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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 05:30

Les adversaires des armées grecques



La Grèce affronterait, de façon certaine, les troupes de l'Empire ottoman et il était prévisible que des combats seraient inévitables contre les troupes bulgares, une fois la guerre gagnée contre les Ottomans.

 

Les troupes ottomanes

 

Fantassins ottomans.

 

 

 

Seule la moitié de l'armée ottomane se trouvait dans la partie européenne de l'Empire au début des années 1910. Une bonne partie était engagée dans une lutte contre la guérilla arabe. Une autre partie était encore en Afrique du Nord, à la suite de la guerre en Libye contre l'Italie. Pour cette raison, la Grèce devait contrôler les mers pour retarder l'arrivée des renforts ottomans sur le front balkanique. Il y avait quatre corps d'armée ottomans autour de Constantinople et trois autres corps d'armée autour de Thessalonique. Chacun de ces corps était constitué de trois divisions d'infanterie, d'un régiment de tireurs d'élite, d'une brigade de trois ou quatre régiments de cavalerie et d'un régiment d'artillerie (deux sections de trois batteries de six canons). Devaient venir s'y ajouter des unités « redif ». L'équipement n'était pas homogène : l'infanterie disposait de trois types de fusils Mauser différents (de 7,65 mm à 9,5 mm), mais aussi de fusils Enfield-Martini. Son artillerie n'était pas non plus homogène et elle datait, avec surtout des Krupp de 7,5 cm[23].

 

 

 

Un canon Krupp.

 

 

 

 

 

Les Ottomans avaient cinq avions au début du conflit et plus aucun capable de voler à la fin. La flotte ottomane était constituée de six cuirassés, deux croiseurs, onze destroyers-torpilleurs, trente torpilleurs, dix-neuf transports et une grande quantité de vaisseaux totalement obsolètes. Ses deux navires les plus modernes étaient le Hamidiye, un croiseur léger de 3 800 tonnes, datant de 1903 et armé de deux canons de six pouces et quatre canons de 4,7 pouces et le croiseur Mecidiye, 9 250 tonnes avec deux canons de 15 cm et huit de 12 cm. Cependant, si ces deux navires pouvaient affronter ensemble l’Averoff, il en était hors de question séparément[23].

Les Ottomans devaient opposer leurs troupes aux quatre alliés : Grecs, Bulgares, Serbes et Monténégrins. Ainsi, elles étaient divisées. Face à la Grèce, en Thessalie, se trouvait le 8e Corps d'armée : trois divisions, une brigade et un régiment de cavalerie, pour un total de 40 000 hommes commandés par Hussein Tashin-Pacha. Ce dernier envisageait une stratégie purement défensive. En Épire, les Ottomans avaient deux divisions d'infanterie, autour de 18 000 hommes commandés par Esad Pacha. Les Ottomans espéraient l'aide des Albanais de la région contre les Grecs[20],[24].

 

Les troupes bulgares

 

 

 
La famille des fusils Mannlicher M1895.

 

 

L'armée bulgare était considérée au début du XXe siècle comme la meilleure armée des Balkans par les états-majors occidentaux : la plus forte, la mieux équipée et la mieux entraînée. Elle disposait de 60 000 hommes en temps de paix et potentiellement de 350 000 en temps de guerre. Elle était organisée en neuf divisions d'infanterie et une de cavalerie. L'infanterie était équipée de fusils Mannlicher avec une courte baïonnette. L'utilisation de cette dernière était l'objet d'un entraînement particulier dans l'armée bulgare, qui était très fière du résultat obtenu, ainsi que de la capacité de ses troupes à combattre de nuit. Chaque division d'infanterie disposait, en temps de guerre, de quatre sections de mitrailleuses, équipées de quatre Maxim de 8mm. Chaque division d'infanterie disposait d'un régiment d'artillerie consistant en neuf batteries de quatre canons, la plupart étant des canons Schneider de 75 mm. L'armée bulgare avait cependant encore 54 batteries de quatre Krupp de 8,7 cm et 26 batteries de six canons de modèles encore plus anciens. Elle disposait aussi d'artillerie légère ou de montagne : douze batteries de quatre canons, principalement de Krupp de 7,5 mm ainsi que quatorze batteries d'obusiers. La tactique bulgare destinait l'artillerie aux sièges, mais elle avait tiré les leçons de la guerre russo-japonaise qui avait démontré l'efficacité de l'artillerie contre les fantassins[25].

 



Canon Krupp.

 

 

 

La Bulgarie avait une petite marine de guerre avec six torpilleurs et un torpilleur-canonnière de 726 tonnes, le Nadezhda datant de 1898. Cette marine avait pour but de protéger les côtes de la mer Noire et de maintenir les lignes de communications et de ravitaillement avec la Russie. Enfin, l'aviation bulgare avait, au début du conflit, cinq avions, renforcés pendant les guerres de dix-sept autres, provenant de France, Russie et Grande-Bretagne[18].

 

La première guerre balkanique

Le 17 septembre 1912 (julien), la Grèce décida la mobilisation générale en prévision du conflit imminent. Les hommes des classes 1910 et 1911 qui n'étaient plus sous les drapeaux furent rappelés. Les réservistes des classes 1893-1909 furent incorporés. La mobilisation fut aussi décidée en Crète. La mobilisation fut plus efficace que prévue. Des Grecs expatriés et des philhellènes vinrent s'engager. Ainsi, les Divisions VI et VII qui ne devaient compter que deux bataillons d'infanterie furent portées à trois bataillons. Des corps indépendants, principalement d'éclaireurs, furent créés à partir d'anciens combattants irréguliers de Crète, Épire ou Macédoine : 77 unités crétoises (3 556 hommes), 44 unités épirotes (446 hommes), 9 unités macédoniennnes (211 hommes) et 1 812 volontaires civils venus d'ailleurs à qui on fit prêter un serment de fidélité. Il y avait aussi les « Chemises rouges » de Ricciotti Garibaldi (2 300 hommes dont 1 100 Grecs). Le 30 septembre (julien), les membres de la Ligue balkanique envoyèrent une note à l'Empire ottoman, exigeant un certain nombre de réformes dont la reconnaissance de l'autonomie des différentes minorités ethniques de l'Empire et leur représentation proportionnelle au Parlement ottoman[11],[21].

 



Le diadoque Constantin, Commandant en chef de l'Armée de Thessalie.

 

 

 

 

 

Le 8 octobre (26 septembre julien) 1912, le Monténégro commença les hostilités contre l'Empire ottoman. La Bulgarie et la Serbie attaquèrent à leur tour le 16 octobre. La Grèce entra en guerre le 17 octobre (5 octobre julien)[26].

Le conflit pour la Grèce se déroula sur deux fronts : au nord-est du pays, vers la Thessalie et la Macédoine, et au nord-ouest de la Grèce vers l'Épire. Les troupes grecques étaient donc divisées en deux armées. L'Armée de Thessalie avait pour objectif, fixé par le gouvernement de Venizélos (soutenu par le roi Georges Ier), d'atteindre Thessalonique avant les forces bulgares. C'était un objectif éminemment politique et symbolique. De son côté, l'état-major et le prince héritier désiraient marcher sur Bitola. L'objectif était, dans ce cas, d'abord militaire : prendre Bitola signifiait la défaite totale des troupes ottomanes (et donc la revanche sur la défaite de 1897). Mais l'objectif était aussi nationaliste : prendre Bitola signifiait contrôler la quasi-totalité de la Macédoine. L'Armée d'Épire avait, quant à elle, Ioannina comme objectif[20].

 

 

La Thessalie, la Macédoine et Thessalonique


Dès le 17 octobre (5 octobre julien), l'Armée de Thessalie, séparée en deux colonnes, pénétra en Thessalie tandis que des troupes irrégulières de volontaires menées par des officiers de l'armée grecque débarquaient en Chalcidique, dans le golfe de Ierissos. Ils chassèrent les petites garnisons ottomanes et rattachèrent les villages à la Grèce[11].

 

La Bataille de Sarantaporo


Article détaillé : Bataille de Sarantáporo.


Plan de la bataille.

 

 

 

 

 

Le 18 octobre (6 octobre julien), la colonne grecque la plus à l'ouest franchit le col de Meluna et, après quelques escarmouches avec une avant-garde ottomane, elle s'empara des villes d'Elassóna et Deskáti. La colonne la plus à est marchait sur Petra. Cette manœuvre surprit les Ottomans. En effet, ceux-ci s'attendaient à une attaque au nord-ouest, sur Elassóna. Aussi y avaient-ils massé leurs troupes, en laissant libres les cols qu'ils contrôlaient pourtant depuis leur victoire de 1897. Ils n'avaient pas prévu que la Grèce marcherait directement vers Salonique. La première rencontre eut donc lieu un peu après le début des hostilités, autour du col de Sarantáporo[27],[20].

Les cinq premières divisions de l'Armée de Thessalie assiégèrent les troupes ottomanes à Sarantáporo le 21 octobre (9 octobre julien). Ce col était la principal fortification ottomane en Thessalie, sur la route de Salonique. Le 22 octobre (10 octobre julien) se déroula une longue journée de combat sous la pluie. Les troupes grecques multiplièrent les attaques frontales sur les positions ottomanes, aux cris de « Zeto » (« Hourra »). La place fut finalement prise. Les Grecs eurent 187 tués et 1 027 blessés. Ils firent plus de 700 prisonniers et les Ottomans eurent au moins 700 tués. La route de la Macédoine était ouverte[27],[19].

Les troupes ottomanes battirent en retraite en abandonnant leur équipement et leurs réserves. Cependant, les Grecs, épuisés, furent incapables de profiter immédiatement de leur victoire et ne purent entamer une poursuite, pour laquelle, les moyens de transport étaient de plus insuffisants. Enfin, l'armée grecque ne connaissait pas l'état réel des troupes ottomanes, manquant cruellement d'éclaireurs[19].

 

 

Conquête de la Macédoine


Foule célébrant la libération d'Edessa à la gare.

 

 

 

 

 

Ce fut alors que les dissensions entre l'état-major et le gouvernement apparurent au grand jour. Pour profiter de la victoire militaire, Constantin demanda à marcher sur Bitola. Le roi Georges Ier dut user de toute son autorité sur son fils pour lui faire accepter que les objectifs du conflit étaient politiques et non militaires. Le prince tourna alors tout son ressentiment contre le Premier ministre Venizélos[19].

Les différentes divisions de l'Armée de Thessalie s'emparèrent alors des objectifs macédoniens qui leur avaient été assignés : le 22 octobre (10 octobre julien), la IVe division entra dans Sérvia ; le 23 octobre (11 octobre julien), la Brigade de cavalerie prit Kozani ; le 26 (14 julien), l'armée força les cols du Vermion sur la route entre Kozani et Béroia ; le 28 (16 julien), la VIIe division prit Kateríni, les IVe et VIe divisions Béroia et la Ve division le village de Perdikas. Le 29 octobre (17 octobre julien), lorsque la IVe division entra dans Náoussa, la population s'était soulevée et avait déjà chassé la garnison ottomane. Le 30 octobre (18 octobre julien), la VIe division entra dans Édessa et la VIIe dans Gídas (Alexándreia)[28].

Après les combats autour de Sérvia, pour couvrir son flanc droit, le chef d'état-major Constantin envoya la Ve division, commandée par le colonel Mathiopoulos, vers le nord et Flórina, avec comme secret objectif de contrôler le sud-ouest de la Macédoine et de préparer une potentielle avancée vers Bitola. Le 27 octobre (15 octobre julien), la Ve division entra dans Ptolemaïda, faiblement défendue par sa garnison ottomane, puis le 30 octobre (18 octobre julien) dans Amýntaio. Cependant, les Ottomans avaient encore des troupes, appartenant à l'armée du Vardar, au sud-ouest de la Macédoine. Des renforts avaient de plus été acheminés par rail depuis Bitola. Des unités « redif » avaient aussi été mobilisées. La division se heurta donc à une contre-attaque, à Klidion, dans la nuit du 5 au 6 novembre. Défaite, elle se replia en désordre vers le sud-est. Elle dut donc s'arrêter pour se reposer et se regrouper[19],[28].

 

La bataille de Giannitsa

La bataille de Giannitsá.

 

 

 

 

 

Article détaillé : Bataille de Giannitsá.


Les 1er et 2 novembre (19 et 20 octobre julien), la victoire grecque durant la sanglante bataille de Giannitsá, qui avait duré deux jours, ouvrit la route de Thessalonique[28]. Les troupes ottomanes avaient reçu des renforts depuis Bitola. Elles purent donc opposer une farouche résistance aux attaques grecques. Les Grecs finirent par l'emporter après avoir perdu 1 200 hommes (tués et blessés). Les Ottomans en perdirent 1 960 (tués et blessés). Après leur victoire, les troupes grecques marchèrent vers l'est, vers leur objectif : Thessalonique. Si le pont routier sur le Vardar avait été détruit par les Ottomans pour couvrir leur retraite et empêcher l'avancée vers Thessalonique, le pont ferroviaire avait été laissé intact. L'armée grecque marcha donc le long de la voie de chemin de fer[19].

 

Thessalonique

 

La reddition de Thessalonique.

 

 

 

 

 

La possession de cette ville avait été un objectif fixé par leur gouvernement aux armées grecque, bulgare et même serbe. Elle n'avait aucun réel intérêt stratégique mais, politiquement et symboliquement, elle était essentielle. Elle avait été un des premiers centres importants du christianisme et, à ce titre, attirait les puissances chrétiennes s'attaquant à l'Empire ottoman musulman. Elle était aussi la seule véritable ville de Macédoine et son seul véritable port. Posséder Thessalonique était aussi le symbole de la domination slave, hellène ou turque sur la région[29].

La IIIe division de l'Armée de Thessalie entra dans Giannitsá le 20 octobre (julien) tandis que l'avant-garde grecque prenait le village de Platy et s'emparait du pont sur la rivière Loudias. Le même jour, deux compagnies du quatrième bataillon d'Evzones entra dans Siátista sans rencontrer de résistance[30]. Le 4 novembre (julien) suivant, une contre-attaque ottomane, disposant d'un très important soutien d'artillerie, et commandée par Mehmet Pacha fut repoussée par les forces grecques[31].

Une troupe de volontaires irréguliers commandés par Giagles, un guérillero vétéran des conflits de Macédoine au tournant du siècle, chassa la garnison ottomane de Nigríta et rattacha la ville à la Grèce le 4 novembre (22 octobre julien)[30].

 

 



Les troupes grecques entrant dans Thessalonique.

 

 

 

 

 

Après cette série de victoires, l'armée grecque se trouva au bout de vingt jours de conflit aux portes de Thessalonique, qu'elle encercla. L'armée bulgare approchait aussi à grands pas depuis le nord. Le commandant de la ville et de la IIIe armée turque, Hussein Tashin-Pacha, jugea sa situation intenable. De plus, la destruction du Fetih-i-Bulend dans le port, le 31 octobre (18 octobre julien), avait démoralisé la garnison. Il demanda donc à ouvrir des pourparlers avec l'état-major grec. Il en ouvrit aussi avec les représentants bulgares. Les Grecs lui firent des conditions plus favorables et les troupes bulgares étaient plus éloignées. Il se rendit donc à la Grèce. Sa garnison comprenait 25 000 hommes de troupe encadrés par 1 000 officiers et soutenus par 70 canons. Les troupes grecques entrèrent dans Thessalonique le 8 novembre (26 octobre julien), le jour de la fête du saint patron de la ville, Aghios Dimitrios. Elles précédaient de quelques heures les troupes bulgares commandées par le général Georgi Todorov, accompagné du prince-héritier Boris et du prince Cyrille. Fortes des 24 000 hommes de la 7e division Rila, qui avait appartenu à la 2e armée serbe lors des combats sur le front nord, ces troupes furent autorisées, après de longues tractations, à pénétrer dans la ville pour s'y reposer le 9 novembre (27 octobre julien). Un certain nombre d'irréguliers bulgares, des komitadjis, entrèrent avec eux[26],[30],[32].

Cette course des belligérants vers Thessalonique eut des conséquences militaires importantes. L'armée grecque avait ainsi laissé les troupes ottomanes se replier sans trop de problèmes sur Bitola où elles se concentrèrent et se reposèrent. Puis, celles-ci gagnèrent l'Épire, où elles participèrent à la défense de Ioannina, infligeant ainsi des pertes beaucoup plus importantes à l'Armée grecque d'Épire. La marche de la 7e division Rila vers le sud avait libéré les troupes ottomanes qui se repliaient, après leur défaite à Kumanovo, avant de se regrouper à Prilep, d'où elles contre-attaquèrent lourdement les forces serbes[29].

 

 

Avancer le plus loin possible

 

Florina au début du XXe siècle.

 

 

 

 

 

Constantin n'avait en effet pas renoncé à son objectif propre : prendre Bitola. Après avoir obéi et pris Thessalonique, il décida une nouvelle poussée vers la Macédoine centrale. Trois divisions furent envoyées soutenir la Ve Division. Le 5 novembre (julien), la VIe Division chassa les forces ottomanes d'Arnissa, près d'Édessa. Le lendemain, le 8e Bataillon d'Evzones de la VIe Division affronta les Ottomans à Kelle, dans la province de Flórina, ouvrant la voie au 1er Régiment de Cavalerie qui s'empara de cette dernière ville le lendemain, 7/20 novembre. Ce fut un coup dur pour l'armée ottomane qui comptait sur la possession de Florina pour s'assurer une route de retraite. La ville constituait aussi un important carrefour sur la route de l'Albanie[31],[19].

Le 11 novembre (julien), la IIIe Division et le 1er Régiment de Cavalerie s'emparèrent de Kastoria[33]. De même, le 20 décembre, la colonne qui avait pris Flórina s'empara de Koritsa, ce qui alarma l'Italie et l'Autriche-Hongrie, qui considéraient que la région était vitale pour le futur État albanais qu'elles envisageaient[32].

L'année suivante, en 1913, le 4 avril (julien), Konstantínos Mános, un député et combattant irrégulier, et le lieutenant Emmanuel Argyropoulos décédèrent lors d'un vol de reconnaissance à bord d'un Blériot XI au dessus de la région de Thessalonique. Ils devinrent ainsi les deux premiers Grecs à mourir dans un accident d'avion[34].

 

L'Épire et Ioannina


Dans le plan initial, il n'était prévu qu'une stratégie défensive concernant l'Épire. Finalement, il fut décidé, dès le 5/17 octobre, d'y faire pénétrer l'Armée d'Épire commandée par le Lieutenant-Général Konstantínos Sapountzákis. Son premier objectif, réalisé dès le 6/18 octobre, était de franchir l'Arachthos et de s'emparer de la position défensive ottomane à Gribovo[35]. Le 12/24 octobre, l'armée s'empara de Filippiáda[28]. Là, Sapountzakes divisa ses troupes en deux colonnes : l'une, la plus grande partie de l'armée, devait marcher directement vers le nord et Ioannina, l'autre devait longer le golfe Ambracique à travers un terrain marécageux peu favorable et descendre vers le sud-ouest et Préveza. Cette seconde colonne rencontra une forte résistance[36].

 

La capture de Prévéza

Nicopolis (ruines antiques).

 

 

 

 

 

Le 2 novembre (20 octobre julien), la seconde colonne (une compagnie d'infanterie et un peloton de cavalerie), commandée par le major Speliades, s'avança vers Nicopolis où elle fut surprise par un feu nourri des troupes ottomanes, soutenues par l'artillerie du fort de Nicopolis et les mitrailleuses d'un vapeur ottoman qui croisait dans le golfe ambracique. L'artillerie grecque fut immédiatement déployée, à découvert, sur la route. Elle réduisit au silence d'abord le vapeur ottoman puis l'artillerie du fort. Les lignes ottomanes furent alors enfoncées et la colonne grecque s'empara du village, appuyée par les canons des navires de l'escadre grecque de mer ionienne, commandée par le capitaine Ioannes Damianos. L'artillerie grecque fut à nouveau déployée. Elle bombarda, avec l'appui à nouveau de la flotte grecque le fort de Prévéza. Les consuls des grandes puissances suggérèrent alors au commandant de la place de se rendre. Le lendemain, 3 novembre (21 octobre julien), le détachement Speliades entra dans Prévéza, où il désarma la garnison ottomane qui se composait de 810 hommes. Un torpilleur ottoman que ses marins venaient de saborder dans le golfe pour éviter qu'il tombât aux mains de Grecs fut renfloué et remorqué jusqu'au port de Prévéza où il fut réparé. Les Grecs avaient perdu 64 hommes (dont 10 tués)[30],[37].

 

 

 

 

 

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