Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 17:21

La Volonté de puissance comme interprétation


Pensée par Nietzsche comme la qualité fondamentale d'un devenir, la Volonté de puissance permet d'en saisir la structure (ou type), et, partant, d'en décrire la perspective. En ce sens, la Volonté de puissance n'est pas un concept métaphysique mais un instrument interprétatif (selon Jean Granier, contre l'interprétation de Heidegger[31]). Dès lors, pour Nietzsche, il s'agit de déterminer ce qui est interprété, qui interprète et comment.

Le corps comme fil conducteur

Nietzsche prend pour point de départ de son interprétation le monde qu'il considère comme nous étant donné et le mieux connu, à savoir le corps. Il prend ainsi, jusqu'à un certain point, le contre-pied de Descartes, pour qui notre esprit (notre réalité pensante) nous est le mieux connu. Toutefois, l'idée de Nietzsche n'est pas totalement opposée à la pensée cartésienne, puisque selon lui nous ne connaissons rien d'autre que le monde de nos sentiments et de nos représentations, ce qui peut se comparer à l'intuition de notre subjectivité chez Descartes. Ainsi le corps n'est-il pas pour Nietzsche en premier lieu le corps objet de la connaissance scientifique, mais le corps vécu : notre conception de l'être est une abstraction de notre rythme physiologique.

Toute connaissance, comme Kant l'avait déjà établi avant Nietzsche, doit prendre pour point de départ la sensibilité. Mais, au contraire de Kant, Nietzsche tient, comme Arthur Schopenhauer, que les formes de notre appréhension de l'existence relèvent en premier lieu de notre organisation physiologique (et de ses fonctions : nutrition, reproduction), tandis que les fonctions jugées traditionnellement plus élevées (la pensée) n'en sont que des formes dérivées.

Aussi, pour Nietzsche, nous ne pouvons rien connaître autrement que par analogie avec ce qui nous est donné, i.e. que toute connaissance est une reconnaissance, une classification, qui retrouve dans les choses ce que nous y avons mis, et qui reflète notre vie la plus intime (nos pulsions, la manière dont nous sommes affectés par les choses et comment, de là, nous les jugeons). Le monde dans son ensemble, lorsque nous tentons une synthèse de nos connaissances pour le caractériser, n'est jamais que le monde de notre perspective, qui est une perspective vivante, affective. C'est pourquoi Nietzsche peut dire du monde qu'il est Volonté de puissance, dès lors qu'il a justifié que l'homme, en tant qu'organisme, est Volonté de puissance. Pour Nietzsche, nous ne pouvons faire autrement que de projeter cette conception de l'être qui nous appartient du fait que nous vivons, et cela entraîne également pour conséquence que la connaissance est interprétation, puisqu'une connaissance objective signifierait concevoir une connaissance sans un sujet vivant. En conséquence, l'être n'est pas d'abord l'objet d'une quête de vérité, l'être est, pour l'homme, de la manière la plus intime et immédiate, vie ou existence.

À partir de ce perspectivisme, Nietzsche estime que toute science (en tant que schématisation quantitative) est dérivée nécessairement de notre rapport qualitatif au monde, elle en est une simplification, et répond à des besoins vitaux :

«… nous nous rendons compte de temps en temps, non sans en rire, que c'est précisément la meilleure des sciences qui prétend nous retenir le mieux dans ce monde simplifié, artificiel de part en part, dans ce monde habilement imaginé et falsifié, que nolens volens cette science aime l'erreur, parce qu'elle aussi, la vivante, aime la vie ! »[32]

Dans un premier temps, à l'époque des Considérations Inactuelles, Nietzsche avait déduit de ce point de départ que nous ne pouvons comprendre la matière autrement que comme douée de qualités spirituelles, essentiellement la mémoire et la sensibilité, ce qui signifie que nous anthropomorphisons spontanément la nature. Il avait ainsi tenté de dépasser d'un seul coup le matérialisme et le spiritualisme qui opposent tous deux la matière et la conscience d'une manière qui demeure inexpliquée. Or, Nietzsche supprimait ici le problème, en posant "l'esprit" comme matière. Avec le développement de la notion de Volonté de puissance, Nietzsche ne rompt pas avec cette première thèse de sa jeunesse, puisque les qualités attribuées à cette puissance sont généralisables à l'ensemble de ce qui existe ; de ce fait, Nietzsche suppose que l'inorganique pourrait posséder, comme toute vie, sensibilité et conscience, du moins dans un état plus primitif. Cette thèse peut faire penser à la conception antique (aristotélicienne et stoïcienne) de la nature, qui fait naître un être plus complexe d'un état antérieur (par exemple, l'âme-psychè naît de la physis en en conservant les qualités)[33].

Interprétation, apparence et réalité

Cette méthode interprétative implique une réflexion de fond à propos des concepts traditionnels de réalité et d'apparence[34]. En effet, puisque Nietzsche s'en tient à un strict sensualisme (qui nécessite toutefois une interprétation), la réalité devient l'apparence, l'apparence est la réalité : « Je ne pose donc pas "l'apparence" en opposition à la "réalité", au contraire, je considère que l'apparence, c'est la réalité. »

Mais de ce fait, les concepts métaphysiques de réalité et d'apparence, et leur opposition, se trouvent abolis :

« Nous avons aboli le monde vrai : quel monde restait-il ? Peut-être celui de l'apparence ? … Mais non ! En même temps que le monde vrai, nous avons aussi aboli le monde des apparences ! »[35]

En quoi consiste alors la réalité ? Pour Nietzsche :

« La "réalité" réside dans le retour constant de choses égales, connues, apparentées, dans leur caractère logicisable, dans la croyance qu'ici nous calculons et pouvons supputer. »

Autrement dit, la réalité qui nous est "donnée" est déjà un résultat qui n'apparaît que par une perspective, structure de la volonté de puissance que nous sommes. La pensée de Nietzsche est donc une pensée de la réalité comme interprétation, reposant sur une thèse sensualiste, tout ceci supposant que toute interprétation n'existe qu'en tant que perspective. À partir de cette thèse perspectiviste, la question qui se pose à Nietzsche (comme elle s'était posée à Protagoras, cf. le dialogue de Platon) est de savoir si toutes les perspectives (ou interprétations) se valent. La généalogie vient répondre à cette question.

Le génie du cœur

Si la Volonté de puissance peut être vue comme un effort fait par Nietzsche pour penser l'être et le devenir, il s'efforce cependant de ne pas réduire sa compréhension de l'existence à une notion dont il craint qu'elle ne devienne le support d'un système rigide et métaphysique. Aussi trouve-t-on, à la fin de Par-delà bien et mal, une évocation volontairement mystérieuse, d'un génie du cœur qui, comme son nom l'indique, est une inspiration intérieure, indicible et qui parle à notre être le plus intime, inspiration dont le symbole divin est Dionysos. Ce dernier est ainsi le symbole presque mystique de notre rapport au monde en tant que Volonté de puissance : quand nous écoutons notre cœur, c'est Dionysos que nous entendons parler.

Psychologie et généalogie

La notion de Volonté de puissance, en tant que qualité de l'être, permet de ce fait de l'interpréter. Elle permet ainsi de synthétiser un ensemble de règles méthodologiques qui sont le résultat de réflexions qui s'étendent des années 1860 à la fin de 1888. Cette notion ne prétend donc pas à la systématisation (Nietzsche a d'ailleurs abandonné pour cette raison l'idée d'un exposé de sa philosophie de la Volonté de puissance ; cf. Volonté de puissance), car elle a beaucoup évolué, mais on peut néanmoins dégager des lignes directrices permettant d'exposer la pensée de Nietzsche dans son ensemble.

Un des aspects les plus connus est son application au problème de l'origine de la morale, sous le nom de généalogie. Cette application de la méthode à la morale permet de comprendre comment Nietzsche analyse les hiérarchies pulsionnelles en jeux dans toutes perspectives morales, ce qui est proprement la méthode généalogique[36]. Les questions qui se posent sont alors du type : quel type d'hommes a besoin de telles évaluations morales ? À quelle morale tel philosophe ou métaphysicien veut-il en venir, et à quel besoin cela répond-il ?

« Je me suis rendu compte peu à peu de ce que fut jusqu'à présent toute grande philosophie : la confession de son auteur, une sorte de mémoires involontaires et insensibles ; et je me suis aperçu aussi que les intentions morales ou immorales formaient, dans toute philosophie, le véritable germe vital d'où chaque fois la plante entière est éclose. On ferait bien en effet (et ce serait même raisonnable) de se demander, pour l'élucidation de ce problème : comment se sont formées les affirmations métaphysiques les plus lointaines d'un philosophe ? — on ferait bien, dis-je, de se demander à quelle morale veut-on en venir ? »[37]

Ces analyses des structures pulsionnelles et affectives forment ainsi un projet de reformulation, à la lumière de la Volonté de puissance, de la psychologie traditionnelle qui était fondée sur le statut privilégié accordé à la conscience.

Statut de la psychologie

En réfutant le primat de la conscience, [38] Nietzsche est amené à développer une psychologie des profondeurs (dont tout le premier chapitre de Par-delà bien et mal est un exemple) qui met au premier plan la lutte ou l'association des instincts, des pulsions et des affects, la conscience n'étant qu'une perception tardive des effets de ces jeux de forces infra conscients. Ce que Nietzsche nomme généalogie sera alors la recherche régressive partant d'une interprétation (par exemple, l'interprétation morale du monde) pour remonter à sa source de production, i.e. au pathos fondamental qui la rend nécessaire.

Les jugements métaphysiques, moraux, esthétiques, deviennent ainsi des symptômes de besoins, d'instincts, d'affects le plus souvent refoulés par la conscience morale, pour lesquels la morale est un masque, une déformation de l'appréciation de soi et de l'existence. In fine, cela revient à faire reposer l'analyse sur la détermination de la Volonté de puissance d'un type. À ce titre, l'individu n'est pas examiné par Nietzsche pour lui-même, mais en tant qu'expression d'un système hiérarchisé de valeurs.

Cette méthode amène donc à poser des questions du genre : quelle structure pulsionnelle, incarnée par tel ou tel homme, conduit à tel type de jugements ? À quel besoin cela répond-il, à quelle Volonté de puissance ? Veut-on, par la morale, discipliner des instincts, et dans ce cas, dans quel but ? Ou veut-on les anéantir, et dans ce cas, est-ce parce qu'ils sont jugés néfastes, dangereux, est-ce parce qu'ils sont, en tant que phénomènes naturels, l'objet de haine et de ressentiment ? Le premier cas peut être l'expression d'un besoin de croissance, le second d'une logique d'auto-destruction.

Dans Par-delà bien et mal, Nietzsche expose cette généalogie, conception approfondie et renouvelée par la thèse de la Volonté de puissance (exposé au § 36) de la philosophie historique, et il considère la psychologie comme reine des sciences, tout en soulignant ce qui distingue sa conception de la psychologie traditionnelle :

« Toute la psychologie s'est arrêtée jusqu'à présent à des préjugés et à des craintes morales : elle n'a pas osé s'aventurer dans les profondeurs. Oser considérer la psychologie comme morphologie et comme doctrine de l'évolution dans la volonté de puissance, ainsi que je la considère — personne n'y a encore songé, même de loin : autant, bien entendu, qu'il est permis de voir dans ce qui a été écrit jusqu'à présent un symptôme de ce qui a été passé sous silence. La puissance des préjugés moraux a pénétré profondément dans le monde le plus intellectuel, le plus froid en apparence, le plus dépourvu d'hypothèses — et, comme il va de soi, cette influence a eu les effets les plus nuisibles, car elle l'a entravé et dénaturé. Une psycho-physiologie réelle est forcée de lutter contre les résistances inconscientes dans le cœur du savant, elle a « le cœur » contre elle. [...] Et le psychologue qui fait de tels « sacrifices » — ce n'est pas le sacrifizio del intelletto, au contraire ! — aura, tout au moins, le droit de demander que la psychologie soit de nouveau proclamée reine des sciences, les autres sciences n'existant qu'à cause d'elle, pour la servir et la préparer. Mais, dès lors, la psychologie est redevenue la voie qui mène aux problèmes fondamentaux. »[39]

Si cette nouvelle psychologie repose, en 1886, sur l'hypothèse de la Volonté de puissance, l'idée du conflit des instincts n'est pas née de celle-ci. Dès 1880, des fragments vont dans ce sens, et la Volonté de puissance en tant qu'idée apparaît bien avant d'être nommée. L'expression Volonté de puissance permet de synthétiser cet ensemble.

L'observation psychologique

Comme cela a été signalé, la Volonté de puissance est une notion qui n'est pas d'emblée présente dans l'œuvre de Nietzsche. Pour rendre compte de l'évolution de la pensée de Nietzsche, il faut partir des hypothèses qu'il pose et des notions qu'il utilise avant la période dite de maturité. Il en va de même pour la psychologie, puisque le développement de cette dernière apparaît significatif surtout à partir de Humain, trop humain, c'est-à-dire en 1878, quand il rompt de manière consciente avec son milieu culturel[40]. Influencé par Paul Rée, Nietzsche lit alors avec intérêt les moralistes français (La Rochefoucauld, Chamfort, etc.) ; il lit également des ouvrages contemporains de psychologie, à quoi il faut ajouter des études de sociologie, d'anthropologie, et des travaux sur la théorie de la connaissance, tel que celui de Lange (Histoire du matérialisme), où l'on trouve une discussion du statut scientifique de la psychologie. La pensée de Nietzsche, en ce qui concerne la psychologie, se développe donc d'une part d'après l'observation des hommes (les maximes de La Rochefoucauld par exemple, ou ses observations personnelles dont il souligne le caractère particulier, relatif, et souvent provisoire), et dialogue d'autre part avec des réflexions épistémologiques contemporaines.

L'existence humaine

L'observation psychologique est ainsi particulièrement présente dans Humain, trop humain et Aurore ; Nietzsche souhaite alors jeter les bases d'une philosophie historique, en procédant à un genre d'analyse chimique de nos représentations et sentiments moraux, préfigurant ce qui deviendra la généalogie. Il analyse les comportements humains, sous l'influence de La Rochefoucauld ou de Voltaire (à qui Humain, trop humain est dédié) et peut-être aussi de Hobbes, et ramène souvent les mobiles de l'action et de la pensée humaine à la vanité et au sentiment de puissance. Si certaines de ses peintures sont de cette manière des tableaux de moraliste de l'existence humaine, certains thèmes, comme ce sentiment de puissance, mais aussi les différentes sortes de morales, sont des premières formulations des théories majeures qu'il développera plus tard. Cette étape de son œuvre peut être considérée comme une série d'essais plus ou moins aboutis pour décrire l'homme, ses motivations et la nature de ses relations sociales (aphorismes sur l'amitié, sur l'État, les femmes, etc.).

Généalogie de la morale

C'est à partir de 1886 que Nietzsche exposera de manière plus ordonnée le résultat de ses recherches, en tant que méthode généalogique, en particulier dans Par-delà bien et mal, et sous forme de dissertations dans la Généalogie de la morale. Des éléments de cette généalogie sont toutefois déjà présents dans Humain, trop humain (par exemple, les différentes origines de la morale, ou le caractère de palliatif, et non de remède véritable, de la religion) et dans Aurore (la moralité des mœurs comme source de la civilisation, ou encore le sentiment de puissance qui guide l'homme jusque dans la morale).

Ces résultats peuvent être résumés grâce aux expositions schématiques que Nietzsche lui-même en a faites. Ainsi, à la question sur l'origine de la morale, il répond que toutes les valeurs morales se ramènent à deux systèmes d'origine différente : la morale des faibles et la morale des forts. Le terme origine ne désigne pas ici l'apparition historique de ces systèmes, mais le type de création dont ils sont le résultat, si bien que l'origine, au sens de Nietzsche, est ce à partir de quoi l'histoire se détermine, et non un événement quelconque de l'histoire universelle.

Pour parvenir à ce résultat, Nietzsche a procédé à une généalogie comportant plusieurs moments, exposés dans la première dissertation de la Généalogie de la morale : il a recherché dans le langage les premières expressions de ce qui a été jugé bon ; puis, suivant l'évolution du sens des mots bon et mauvais, il a montré le processus d'intériorisation de ces valeurs dont la signification était tout d'abord principalement matérielle ; enfin, remontant d'une évaluation morale donnée à ses conditions d'expression, il a distingué deux manières fondamentales de créer des valeurs morales.

Interprétation généalogique des jugements moraux

Le point de départ de la méthode généalogique est linguistique : se posant la question de l'origine de la morale, Nietzsche demande : où trouve-t-on les premières notions de bon et mauvais, et que signifient-elles ? Écartant l'interprétation utilitariste, Nietzsche met en avant que ce sont les aristocrates de toutes sociétés qui se sont désignés en premier lieu eux-mêmes comme bons, et que ce terme, d'une manière simple et spontané, désigne la richesse, la beauté, les plaisirs de l'activité physique, la santé, en un mot, l'excellence. Le mot bon désigne ainsi les hommes de la caste la plus élevée, celle des guerriers. De ce fait, il ne désigne pas ce que nous entendons par là aujourd'hui, en particulier, un bon n'est pas un homme altruiste, charitable, accessible à la pitié.

L'analyse historique et linguistique débouche ainsi sur une recherche d'ordre sociologique : les premières évaluations morales dépendent et sont l'expression d'un rang. Néanmoins, Nietzsche ne reprend pas à son compte les théories contemporaines, telles que celle de l'influence du milieu de Taine, car s'il faut tenir compte des déterminations sociales, la société ne peut servir de principe explicatif intégral. Il renomme d'ailleurs cette science d'après son interprétation généalogique (théorie des formes de domination) qu'il juge première relativement à la sociologie et à la psychologie de son temps.

lien source wikipédia

Partager cet article

Repost 0
Published by CHOMOLANGMA
commenter cet article

commentaires

☼ Zorbax ☼

  • : CHOMOLANGMA
  • CHOMOLANGMA
  • : Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.
  • Contact

ON EST QUAND???

Bonjour, nous sommes le

☼ Qui Cherche Trouve ☼

♫♪♪♫♪♫♪♫♪

Poussieres De Savoir ☼

POUSSEZ PAS !!!

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSH1bqV_MZbKff7r4KH0YXDgokYKnPMVcS17_NVF7KeFFQmHvTYYQ

 

 

Depuis le 2 octobre 2008 ma paroisse a compté de fidèles :

 


Compteur Global


 

 

 

 

 

☼ Merci à vous tous ☼

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRspNEZw03K2txVYJaQojtGiQPv2Ef2hRp76vnThpM_Xhg74AeH

 

 

   Et aussi, bien sûr, à notre superbe équipe  !!!!!!!...

 


☼ En Alcove ☼

☼♥☼♥☼


 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTJQdwhuv8K2KE2fv7sAcLYqokJ6fOwOos7DPEsrBY_tOyjkmt9

 

 

 

 

  http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTwbpFmC0lwUUqRVtxAgfCeDB97ON6I9jGDIVmmGwpa1bg_oeiS8w



 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQJFhyxpCtvTfrKTTq2Dnraqndo0k6KOOvR5B49c424W-RXGsXk

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ4lkR76RVvxlM2Pg0xGQLGN-vJ1IC1AeiO9YFoy0C2maJDnAlsEA

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS3s1MTNys4JJ2XciWuydUFkX2s3uxVNEo4XLmDXWkNuzNwaF-I

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRpmq_X4KGoOioCJ7IGFovNaZR1dl5V9wdd73SKUZoyRXImy8hQsA

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT6vugj46xpPFClJ40ZcN_g83W39aPcCsnryaBlwulPqhMuSmHABA

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS0rnZSUpbcqus_ag8-saWRw8BVp-nHBjwhG0FGGsPrBMTVGsKfUA

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRiQjNvzjX7IEkfQYGG-KxW9pOVJoLjsP43P-wRgoCo6bmRIFfQ

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSTia4A3P4_qwGWtAAvhY4S2BKgtk6tR_QCD3_DTBLqQwkYTLP7

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRPAWH7AgJ7gN7ej2rrAa90b9jK2nWJtRcdmCSJLXifbDqpzt-GAQ

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSnH3SFCsuDblli6D1AJMGBIO3SduYE7QocfhaOPh2CbcgSaTJm3g

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS_x5rZOKIoXBMbTrRfiBoXYGA8_aG1puNXFnPK-vFSJb8S0TB-

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT5xPsHZoCoc3Y10UzSIfZBJ1VM5yTf0rOp0z02qzAq29ZylEqp

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSJYo3dfiA7rWKtAhGDKlIvNQBBfXfxpskBzCjE2VA_WnhL03zQ

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRrs5cw6eknmiTVBcESn97krqvfndk10XJq35s-mUIxnoXepsHU2w

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTtPoMny2WLrgyLYUkv0xzCHZ3BSe7txlE-Xe2XSz1rA4IRBQ-8

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTzDbIU4QatTLNRgPQwPUcMDO8BtCGQMAkP46aQAp05yXC1m0y84g

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS_sSIdV_qG7YiVCrY6Fze69BhzpdENouF0zUUp4OV8__EbU9Ad

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ9uJqfoOS-LjhgtT3qLp4AH34AojcYXzS6ifUoduwpXl2xR4cu

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSBBpAVI8uqqXKRXeWLnFO9do5ObFZm7YxgxrJ7-EbHR2oDqLo0vQ

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRDpZXNSZZorQeUMLz3DTA9hEU2rI_bxr_LT9c4T9nvHvAWTZjCGQ

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQJxvHFLqQeIleqlsCzYw3aqr-0Y6eKQMVnyaA5me5hdAxIljVU

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSC9dHlJXHSlla_xZ5T9EZytHwAWT-qbU_d19dTtxAXrGNihAXKlQ

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR9uI2iDGC9O3GMDlf8NsxtxQx-Qp8sqHmOc5rb-zkptdYl27ct

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRbZ3vVwEjZT_vYCN_egFTIwdBz6fqNL0Pg-y_Q61vxrmzGOpx_

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQJ2rE3MpU2-7BbpUlr6UqYo4BmnNs_dvTC88BMslWtXGy7xpm4

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQEpgxQwBFunGDiUIemTa46VNveEHAu-uA8FY-TsPaLWXJFd2s0

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQTdXbqeHRkSO7KlYa4OkUya7gTOtG1LddYFWDuhmMG8TTBud38

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTNv54UJcOf0QWIB4OraEz3h5BSPwvVpIDgtJO-zq0-MNAH1T-r

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQQ4msZqs5YGyEvDc4xIBtl0glm2rQZ7LsilbzRNUFi1QmhSgwd

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRadP8tzRToSi6YgV25tgPSiZuZH-m01ykcCd-vsvFtJOoai2ucTw

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQWsJatoxZ24v32bG85ut1XPEPG4Fa5l6ApTX9VfC1X3_fQlO6t

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSATYwKzSKWCjMx6cjBGrTkiC8C_lyJBimQ86hhDpKGyeWCgRFU5Q

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRkni6wj2PqLxVIQnGL2w-Hh0Qdu5Q2vEiKSUXAJ7TKh9ePWQBm

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQzo44WmwLEIvLwTyzq_jnCtqqHX6X_CIYel1kbk7vcUHUp-ieN

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQJijg5RyUyd3NObMK9uNkIduA32k3nPJwfiuvaWrAi2Td5vyXO

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSLXSS07G9gseceN7SeCwGRL0C6ij_75lYGEnDN1qwb_bEl9bGs

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSgjOBb-AqrP0ZXPZSVl55yswE6dnD4uny-n0Xh-9mAuwm1GUq3

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSZAb3DktAXiGznQlZB9az_nvD6AoLygDkDTstPDm_WBfLnJ3ltQg

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRXwcTaTVudGTxMwVFFrGw1Z-j9x9D9inLKamTPCwUThDbPuEYpeA

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTU6wtRoYw9X2-MMykBLzlVjXeRgi5rqzD5ck22QxWwI8h7QeNUQA

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRpMUOK13Ots0UnbeCQLds3ixSZxNY9gFOfm65Bvc-pf6ZKAlWbzg

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQhH-RzSe9GF29vGoZwod2tN7O-9mFfpWJX4bLt78JtJYMqI8w1rA

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQxu-I9t3HJlWQ3e6bM41HAOc8j3Smoe-ahJN9OTRyzd6vOUOVF

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQYkezUKlW0ttRviIW9f6NJHBcjJ-sUE4XMIic0ka6qkCguqsqWEQ

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSLwoIa5Xuj4eEFEX5vzJFqlL0GIrwjAUDCWbZgf6ni2O6MUMuwHg

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSmu_lhCfJa5L3JKT73eNWm5-DVlMMhgQ2zjDd5kmbF9S0PDwt0

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTl9CWad5AcZHOfC-RgTWPbODkKY_C0DW3MZXkDUucqfvfZLDvJvQ

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSSorC-n_GApivF90u5JfsOvUI44_E6pQ_gYw3Zv_SawrJlQ7U_OA

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSHehPIU8WfymVyIehhOVdWyZ9Iby-7WygiZdxRqYoB6-t4uxfc

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTHknIkIppczoDGtgqaDVGpF5vzTnPgO0XzesL14bXWKIidntgi

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ2gFiEiRrnRVPCVmgC8fP4RV_b4Cyut6pHRWot2zotTH_isSgx

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRMnyl4ZznB4yj9tFflGmUrm8zxq1VAfdzbHlagdVlYHHs5AqI2Xw

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSABiNYE2Ig0ORn0Dp6LWBs8FU1-eDuUfhJpaBhY3dBILcGkw7Y

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQX6x3fLQO-eGD7Sdc__AFLjGRztfSRzdOgtJe_w_XI_qKOl_cQ

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQWAfv06yKnlGGke983sE24US_BbpZ0xgnAp3yIh3eXvCRrRfxtgg

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSguscboVOMXCDflSARG5UefcNGLsGZylvXKHJGK4ldNdG1xYiR

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTVsXwe7MG_AOX5rUiFD0hVw9aHeILEWPB_3WS5456jt040weKpxQ

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS14rgGXof16mpTbvNq37y9tGIxf38V3B4j5iFLZChBi8qMo0cC

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRk338QqS34hcxTHah2whOwSbnEtO-yxxKutL5KPMcrWPKtCTUf

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTQg04AvSsLnhDeWWl4-qLzPD5EX7xzuOAVEiswXHB9n5gRBOxj

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQC715gVGqLwXFM7U94WtdKlMrAiHbkqIvJl2WJ6h_JMsUMfL622g

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR4ku7jfXybpiE3fm21gXSpihSd_rjwxvIac8kqkj5TkIg3rLODrg

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcThGLPUz7SfnoPUPrFttXiSBuS3NYmV99axgZzgYDofBuo_RpfcUg

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSqsjlV84iSMlkqfRlTaGiWfn6_nyGg91BQcNLZbGrRnn0-j3S4

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSwkrLsv_IQh2wUOQ1DkYx-HwxeUOLNEtv8yCh59CnX_HbW5H3q

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

☼ Quoi & Où ☼