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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 10:20

Nouveau-Brunswick




Nouveau-Brunswick
New Brunswick
Blason de Nouveau-Brunswick
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Carte de localisation
Carte de localisation
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Capitale Fredericton
Plus grande ville Saint-Jean
Admission dans la Confédération 1er juillet 1867 (1er)
Lieutenant-gouverneur Graydon Nicholas
Premier ministre David Alward (Progressiste-conservateur)
Sièges à la chambre des communes 10
Sièges au sénat 10
Code postal E
Abréviation postale NB
Démographie
Gentilé Néo-Brunswickois, Néo-Brunswickoise
Population 751 171 hab. (20111)
Densité 10 hab./km2
Rang 8e
Langues officielles Anglais, Français
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg.png45° 57′ 27″ Nord
       66° 38′ 40″ Ouest
  
Superficie 7 390 800 ha = 73 908 km2
Rang 8e
Terre 71 450 km2
Eau 1 458 km2 (2,00 %)
Fuseau horaire UTC -4
Divers
Devise Spem reduxit
(Latin : « L'espoir revint »)
Domaine Internet .nb.ca

 

 

 

 

 

 

 

Le Nouveau-Brunswick (prononcé [nu.vo.bʁɔn.zwik] en français canadien et [nu.vo.bʁœn.swik] en français de France ; New Brunswick prononcé [njuː ˈbɹʌnz.wɪk] en anglais britannique) est l’une des dix provinces canadiennes.

D’une superficie de 71 355 km2, la province est aussi grande que la Belgique et les Pays-Bas réunis. Le Nouveau-Brunswick compte 751 171 habitants (2011)1. Près du tiers de la population est constituée de francophones, présents essentiellement dans le nord et l'est de la province, alors qu'environ les deux tiers sont anglophones. C’est d'ailleurs la seule province à être officiellement bilingue, c'est-à-dire que les deux langues ont un statut égal2.

La capitale du Nouveau-Brunswick est Fredericton, et les trois plus grandes villes sont Moncton, Fredericton et Saint-Jean. Edmundston est la plus grande ville unilingue francophone du Canada à l'extérieur du Québec, et Dieppe, dans la périphérie de Moncton, est la plus grande ville majoritairement francophone à l'extérieur du Québec3,4.

Le territoire du Nouveau-Brunswick est habité depuis au moins dix mille ans et la province fut officiellement créée le 16 août 1784. Le Nouveau-Brunswick est l'une des quatre provinces fondatrices de la Confédération en 1867.





Toponymie

Article détaillé : Toponymie néo-brunswickoise.
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Le roi George III d'Angleterre.

 

 

 

 

 

Le Nouveau-Brunswick, New Brunswick en anglais, est nommé ainsi en l'honneur de George III (1738-1820), roi d'Angleterre de 1760 à sa mort. Ce dernier descendait de la maison de Brunswick5. Le nom se prononce /nuvobʁɔnzwik/.

Les Micmacs et les Malécites n'avaient pas l'habitude de donner de noms aux vastes étendues de terre6. La colonie française d'Acadie, regroupant le territoire actuel des Provinces maritimes, est fondée en 1604. Il se peut que son nom provienne de celui de l'Arcadie, en Grèce, que l'explorateur Giovanni da Verrazano a donné en 1524 à la péninsule de Delmarva, ou des mots micmacs cadie («terre fertile») ou algatig («lieu de campement») ou encore du malécite-passamaquoddy quoddy («endroit fertile»)7. La région correspondant au Nouveau-Brunswick était appelée l'Acadie continentale ou l'Acadie occidentale.

William Alexander renomme ce territoire New Alexandria (Nouvelle-Alexandrie) en 1624 mais ce nom n'a pas survécu8. La colonie est officiellement renommée Nouvelle-Écosse en 1713, à la suite de la conquête britannique. La partie continentale reçoit le nom de Nouveau-Brunswick en 1784, lorsqu'elle est séparée de la Nouvelle-Écosse. New Ireland (Nouvelle-Irlande) a auparavant été proposé en 1778 par le sous-secrétaire d'État William Knox mais refusé parce que «l'Irlande n'était pas dans les bonnes grâces de la royauté»5. Pittsylvania (Pittsylvanie) est l'un des autres noms proposés, en l'honneur de William Pitt (1759–1806), Premier ministre du Royaume-Uni de 1783 à 1801 et de 1804 à 18065.

La toponymie néo-brunswickoise respecte des règles générales à la francophonie mais dispose de nombreux génériques (noms communs) uniques ou ayant un usage différent, dont aboiteau, barachois, bogan, buttereau, côte, mal baie, mocauque, padou, placer, platin, pointu et rigwash; la variété est encore plus grande en anglais, avec des termes comme chockey, cove, guzzle, oxbow, pug hole, rips et stretch. La toponymie est le fruit de plusieurs millénaires d'histoire amérindienne, acadienne et britannique; son principal spécialiste est Alan Rayburn9. La Commission de toponymie du Nouveau-Brunswick, fondée en 2009, étudie les demandes de création et de modification des toponymes; certains de nature discriminatoires ont été changés depuis lors tandis que des noms anglicisés ont été rétablis en français10.

Le Nouveau-Brunswick est surnommé la « province aux mille panoramas »11.

Géographie

Article détaillé : Géographie du Nouveau-Brunswick.
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Carte topographique du Nouveau-Brunswick.

Situation

Le Nouveau-Brunswick est situé à l'est du Canada, à la fois dans les provinces Maritimes et dans les provinces de l'Atlantique. La mer est en effet omniprésente, aucun point du territoire n'étant à plus de 180 kilomètres du littoral. Le Nouveau-Brunswick est bordé au nord par la baie des Chaleurs, à l'est par le golfe du Saint-Laurent et le détroit de Northumberland et au sud par la baie de Fundy. La province partage une frontière avec l'État américain du Maine à l'ouest, avec le Québec au nord-ouest et la Nouvelle-Écosse au sud-est, avec laquelle elle est reliée par l'isthme de Chignectou. Il y a également une frontière maritime avec l'Île-du-Prince-Édouard, mais un pont les relie. Il y a seulement des douanes à la frontière américaine.

Elle est la plus grande des trois provinces maritimes canadiennes mais reste petite à l'échelle du pays. D'une superficie de 71 355,12 km2 12, la province est un peu plus étendue que la Sierra Leone, le 117e pays le plus étendu du monde, et la Belgique pourrait y entrer deux fois. La province s'étend sur plus de 300 km du nord au sud et de l'est à l'ouest.

La province compte plusieurs îles, notamment Miscou, l'île de Lamèque, l'île Red Deer, Campobello et Grand Manan. La souveraineté sur la roche North et l'île Machias Seal, situées au sud-ouest, est disputée avec les États-Unis13.

Relief

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Le mont Carleton.

 

 

 

 

Le relief est dominé par les Appalaches. Les principaux sommets sont situés au nord-ouest et le point culminant, le mont Carleton, est haut de 820 mètres14. Le centre et l'est de la province compte des collines aux pentes douces alors que le sud compte des collines aux pentes abruptes, notamment les collines calédoniennes. L'extrémité sud-est, à la frontière avec la Nouvelle-Écosse, est occupé par une plaine.

Hydrographie

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Le fleuve Saint-Jean, près de Fredericton.

 

 

 

 

Aucun lieu n'est situé à plus de 180 kilomètres de la mer. Les côtes sont longues de 2 26915. Le grand nombre de cours d'eau a déterminé l'emplacement de la plupart des localités, en plus de permettre un développement précoce de l'économie. Il y a de nombreux lacs au sud, dont le principal est le Grand Lac, avec ses 30 km de long14.

Le fleuve Saint-Jean est le principal cours d'eau, autant d'un point de vue géographique que historique ou économique. Long de 673 km, il prend sa source dans l'État américain du Maine et traverse ensuite la province du nord-ouest au sud, avant de se jeter dans la baie de Fundy à Saint-Jean. Son bassin hydrographique mesure 55 400 km2, dont 34 400 km2 au Nouveau-Brunswick, et son débit à l'embouchure est de 1 100 m3/s. Le fleuve forme en fait la majeure partie de la frontière avec le Maine. Au Nouveau-Brunswick, ses principaux affluents sont, d'amont en aval, la rivière Madawaska, la rivière Aroostook, la rivière Tobique et la rivière Kennebecasis16. Les cinq autres cours d'eau les plus importants sont la rivière Ristigouche, la rivière Népisiguit, la rivière Miramichi, la rivière Petitcodiac et le fleuve Sainte-Croix. Le fleuve St-Jean est le plus grand de la province.

Géologie

La majeure partie du territoire fut formée durant le paléozoïque, en tant que portion d'une formation plus grande s'étendant du sud-est des États-Unis à Terre-Neuve. les roches du nord et de l'ouest de la province ont été formée en grande partie par des dépôts de sédiments marins durant l'ordovicien. Ces roches ont ensuite subi des intrusions granitiques avant d'être recouvertes de couches de lave. L'activité volcanique et les tremblements de terres ont atteint leur sommet il y a environ 350 millions d'années, durant l'orogenèse acadienne. Les roches du centre et de l'est se sont surtout formées à la fin du carbonifère, il y a environ 300 millions d'années, dans les rivières, les marécages et les lacs peu profonds14.

Climat

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Une route enneigée.

 

 

 

 

Le territoire bénéficie d'un climat continental adouci par la proximité de l'océan Atlantique. Le Madawaska, au nord-ouest, a le climat le plus rigoureux, où la température est inférieure à la moyenne provinciale de plusieurs degrés et où le tiers des précipitations tombent sous forme de neige. Les régions côtières sont plus chaudes l'hiver et sensiblement plus fraîches l'été tandis qu’elles ne reçoivent que 15 à 20 % de leurs précipitations sous forme de neige. Au nord-ouest, le nombre moyen de jours sans gel est de 100, alors qu'il est de 125 au bord de la baie de Fundy, au sud14.

Milieux naturels et environnement

La forêt recouvre près de 83 % du territoire. Les conifères les plus abondants sont le prusse (épinette) et le sapin, suivis du thuya occidental et du pin blanc d'Amérique, avec aussi du pin gris, du pin rouge, de la pruche et du mélèze. Les espèces de feuillus les plus courantes sont, en ordre décroissant, l'érable rouge, l'érable à sucre, le peuplier, le bouleau jaune, le bouleau blanc et le hêtre d'Amérique. Il y a aussi du frêne, de l'orme, de l'ostryer de Virginie et du chêne rouge par endroits14.

Les milieux naturels sont protégés par un réseau de deux parcs nationaux, de cinq réserves nationales de faune, de trois refuges d'oiseaux migrateurs, d'une zone de protection marine, de 34 parcs provinciaux et de 61 zones naturelles protégées. À ceux-ci s'ajoutent 800 zones hivernales pour les chevreuils représentant 280 000 hectares et 400 000 hectares de zones tampons autour des cours d'eau, protégées de l'exploitation forestière. En fait, le tiers des terres de la Couronne sont sous une direction spéciale17.

Le grand nombre de barrages est de pont-jetées sont reconnus comme étant une menace environnementale. La rivière Petitcodiac, entravée par son pont-jetée depuis 1969, a été rouverte au libre cours de l'eau en 2010 et son écosystème se reformerait selon les premières observations. Celle de la rivière à l'Anguille (Eel) subira le même sort plus tard dans l'année.

Villes et urbanisme

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Le centre-ville de Fredericton.

Histoire

Article détaillé : Histoire du Nouveau-Brunswick.

Origines et explorations européennes

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Plan de l'île Sainte-Croix, par Samuel de Champlain.

 

 

 

Le territoire est habité depuis au moins dix millénaires, à l'origine par les Paléoaméricains. Les Micmacs, les Malécites et les Passamaquoddys leur ont succédé durant les millénaires, une partie de la préhistoire est en effet inconnue. Les Micmacs habitaient à l'origine l'est et le nord du Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et la côte sud de la Gaspésie. Les Malécites occupaient la vallée du fleuve Saint-Jean tandis que les Passamaquoddys résidaient au bord de la rivière Sainte-Croix18.

Les Vikings ont vraisemblablement visité la région, au XIe siècle. Des pêcheurs basques, bretons et normands visitèrent la région à partir du XIIIe siècle. Jacques Cartier mit pied à Miscou et explora le littoral de la baie des Chaleurs, en 1534.[réf. souhaitée] Les autochtones font du commerce avec les Européens, ce qui les rends dépendants de leur technologie tout en les exposants aux maladies18.

Acadie (1604-1763)

Article détaillé : Histoire de l'Acadie.
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Situation du fort Beauséjour en 1754.

 

 

 

 

L'Acadie est fondée en 1604 par Samuel de Champlain et Pierre Dugua de Mons à l'île Sainte-Croix, dans le Maine actuel, tout près du Nouveau-Brunswick. La colonie est abandonnée l'année suivante en raison des conditions de vie difficiles, et déplacée à Port-Royal dans l'actuelle Nouvelle-Écosse. Les Micmacs aident les Français à survivre et accueillent ceux restant dans la colonie après 161018.

Ces derniers explorèrent le reste de la région durant les années suivantes. Le Fort Sainte-Marie, aussi appelé La Tour, fut fondé en 1631 par Charles de Saint-Étienne de La Tour au bord du fleuve Saint-Jean. C'est le premier établissement permanent français. Charles de Menou d'Aulnay attaqua le fort. Après un siège de quatre jours, où Françoise Marie Jacquelin défendit avec bravoure le fort, il tomba aux mains de l'ennemi. D'Aulnay le fit brûler et construisit le fort Saint-Jean, sur la rive opposée du fleuve.

Le gouverneur Isaac de Razilly meurt en 1635, déclenchant une guerre civile entre Charles de Saint-Étienne de La Tour, Charles de Menou d'Aulnay et Nicolas Denys. À la mort de D'Aulnay, en 1650, De La Tour reprend Saint-Jean et Denys reprend Miscou avant de fonder un poste à Nipisiguit (Bathurst). Nicolas Denys prend sa retraite comme marchand et pêcheur en 1668 et publie Description de l'Amérique Septentrionale trois ans plus tard. La vallée du fleuve Saint-Jean reste un territoire malécite, d'où sont lancées les attaques françaises contre la Nouvelle-Angleterre durant les années 1690, ce qui contribue à l'hostilité contre la présence française18.

Des colons d'origine française, les Acadiens, s'établirent durant le siècle suivant, principalement à Beaubassin et ensuite aux Trois-Rivières. La colonie d'Acadie ou Nouvelle-Écosse (Nova Scotia en anglais) changea plusieurs fois de mains au cours du XVIIIe siècle, mais elle fut cédée définitivement aux Britanniques au Traités d'Utrecht (1713). Cependant, pendant la première partie du XVIIIe siècle, il y eut peu de tentatives de colonisation de la part des Britanniques ou Anglo-Américains. Le sort à réserver à la population acadienne fit l'objet de nombreux débats, car l'Acadie ou Nouvelle-Écosse était une zone de conflit presque permanent entre les deux empires, français et britannique. À partir de 1755, après la chute du fort Beauséjour, les Acadiens furent déportés. Les historiens débattent encore des causes exactes de la déportation19. En Acadie même, une résistance armée s'organisa à certains endroits, tandis que des villages furent complètement rasés. Des centaines d'Acadiens fuirent vers les fleuves Saint-Jean et Miramichi. Poursuivis par les Britanniques, ils se réfugièrent encore plus loin en haut du Saint-Jean, ou sur le littoral de la baie des Chaleurs. La déportation dura jusqu'en 1763, et la plupart des communautés furent touchées.

La plupart des Acadiens furent déportés dans les Treize Colonies nord-américaines, mais ceux envoyés en Virginie furent rejetés par cette colonie et furent envoyés en Grande-Bretagne. De là, ils gagnèrent la France en 1763, à la signature du traité de paix entre la France et l'Angleterre, mettant fin à la Guerre de Sept Ans. D'autres Acadiens, déportés de Louisbourg et de l'Île Saint-Jean (actuelle Île-du-Prince-Édouard), furent déportés directement en France à partir de 175820. Environ la moitié des Acadiens déportés en France décidèrent en 1785 de repartir en Louisiane, où ils rejoignirent plusieurs milliers de leurs compatriotes ayant déjà exfiltré des Treize Colonies. Ils sont à l'origine de la communauté cadienne, dont le nom dérive d'Acadiens. D'autres Acadiens réussirent à rentrer dans ce qui était désormais le Nouveau-Brunswick, d'autres s'installèrent à Saint-Pierre-et-Miquelon, seule colonie française restant en Amérique du Nord21.

Époque coloniale britannique (1763-1867)

Après la proclamation royale de 1764, certains Acadiens revinrent s'établir avec ceux ayant échappé aux raids.

Quelques colons anglophones s'établirent dans la région surtout à partir de 1755. Avant la Révolution américaine ils étaient majoritairement des colons venant de la Nouvelle-Angleterre, connus sous le nom de planters ou planteurs22. Des colons provenant de la colonie de Rhode-Island s'installèrent aux alentours de Sackville, au sud-est23. D'autres fermiers de Yorkshire s'ajoutèrent à ce petit groupe avant 1771, ainsi que des Allemands de Pennsylvanie au comté d'Albert vers 176624.

En outre, des colons de la Pennsylvanie, sous l'influence d'un officier suisse dans l'emploi britannique, Georges Frédéric Wallet Desbarres, s'installèrent dans la région de Hopewell et Moncton (alors souvent écrit Monckton à cette époque)25.

Pourtant il fallut attendre la Révolution américaine avant de voir plus de communautés anglophones se former. En effet, des milliers de loyalistes qui s'étaient opposés à la révolution, dépouillés de leurs terres et la plupart de leurs biens par le gouvernement de la nouvelle république américaine, s'échappèrent après le Traité de Paris en 1783 et vinrent s'établir en Nouvelle-Écosse. Ceux qui reçurent des allocations de terres dans la vallée du fleuve Saint-Jean ou le long des côtes de la baie de Fundy ou le détroit de Northumberland devinrent bientôt mécontents d'être gouvernés d'aussi loin qu'Halifax. Alors le gouvernement britannique créa la province du Nouveau-Brunswick en 1784. Parmi les communautés colonisées par les loyalistes après 1783 sont Saint-Andrews, Saint-Jean et Sussex, ainsi que les petites communautés de la vallée du fleuve Saint-Jean. Le premier gouverneur de la province de Nouveau-Brunswick, Thomas Carleton choisit comme capitale de la province le hameau de Ste-Anne, renommé Frederick's Town (ensuite Fredericton) après le troisième fils de George III26. En tous, quelques 14 000 à 15 000 réfugiés loyalistes, dont la plupart étaient nés en Amérique sont réputés d'être venus au Nouveau-Brunswick lors de cette migration27.

Durant le XIXe siècle, l'économie du Nouveau-Brunswick se développa. On construisit plusieurs scieries, des chantiers navals et plus tard des chemins de fer.

Au cours de ce siècle, le peuple acadien commença à se doter d'institutions et de tenter de se donner plus de place dans la province.

Confédération canadienne (1867 à nos jours)

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Délégués à la conférence de Charlottetown.

 

 

 

 

En 1867, le Nouveau-Brunswick fut l'une des quatre provinces fondatrices du Dominion du Canada. La conférence de Charlottetown, en 1864, avait pour but à l'origine de former une Union des Maritimes, soit le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse. En raison de craintes face à la Guerre civile américaine et aux raids féniens le long de la frontière, certains proposèrent d'élargir la portée de l'union. Cet intérêt provint de la Province du Canada et une requête fut faite par les Canadiens aux gens des Maritimes de modifier les termes de la rencontre.

Plusieurs citoyens du Nouveau-Brunswick ne voulaient pas de cette confédération élargie, craignant que les besoins de la région soient négligés par ceux du reste du pays. Plusieurs politiciens impliqués, tels que Samuel Leonard Tilley, se retrouvèrent sans siège à l'élection suivante.

À la suite de la Confédération, on se rendit compte que les opposants au projet avaient raison, les Maritimes éprouvant alors des problèmes économiques significatifs. De nouvelles politiques nationales et barrières commerciales vinrent déranger les relations commerciales traditionnelles entre la région et le Royaume-Uni. La situation au Nouveau-Brunswick fut exacerbée par le Grand incendie de Saint-Jean en 1877 et par le déclin de l'industrie de la construction navale. Finalement, La récession provoquée par la Panique de 1893 fit baisser de façon significative les exportations. Plusieurs travailleurs expérimentés perdirent leur emploi et durent en chercher un nouveau dans les autres provinces à l'ouest ou aux États-Unis. L'économie reprit de l'expansion au début du XXe siècle. L'industrie manufacturière prit de l'importance avec la construction de plusieurs usines de textiles. Également, la construction de plusieurs nouvelles scieries un peu partout dans la province permit de construire de plus grandes usines de pâtes et papier. Le taux de chômage demeura tout de même élevé et la Grande dépression exacerba la situation.

Entre 1871 et 1875, une crise majeure secoua le Nouveau-Brunswick. En effet, une loi prévoyant une transformation du système scolaire et en particulier l'abolition des cours d'enseignement religieux causa la colère de la population catholique, surtout acadienne et irlandaise.

Plusieurs régions autrefois sauvages furent colonisées pour permettre aux gens touchés d'échapper à la pauvreté. Deux familles acquirent une fortune considérable après la crise: les Irving et les McCain.

Les tensions linguistiques se firent moins fortes vers la fin des années 1990. Toutefois, à la suite de la nouvelle majorité de la population francophone à Bathurst, les problèmes refirent surface. À la suite des pressions anglophones et francophones, le gouvernement provincial modifia la loi pour exiger que toutes les cités et municipalités ayant plus de 20 % de gens parlant l'une des deux langues officielles offrent des services dans cette langue.

Politique et administration

Article détaillé : Politique du Nouveau-Brunswick.
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L'édifice de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Constitution

Article détaillé : Constitution du Nouveau-Brunswick.

 

 

 

 

Le Canada étant une fédération, la constitution canadienne consiste en l'ensemble des droits fondamentaux et des règles qui définissent les principes politiques, les institutions, les pouvoirs ainsi que les responsabilités du fédéral et des provinces. La constitution canadienne est composée principalement de la Loi constitutionnelle de 1867, de la Loi constitutionnelle de 1982 et de son annexe, comportant une trentaine de lois et décrets28.

La constitution néo-brunswickoise est elle-même composée des dispositions de la constitution canadienne qui concernent les provinces canadiennes en général et le Nouveau-Brunswick en particulier, des lois organiques provinciales relatives à la répartition des pouvoirs de la province et des droits des personnes, la plupart des conventions constitutionnelles touchant les rapports entre la Couronne du Canada, l'Exécutif et le Parlement, les règles de common law sur la prérogative royale exercée par le lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick ainsi que de la jurisprudence des tribunaux du Nouveau-Brunswick et du Canada[réf. nécessaire].

La constitution du Canada peut normalement être modifiée par un vote favorable du Sénat, de la Chambre des communes et d'au moins le deux tiers des législatures provinciales représentant au moins la moitié de la population canadienne, le tout avec l'accord du gouverneur général. Toutefois, une disposition de la constitution canadienne concernant uniquement le Nouveau-Brunswick peut être modifiée par un vote favorable de la Chambre des communes du Canada, de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick ainsi qu'avec l'accord du Sénat et du gouverneur général du Canada. De plus, l'Assemblée législative seule peut modifier la constitution du Nouveau-Brunswick. En fait, toutes les tentatives de modification depuis 1982 ont échoué et seulement dix amendements mineurs ont été adoptés, dont un seul touchant la province.

Par la constitution, le parlement du Canada obtient le pouvoir de légiférer sur un certain nombre de compétences exclusives, notamment la défense, les communications et la propriété intellectuelle. Les compétences exclusives du Nouveau-Brunswick incluent l'éducation et la santé. Certaines autres compétences sont partagées, notamment l'agriculture, les transports et l'immigration.

Système politique

Le pouvoir législatif est détenu par l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. Elle est formée de 55 députés en 201029, élus pour un mandat maximal de cinq ans30 au suffrage universel au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans les différentes circonscriptions électorales. Le système parlementaire est monocaméral depuis l'abolition du Conseil législatif du Nouveau-Brunswick en 1892.

Le pouvoir exécutif est détenu par le lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, dont le poste est occupé par Graydon Nicholas depuis 2009. Nommé par le gouverneur général du Canada sur recommandation du Premier ministre du Nouveau-Brunswick, il est le représentant de la reine au Nouveau-Brunswick. Son rôle étant avant tout honorifique, le pouvoir exécutif détenu dans les faits par le Premier ministre du Nouveau-Brunswick, qui est le chef du parti ayant remporté le plus de sièges à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. Lors de l'élection du 27 septembre 2010, le Parti progressiste-conservateur a remporté 42 des 55 sièges, reléguant les libéraux de Shawn Graham dans l'Opposition officielle. Le Premier ministre préside le Conseil exécutif du Nouveau-Brunswick, généralement formé de députés de l'Assemblée législative et généralement à la tête d'un ministère.

Tendances politiques, partis et élections

Il y a deux partis politiques dominants au Nouveau-Brunswick, le Parti libéral et le Parti progressiste-conservateur. Le Nouveau Parti démocratique a déjà obtenu des sièges au parlement mais jamais la majorité. De temps à autre, d'autres partis comme le Confederation of Regions Party of Canada ont obtenu des sièges au Parlement, mais seulement lors de votes de protestation. Donc, le Nouveau-Brunswick est essentiellement dirigé tour à tour par les deux mêmes partis.

Les dynamiques de la politique au Nouveau-Brunswick sont différentes de celles des autres provinces du Canada. Le fait qu'il n'y ait pas de ville dominante dans la province veut dire que le gouvernement doit se préoccuper de sujets affectant toutes les régions de la province. De plus, la présence d'une large minorité francophone fait qu'un consensus politique est nécessaire, même quand il y a une majorité présente au gouvernement. De cette façon, la politique provinciale au Nouveau-Brunswick tend à s'aligner sur la situation de la scène fédérale plus concrètement que les autres provinces.

Au cours des cinquante dernières années, il y a eu une tendance dans la province à élire de jeunes chefs et à leur donner de longs mandats avec une forte majorité. Tous les chefs récents étaient bilingues. Cette combinaison d'attributs tend à rendre les premiers ministres du Nouveau-Brunswick importants sur la scène fédérale. L'ancien premier ministre, Bernard Lord (progressiste-conservateur), est considéré comme un chef potentiel du Parti conservateur du Canada si le premier ministre Stephen Harper se retirait de la politique. L'ancien premier ministre libéral Frank McKenna a été un candidat présumé à la succession de Paul Martin mais a décidé de ne pas tenter sa chance.

Finances publiques

Les principales sources de revenu du gouvernement provincial sont l'impôt sur le revenu des particuliers, l'impôt sur le revenu des entreprises, la taxe sur le carburant et la taxe foncière. L'impôt sur le revenu provincial est fixé à un taux de 55,5 % de l'impôt fédéral de base30. En 1997, la taxe de vente provinciale et la taxe sur les produits et services (TPS) furent combinées pour former la taxe de vente harmonisée (TVH)30, d'un taux de 13 % depuis 200831. Les impôts et la TVH sont perçus par le gouvernement fédéral mais redistribués à la province. Le quart des revenus provinciaux proviennent en fait des paiements de péréquation, un programme destiné à permettre aux provinces plus pauvres d'offrir un niveau de services publics standard. Un autre 10 % des revenus provient de divers programmes fédéraux d'infrastructures, de santé et d'éducation30.

Les dépenses du budget provincial s'élèvent à près de 8 milliards de dollars canadiens en 2010-2011, avec un déficit de près de 750 millions de dollars32. Les principales dépenses concernent la santé et les services sociaux, l'éducation, les municipalités et le service de la dette.

Divisions administratives

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Carte des comtés, des gouvernements locaux et des réserves indiennes.

 

 

 

Le Nouveau-Brunswick comprend 8 cités, 26 villes, 68 villages, 5 communautés rurales et 265 DSL. Finalement, il y a une vingtaine de réserves indiennes, regroupées au sein de Premières nations, chacune gouvernées par un conseil de bande présidé par un chef.

Chaque type de municipalité a un fonctionnement semblable, bien que les cités aient certaines obligations supplémentaires et que les villages n'ont pas à offrir autant de services publics que les autres municipalités. Une municipalité est gouvernée par un conseil municipal, présidé par un maire. Les DSL sont quant à eux gérés directement par le gouvernement et ne sont donc pas à proprement parler des municipalités mais leurs citoyens peuvent élire un comité consultatif de cinq membres dont un président. Nombreux sont les DSL ne possédant pas de comité consultatif et plusieurs initiatives sont en cours afin d'améliorer la participation de la population à la gouvernance locale. C'est ainsi qu'est née la Communauté rurale en 1993.

Les gouvernements locaux sont sous la responsabilité du ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick. Plusieurs services publics de compétence municipale sont régis par des organismes régionaux, par exemple les commission de gestion des déchets solides et les commissions d'aménagement pour l'urbanisme.

Les gouvernements locaux coexistent avec un système de divisions administratives plus ancien. La subdivision de base en est le comté, qui sont au nombre de quinze. Chaque comté est subdivisé en paroisses, qui sont au nombre de 154. Les gouvernements locaux remplacent les anciennes municipalités de comtés, dissoutes en 1966. La population de chaque paroisse élisait des conseillers au conseil municipal, qui choisissaient à leur tour un préfet. Le conseil siégeait dans un palais de justice situé dans le chef-lieu. Les paroisses avaient certains pouvoirs, qu'ils perdirent graduellement en faveur des municipalités de comté. Certains chefs-lieux ont toujours une importance administrative alors que les comtés continuent d'être utilisés dans les différents découpages administratifs et pour le recensement. De plus, la plupart des paroisses civiles existent toujours en tant que districts de services locaux (DSL).

En 2008, le Rapport sur la gouvernance locale proposait de réformer l'administration locale en modifiant la gestion ainsi que la fiscalité et en regroupant les actuelles municipalités et DSL en 12 « districts de services régionaux », ensuite subdivisés en « entités municipales ».

 

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ON EST QUAND???

Bonjour, nous sommes le

☼ Qui Cherche Trouve ☼

♫♪♪♫♪♫♪♫♪

Poussieres De Savoir ☼

POUSSEZ PAS !!!

 

 

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Depuis le 2 octobre 2008 ma paroisse a compté de fidèles :

 


Compteur Global


 

 

 

 

 

☼ Merci à vous tous ☼

 

 

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   Et aussi, bien sûr, à notre superbe équipe  !!!!!!!...

 


☼ En Alcove ☼

☼♥☼♥☼


 

 

 

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☼ Quoi & Où ☼