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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:00

La lutte contre les armes de destruction massives

 

 

 

 


La menace que des armes de destruction massive au mains d'États ou d'organisations hostiles aux États-Unis puissent être utilisées fait que l'administration américaine tente de désarmer et/ou de contrôler les stocks de ces produits à travers le monde74. Toutefois les actes de l'administration américaine sous la présidence Bush contrastent en partie avec cet objectif déclaré, notamment en compliquant les négociations avec la Russie sur une poursuite du désarmement nucléaire75.

Une initiative lancée par les États-Unis et l'Allemagne au mois d'avril 2002 au sein du G8 porte sur un Partenariat mondial de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes où le gouvernement américain s'est engagé à verser la moitié des 20 milliards de dollars mobilisés sur 10 ans pour cette action76. Cela s'est traduit entre autres par l'initiative de sécurité en matière de prolifération.

Le 15 juin 2006, les présidents américain Bush et russe Vladimir Poutine annoncent le lancement de l'Initiative mondiale de lutte contre le terrorisme nucléaire (GICNT) qui s'appuie sur le droit international, vise à renforcer les capacités nationales et internationales pour lutter contre la menace d'actes de terrorisme nucléaire et empêcher l'accès des terroristes aux matières nucléaires et radioactives regroupant en 2010 plus de 80 nations77,78.

Les tensions diplomatiques avec l'Iran et la Corée du Nord sont dues principalement au développement des armes de destruction massive en Iran et des armes nucléaires en Corée du Nord.

Des succès ont eu lieu dans ce domaine comme le démantèlement des programmes d'ADM libyen par la diplomatie et la neutralisation de divers stocks d'armes et de produits chimiques et radioactifs datant de la période de la guerre froide dans les territoires de l'ancienne Union soviétique et de l'Europe de l'Est79.

Ainsi, en juillet 2007, un stock clandestin de 16 tonnes d'armes chimiques découvert en Albanie a été détruit80.

 

 

 

Le conflit israélo-palestinien

 

 


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Ariel Sharon et le président Bush en 2004

 

 

 

 

 

George W. Bush a été critiqué pour une action politique considérée[réf. nécessaire] comme révélatrice d'un soutien exclusif à Israël. Il a cependant été le premier président américain à évoquer officiellement la création d'un État palestinien.

La « feuille de route », pour le règlement du conflit israélo-palestinien, rédigée par les États-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'ONU, prévoyait la création d'un État palestinien en 2005. En janvier 2005, les négociations reprennent alors dans un nouveau contexte entre Palestiniens et Israéliens, appuyés par les Américains.

Le 26 mai 2005, George W Bush reçoit Mahmoud Abbas à la Maison Blanche et rappelle que le respect de la feuille de route pour la paix de part et d'autre est fondamental pour l'aboutissement du processus de paix.

Au cours du conflit israélo-libanais de 2006, son administration a été critiquée pour s'être opposée à un cessez-le-feu pendant la 1ère partie du conflit.

 

 

 

 

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Ehud Olmert, George W. Bush et Mahmoud Abbas à la conférence d'Annapolis en novembre 2007

 

 

 

 

 

À un an de la fin de son mandat, George W. Bush, accusé d'avoir négligé la question du conflit israélo-palestinien au profit de l'Irak, s'implique de nouveau sur le sujet. Du 26 au 28 novembre 2007, il organise dans le Maryland la conférence d'Annapolis réunissant une cinquantaine de pays et d'organisations dans le but d'avancer sur la voie d'un règlement du conflit israélo-palestinien et de parvenir à un accord de paix avant la fin 2008. Il obtient du premier ministre israélien Ehud Olmert et du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas un engagement écrit pour de nouvelles discussions sur des questions clés du conflit comme le statut de Jérusalem, le sort de plus de quatre millions de réfugiés palestiniens, le sort des colonies juives, le partage des ressources en eau et la délimitation des frontières. Il est également mis en place un comité de pilotage alors que deux conférences internationales de suivi devraient ensuite se dérouler à Paris puis à Moscou. C'est durant cette conférence que la Syrie en appelle à reprendre les négociations de paix avec Israël, suspendues depuis 2000.

C'est en janvier 2008 qu'il entame sa première visite dans plusieurs pays du Moyen-Orient (Israël, Cisjordanie, Égypte, Koweït, Bahreïn, Émirats arabes unis et Arabie saoudite) en tant que président des États-Unis, afin d'aboutir avant la fin de son mandat à un accord conduisant à la création d'un État palestinien coexistant en paix avec Israël81, d'obtenir le soutien des dirigeants arabes aux négociations israélo-palestiniennes et de discuter de l'Iran82.

 

 

Les relations avec l'Europe

 


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Jacques Chirac, George W. Bush, Tony Blair et Silvio Berlusconi lors du sommet du G8 en 2003

 

 

 

 

 

Les relations entre les États-Unis et une partie des pays européens se sont détériorées à partir du discours sur l'« axe du mal » et ont atteint un grave niveau de dissension (aux niveaux nationaux, mais pas globalement, aux niveaux gouvernementaux) au moment de la guerre d'Irak. C'est à cette époque que Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense, fait une distinction entre la « vieille Europe », représentée par l'Allemagne, la France et la Belgique, et la nouvelle Europe américanophile représentée par les anciens pays de l'Est et quelques pays de l'Ouest comme la Grande-Bretagne, l'Italie, le Danemark ou l'Espagne (lettre des dix de soutien à la stratégie américaine en Irak en janvier 2003).

Après la chute de Saddam Hussein, la stratégie américaine, définie par Condoleezza Rice, est de « punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie ».

 

 

 

 

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La nouvelle chancelière allemande Angela Merkel et George W. Bush en janvier 2006 à la Maison-Blanche
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George Bush et le président russe Vladimir Poutine le 7 juin 2007 lors du sommet du G8 à Heiligendamm en Allemagne

 

 

 

 

 

En 2004, les États-Unis ajoutent l'Espagne à leur liste des pays hostiles à la prépondérance américaine, après la victoire du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, lequel souhaite publiquement et imprudemment la victoire de John Kerry aux présidentielles de novembre 2004, énonçant à voix haute le souhait de pays européens comme la France ou l'Allemagne.

En février 2005, Bush effectue le premier voyage à l'étranger de son second mandat en Europe pour reconquérir l'opinion publique et se raccommoder avec les dirigeants européens. Il est le premier chef d'État américain à se rendre au siège de la Commission européenne à Bruxelles où il constate de nombreux points de désaccords persistants avec quelques pays européens, et plus particulièrement la France et l'Allemagne :

  • George W. Bush s'oppose ainsi à la levée de l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine, notamment afin de protéger Taïwan, alors que les Français font pression auprès des européens pour lever cette interdiction ;
  • George W. Bush souhaite que l'Europe inscrive également le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah comme organisation terroriste, ce à quoi la France s'oppose ;
  • George W. Bush souhaitait appliquer un nouvel embargo économique contre la Syrie pour que celle-ci se retire du Liban et cesse d'être une base arrière pour les groupes terroristes actifs notamment en Irak ou contre Israël, mais là encore il se heurte à un refus de la France, doutant de l'efficacité de cette mesure. Cependant à la suite de l'attentat qui coûta la vie à Rafic Hariri, la pression commune des deux pays et le soutien à la « rue libanaise » via notamment les ONG américaines finit par aboutir à l'évacuation contrainte des forces Syriennes de ce pays en 2005.
  • George W. Bush, tout d'abord favorable à un durcissement de la communauté internationale envers l'Iran pour la contraindre à renoncer à son programme nucléaire, finit par se rapprocher de la position des Européens qui sont partisans d'un dialogue constructif avec le régime des Mollahs ;
  • Les Européens souhaitent la participation des États-Unis à la mise en œuvre du protocole de Kyoto ce que l'administration américaine refuse catégoriquement ;
  • Enfin, les Européens laissent seul George W. Bush s'inquiéter de l'évolution de la Russie et demander des gages de démocratie à Vladimir Poutine.[réf. nécessaire]

La visite présidentielle, si elle a rétabli le contact, a ainsi permis à l'opinion publique d'apprécier l'étendue des divergences entre Européens et Américains. Toutefois, les Européens de l'Est sont nettement moins hostiles au président américain, notamment en Pologne, dans les pays baltes, en Géorgie ou en Slovaquie.

Le 7 mai 2005, George W. Bush se rend en Lettonie où il est chaleureusement accueilli. Dans son discours, en pleine controverse historique entre les États baltes et la Russie sur l'occupation soviétique de 1945, Bush n'hésite pas à apporter son soutien aux États baltes en rappelant que ces derniers n'ont été libérés qu'en 1991, après la fin de l'occupation soviétique, au risque de crisper ses relations avec la Russie. Après avoir admis que « l'esclavage et la ségrégation raciale avaient été une honte » pour les États-Unis, il a regretté la division de l'Europe, conséquence, selon lui, des accords de Yalta et que « les Américains aient sacrifié la liberté des plus faibles à une illusion de stabilité internationale ».

 

 

 

 

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Nicolas Sarkozy et George W. Bush en septembre 2006

 

 

 

 

 

La suite de son voyage le conduit notamment dans l'ancienne république d'URSS en Géorgie. Premier président américain à fouler le sol géorgien, il y est là encore chaleureusement reçu par une foule enthousiaste de 150 000 personnes en dépit d'un attentat à la grenade manqué83.

Le 23 juin 2005, les représentants officiels de L'Union européenne et le président des États-Unis font, en l'absence de Jacques Chirac, une déclaration commune sur l'avenir de la paix et de la démocratie au Moyen Orient.

En août 2008, lors du conflit entre la Géorgie et la Russie à propos de la souveraineté de la province séparatiste d'Ossétie du Sud, il décide que les États-Unis ne prendraient pas la direction d'une mobilisation occidentale pour aider la Géorgie afin d'éviter que le conflit ne dégénère en confrontation entre les États-Unis et la Russie. En retrait, il apporte son soutien à une mobilisation internationale menée par l'Europe et en l'occurrence par la France, alors présidente en exercice de l'Union Européenne pour mettre fin au conflit84.

Les relations avec l’Asie

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Réunion de l'APEC en 2004 avec le président de la RPC Hu Jintao.

 

 

 

 

 

Lors de sa tournée en Asie à l'automne 2005 à l'occasion de l'APEC, Bush se rendit successivement au Japon, en Corée du Sud, en Chine et en Mongolie.

En Chine, ses entretiens avec le président Hu Jintao et le premier ministre Wen Jiabao, n'aboutirent à aucune décision politique d'envergure. Tous les sujets de discorde ou d'intérêt commun entre les deux pays furent évoqués, y compris la liberté religieuse, les droits de l'homme et la démocratie. Le résultat concret de ces discussions fut une commande chinoise de 70 Boeing 737 et un contrat de 4 milliards de dollars. Au moment où les États-Unis connaissent un déficit bilatéral avec la Chine de près de 200 milliards de dollars, ce geste a priori commercial de Pékin fut qualifié de politique.

Bush termina par une visite en Mongolie, la première d'un président américain dans ce pays, afin de remercier un allié dans la guerre en Irak (132 soldats soit le troisième contingent étranger relatif au nombre d'habitants).

En août 2008, George W. Bush fut l'un des 90 chefs d'État et de gouvernements à assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin et également à plusieurs compétitions auxquelles participaient des athlètes américains. Il profita de son voyage pour soulever de nouveau la question des droits de l'homme auprès de son homologue, Hu Jintao, mais aussi celle de la liberté religieuse déclarant, après avoir assisté à un service dans un temple protestant, qu'aucun pays ne devait la craindre85.

Relations avec l'Afrique

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Arrivée du couple Bush à Entebbe en Ouganda le 11 juillet 2003.

 

 

 

 

 

Depuis l'arrivée de George W. Bush, l'intérêt grandissant pour l'Afrique est palpable à tous les niveaux. Au niveau humanitaire, l'aide a triplé entre 2001 et 200786; au niveau diplomatique, en 2006, Cindy Courville est le tout premier ambassadeur d’un pays non africain à être accrédité auprès de l’Union africaine. Au niveau militaire, la constitution de l'United States Africa Command opérationnel en 2008 montre l'importance croissante de l'Afrique dans la géopolitique des États-Unis87;

L'ONU

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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et George W. Bush le 17 juillet 2007

 

 

 

 

Dès 2001, l'administration de George W. Bush se montre peu encline au multilatéralisme et au fonctionnement de l'ONU (Affaire Pétrole contre nourriture, guerre d'Irak sans aval du Conseil de sécurité).

En août 2005, il nomme John R. Bolton comme nouvel ambassadeur américain à l'ONU alors qu'il en est un inlassable détracteur88,89.

Cependant, après les ravages de l'ouragan Katrina dans le Sud des États-Unis et l'aide humanitaire apporté par de nombreux pays (dont les plus pauvres), Bush modifie sa conduite lors de son discours à l'ONU lors du 60e anniversaire de cette organisation. Le 14 septembre 2005, il tient au sein de l'assemblée générale un discours atypique par rapport à sa politique traditionnelle, portant sur les sujets de l'aide au développement et de la pauvreté. Il annonça ainsi son soutien à la mise en place d'un partenariat international sur la grippe aviaire qui obligerait les nations à rendre des comptes à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Affirmant sa volonté de respecter les objectifs du millénaire, il plaide pour la suppression des subventions et des barrières douanières sur les produits agricoles. Enfin, Il félicite la mise en place du Fonds des Nations Unies pour la démocratie (FNUD), dont il est le principal auteur, composé uniquement de pays démocratiques et auquel la France a promis de s'associer.

Aide internationale

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Logo de la Société du compte du millénaire

 

 

 

 

En matière d'aide humanitaire, le président Bush a plus que doublé l'aide américaine au développement, qui est passée d'environ 10 milliards de dollars en l'an 2000 aux environs de 23 milliards de dollars en 200690.

Il annonce en 2002 le Millennium Challenge Account et son corollaire la Société du compte du millénaire (Millennium Challenge Corporation ou MCC) qui seront opérationnel en 2004; La MCC a conclu avec 16 pays des accords d'aide économique et de réduction de la pauvreté portant sur plus de 5,5 milliards de dollars en janvier 200891.

Il présente en 2003 le President's Emergency Plan for AIDS Relief pour lutter contre le SIDA à l'étranger (principalement en Afrique sub-saharienne) dont le budget initial de 15 milliards de dollars sur cinq ans fut monté à 18,3 milliards. En 2007, il propose de monter le budget pour les cinq prochaine année à 30 milliards92.

Le gouvernement américain intervient au niveau d'un tiers du financement étatique du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme par le biais de ce programme93.

Le volet prévention de celui-ci est principalement basé sur l'abstinence et en dernier ressort sur la prévention par la pratique du sexe sans risque via le préservatif. Cette politique est jugé par plusieurs associations de lutte contre le VIH/Sida comme contre-productive et mettant à l'écart des populations à haut risque comme les prostituées 94.

Lors du tremblement de terre du 26 décembre 2004 en Asie du Sud-Est, un groupe aéronaval et 16 500 militaires américains sont déployés dans la plus grande opération militaire d'aide humanitaire qui ait eu lieu jusqu'à présent95.

L'administration Bush a augmenté l'aide humanitaire et au développement à l'Afrique : elle est passée de 1,4 milliard de dollars en 2001 à plus de 4 milliards en 2006. Divers programmes sur différents niveaux sont en cours dont l’Initiative du Président pour la lutte contre la malaria (President’s Malaria Initiative) lancé le 30 juin 2005 et dotée d’un fonds de 1,2 milliard de dollars pour une durée de cinq ans, la PMI a pour objectif de réduire de 50 % le taux de mortalité due au paludisme dans 15 pays africains en collaboration avec les autres programmes internationaux96 et l'Initiative en faveur de l'éducation en Afrique97 lancée en 2002 et qui doit assurer des bourses d'étude à 550 000 filles et former plus de 920 000 enseignants d'ici à 201098.

Fin de mandat

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Le président en exercice George W. Bush reçoit le président élu Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison-Blanche

 

 

 

 

 

L'élection de Barack Obama en novembre 2008 fait entrer George W. Bush dans la dernière étape de sa présidence. La transition avec l'administration Obama s'achève le 20 janvier 2009, date de passation des pouvoirs au quarante-quatrième président des États-Unis. Lors des dernières conférences et discours de fin de mandat, prononcés en janvier 2009, le président George W. Bush a fermement défendu sa présidence en parlant d'un "bilan bon et fort", rejetant les critiques sur sa gestion de la "guerre contre le terrorisme", l'Irak et l'économie. Il reconnaissait toutefois quelques erreurs dont le déploiement de la bannière "mission accomplie" annonçant prématurément la fin des combats en Irak99, le fait qu'on n'ait pas découvert d'armes de destruction massive en Irak et le scandale des abus dont ont été victimes des détenus à la prison d'Abou Ghraïb. Il estime néanmoins que l'histoire sera son juge "une fois qu'un certain temps aura passé", comme ce fut le cas pour Harry Truman, président impopulaire lorsqu'il quitta ses fonctions mais aujourd'hui admiré pour l'ensemble de sa politique durant la guerre froide100.

Le 13 janvier, les membres démocrates de la Commission Justice de la Chambre des Représentants publient un rapport à charge de 486 pages titrés sur les leçons et recommandations liées à la présidence de George W. Bush, recommandant la création d’une commission d’enquête officielle. Ces recommandations resteront sans suite faute de soutien des élus du Congrès et du gouvernement américain.

Dans sa dernière allocution télévisée, prononcée le 15 janvier 2009, cinq jours avant de quitter la Maison-Blanche, il a défendu de nouveau son bilan dans le domaine de la sécurité nationale, invoquant la création du département de la Sécurité intérieure, la transformation de l'armée, du FBI, des services de renseignement, et la mise en place de nouveaux instruments pour "surveiller les mouvements des terroristes, geler leurs avoirs financiers et déjouer leurs complots". Il a cité en exemple l'Afghanistan et l'Irak, deux nouvelles démocraties, a expliqué sa philosophie et rendu hommage à son successeur101.

Opinions de contemporains

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George H. W. Bush, Barack Obama (président-élu), George W. Bush, Bill Clinton et Jimmy Carter, 5 présidents américains réunis à la Maison-Blanche le 7 janvier 2009

 

 

 

 

 

Si, en juin 2005, les téléspectateurs américains avaient placé George W. Bush en sixième position dans leur liste des plus grands Américains, et s'il avait atteint les records de la popularité pour un président à la fin de l'année 2001 avec 89 % d'approbation102, il ne recueillait plus, sur l'année 2008, que 25 à 33 % d'opinions favorables, soit, dans l'histoire moderne des États-Unis (Les premiers sondages, ceux de l'institut Gallup, ne mesurent cet indice de popularité que depuis le début des années 1930), un peu mieux que les indices les plus bas des présidents Harry S. Truman et Richard Nixon103 avec un pic d'opinions négatives atteint en avril 2008 selon l'institut Gallup104.

L'évolution des sondages entre 1999 et 2010 est significative105.

En mai 2008, le Time le classait septième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde106.

Dans un éditorial du 18 janvier 2009 du journal Le Monde, le quotidien écrit que George W. Bush quitte la Maison Blanche « avec une popularité au plus bas, dans son pays et dans le reste du monde » et que, faisant référence à un sondage de Gallup107« rares sont les historiens de la présidence américaine à douter que le 43e ait été le dirigeant le plus calamiteux que les États-Unis aient connu ». Pour l'éditorialiste du Monde, si « depuis le 11 septembre 2001, les États-Unis n'ont pas connu d'attentat sur leur sol, ce résultat voisine avec une interminable liste d'échecs » comme la guerre d'Irak, les mensonges sur les armes de destruction massive, la torture dans les prisons d'Abou Ghraib et de Guantanamo, les vols secrets de la CIA, la non capture de Ben Laden, la montée de l'antiaméricanisme dans le monde et le radicalisme islamiste108.

Pour Pierre Rousselin, l'éditorialiste du Figaro, George W. Bush a pris sur lui, avec abnégation, chacune des critiques qui ont pu être adressées aux États-Unis, que ce soit la guerre d'Irak, Guantanamo ou la débâcle bancaire et la récession. Si l'échec de sa présidence paraît évident dans bien des domaines, le portrait qui en est fait, reste souvent simpliste et caricatural109. Pour son collègue, Ivan Rioufol, George W. Bush a été victime de la pensée unique et, en Europe de l'Ouest, d'un antiaméricanisme pavlovien, citant, selon lui, au crédit du 43e président l'installation de la « démocratie » en Irak et la « lutte contre l'islamo-fascisme »110. Pour Presse canadienne, les succès de George W. Bush sont ainsi restés à l'ombre des deux guerres impopulaires et de la crise financière de sa fin de mandat.

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Le départ vers le Texas des Bush accompagnés jusqu'à leur hélicoptère par Barack Obama et son épouse Michelle.

 

 

 

 

 

Parmi ses succès, ses partisans notent le fait qu'il n'y ait eu aucune attaque terroriste sur le sol américain depuis le 11 septembre 2001, le triplement de l'aide à l'Afrique concernant la lutte contre le Sida et contre le paludisme, l'amélioration des relations avec la Corée du Nord et l'Iran ainsi que l'amélioration du système d'éducation, à la suite de l'instauration d'une réforme scolaire, et du programme d'assurance-médicaments. Pour Stephen Hess, un expert de la Brookings Institution, les historiens, avec le temps, « pourraient aller au-delà des échecs de George W. Bush et examiner ses succès de même que les impacts à long terme de ses politiques les plus critiquées111 ».

Pour l'historien Jean-Michel Lacroix, « la stratégie de George Bush consistait [après le 11-Septembre] à capitaliser sur l'émotion collective et la psychose sécuritaire en se posant en “défenseur du monde libre” au risque de prendre une posture impériale et d'alimenter une vision manichéenne du bien et du mal »112.

Dans ses mémoires113, Tony Blair, Premier ministre du Royaume-Uni du 2 mai 1997 au 27 juin 2007, évoque ainsi le président George W. Bush : « L’une des caricatures les plus grotesques à propos de George, c’est qu’il serait un illustre crétin arrivé à la présidence par hasard.» […] « J’en suis venu à [l’]aimer et à [l’]admirer. […] C’était, d’une façon bizarre, un véritable idéaliste, […] d’une grande intégrité. »114.

Pour José María Aznar, président du gouvernement espagnol durant les années 1996-2004, l'action internationale du président George Bush mérite d’être saluée115. Pour Alexandre Adler, historien et expert géopolitique, « le grand courage du président George Bush à l’heure de l’épreuve » doit être reconnu116.

Suite aux événements du Printemps arabe (2010-2011), Ivan Rioufol pense qu'il faut réhabiliter George Bush, à qui il attribue un rôle important dans le déclenchement de ces événements117. Raphaël Gutmann estime de même qu'il « ne faut négliger le rôle de la doctrine Bush dans les révoltes arabes »118.

Films à propos de George W. Bush

Durant sa présidence, George W. Bush a été l'objet ou la cible de documentaires ou de films de plusieurs opposants politiques. Certains de ces films, comme Loose Change de Dylan Avery, mettaient en cause son administration dans les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Le cinéaste et pamphlétaire Michael Moore réalisa en 2004 le documentaire Fahrenheit 9/11, palme d'or du Festival de Cannes, dans le but explicite de favoriser la défaite du candidat républicain à l'élection présidentielle de 2004. Le film est principalement une compilation de diverses images d'archives et de reportages, souvent sorties de leur contexte comme le discours traditionnel de la Alfred E. Smith Memorial Foundation Dinner où les candidats à l'élection présidentielle prononcent un discours faisant preuve d'autodérision. Ainsi, le discours où George W. Bush plaisanta sur les convives, « ceux qui ont et ceux eux qui ont plus encore », qu'il nomma comme sa base, fut repris dans le film sans mentionner qu'il s'agissait d'un discours humoristique119.

Également très critique, le documentaire de William Karel, Le Monde selon Bush (2004) inspiré des livres "Le monde secret de Bush" et "La Guerre des Bush" du journaliste Éric Laurent, est aussi un réquisitoire contre la famille Bush en général et contre leurs relations d'affaires en particulier.

George W. Bush est aussi le premier président des États-Unis à faire l'objet en 2008 d'un film biographique avant la fin même de son mandat. Dans W. : L'Improbable Président, Oliver Stone retrace plusieurs moments de la vie du président américain. Son rôle à l'écran est tenu par Josh Brolin.

En France, Karl Zero a également consacré un documentaire au 43e président, Being W.-Dans la peau de Georges W. Bush, sorti en salle en octobre 2008, où la voix "off" imaginaire de George W. Bush commente la carrière du président des États-Unis sur fonds d'images d'archives.

Dans le monde des bandes dessinées, George W. Bush apparait sous les traits de Perry Camby dans L'Homme de Washington, le 75e album de Lucky Luke (et le 3e depuis la mort de Morris) sorti en décembre 2008, retraçant l'inauthentique campagne élecorale de Rutherford B. Hayes. Perry Camby est le fils d'un magnat du pétrole texan, proche du lobby des porteurs d'armes, prêt aux fraudes et aux violences pour devenir le candidat républicain à la présidence des États-Unis. Son principal conseiller apparait sous les traits de Karl Rove.

Après la présidence

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Portrait officiel dévoilé à la Maison-Blanche le 31 mai 2012.

 

 

 

 

 

La présidence Bush s'acheva le 20 janvier 2009 à 12 h 00 (17 h 00 GMT). Après avoir assisté à la prestation de serment solennelle sur la Bible de son successeur, George W. Bush et sa femme Laura furent raccompagnés par Barack Obama et son épouse Michelle à un hélicoptère attendant devant le Capitole qui les amena à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland. L'ancien président fit alors ses adieux à des dizaines de collaborateurs avant de s'envoler pour le Texas, à bord d'Air Force One, rebaptisé pour l'occasion « Special Air Mission 28000 »120, accompagné notamment de ses parents mais aussi de son ancien conseiller, Karl Rove et de plusieurs anciens membres de son cabinet comme Alberto Gonzales, Margaret Spellings et Donald Evans. Arrivé à Midland, il fut accueilli, au palais des congrès Centennial Plaza, par 20 à 30 000 de ses partisans121,122.

Résidant dorénavant dans son ranch de Crawford ou dans sa nouvelle résidence de la banlieue de Dallas, il a notamment prévu de s'occuper de sa bibliothèque présidentielle, la George W. Bush Presidential Library, dont l'inauguration est prévue en 2013 sur le campus de la Southern Methodist University, et d'écrire un livre portant sur ses deux mandats.

Durant l'année 2009, il prononce plusieurs discours consacrés à sa vie à la présidence, notamment lors de conférences à Calgary, Toronto ou Montréal.

En janvier 2010, à la demande de Barack Obama, il accepte avec Bill Clinton de diriger le "Fonds Clinton-Bush pour Haïti", chargé de rassembler des moyens financiers qui permettront au plus vite d'aider les victimes du séisme qui a dévasté Haïti en janvier 2010 et de financer la reconstruction de l'île123.

En mars 2010, George W. Bush bénéficie d'un regain d'intérêt de la part de la presse américaine concommitante à la baisse de popularité de Barack Obama. Ce regain d'intérêt tiendrait notamment du fait que l'administration Obama n'aurait fait qu'édulcorer certaines politiques ou pratiques de l'époque de l'administration Bush, bonnes ou mauvaises (la non fermeture de Guantanamo, la loi “No child left behind”, l'exacerbation des divisions partisanes, la décision de ne pas faire finalement juger les suspects de l'attentat du 11 septembre par un tribunal civil...)73.

L'intervention la plus remarquée en un an et demi depuis son départ de la présidence aura été son intervention le 5 mars 2010, auprès de David Cameron, le chef du Parti conservateur britannique, pour tenter de le convaincre de faire signer par les unionistes nord-irlandais l'accord transférant les pouvoirs de la justice et de la police locale de Londres à Belfast73.

En novembre 2010, il publie ses mémoires « Decision Points » (Instants décisifs) dans lesquels il évoque 14 décisions majeures, évoquant notamment le Patriot Act suite aux attentats terroristes anti-américains du 11 septembre 2001, la guerre en Irak, l'Ouragan Katrina, la crise économique... Il révèle au passage avoir songé à remplacer Dick Cheney pour la vice-présidence lors de l'élection présidentielle de 2004, exprime le regret de ne pas avoir trouvé d'armes biologiques ou chimiques en Irak tout en légitimant sa décision de faire tomber Saddam Hussein et reconnait avoir autorisé la méthode de la noyade simulée sur Khaled Cheikh Mohammed, un responsable d'Al Qaida124,125.

Divers

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Jenna et Barbara Pierce Bush, les filles du président photographiées en 2004
  • « En 2003, la chanson American life de la chanteuse américaine Madonna, issue de l'album éponyme, a due être censurée à cause de ses propos jugés trop choquants sur la politique de George Bush et notamment à propos de la guerre en Irak ».
  • En juin 2005, le Premier ministre vietnamien Phan Van Khai, se rend aux États-Unis, symbolisant ainsi la normalisation des relations entre Washington et Hanoï, trente ans après la fin de la guerre du Viêt Nam. La visite de Phan Van Khai est la première d'un officiel vietnamien de ce rang depuis 1975. La visite du président Bush au Viêt Nam eut lieu le 18 et 19 novembre 2006, dans le cadre du sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (auparavant, Bill Clinton s'était rendu au Viêt Nam en 2000).
  • En septembre 2005, Tbilissi en Géorgie est la première capitale européenne à baptiser une de ses rues au nom de George W. Bush.
  • En Albanie, Tirana est la seconde capitale européenne à avoir donné le nom de George W. Bush à l'une de ses artères (Rruga Presidenti George Bush) afin de commémorer sa visite, la première d'un président américain, effectuée en juin 2007.

Liens de famille

Article détaillé : Famille Bush.

 

 

 

 

 

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