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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 15:15

 

Les Rougon-Macquart

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Caricature Gill pour un hommage de Zola à Balzac vers 1880.
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Placard publicitaire annonçant la parution de La Terre en 1887
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« Je veux expliquer comment une famille, un petit groupe d'êtres, se comporte dans une société, en s'épanouissant pour donner naissance à dix, à vingt individus qui paraissent, au premier coup d'œil, profondément dissemblables, mais que l'analyse montre intimement liés les uns aux autres. L'hérédité a ses lois, comme la pesanteur[89]. »

Article détaillé : Les Rougon-Macquart.

Une nouvelle Comédie Humaine

À partir de 1868, Émile Zola conçoit un projet qui était déjà en germe depuis quelques temps : L'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire. Il envisage une fresque romanesque traversant toute la période, du Coup d'État du 2 décembre 1851 à la défaite de Sedan en 1870. L'idée lui vient d'abord de sa passion pour Honoré de Balzac et de cette œuvre immensément variée, à laquelle Taine avait consacré un article très remarqué[90]. Cet article va influencer l'œuvre de Zola de manière déterminante. La Bibliothèque nationale conserve d'ailleurs un texte contemporain de l'initialisation des Rougon-Macquart intitulé : « Différences entre Balzac et moi » dans lequel le jeune écrivain exprime sa volonté de bien se distinguer de son prédécesseur[91] :

« Balzac dit que l'idée de sa Comédie lui est venue d'une comparaison entre l'humanité et l'animalité. (Un type unique transformé par les milieux (G. St Hilaire): comme il y a des lions, des chiens, des loups, il y a des artistes, des administrateurs, des avocats, etc.). Mais Balzac fait remarquer que sa zoologie humaine devait être plus compliquée, devait avoir une triple forme: les hommes, les femmes et les choses. L'idée de réunir tous ses romans par la réapparition des personnages lui vint. [...]

Mon œuvre sera moins sociale que scientifique. [...]
Mon œuvre, à moi, sera tout autre chose. Le cadre en sera plus restreint. Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille, en montrant le jeu de la race modifiée par les milieux. [...]
Balzac dit qu'il veut peindre les hommes, les femmes et les choses. Moi, des hommes et des femmes, je ne fais qu'un, en admettant cependant les différences de nature et je soumets les hommes et les femmes aux choses.

 »

— Émile Zola, Différences entre Balzac et moi[92], 1869.

À la différence de La Comédie humaine, rassemblée en une œuvre compilée sur le tard[N 36], les Rougon-Macquart est, dès avant le départ de l'œuvre, un projet conscient, déterminé, réfléchi. Les travaux du docteur Lucas, dont son traité sur l'hérédité[93], sont une autre source de l'œuvre à venir[N 37],[94]. Les Rougon-Macquart sont ainsi la rencontre de Balzac avec la science de ce milieu du XIXe siècle[N 38], principalement illustrée par la physiologie[95].

Initialement prévu en dix volumes, le cycle évolue pour en compter successivement douze, puis quinze, puis enfin, le succès venant, vingt tomes. Il est pensé dans le détail avec une ossature précise dès l'origine, doté d'une vision ensembliste et systématique[96]. Ce plan décrit les personnages, les grands thèmes de chaque ouvrage (l'argent, le monde ouvrier, l'armée), le lieu de l'action (Provence ou Paris). Zola ne cache pas non plus le côté rémunérateur de l'opération. Assurer la stabilité de sa vie matérielle est l’une de ses obsessions, après ses difficiles années de vaches maigres.

 

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Page manuscrite de Zola décrivant le plan de son cycle Les Rougon-Macquart, adressé à son éditeur, Lacroix.
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Il a conservé à l'esprit toutes les ficelles de l'édition moderne, apprises chez Hachette, dont la publication en série. L'écrivain a compris que chacun y gagne, l'éditeur comme le romancier. Mais Zola se sent aussi à un tournant littéraire après la publication de ses quatre premiers romans. Il prend conscience d'être arrivé aux limites d'un modèle. Si le naturalisme veut survivre comme nouveau genre littéraire, il ne doit pas se laisser enfermer dans les limites étroites imposées par ses premiers essais. Il a parfaitement assimilé les leçons que lui ont faites Taine et Sainte-Beuve sur ses premières œuvres, en termes d'équilibre et de vérité. L'initialisation des Rougon-Macquart marque donc un changement complet de stratégie dans l'œuvre naissante du romancier[97].

Un cycle construit sur l'outil hérédité

Le cycle repose sur l'histoire d'une famille issue de deux branches : les Rougon, la famille légitime, petits commerçants et petite bourgeoisie de province ; et les Macquart, la branche bâtarde, paysans, braconniers et contrebandiers, qui font face à un problème général d'alcoolisme. Cette famille est originaire d’Aix-en-Provence — qui deviendra Plassans dans la série de romans. Les Rougon-Macquart mettent en scène une descendance s'étendant sur cinq générations. Certains membres de cette famille vont atteindre des sommets de la société d'Empire, alors que d'autres vont sombrer, victimes d'échecs sociaux et de leur hérédité. Il s'agit donc d'une entreprise de dévoilement du corps social, mais aussi du corps humain dans ses recoins les plus sombres[95]. Zola veut montrer comment se transmet et se transforme, dans une même famille, une tare génétique. Ce qui implique l'usage d'une généalogie que le romancier ne cessera de perfectionner au fil de l'élaboration de son œuvre. Si bien qu'une relation directe entre chaque personnage existe de roman en roman, trait absent des œuvres précédentes.

C'est par Émile Deschanel que Zola apprend l'existence des travaux des aliénistes Bénédict Augustin Morel et Joseph Moreau à propos de l'hérédité, vue sous un angle morbide. L'écrivain n'a de cesse de compléter ses connaissances sur ce sujet au point qu'on peut considérer qu'il a fait passer dans les Rougon-Macquart « à peu près l'état contemporain du savoir »[98]. Au contraire de Balzac, Zola se sert de l'hérédité comme d'un outil, fil conducteur de son cycle, qui lui permet une classification scientifique de ses romans.

Une production constante et méthodique

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Tableau d'hérédité de la famille Rougon-Macquart dessiné par Zola vers 1870
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L'écriture de cette série constitue la principale préoccupation de l'écrivain pendant les vingt-cinq années suivantes. Avec une régularité à toute épreuve, Zola écrit trois à cinq pages par jour, ce qui représente chaque année un roman de deux volumes. Il fait paraître six romans entre 1871 et 1876 avec La Fortune des Rougon, La Curée, Le Ventre de Paris, La Conquête de Plassans, La Faute de l'abbé Mouret et Son Excellence Eugène Rougon. Mais ce n’est pas encore le succès attendu. Il est évidemment reconnu, mais pas au niveau souhaité par le romancier.

 

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Arbre généalogique des Rougon-Macquart
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Ferme dans son projet, l'écrivain s'attèle à l'écriture de son grand roman « sur le peuple, ayant l'odeur du peuple », L'Assommoir, qu’il publie en 1877 chez Georges Charpentier. Il y décrit, tel un reportage, les drames de la classe ouvrière, au travers de ses misères et des ravages de l'alcool. C'est un texte dans lequel il met beaucoup de lui-même, sur sa vie passée et ses expériences dans les quartiers populaires[99]. Le roman a un retentissement considérable qui amène enfin la gloire attendue, mais aussi le scandale. La description de la réalité froide de l'alcoolisme, « monstrueusement détaillée » par un auteur instruit par une documentation précise, soulève et indigne une critique presque unanime. À droite, les accusations sont, comme d'habitude, de trivialité et de pornographie, mais à gauche on lui reproche de « salir le peuple ». Les attaques contre Émile Zola sont nombreuses et violentes si bien que la parution du roman dans Le Bien Public, journal républicain, est interrompue au chapitre VI[100]. Mais le roman a un succès immense qui amène enfin au romancier l'aisance matérielle après laquelle il aspirait. Plusieurs de ses amis s'éloignent de lui à ce moment là, par peur du scandale mais aussi, parfois, par jalousie.

Zola poursuit imperturbablement la production de son cycle, en publiant Une page d'amour en 1878, puis Nana en 1879. C’est à nouveau un scandale puisque l'œuvre porte sur les demi-mondaines et leurs frasques. Gustave Flaubert admire ce talent à multiples facettes et félicite une fois de plus Zola. Ses adversaires l’accusent d’être un écrivain « pornographique » de par son « goût du sordide et du détail cru ». Mais le public s’arrache les exemplaires de Nana qui devient un immense succès de librairie en France et à l'étranger. Toujours constant dans l'effort, Émile Zola publie de 1882 à 1884 cinq nouveaux romans : Pot-Bouille, Au Bonheur des Dames, La Joie de vivre, Germinal et hors le cycle des Rougon-Macquart, Naïs Micoulin.

Germinal, le roman sur les « gueules noires » et la grève, paraît en 1885. C’est très certainement le roman le plus travaillé, le plus préparé et documenté de Zola[101]. Le romancier s'est déplacé dans le bassin houiller de Valenciennes, dans le nord de la France, à Anzin. Zola choisit le Nord plutôt que Saint-Étienne, sur les conseils du député Alfred Giard qui le guidera dans la région. Sa visite de huit jours, en pleine grève des douze mille mineurs du carreau d'Anzin, transforme totalement sa vision du monde des « ouvriers de l'industrie ». Il n'a pas hésité à descendre au fond de la mine[N 39],[102], en février 1884, où il discute avec les mineurs, les cadres et ingénieurs, les personnels divers. Il assiste à des réunions syndicales, entre dans les maisons, les cafés, tous les lieux de convivialité, observe la détermination, le calme et la discipline des grévistes. Il est aussi témoin du drame social, « la débauche des filles qui ne se marient qu'au deuxième ou troisième enfant », la prostitution, le jeu, l'alcoolisme. Le livre est un immense succès alors que les ennemis de l'écrivain, de moins en moins nombreux, sont bien forcés à une reconnaissance de son immense talent.

Il publie en 1890 son ultime chef-d’œuvre : La Bête Humaine, et achève le cycle des Rougon-Macquart sur une note optimiste en publiant Le Docteur Pascal en 1893[103].

Après les Rougon-Macquart, un nouveau Zola ?

L'achèvement des Rougon-Macquart approchant, Émile Zola a changé. Le contraste est fort entre une reconnaissance internationale inégalée et une hostilité générale en France, exprimée par des attaques continues et le refus obstiné de le voir entrer à l'Académie française.

Il s'interroge sur son activité littéraire :

« L'avenir appartiendra à celui ou à ceux qui auront saisi l'âme de la société moderne, qui, se dégageant de théories trop rigoureuses, consentiront à une acceptation plus logique, plus attendrie de la vie. Je crois à une peinture de la vérité plus large, plus complexe, à une ouverture plus grande sur l'humanité, à une sorte de classicisme du naturalisme[104]. »

Cette évolution est dans l'air du temps, avec un « néonaturalisme » illustré par les productions d'Anatole France et Maurice Barrès qui connaissent une évolution vers le roman à thèse.

Les trois villes

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« Enfin ! M. Zola arrive au bout de son rouleau en mettant au monde Paris. Le père et l'enfant se portent bien tout de même ». Caricature de C. Léandre vers 1898
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Théophile Alexandre Steinlen, Émile Zola au pèlerinage de Lourdes, paru dans Gil Blas illustré du 22 avril 1894
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Article détaillé : Les Trois Villes.
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Avant même la fin des Rougon-Macquart, Émile Zola décide de se lancer dans la rédaction d'un roman ayant pour objet la religion en cette fin de XIXe siècle. La révélation se fait à l'occasion d'un voyage dans le sud-ouest de la France en septembre 1891, où le romancier assiste interloqué au grand pèlerinage de Lourdes et à tout son décorum, avec « ce monde de croyants hallucinés[N 40] ». Le but du romancier est de dresser une forme de « bilan religieux, philosophique, et social du siècle » au travers d'un, puis deux, puis finalement trois romans, intitulés chacun du nom d'une ville : Lourdes, Rome et Paris. Son héros, l'abbé Pierre Froment, personnage sceptique et désabusé, en crise face à la religion, sert de fil conducteur au cycle ainsi que de porte-parole au romancier[105]. C'est le nouveau souffle que recherchait Zola, apte à le relancer après l'énorme travail fourni sur les vingt volumes des Rougon-Macquart[106].

Le dernier trimestre de l'année 1893 et la première moitié de 1894 sont consacrés à l'écriture de Lourdes, appuyé sur un texte de Zola, Mon voyage à Lourdes. Il s'agit d'une sorte de journal, qui décrit ses observations lors de son second voyage à Lourdes, en septembre 1892. Le volume paraît le 25 juillet 1894, tiré à 88 000 exemplaires[107], ouvrage présenté en avant-première dans Le Figaro[108]. La critique littéraire reçoit correctement l'ouvrage, en regrettant parfois l'absence de renouvellement entre les deux cycles[109]. La presse conservatrice et religieuse incendie le roman amenant même des réponses sous forme de roman ou d'étude-réaction. L'ouvrage est mis à l'Index le 21 septembre mais c'est, en revanche, un immense succès de librairie.

Rome et Paris suivent à peu de distance, écrits rapidement dans la foulée de la parution de Lourdes. Rome a pour objet la description du haut clergé moderne, avec le Pape à son sommet, et son positionnement dans le modernisme social de cette fin siècle. La rédaction du roman s'étale entre 1895 et 1896, publié en volume le 8 mai 1896, déclenchant les mêmes foudres que Lourdes. Enfin Paris est le roman de la capitale contemporaine. C'est le contraste entre la richesse et la misère, la bourgeoisie et le monde ouvrier, l'ordre contre l'anarchie. Le volume est mis en vente en pleine affaire Dreyfus, juste après le procès intenté contre Émile Zola à la suite de la publication de « J'Accuse...! »


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☼ Quoi & Où ☼