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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 05:30

 

 

La participation de la Grèce dans les guerres balkaniques est un épisode de l'histoire de la Grèce moderne. Les guerres balkaniques, qui se déroulèrent en deux temps dans les années 1912-1913, permirent au Royaume de Grèce une grande expansion territoriale grâce à ses victoires.

La première guerre balkanique opposa l'empire ottoman et la Ligue balkanique, une alliance de la Bulgarie, de la Grèce, du Monténégro et de la Serbie. La guerre fut déclarée par la Ligue le 8 octobre 1912 et se termina le 30 mai 1913 avec la signature du Traité de Londres. La Grèce combattit sur deux fronts : à l'est vers la Thessalie et la Macédoine et à l'ouest vers l'Épire. Sa principale armée, celle de Thessalie, prit de nombreuses villes dont Thessalonique, son principal objectif, et cela quelques heures avant les troupes bulgares qui désiraient aussi s'en emparer. Cela fut source de tensions dans les mois qui suivirent et une des causes de la Deuxième Guerre balkanique. L'armée grecque d'Épire prit son objectif, la capitale régionale Ioannina le 6 mars 1913 après avoir été longtemps arrêtée à Bizani. Puis, elle s'engagea plus au nord dans la région disputée d'Épire du Nord qui fut ensuite source de tensions avec l'Italie et la jeune Albanie. Les victoires de la Grèce et de ses alliés furent facilitées par la maîtrise totale des mers par la flotte grecque, la seule véritable flotte de guerre lors de ce conflit. Elle coupa une bonne partie des communications de l'Empire ottoman et en confina la flotte dans les Dardanelles. Elle affirma sa suprématie lors des batailles navales d'Elli et Lemnos.

Les négociations de paix qui se tinrent principalement à Londres à partir de décembre 1912 concernèrent plus le partage du butin entre les vainqueurs que le sort réservé au vaincu ottoman. Les tensions montèrent entre alliés, particulièrement avec la Bulgarie se considérant lésée sur le partage de la Macédoine, ce qui entraîna la deuxième guerre balkanique. Serbie, Monténégro et Grèce, auxquels se joignirent la Roumanie puis l'Empire ottoman, affrontèrent alors la Bulgarie. Les hostilités, que tous les belligérants attendaient et préparaient, furent déclenchées par la Bulgarie qui attaqua la Grèce et la Serbie dans la nuit du 29 au 30 juin 1913. Très rapidement, les forces bulgares furent partout repoussées, jusqu'à l'intérieur même de leurs frontières d'avant 1912. Les batailles furent très sanglantes, comme celle de Kilkís. La dernière bataille du conflit, la bataille de Kresna, se déroula dans les derniers jours de juillet. Cette ultime contre-attaque bulgare faillit écraser une armée grecque épuisée et à la limite de ses lignes de ravitaillement. Le roi et commandant en chef des forces grecques, Constantin Ier manqua d'être capturé. La bataille s'arrêta avant toute véritable décision militaire lorsqu'un armistice politique fut signé le 30 juillet 1913. La Grèce obtint au Traité de Bucarest l'Épire, sans toutefois l'Épire du nord, la Macédoine et la Thrace occidentale ainsi que la Crète.

 

 

 


Les opérations grecques de la Première guerre balkanique.

 

 

 

   

Les batailles principales entre la Grèce et la Bulgarie lors de la seconde guerre balkanique.

 

 

 

Contexte international


Les guerres balkaniques sont à replacer dans un vaste contexte de montée des sentiments nationaux, dégénérant en nationalismes. Les concepts français et allemand d'identité nationale, définis au début du XIXe siècle allaient à l'encontre de la définition ottomane du millet qui accordait une certaine autonomie aux différents groupes culturels de l'Empire en général et des Balkans en particulier. Des nations balkaniques étaient déjà apparues, contre le concept ottoman du millet et selon les conceptions occidentales de la nationalité : la Serbie en 1803 et la Grèce en 1830. Ensuite, les unités nationales « par le fer et par le feu » de l'Italie et de l'Allemagne en 1871 avaient montré que la voie militaire était une solution pour atteindre le but national. Cependant, le but national que s'étaient fixé les différentes nations balkaniques variait et se contredisait. Souvent, un ancien grand État historique était la référence : l'Empire de Stefan Dušan pour la Serbie ; les royaumes de Siméon Ier ou d'Ivan Asen II pour la Bulgarie ou l'Empire byzantin de Basile II le Bulgaroctone (Tueur de Bulgares) pour la Grèce. La Macédoine se trouve à la croisée de ces trois États. La Bulgarie, créée lors du Traité de San Stefano du 3 mars 1878, l'avait obtenue par ce même traité, mais elle l'avait perdue quelques mois plus tard lors du Congrès de Berlin (13 juin-13 juillet 1878)[1].

 

 

La Macédoine


La Macédoine était peuplée de Grecs, de Bulgares, de Serbes, d'Albanais, de Turcs et de Valaques.

 

 

 


Statistiques comparées de la population macédonienne
[2]
  Estimation bulgare (1900) Estimation serbe (1900) Estimation grecque (1904) Estimation turque (1905)
Population totale 2 190 520 2 880 420 1 711 607 1 824 032
Bulgares 1 179 036 57 600 332 162 352 788
Grecs 225 152 n.c. 650 709 625 889
Serbes 700 2 048 320 n.c. n.c
Turcs 564 158 n.c. 634 017 745 155

 

 

 

 

 

 


Tous les pays avec des minorités ethniques dans la région essayaient d'y faire avancer le plus possible leurs intérêts. La Grèce et la Bulgarie y soutenaient des bandes de combattants irréguliers depuis les années 1890 : « makedonomakhoi » et « andartes » pour les Grecs et « komitadjis » de l'« Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne » (ORIM) organisée en comités pour les Bulgares[3],[4],[5]. Un intense travail de propagande, création d'écoles ou d'orphelinats par exemple, était aussi mené. Des combats sporadiques avaient lieu entre komitadjis et andartes ; entre andartes et gendarmes turcs, mais principalement entre komitadjis et gendarmes turcs. Les exactions étaient nombreuses : pillages, incendies ou assassinats[6]. L’ottomanisation menaçait de faire regagner du terrain aux Turcs en Macédoine, ce que ne pouvaient accepter les autres pays balkaniques, d'autant plus qu'un nationalisme albanais commençait à faire valoir des revendications albanaises sur la région[7].

 

 

La révolution Jeunes-Turcs et la faiblesse ottomane


Manifestation contre le Sultan à Istanbul, 1908.

 

 

 

 

La Révolution Jeunes-Turcs inquiéta les non-Turcs de l'Empire ottoman, ainsi que les pays voisins[8]. Les premiers espoirs suscités par cette révolution libérale qui avait promis l'égalité entre les différents groupes ethniques de l'Empire commençait à s'estomper devant la politique d’ottomanisation. La question de la Macédoine recommençait à se poser avec de plus en plus d'acuité[7].

Au même moment, l'Empire ottoman montrait sa faiblesse, malgré les mesures Jeunes-Turcs. L'Italie, qui se cherchait un empire colonial, avait attaqué et vaincu l'Empire ottoman et s'était emparée de la Libye et du Dodécanèse en 1911. Giovanni Giolitti avait promis de rétrocéder ces îles à la Grèce, mais il n'en avait finalement rien fait. Si la Grèce ne se joignait pas au mouvement anti-ottoman qui se dessinait, elle risquait de se retrouver exclue du partage futur de la Macédoine, comme elle s'était vue refuser le Dodécanèse. Elefthérios Venizélos, alors Premier ministre en Grèce, hésitait en effet à attaquer ouvertement l'Empire ottoman, à cause des nationaux grecs présents partout sur le territoire de l'Empire et potentiellement à la merci de représailles ottomanes[8],[7].

Enfin, en 1908, l'Autriche-Hongrie avait définitivement annexé la Bosnie-Herzégovine, profitant de la faiblesse ottomane. Vienne se plaçait de plus en plus dans les Balkans et son diplomate, Aehrenthal, responsable de l'annexion de la Bosnie, avait très clairement énoncé les vues autrichiennes sur Thessalonique[9].

 

 

Création de la Ligue balkanique

 

 

 

Elefthérios Venizélos.

 

 

 

 

 

Cette situation (déclin ottoman et montée des concurrences italienne et autrichienne) poussa les États de la région à essayer de s'entendre, au moins dans un premier temps. Tout un « réseau » de relations, d'accords et d'ententes pas toujours ni bien finalisés ni même rédigés se mit en place. Le premier accord fut signé le 7 mars (22 février calendrier julien) 1912 entre la Serbie et la Bulgarie. Les deux États ne s'entendaient pas, mais ils ne pouvaient rien refuser à leur protecteur, la Russie, qui les poussa à signer un traité d'alliance contre l'Empire ottoman qui prévoyait un partage de son territoire européen (Thrace pour la Bulgarie, Kosovo et Albanie pour la Serbie et partage nord-sud de la Macédoine arbitré par le tsar). Cette alliance défensive était aussi tournée contre l'Empire austro-hongrois. Le Monténégro signa des conventions avec la Serbie et la Bulgarie. La Grèce, quant à elle, avait des accords, non écrits, avec la Serbie et le Monténégro. Le fait que les accords n'aient pas été mis noir sur blanc ne posait pas de problème, puisque les revendications de ces trois États n'entraient pas en conflit. Le problème était de fermer le cercle, entre la Bulgarie et la Grèce qui s'affrontaient, indirectement depuis vingt ans en Macédoine. Cependant, chaque pays avait besoin de l'autre pour défaire l'Empire ottoman : la Bulgarie avait la plus forte armée et la Grèce avait la seule marine. Le Premier ministre grec Elefthérios Venizélos finit par convaincre ses interlocuteurs à Sofia en suggérant de renvoyer la question du partage du butin à après la victoire. L'accord fut signé le 16 mai 1912 (julien) complété le 22 septembre (julien). Il s'agissait avant tout d'un accord défensif valable trois ans, dirigé contre l'Empire ottoman, et donc peu précis quant au partage des territoires en cas de victoire. La Bulgarie était persuadée de l'incapacité de l'armée grecque. Elle était donc aussi persuadée qu'elle pourrait très rapidement s'emparer de la majeure partie de la Macédoine, au détriment de son alliée. Le mois suivant, en juin 1912, l'alliance gréco-serbe fut finalement mise par écrit[10],[11],[12],[13],[14].

La Roumanie n'entra pas dans la Ligue balkanique car Venizélos avait exprimé de grandes réticences à l'entrée de ce pays dans l'alliance contre les Ottomans[15].

 

 

Les forces en présence

 

 


Le canon de 75 Modèle 1897.

 

 

 

 

 

Les armées de nations balkaniques étaient assez similaires car elles étaient calquées sur le modèle des armées occidentales. Elles avaient (hormis celle du Monténégro) adopté le système de l'état-major à l'occidentale. Leurs officiers avaient été formés dans les écoles de guerre occidentales : en France, en Allemagne, en Russie ou en Italie. Ils avaient tous adoptés le concept d'offensive à outrance, théorisé par le général Grandmaison. Leur équipement provenait (en majeure partie) des arsenaux occidentaux. Ainsi, les canons étaient dans toutes ces armées un mélange de Krupp datant un peu et de Schneider-Creusot de 75 mm plus modernes. Les soldats de base étaient dans toutes ces armées des paysans illettrés endoctrinés par la propagande nationaliste. De plus, les minorités ethniques n'étaient pas incorporées[16].

L'armée ottomane était quant à elle dans une situation différente. Réformée dans la seconde moitié du XIXe siècle par des officiers allemands, elle avait pu écraser la Grèce lors de la guerre de 1897. Mais, ensuite, elle avait décliné. Les Jeunes-Turcs avaient entamé une nouvelle réforme après 1908, avec l'aide d'officiers allemands pour l'infanterie et britanniques pour la marine. Mais, en 1912, ces réformes étaient loin d'avoir porté leurs fruits. Un corps d'officiers formés à l'occidentale était encore seulement en voie de création. Si l'armée régulière (nizam) était assez bien équipée et entraînée, elle était peu nombreuse. L'Empire ottoman comptait sur une vaste réserve d'infanterie (redif) mal équipée, mal entraînée et mal commandée. De plus, cette réserve était composée de troupes issues de multiples ethnies de l'Empire, sans aucune loyauté pour celui-ci, et prêtes à déserter à la première occasion, comme ce fut le cas lors des guerres balkaniques[17].

 

 

Les troupes grecques

 

 


Le canon Schneider-Danglis 06/09.

 

 

 

 

 

L'armée grecque disposait en temps de paix de 25 000 hommes. Elle pouvait potentiellement en mobiliser 110 000 en temps de guerre. Elle était organisée en quatre divisions d'infanterie plus six bataillons d'infanterie légère, les evzones. Elle était équipée de fusils Mannlicher Schönauer de 6,5 mm. Chaque division était accompagnée d'un régiment d'artillerie de campagne consistant en trois groupes de trois batteries de quatre canons Schneider-Danglis 06/09 (une variante grecque du canon de 75 français mise au point par Panagiótis Danglís). L'armée grecque disposait de plus de deux régiments d'artillerie de montagne (canons Schneider-Canet de 7,5 mm) et d'un bataillon d'artillerie lourde. La Grèce avait aussi trois régiments de cavalerie[18]. Cependant, l'armée grecque ne disposait pas du tout d'éclaireurs, capables de l'informer de l'état réel des troupes ennemies[19].

L'armée grecque était divisée en deux corps. L'Armée de Thessalie (Στρατός Θεσσαλίας), commandée par le prince héritier, le diadoque Constantin, était la plus importante numériquement. Elle était concentrée autour de Larissa. Elle comportait trois corps d'armée (Corps d'armée A : Divisions I et II ; Corps d'armée B : Divisions III et IV ; Corps d'armée C : Divisions V et VI, tout juste créées), une division autonome, la VIIe, une brigade de cavalerie, quatre bataillons indépendants d'evzones, une unité (deux compagnies) de génie, une unité (deux compagnies) de télégraphe, un bataillon d'artillerie de garnison, trois compagnies de brancardiers, huit hôpitaux de campagne, deux bataillons de la Garde Nationale et les services du Quartier-Général. Au total, 100 000 hommes, 23 000 bêtes de somme, 3 500 véhicules et 70 mitrailleuses. L'Armée d'Épire (Στρατός Ηπείρου) était commandée par le général Konstantínos Sapountzákis. Elle était installée à l'est d'Arta. Elle comprenait quatre bataillons indépendants d'evzones, un régiment d'infanterie composé de trois bataillons, un bataillon de la Garde Nationale, une compagnie de cavalerie, un bataillon d'artillerie de campagne, un bataillon d'artillerie de bât et les services du Quartier-Général. Au total, 10 500 hommes, 4 200 bêtes de somme et 400 véhicules. Une armée de l'Intérieur (17 000 hommes, 2 900 bêtes de somme et 1 800 véhicules) était gardée en réserve[20],[21].

L'aviation grecque au début du conflit avait quatre avions, dépendant de l'Armée de Thessalie. Pendant la guerre, elle fit l'acquisition de deux hydravions et ajouta des flotteurs à l'un de ses premiers avions[18],[21].

 

 

 

Le cuirassé Averoff.

 

 

 

 

 

La Grèce était le seul pays de la région à disposer d'une véritable marine de guerre. Son fleuron était le cuirassé Averoff, son navire-amiral. Construit en Italie en 1910, ce navire de 10 118 tonnes était armé de quatre canons de 23 cm et de huit canons de 12 cm. La marine grecque disposait aussi de seize destroyers (une moitié datant de 1906, l'autre de 1912), de dix-neuf torpilleurs un peu anciens et d'un sous-marin, le Dolphin. Cette flotte fut répartie en trois entités. La « Flotte de l'Égée » était la principale force. Elle comprenait l’Averoff et trois autres cuirassés les Spetsai, Psara et Ydra ; dix destroyers : les Velos, Sphendone, Lonche, Aspis, Nike, Naukratousa, Nea Genea, Thyella, Keraunos et Doxa ; quatre destroyers de « reconnaissance » : les Leon, Aetos, Panther et Ierax ; le sous marin Dolphin ; cinq torpilleurs, numérotés seulement, du n°11 au n°16 ; le transport de troupes Sphakteria, le mouilleur de mines Ares et le transport Kanaris. Il y avait aussi une grande quantité de vaisseaux auxiliaires réquisitionnés à la marine marchande et armés. L'« Escadre de la mer ionienne » était beaucoup plus limitée : trois canonnières (Alpha, Beta et Delta), deux canonnières à un canon seulement (les Aktion et Ambrakia) et quatre corvettes à vapeur (Alpheios, Acheloos, Peneios et Eurotas). Le reste de la flotte resta en réserve dans ses ports d'attache. Au total, la marine, commandée par Pavlos Koundouriotis, alignait 11 000 hommes. Elle avait deux objectifs. Le premier était d'interdire à la flotte ottomane de sortir des Dardanelles afin d'avoir un contrôle total des mers Égée et Adriatique. Elle couperait ainsi la majeure partie des lignes de ravitaillement de l'armée ottomane. L'autre objectif était de s'emparer des îles de l'Égée encore contrôlées par les Ottomans, mais aussi d'organiser des débarquements sur les côtes thrace et macédonienne pour en accélérer la conquête[18],[22].

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