau local, les encomenderos étaient maintenant sous l'autorité des curacas. Une pyramide hiérarchique permit ainsi de contrôler toutes les villes et villages. Le recensement sous le dernier Quipucamayoc ou « maître du quipu » indiquait qu'il y avait 12 millions d'habitants dans l'Empire Inca. 45 années plus tard, le recensement du vice-roi Toledo, montrait qu'il en restait 1,1 million[17]. Les villes Incas reçurent des noms catholiques et furent reconstruites selon le modèle espagnol. Elles comportaient une place centrale et une église ou cathédrale en face d'un bâtiment officiel. Quelques villes, telle Cuzco, gardèrent leurs fondations d'origine inca. Certains sites incas, tel Huánuco Viejo, furent abandonnés au profit de villes à plus basse altitude.

 

 

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La Coronation de la Vierge (Bernardo Bitti), Église de San Pedro de Lima.
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Après l'établissement de la vice-royauté, le Pérou devint l'une des premières sources de la richesse pour l'Espagne. La ville de Lima, fondée par Pizarro le 18 janvier 1535 sous le nom de Ciudad de los Reyes ("la Ville des Rois"), devint la capitale et une ville puissante qui avait sous sa juridiction toute l'Amérique du Sud à l'exception du Brésil dominé par les Portugais. Au XVIIe siècle, Lima abritait une université et était la principale place forte de l'Espagne sur le continent américain. Toutes les richesses coloniales passaient par Lima, puis par l'isthme de Panama avant d'arriver à Séville, en Espagne.

Au XVIIIe siècle, devant la difficulté de l'administration d'un territoire immense, se réaliseront reformes dans la structure politique coloniale ("les réformes bourboniennes"). En 1717, la Vice-royauté de Grenade fut formée : elle regroupa la Colombie, l'Équateur, le Panama et le Venezuela. En 1776, une nouvelle vice-royauté vit le jour, la Vice-royauté du Río de la Plata : elle regroupait l'Argentine, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay.

L'Indépendance 

 

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La proclamation de l'Indépendance par le général José de San Martín le 28 juillet 1821 à Lima.
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Entre 1780 et 1781, la vice-royauté du Pérou connut la plus violente insurrection de son histoire[18]. Dirigée par Túpac Amaru II, un cacique du Cuzco, l’insurrection était à l’origine une révolte fiscale, mais très vite se transforma en un mouvement qui revendiquait l’autonomie du territoire par rapport à la Couronne espagnole[19]. Túpac Amaru arriva à réunir une armée de près de 50 000 hommes, composée majoritairement d’Amérindiens et de métis. Après quelques batailles, la révolte fut écrasée de manière extrêmement violente. Le 18 mai 1781, José Gabriel Túpac Amaru II fut écartelé et décapité à Cuzco, mais il devint pendant le XXe siècle une figure importante de la lutte pour l'indépendance et de la liberté.

Le processus d’indépendance prit définitivement son élan avec le soulèvement des propriétaires terriens d'origine espagnole. José de San Martín et Simón Bolívar étaient à la tête des troupes rebelles. Après avoir débarqué dans la baie de Paracas, San Martín s'empara de Lima et déclara, le 28 juillet 1821, l'indépendance du Pérou par rapport à l'Espagne. L'émancipation devint effective en décembre 1824, lorsque le général Antonio José de Sucre battit les Espagnols dans la bataille d'Ayacucho. Après la victoire de Sucre à Ayacucho (9 décembre 1824), une scission sépara le pays en Haut-Pérou resté fidèle à Bolivar (maintenant, la Bolivie) et bas Pérou (le Pérou actuel).

Les conflits frontaliers entre le Pérou et l'Équateur débutèrent à partir des années 1830. Quatre guerres éclatérent entre ces pays entre 1858 et 1995, guerre de 1858-1860 ; guerre de 1941-1942; la guerre du Paquisha en 1981 et la guerre du Cenepa en 1995.

Malgré la domination d'une oligarchie de propriétaires terriens, l'esclavage des noirs et le tribut des indiens furent abolis par le caudillo Ramón Castilla (1845-1851 et 1855-1862). Entre 1840 et 1879, le guano du Pérou, récolté par des compagnies privées ou publiques sur les côtes, généra d’énormes richesses car le pays bénéficia pendant cette période du monopole mondial de ce fertilisant. La vie politique était alors une succession de périodes démocratiques, de coups d'État et de dictatures.

L'Espagne n'abandonna pas complètement ses ambitions coloniales et fit encore de vaines tentatives comme lors de la guerre hispano-sud-américaine. Après la bataille de Callao, elle reconnut l’indépendance du pays en 1880, établit des relations diplomatiques et signa un traité de paix et d’amitié définitif la même année. La guerre contre l’Espagne marquait pour le Pérou la consolidation de son indépendance.

Entre 1879 et 1883, le Pérou mena aux côtés de la Bolivie la Guerre du Pacifique.La guerre éclata lorsque le Chili envahit le port bolivien d’Antofagasta. La Bolivie déclara la guerre au Chili et le Pérou, par un traité réciproque de défense, entra à son tour dans le conflit. Malgré l'infériorité navale, le capitaine du navire Huascar, Miguel Grau, maintint sous pression la flotte chilienne pendant plusieurs mois. Le Huascar fut finalement pris par les Chiliens en octobre 1879. Pendant la campagne terrestre, le Pérou connaîtra quelques victoires, mais en 1881 les troupes chiliennes entrèrent dans Lima. La guerre prit fin le 20 octobre 1883 par le traité d'Ancón et fit perdre au pays la région de Tarapacá.

Politique 


Article détaillé : Politique du Pérou.
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Congrès de la République (Lima).
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Le Pérou est une République « démocratique, sociale, indépendante et souveraine» (art. 43 de la Constitution de 1993). La constitution de 1993 consacre le principe de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et fonde un régime présidentiel monocaméral :

  • Le pouvoir exécutif est assuré par le président et le vice-président. Ils sont élus ensemble pour cinq ans, au suffrage universel direct. Depuis novembre 2000, date de la modification de l'article 112° de la Constitution de 1993, il ne peut pas être réélu consécutivement. Le président est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Il est également le commandant en chef de forces armées, mais ne peut déclarer la guerre que sous l'autorisation du Congrès. Il constitue des cabinets ministériels. Le président du conseil des Ministres est désigné par le président de la République. Il réside à la Maison de Pizarro, le Palais du Gouvernement. Alan García (APRA) a été élu président du Pérou le 4 juin 2006 (son mandat a commencé le 28 juillet 2006). Il succède à Alejandro Toledo Manrique.
  • Le pouvoir législatif est exercé par un parlement unicaméral: le Congrès de la Nation, composé de 120 membres élus pour cinq ans, en un tour, le même jour que l’élection présidentielle. Le président actuel du Congrès est Javier Velasquez (APRA).

L'Assemblée constituante de 1822 est la première assemblée constituante péruvienne, instituée par 79 députés élus proportionnellement selon la population de chaque département. Lors de la première séance, les députés prêtèrent le serment de défendre l'intégrité territoriale du pays et « de le libérer de ses oppresseurs ». L’achèvement de l’Acte constitutionnel fut difficile : la première Constitution fut adoptée le 12 novembre 1823. Les premières constitutions établirent une démocratie nominale et censitaire, où les analphabètes et les femmes n'étaient pas habilités à voter. Le 7 septembre 1955, le Congrès de la République promulgua une loi, qui donnait pour la première fois aux femmes péruviennes le droit de voter et d'être élues.

Partis politiques 


Les élections générales qui ont eu lieu le 9 avril 2006 ont désigné le Président de la République, 5 représentants au Parlement andin, et 120 représentants au Congrès de la République pour la période 2006-2011. Lors des élections, Union pour le Pérou (UPP) l'a emporté dans les régions andines, l'Amazonie et le sud du pays, l'APRA a bénéficié du soutien de son fief électoral traditionnel, la région côtière du Nord, et la région de la capitale Lima. Les 120 sièges ont été attribués aux partis ou alliances ayant obtenu plus de de 4 % des votes : Unión por el Perú (UPP), 45; Alliance populaire révolutionnaire américaine, 36; Unidad Nacional, 17; Alianza por el Futuro, 13; partis restants, 9. Les principaux partis sont les suivants:

  • Partido Aprista Peruano logo.pngPartido Aprista Peruano (APRA) : fondé en 1924 par Víctor Raúl Haya de la Torre, est un parti social démocrate appartenant à l’Internationale socialiste. C’est le plus ancien parti politique péruvien. Son leader, Alan Garcia, a été élu président de la République en 2006.
  • Logo PNP.jpgParti nationaliste péruvien (PNP) : fondé en 2005 par Ollanta Humala Tasso, est maintenant la plus importante force gauchiste du Pérou. En alliance avec UPP, le Parti Nationaliste Péruvienne gagne le premier tour de l’élection présidentielle du 2006. En ballottage, il arrive deuxième après Alan García Pérez. Ollanta Humala Tasso est le leader du parti PNP.
  • UPP 2006 logo.pngUnión por el Perú (UPP): fondé en 1994 par l'ancien secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Javier Pérez de Cuéllar, est un parti politique de centre-gauche.
  • Unidad Nacional logo.pngUnidad Nacional (UN) : est une coalition chrétien-socialiste de centre composée par deux partis politiques: Parti Populaire Chrétien (PPC) et Partido Solidaridad Nacional. Sa présidente actuelle est Lourdes Flores Nano.
  • Alianza por el Futuro logo.pngAlianza por el Futuro (AF) : fondé en 2005 par Alberto Fujimori, est une coalition de partis politiques néolibéraux : Cambio 90 (C90), Nueva Mayoría (NM) et Sí Cumple. Sa présidente actuelle est Martha Chávez.Keiko Fujimori devrait être la candidate aux élections présidentielles de 2011.

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  • Changement Radical (CR): fondé en 2000 par José Barba. Ce parti est au cœur de plusieurs polémiques concernant sa légitimité.

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Divisions administratives


Article détaillé : Régions du Pérou.
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Le 19 novembre 2002, le Pérou adopta la Loi organique de gouvernements régionaux («Ley Orgánica de Gobiernos Regionales»). Point de départ de la déconcentration d’un pouvoir administratif fortement centralisé, la loi vise à définir les principes régissant les administrations régionales et détermine les compétences entre municipalités, administrations régionales et l’État. Depuis, le pays est divisé en 25 régions (divisées elles-mêmes en provinces), auxquelles il faut ajouter la province de Lima, entité au statut particulier, distincte de la région de Lima.

Le district est la plus petite division administrative. Chaque district est dirigé par une municipalité, avec à sa tête un maire. Les gouvernements régionaux sont composés d'une présidence régionale, d'un conseil et d'un conseil de coordination:

  • Le Président régional (organisme exécutif du gouvernement régional). Ses fonctions comprennent l'élaboration du budget, la nomination des membres du gouvernement, la possibilité de gouverner par décrets et résolutions, l'exécution des plans et programmes régionaux et l'administration des propriétés et locations régionales[20]. Le président et le vice-président sont élus conjointement au suffrage universel direct pour quatre ans.
  • Le Conseil régional (entité juridique du droit public) discute et vote les lois proposées par le président régional. Il peut destituer le président et tout autre membre du conseil[21]. La durée de leur mandat est de quatre ans et le nombre de conseillers dépend de la population de la région (de 7 à 25). Ils sont autonomes politiquement, économiquement et administrativement.
  • Le Conseil de coordination régional a un rôle consultatif sur les questions budgétaires et de planification, mais il ne dispose d'aucun pouvoir exécutif ou législatif[22]. Les alcaldes des provinces font partie de ce conseil qui est chargé de représenter la société civile [23].

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