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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 15:10

Analyse du film

 

 

 


John Grant écrit que La Belle et le Clochard se différencie des précédents longs métrages d'animation du studio par deux points, l'usage du CinemaScope et l'utilisation d'un scénario encore jamais publié16. Il ajoute qu'il est souvent vu comme l'un des plus charmants films de Disney même si l'avis des critiques contemporains est un peu moins enthousiaste16.

 

 

 

Disney retrouve son public


Pour Sébastien Roffat, La Belle et le Clochard fait partie des longs métrages d'animation du début des années 1950 avec lesquels Disney retrouve son public85. Le film n'est pas un important succès pour le studio, mais possède un côté charmant qui le classe dans les films de Disney les plus appréciés par les spectateurs54. Leonard Maltin écrit que c'est un film bien élaboré, moins irrésistible que certaines œuvres plus anciennes, mais plus agréable que d'autres42. Pour Steven Watts, ce film est une fable fantastique sur une romance canine soutenue par un réalisme visuel de chaque détail, une musique entraînante et une forte histoire d'amour74. Mais l'histoire est moins mythique que les contes de fées avec le recours à la vie domestique moderne86. Maltin ajoute que l'histoire est assez simple, mais l'ajout de scènes fortes, de chansons et de certaines images rend le film « assez proche d'une sympathique peluche42. » Christopher Finch indique que le film est le premier à traiter d'une époque peu éloignée du contemporain des spectateurs72. À la différence de Dumbo (1941) qui se situe dans le présent, mais dans un environnement spécial, le monde clos du cirque, les personnages de La Belle et le Clochard évoluent dans une banlieue d'une ville moyenne américaine au début du XXe siècle, éléments proches et familiers des spectateurs américains des années 195072. De plus, la fin du film reprend l'image de la soirée de Noël, élément familial récurrent chez Disney65.

Pour Jerry Beck, hormis le rat, tous les personnages sont sympathiques ou divertissants, y compris les chats siamois en raison de leurs vilenies54. Leur présence est, selon Brode, uniquement motivée par le besoin dramatique d'avoir une espèce animale opposable aux chiens87. Le film fait partie des longs métrages d'animation de Disney utilisant des animaux domestiques comme base, l'un des deux principaux thèmes avec les contes de fées88. En cherchant un point de critique, Maltin trouve que l'animation du film est trop « littéraire », moins élaborée que dans Cendrillon (1950), le conte de fées offrant plus d'opportunité à l'invention visuelle44. Le film est une merveille de réalisme, mais il n'égale pas « l'hyperbole visuelle de Dumbo, l'imagination sans frontière de Fantasia, le surréalisme des Trois Caballeros ou même la vision stylisée de la réalité de Bambi44. » Grant considère le film comme ayant un déroulement authentique et des personnages surtout très attendrissants, mais il ne fait pas partie des films joyeux où l'humour domine, car les situations font au mieux sourire, mais pas rire, le scénario ne le permettant pas16.

Grant considère que Lady est une héroïne de Disney avec son côté romantique, le fait d'être terrifiée et confuse, et le trait de rébellion avec sa fugue et la scène dans la fourrière18, éléments qui peuvent être rapprochés de Blanche-Neige, Cendrillon ou Aurore. Mais elle est n'est pas une héroïne naïve et innocente, au contraire elle possède une forme de décence18. Au final elle n'est pas un personnage central fort comme peut l'être Clochard18

 

 

Usage du CinemaScope


Maltin relie la qualité du film au choix technologique fait par Walt Disney de tourner le film en CinemaScope ce qui offre une plus grande importance aux départements des layout et des décors42. Ces deux services ont ainsi créé une succession de décors devant lesquels l'histoire peut se dérouler42. Allan évoque aussi ce premier usage du CinémaScope et la beauté des décors89 en partie dessinés par Eyvind Earle90. Michael Barrier, cité par Maltin, considère que les deux approches utilisées dans le film, vision animalière et anthropomorphisme, bien qu'elles fonctionnent assez bien ensemble, provoquent un conflit chez le spectateur42. Maltin note qu'une fois de plus, les meilleures séquences ont été construites autour d'une musique, les paroles rejoignant les images comme la scène des étoiles dans les yeux de Lady chez Tony42. Bob Thomas indique que cet usage permet un plus grand réalisme, mais moins de scènes rapprochées37. Mais pour Neal Gabler, cet usage a fait doubler les coûts des décors et monter le budget à plus de 3 millions d'USD, ce qui a réduit les bénéfices du film15. Il note aussi que le style graphique du film n'est pas celui habituel du studio, mais plutôt le style économique d'UPA15, l'animation limitée.

Maltin et Grant citent un article de Ward Kimball paru dans Films in Review au sujet de l'utilisation du CinemaScope16,44 :

« Nos artistes de layout, dont le travail est analogue aux concepteurs de décors, devaient recréer la mise en scène de toutes les actions pour l'associer aux décors deux fois plus longs qu'avant. En faisant cela, ils ont fait une découverte : avec le CinemaScope, les personnages d'animation bougent, mais pas les décors. Grâce à la place supplémentaire, les personnages peuvent se déplacer sans sortir de l'angle de vue. Ils peuvent aussi bouger plus en relation avec les autres. Avec le CinemaScope, [...] les personnages peuvent se déplacer à travers la scène. Le film nécessite moins de scènes séparées, moins de coupures et comme les actions se déroulent de manière plus continue, les mouvements non brisés traversent de grandes scènes... »

Finch qualifie le travail des animateurs de bon sur la personnalité des personnages humains tout en conservant les nuances des comportements des chiens72.

 

 

Histoire d'amour et rêve américain


Le film est avant tout une histoire d'amour, entre un vagabond et un membre de l'élite sociale. Lady est une chienne de compagnie dans une famille aisée motivée par l'éthique malgré une vie dans le luxe91 tandis que Clochard est un chien vagabond qui utilise les humains et séduit les femelles92. En cherchant à fuir l'autorité locale, il se réfugie à contre-cœur dans le quartier de Snob Hill92. C'est alors qu'il rencontre Lady qui fugue de chez elle de peur d'être abandonnée. Mais à l'opposé de nombreux films d'amour, la romance dans La Belle et le Clochard prend du temps à se développer et culmine par la célèbre scène du baiser avec les spaghettis54. Pour Robin Allan, le film est une histoire d'amour nostalgique au début du XXe siècle89. Olliver Johnston et Frank Thomas s'interrogent sur le résultat obtenu en mélangeant à l'écran différents éléments93. Les éléments, si on les énumère, sont loin de définir le romantisme ou le fait de tomber amoureux, encore moins l'amour : deux chiens venus chercher des os mangent à la place une assiette de spaghettis préparée comme pour des humains et présentée sur une table avec sa nappe et une bougie dans la ruelle à l'arrière d'un restaurant italien au son de l'accordéon et de la mandoline d'un chef et de son patron, tous deux romantiques93. De plus, de nombreuses questions sont apparues au point que Walt n'était plus sûr que la scène apporte grand chose au film93. Parmi les questions, Johnston et Thomas notent93 : Les personnages humains rendent-ils la scène convaincante ? Le plat de spaghetti est-il un élément divertissant ? Le caractère adorable de Lady est-il renforcé par sa façon de manger un long spaghetti ? Ils pointent ainsi le fait que Clochard devient un héros terrassant un monstrueux rat montrant ainsi un aspect chevaleresque allant plus loin dans le sentimental que le vagabond individualiste43.

La famille américaine dépeinte dans La Belle et le Clochard diffère de la famille britannique de Peter Pan (1953). Le film présente une image idéalisée de la famille américaine avec les Dear91,63. Toutefois, dans la relation inter-classe entre Clochard et Lady, Disney ne prend pas partie, et offre un message d'acceptation fort des symboles de civilisation92. Aucun des deux héros n'abandonne totalement sa classe sociale pour celle de l'autre, mais les deux effectuent la moitié du chemin, Lady apprenant la vie de vagabond tandis que Clochard apprend les valeurs de la famille92. La découverte par Lady de la fourrière, équivalent de la prison par anthropomorphisme, est similaire aux emprisonnements des aristocrates ou de leur déchéance chez Dickens92. Watts écrit que le film est rempli de stéréotypes que ce soit pour les noms, les situations ou l'image de la femme ; toutefois Lady parvient, après une série d'aventures, à revenir chez ses maîtres en ayant domestiqué son compagnon, ancien chien errant, et à avoir avec lui quatre rejetons63. Lynda Haas, Elizabeth Bell et Laura Sells considèrent que La Belle et le Clochard fait partie d'un groupe de films Disney dans lequel la mère n'est pas absente comme dans Pinocchio, Cendrillon, ... mais qu'elle n'est présente que pour encourager ses enfants de manière bénévole, se sacrifiant pour atteindre ce but94. John Grant attribue au studio un triomphe oublié, celui d'avoir fait accepter que les chiens pouvaient non pas seulement s'accoupler, mais aussi former des couples comme dans un mariage18. Il note aussi qu'à l'inverse des conventions, Lady porte un collier bleu tandis que ceux de Jock et Clochard sont d'un rouge rosé18.

Le film est aussi un hommage au début du XXe siècle avec la coexistence des lampes à gaz, du téléphone, des charrettes à chevaux et des premières automobiles95. Le 15 mai 1952 durant une réunion de travail pour ce film, Walt Disney décrit cette époque : « À cette période, je me souviens de ce temps-là vous savez, je vivais dans une petite ville du Missouri et il n'y avait que deux automobiles. C'était l'année 190896. » Johnston et Thomas résument le film à la nostalgie, comme une vieille carte postale avec des couleurs vives et ensoleillées et des contours doux97. Cette nostalgie empreinte de patriotisme est associée à la culture américaine98. Il est possible de relier cela à différents éléments qui ont amené à la genèse du parc Disneyland avec, depuis la fin des années 1940, le Carolwood Pacific Railroad achevé fin 1950 et le film Danny, le petit mouton noir (1948)99 empreint de nostalgie (Cf Nostalgie et importance pour Disney). Le projet de parc à thème germe petit à petit dans l'esprit de Walt Disney jusqu'en décembre 1952, année où il lance un vrai développement en créant une société dans ce but, WED Enterprises100. Et l'un des éléments importants de ce parc est Main Street USA, une rue au début du XXe siècle.

 

 

Acceptation sociale


Brode considère que l'un des thèmes récurrents des longs métrages d'animation de Disney est la suppression, du moins le franchissement, des barrières des classes sociales101. Robin Allan indique que c'est le premier film de Disney affichant ouvertement une représentation de l'Amérique multiculturelle avec des assertions ou des accents des immigrés italiens, allemands et russes89. Mais la naïveté affichée de Disney devient l'une des raisons d'un sentiment européen anti-Disney89. Un exemple de cette naïveté est le recourt à des clichés pour définir un peuple comme le tempérament économe de Jock, un Écossais102. Mark Pinsky ajoute que « cette romance est une fable sur les classes sociales, la reproduction animale, l'autorité, l'immigration et la mobilité sociale, mais aussi sur l'histoire de l'Amérique moderne95. » Douglas Brode indique que cette période est marquée par « une forte sensibilité aux attitudes élitistes mettant en scène l'égalitarisme » et la vision américaine de la démocratie91. Pour Brode, la notion de classe dans les années 1950, très sensible, est ainsi minimisée « par Disney en situant l'histoire dans sa période favorite, le début du XXe siècle, avant que la Première Guerre mondiale bouleverse le paysage géopolitique91. » Brode mentionne la réponse faite par Disney en mai 1966 au magazine Fortune « qu'il n'a jamais désiré et ne souhaite pas amasser une fortune personnelle. » De plus à l'époque de la production du film, Disney cherche à financer le parc Disneyland, qui totalise en juillet 1955 un budget de 17 millions d'USD103. Brode considère que malgré l'histoire qui semble se jouer dans une seule et même ville, c'est en réalité l'histoire de deux villes, l'une des quartiers aisés et l'autre de la classe défavorisée92. Neal Gabler évoque la notion de darwinisme social104.

Mark I. Pinsky, citant Susan Lochrie Graham, fait un parallèle entre les actions de Clochard et l'œuvre salvatrice de Jésus-Christ105. Clochard protège les pauvres, les libère des cachots, les sauve, mais à la différence de Jésus ne les absout pas106. Pinsky préfère une vision « plus terrestre », moins religieuse, et considère que Clochard représente les bons côtés du peuple américain, rattachant cela au rêve américain106. Il pense que Walt Disney avait découvert une importante part de Clochard en lui, le personnage devenant ses meilleurs côtés106.

Un autre élément est l'intégration des Italiens. Walt, avec sa culture américaine du middle-west, ne connait pas les problèmes des Italo-américains mais il utilise des stéréotypes pour humaniser les personnages107. La scène du repas montre les Italiens chaleureux et besogneux avec des stéréotypes comme les spaghettis et les boulettes de viande mais sans les stigmates qui poursuivent les immigrants italiens depuis les débuts du cinéma américain108. Rosina Lippi-Green indique dans une étude des parlers anglophones dans les films d'animation Disney, que le personnage de ClochardNB 1, avec un argot américain socialement marqué, et Lady, avec un américain plus courant, sont des stéréotypes des amants potentiels du cinéma, le mâle romantique ayant souvent l'accent différent, voire étranger109. Un schéma similaire est présent dans Les Aristochats (1970) avec Thomas O'Malley et Duchesse109. Douglas Brode fait lui un parallèle entre La Rose et l'Épée (1953) et La Belle et le Clochard alors en production dans lesquels deux personnages féminins de noble lignée s'éprennent d'un personnage masculin pauvre101, relation similaire à celle de Zorro et de la Señorita Elena Torres dans Zorro110. Maltin note une prise de position assez étrange dans le film, celle d'une comparaison entre l'euthanasie animalière dans les chenils et les « chambres à gaz », avec un commentaire d'un des chiens « Le pauvre empruntant le couloir de la mort44. »

 

 

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☼ Quoi & Où ☼