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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 08:56

Genèse de la Chevalerie médiévale

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Cet article traite des origines de la chevalerie médiévale.



Introduction 


Il est généralement pensé que la "Chevalerie", avec toutes les valeurs morales et quelquefois spirituelles qui s’y rattachent, n’a pu s’épanouir et se structurer que dans l’évolution d’une société qui s’imprégnait elle-même de ces mêmes valeurs.
Mais la réalité, c’est que ce ne sont pas ces valeurs qui sont à l’origine de ce qui deviendra au début du XIe siècle la Chevalerie médiévale.
En fait, la genèse de la chevalerie va se former par la convergence puis de la fusion de deux traditions distinctes :

– l’une a ses origines dans l’antiquité gréco-romaine ;
– l’autre dans les pratiques initiatiques tribales des peuples de Germanie (ceux communément et souvent péjorativement appelés « barbares »).

Origines antiques gréco-romaines de ce que sera la chevalerie médiévale 


Dans les écrits anciens, les auteurs grecs et surtout athéniens, parlent de l’existence d’un groupe d’hommes qui se font appeler hippeis (Hippeis peut être traduit sans différenciation par « cavalier » ou » chevalier »)1. Ces hommes sont des guerriers dont la richesse personnelle leur permet d’acquérir puis d’entretenir un cheval de combat. Ils forment la caste des Curètes (ou Kouretes) en Crète ancienne. Dans une armée grecque principalement formée de guerriers à pieds (les fameux « hoplites » à grande lance, la « sarisse » dont huit rangées formaient une phalange), ces hippeis formaient ainsi un corps de combattant distinct, la cavalerie.
Ce sont surtout les Macédoniens, tels que le roi Philippe II de Macédoine, puis son fils Alexandre le Grand, qui démontreront l’efficacité de ces soldats à cheval lorsqu’il s’agissait de déborder rapidement l’infanterie ennemie sur ses flancs.

Chez les Romains - dont on connaît l’extrême importance qu’ils attachent eux aussi à l’infanterie (dont l'unité tactique s’appelle la « manipule ») - on trouve un corps d’armée constitué de soldats qui combattent sur des chevaux. Ils sont appelés equites2. Ces hommes ont à leur charge leur équipement individuel de guerre. Cette condition exige que chacun ait une fortune personnelle.
À une époque, Rome interdit aux riches négociants et propriétaires terriens, bien que faisant pourtant partie des notables et des centuries, d’accéder au Sénat, à la magistrature et à la classe nobiliaire, les tenant ainsi écartés de l’élitiste dirigeante. Pour démontrer leur influence et l’importance politique qui en découle, ces riches négociants et propriétaires se regroupèrent et formèrent un ordre équestre qui prit lui aussi le nom de equites (cavaliers chevaliers) mais qui n’avait plus rien à voir avec le rôle militaire d’origine.
Pour entrer dans cet ordre, il fallait au prétendant, fournir cheval et équipement et justifier d’une fortune de 400 000 sesterces à la fin du IIe siècle av. J.‑C. Bien que l’action militaire n’était pas la finalité de leur ordre, ces « equites » ou « chevaliers » prirent part aux guerres de conquêtes romaines où ils occupèrent des grades élevés. Ils eurent accès aux postes de la magistrature et au Sénat, à l'exemple de Suétone qui portait la parole du Sénat et qui était d’abord un eques ou chevalier.

Leur influence politique devint considérable et pesa significativement sur le gouvernement de Rome. Lorsque Jules César eut conquit la Gaule, il imposa au peuple gaulois l’organisationnel politique économique et sociale romain dans lequel l’ordre des equites avait une place importante. Bon nombre d’equites furent à la tête de grandes propriétés terriennes gallo-romaines. Il ne fait aussi nul doute que l’ordre romain des equites s’ouvrit à la riche aristocratie gauloise, accélérant ainsi le processus d’assimilation de la noblesse indigène aux idéaux de l’occupant.

Origines germaniques de ce que sera Chevalerie médiévale


Si chez les Grecs et les Romains monter à cheval pour faire la guerre était rare et réservé à une élite, il n’en était pas de même chez les peuples nomades d’origine germanique ou scandinave.
Étant de nature nomade, le nourrisson fille ou garçon, « Wisigoth », « Ostrogoth », « Vandale », « Alaman », « Alain », « Burgonde », « Lombard » ou encore « Franc » et « Hun » pour ne citer qu’eux, se retrouvait sur le dos d’un cheval avant même de savoir marcher3. Et comme la guerre était l’occupation principale de ces peuples qui se devaient pour vivre conquérir sans cesse de nouveaux territoires, le jeune enfant mâle cavalier se retrouvait tout aussi naturellement avec les armes à la main. Il en découle que combattre à cheval était donc la posture naturelle des guerriers de ces peuples de Germanie4.
Sevré à l’âge de trois ans, le jeune Germain était confié aux femmes de sa famille jusqu’à l’âge de sept ans. Passé cet âge, il était alors confié jusqu’à son quatorzième anniversaire, pour son éducation presque essentiellement guerrière, à un père adoptif. En général, ce père adoptif n’était autre que le frère aîné de sa mère, donc à son oncle maternel. Cette période se nomme « forsterfaeder » ou « fosterage » Cette période initiatique guerrière dans son appellation porte dans son étymologie même les notions de rudesse et forçage éducatifs auxquels est soumis le futur guerrier germain. Au terme de cette période le jeune germain allait faire ses preuves d’autonomie et de vaillance en voyageant parmi les nombreuses ethnies germaines.
Lorsque le poil lui était poussé au menton, il revenait alors dans sa tribu pour y subir le rite de la première coupe de barbe ou de cheveux et pour y affronter en combat singulier son père adoptif pour que tous puissent voir ses qualités de guerrier5.
Chez certain de ces peuples et en l’occurrence chez les « Francs saliens » il était de coutume chez leurs chefs, de célébrer en plus, par une cérémonie spécifique, la remise très solennelle des armes à un jeune homme en âge de combattre6.

Processus de fusion des traditions gréco-romaines et germaniques dont est issue la Chevalerie médiévale 


Depuis la conquête de la Grèce par l’Empire romain, l’habileté guerrière des cavaliers germains leur avait établi une certaine réputation de combattants à cheval exceptionnels. Jules César, lors des huit années que dura la guerre des Gaules entre 58 et 52 avant J.-C. avait utilisé ces cavaliers germains qui aux grès des alliances et des trahisons, étaient tantôt ses ennemis, tantôt des alliés. À les voir combattre contre lui ou à ses côtés, il fut à même d’apprécier et de confirmer les qualités guerrières des cavaliers germains, qu’ils auraient bien voulu voir combattre dans ses armées comme une force constituée et régulière. Les premiers Germains qui combattirent aux côtés des forces romaines furent les « Bataves » lors des campagnes germaniques de « Nero Claudius Drusus » dit « Germanicus » en 12 avant J.-C.7

Lors de la période flavienne de 69 à 96, les Romains incitèrent d’autres Cavaliers germains de diverses provenances ethniques et tribales, à intégrer progressivement leurs forces militaires avec les statuts d’auxiliaires ou de mercenaires8. Ce phénomène intégratif où se côtoyait equites romains et cavaliers germains se poursuivit pendant plus d’un siècle, formant ainsi le creusé ou allaient se mélanger les pratiques hippiques guerrières et les rituels initiatiques, qui étaient traditionnellement attachés aux peuples germains et à la nation romaine. Mais en dehors des pratiques et rituels guerriers devenus communs, rien dans leurs mœurs et mentalités n’était capable de former et de cimenter une quelconque cohésion ressemblant de près ou de loin à celle que formera plus tard la Chevalerie médiévale.

Le christianisme fédérateur des traditions gréco-romaines et germaniques dont est issue la chevalerie médiévale 


Lorsque Paul de Tarse, connu aussi sous le nom de saint Paul, ouvrit la religion chrétienne au non Juifs, et que le concile de Jérusalem, en 49 entérina sa séparation du judaïsme, le christianisme devint une religion universelle et catholique. Il se diffusa alors rapidement dans tout l’Empire romain malgré les persécutions affligeant ses adeptes qui ne s’arrêteront qu’après la conversion de Constantin en octobre 312.

Le christianisme devint alors la religion officielle de l’Empire romain. À partir de cette reconnaissance, le christianisme n’eut de cesse de s’imposer aux pouvoirs politiques des rois et empereurs d’Occident. Mais l’influence issue de son incontestable rayonnement ne restait que spirituel et morale, et n’avait que bien peu de prise sur les actions guerrières. Alors, pour endiguer cette situation de prédominance guerrière, dès le IVe siècle, le christianisme gallo-romain enveloppa puis imprégna, de ses principes moraux ; - d’un côté, les traditions originelles gréco-romaines de ces riches romains à cheval « equites » qui combattaient dans les armées de Rome ; - et de l’autre côté, le rite initiatique guerrier de ces exceptionnels guerriers et chefs germains dont la survie dépendait de leurs conquêtes.
Empreints ainsi de la sacralisation chrétienne, ces deux usages « d’hommes à cheval » se confondirent chez les « Francs Saliens » (qui sont aussi nos ancêtres directs) en une seule pratique cérémoniale d’investiture au titre de Caballarius9,10.

Évolution du cérémonial d’investiture d’un « Caballarius » vers l’adoubement du « chevalier médiéval » 


Cette pratique cérémoniale de reconnaissance de « combattant à cheval » s’est perpétuée pendant toute la dynastie mérovingienne puis au début de celle des Carolingiens où le premier témoignage écrit en latin, décrit comment, à Rastibonne en Bavière, en 792, Charlemagne, lors de cette cérémonie, ceint son fils Louis le pieux, âgé de quatorze ans, de l’épée guerrière11.
Plus tard, Charles le Chauve recevra en septembre 838, pour ses quinze ans, ses armes ceinturon et baudrier ainsi que l’insigne de sa fonction. Puis, en 841, le jour de Pâques, ce même Charles recevra de ses émissaires d’aquitaine, habits et couronne12. C’est la plus ancienne cérémonie d’ adoubement qui nous est donnée de connaître avec certitude.
À partir d’environ 850, le mot latin caballarius ne désignera plus un homme de guerre à cheval, mais un noble guerrier qui fait partie de la suite d’un grand personnage. Ce mot latin prend alors le sens de « Chevalier ».
Il fallut un siècle et demi d’interventionnisme religieux chrétien pour que l’église romaine adjoigne progressivement à la remise solennelle des armes et équipements, une cérémonie religieuse ou le serment de servir son roi sera accompagné de celui de servir et d’obéir à Dieu et à son église.
Enfin, au début du XIe siècle, prend forme la « chevalerie médiévale » qui intègre dans ses valeurs sacramentelles les notions d’honneur, de courage, de droiture, de fidélité, de générosité, d’humilité et de sacrifice de soit.
Ainsi, le chevalier devient le protecteur de la veuve, de l’orphelin, du miséreux et de la « pucelle ». Il défend le bien et combat le mal dans l’obéissance à son roi, et dans le respect des dogmes chrétiens.
De par ses valeurs, la « Chevalerie médiévale » est alors une institution si prestigieuse qu’elle modifiera profondément, en bien, le sens moral d’une certaine noblesse de cette époque, qui faut bien l’avouer, n’en était que peu pourvue.
La Chevalerie médiévale « où seuls comptaient le corps et le cœur et non l’esprit »13 fut si lumineuse à partir du XIIe siècle, que même les rois voulurent être fait chevalier.
Mais, par ce choix du corps et du cœur, délaissant l’esprit, la Chevalerie médiévale fut aussi illettrée14.

 

Bibliographie 


Pour le chapitre «Origines antiques gréco-romaines de ce que sera la Chevalerie médiévale»

 

Ouvrages contemporains 
  • Leslie J. Worley. « Hippeis : la cavalerie de la Grèce antique ». Édition Westuiew Press. Boulder CO USA, février 1994, 241 pages.
  • Albert Martin. Les Cavaliers athéniens. Éditions E. Thorin. Paris 1887. 588 pages.
  • Paul Vigneron, Le Cheval dans l’Antiquité gréco-romaine des guerres médiques aux grandes invasions. Édité par la faculté des lettres et des sciences humaines de Nancy en 1968.
  • Léon Gautier. La Chevalerie. Première édition chez Sanard et Dérangeon Paris 1825. Réédition chez Arthaud Paris 1960, puis chez Pardes, Paris, 1996, 368 pages.
  • Léon Gautier. Origine et code de la Chevalerie. Éditions des Marais, collection Sciences Humaines, Paris, janvier 1989.
  • Girard Augry. Rituels anciens des Ordres de Chevalerie. Édition Dervy, collection initiation. Paris, juin 1995.
  • René Cagnat et Georges Goyau. « Vous avez dit equites », in Lexique des antiquités romaines. Éditions Thorin et fils. Paris 1895.
  • Landry Meens (thèse de doctorat en histoire ancienne) Les Officiers de la garnison de Rome sous le Haut Empire, université Paris IV Sorbonne, école doctorale 1, mondes anciens et médiévaux. Paris, juin 2008.
Ouvrages anciens 
  • Tite Live (59 av. J.-C. - 17). « Histoire de Rome depuis sa fondation », livre XXXV.

Textes accessibles dans l’ouvrage de Annette Flobert, « Tite-Live, histoire romaine, l la libération de la Grèce livres XXXI à XXXV ». Éditions Garnier Flammarion. Paris 1997.

 

Pour le chapitre « Origines germaniques de ce que sera la Chevalerie médiévale »

 

Ouvrages contemporains 
  • André Crépin. « Beowulf » Édition diplomatique et texte critique, traduction française, commentaires et vocabulaire. Édition Kümmerle Göppingen 1991, 1051 pages.
  • Michel Rouche. « Le Choc des cultures. Romanité, germanité, chrétienté durant le haut Moyen Âge ». collection Histoire et Civilisation, Presses universitaires du Septentrion, 2003.
  • Michel Rouche « Les Rites d’initiation germaniques ». Article du 25 septembre 2007.
Ouvrages anciens 
  • Tacite (55 av. J.-C. - 120) « La Germanie » Chapitres de 1 à 27 traitant de la vie quotidienne des peuples Germains. Chapitres de 28 à 46 énumérant les divers peuples qui composaient l’appellation généraliste de Germains. écrit en 98 après J.-C.
  • Jules César. « Guerre des Gaules », livre VI, chapitres 21, 22.
  • Paul Diacre (720-787 ou 789) « Histoire des Lombards ». Ouvrage écrit à l’abbaye bénédictine du Mont Cassin en Italie. I, 23 et 24 et VI, 53. Textes accessibles sur le site de la BibliothecaAugustana//hsaugsburg.de/~harsch/chronologia/Lspost08/PaulusDiaconus/pau_intr.html
  • Cassiodore « Histoire des Goths ». Écrit en 543. Document original perdu. Seul reste un résumé rédigé par Jordanès sous le titre de « De Origine actibusque Getarum ». Cet ouvrage est édité sous le titre d’ « Histoire des Goths » chez Les Belles Lettres, collection la Roue à Livres. Paris 1995. Textes accessible sur le site http //remacle.org/boodwolf/historiens/jordanes/goths1htm

 

Pour le chapitre « Processus de fusion des traditions gréco-romaines et germaniques dont est issue la Chevalerie médiévale.

 

Ouvrages contemporains 
  • Patrick Leroux : L’Armée romaine et l’organisation des provinces iberiques d’Augste à l’invasion de 409. Éditions Broccard. Paris 1982. 493 pages.
  • Laurent Fleuret (mémoire de maîtrise en histoire ancienne). Les Armées de Combat dans les annales de Tacite : étude de tactique. Université de Nantes, juin 1997.
Ouvrages anciens
  • Jules César : « Qui equitatui proeerat – profecrus equitum » Commentarii rerum gestarum de bello gallico. Livre I, chapitre 52. Livre VIII chapitre 48. B. civ III, chapitre 60.
  • Jules César : Commentarii rerum gestarum de bello gallico. Livre I, chapitre 48. Livre VII, chapitre 65. Livre VIII, chapitre 13. B. civ III chapitres 75 – 84.
  • Tite-Live : « Insitum ut veltes in légionibus essent Autorem peditum equiti immiscendorum centionem Q. Navium ferunt » Livre 26, chapitre 4.

 

Pour le chapitre « Le christianisme fédérateur des traditions gréco-romaines et germaniques dont est issue la Chevalerie médiévale »

 

Ouvrages contemporains 
  • J. M. Lemarignier : France médiévale, institution et société. Éditions Armand Colin, collection U. Paris 1970. 415 pages.
  • Georges Duby : L’an Mille. Éditions Galimard et Juliard, folio Histoire. Paris 1985. (recueil de chroniques classées et commentées. 235 pages.
  • Pierre Richet : Les Grandeurs de l’an mille. Éditions Bartillat. Paris 1999, 367 pages.
  • Jean Flori : « Une élite guerrière », dans Le Point, article de janvier 2007, ref TDC.908. Chapitre IV « Église et Chevalerie ».
  • Jean Flori : L’Essor de la chevalerie XIe et XIIe siècle. Éditions Droz. Genève 1986. 404 pages.
Ouvrages anciens 
  • César d’Arles : « Sermons » traites du rapprochement entre l’Église et les royaumes barbares. Écrit en 543.
  • Grégoire de Tours. « Histoire des Francs » écrit en 591

 

Pour le chapitre "Évolution du cérémonial d'investiture d'un caballarius vers l'adoubement du "chevalier médiéval"

 

Ouvrages contemporains
  • Duby (G.). « La Chevalerie » Paris. Édition Perrin. 1993.
  • Duby G.). « Le Moyen Âge Adolescence de la chrétienté occidentale 980- 1140 » Genève. Édition Skira 1995.
  • Flori (J.). « La Chevalerie » Luçon. Édition J P Grisserot. 1998.
  • Rouche (M.). « Le choc des Culture. Romanité, germanité, chrétienté durant le haut Moyen Âge ». collection Histoire et Civilisation, Presses universitaires du Septentrion, 2003.
Ouvrages anciens
  • Cassiodore. Histoire des Goths écrit en 526
  • Charlemagne. « Lettre de convocation au plaid général ». In Annales royales. Période de 741 à 829.

 

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