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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 10:00

Religion

La religion est l’aspect de la civilisation carthaginoise qui a fait l’objet de la plus importante polémique en raison des accusations de monstruosité portées sur les rites de sacrifices d’enfants que mentionnent des sources antiques, de Diodore de Sicile à Tertullien[122], et relayées jusqu’à nos jours par plusieurs scientifiques.

Panthéon

La mythologie de Carthage est en grande partie héritée de celle des Phéniciens, et sa religion, malgré une transcription en latin ou en grec dans les sources antiques, garde tout au long de son histoire ce caractère profondément ouest-sémitique[123].

 

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Brûle-parfum de Carthage représentant Ba'al Hammon avec une tiare à plumes (IIe siècle av. J.-C.), argile, Musée national de Carthage

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Le panthéon, fondé sur une base sémitique, évolue au cours du temps, souvent après une rencontre avec des traditions locales. De plus, certaines divinités acquièrent dans diverses colonies le caractère de poliade : Tinnit ou Tanit a pu être considérée comme la poliade de Carthage, Melqart jouant ce rôle à Gadès — lieu où il possédait un temple réputé —, tout comme Sid (Sardus Pater à l’époque romaine) en Sardaigne[124].

Le panthéon, qui possède un nombre relativement élevé de divinités[125], est dominé par Ba'al Hammon en Afrique du Nord et souvent accompagné de Tanit (face de Ba'al) comme parèdre. Ba'al et Tanit ont vraisemblablement acquis des caractères spécifiques en Afrique du Nord car, en Orient, les caractères de Ba'al diffèrent de ceux de la divinité carthaginoise alors qu’Astarté, qui était sa parèdre en Orient, semble plus effacée dans la sphère carthaginoise, même si son culte est avéré[126].

On observe donc une certaine continuité religieuse, les anciens dieux phéniciens étant toujours vénérés chez les Carthaginois, comme Astarté, déesse de la fécondité et de la guerre, Eshmoun, dieu de la médecine, et Melqart, dieu phénicien de l’expansion et de l’enrichissement de l’expérience humaine. Melqart adopte pour sa part des caractères du héros grec Héraclès. Ba'al Hammon, originaire de Phénicie, est aussi influencé par des apports égyptiens ; Ammon était connu en Libye et dans pratiquement toute l’Afrique du Nord, et il fut assimilé à un dieu local dont la représentation était également un bélier. Ce dieu et son culte étaient en relation avec le feu et le soleil. À l’époque romaine, le culte de Ba'al a adopté des traits de Jupiter, dieu majeur du panthéon romain. Il avait toujours cours à l’arrivée du christianisme.

Enfin, au moins un culte grec, celui de Déméter et Coré, lié à la fertilité et à la moisson, apparaît dans la culture carthaginoise à l’occasion de la guerre gréco-punique. Selon Diodore de Sicile, lors du saccage du temple de ces déesses à Syracuse en 396 avant J.-C., des calamités s’abattirent sur l’armée carthaginoise. De ce fait, les autorités décidèrent l’introduction de leurs cultes afin que les divinités obtiennent réparation. Il existe également des indices d’un culte de la déesse égyptienne Isis[127].

Les divinités du panthéon punique étaient particulièrement honorées aux moments importants de l’histoire, par exemple pour rendre grâce du succès d’une expédition maritime ou favoriser une entreprise militaire à venir.

Sanctuaires et rites

Les lieux de culte sont des constructions spécifiques ou des espaces aménagés. Plusieurs temples urbains ont été retrouvés dans des endroits divers ; leur emplacement n’obéissait donc pas à une règle précise. Ceux situés en bord de mer bénéficiaient de leur contact avec les étrangers (offrandes, ex-votos, donation, etc.). On a également découvert des sanctuaires dans des grottes.

La religion était une affaire d’État à Carthage ; même si les prêtres n’intervenaient pas directement dans la politique intérieure ou extérieure, ils jouissaient d’une grande influence sur une société profondément religieuse. Les cultes étaient structurés par une hiérarchie de prêtres dont les plus hautes fonctions étaient occupées par les membres des familles les plus puissantes de la cité[128]. Toute une société semble avoir été attachée aux temples : serviteurs, barbiers, esclaves. Les fidèles pouvaient acheter des ex-voto dans des dépendances du lieu de culte[129]. Dans un certain nombre de temples[130] existait une prostitution sacrée, masculine et féminine, définitive ou seulement provisoire.

 

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Scène religieuse représentée sur une stèle de Carthage déposée au Musée du Louvre

 

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Les cultes jouaient un rôle économique important grâce aux offrandes (comme les viandes et autres denrées) aux dieux et aux prêtres. Le sacrifice avait aussi un poids significatif : des « tarifs » étaient définis pour chaque type de sacrifice en fonction de chaque demande, dont plusieurs exemples ont été conservés ; l’un d’entre eux est exposé au musée Borély de Marseille. Les sacrifices avérés dans ces documents sont variés : animaux, petits (oiseaux) ou grands (bœuf), mais aussi végétaux, aliments ou objets. Après le partage du produit du sacrifice entre divinité, prêtre et fidèle, une stèle était érigée en guise de commémoration[131].

 

 

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Vue d’une partie des stèles du tophet de Carthage

 

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La question du tophet est centrale dans la polémique, de par la faiblesse des sources qui fait la part belle aux interprétations les plus diverses. Il y eut notamment l’identification du tophet avec le rituel du moloch, relaté par les auteurs anciens comme étant un sacrifice d’enfants. Dans divers tophets, les archéologues ont retrouvé des stèles en grand nombre avec des inscriptions stéréotypées évoquant la réalisation d’un vœu ou un remerciement :

« À la grande dame Tanit Péné Ba'al et au seigneur Baal Hammon, ce qu’a offert [un tel], fils d’[un tel], qu’ils [Ba'al] ou qu’elle [Tanit] entende[nt] sa voix et le bénisse[nt][132]. »

Ces textes restent cependant peu explicites et surtout répétitifs[133].

En dépit de sources antiques à charge, il faut relever l’absence d’indications dans certains des textes essentiels, comme Tite-Live. Ce silence peut surprendre car les Romains n’avaient aucun intérêt à cacher un argument qui aurait justifié le sort réservé à Carthage[134]. Le débat sur le sacrifice des enfants dans la civilisation punique n’est toujours pas tranché, la science n’étant capable ni de donner les causes des décès d’après les ossements contenus dans les urnes ni de dire si ce lieu était autre chose qu’une nécropole pour enfants.

Les cultes et leur pratique ont laissé des traces visibles dans les différentes colonies phéniciennes de Méditerranée occidentale, devenues carthaginoises, mais aussi chez les peuples entrés en contact avec cette civilisation, comme les Berbères de Numidie et de Maurétanie et les Ibères.

Religiosité populaire 

 

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Poids carré en plomb portant le signe de Tanit, Ve-IIe siècles av. J.-C., Paris, Musée du Louvre.

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On note une différence entre la religion d’État et la croyance populaire, en raison des amulettes et autres talismans à des fins de protection contre les démons ou les maladies, révélant une forte influence égyptienne. De même, on remarque un culte des divinités égyptiennes, comme le dieu nain Bès, parmi les classes populaires. Ainsi, de nombreux objets retrouvés dans les fouilles avaient pour but la protection des vivants et des morts (masques, amulettes figurant Bès mais aussi rasoirs). La magie imprégnait la vie ; elle était blanche mais aussi noire afin d’écarter des rivaux potentiels[135].

Le culte des ancêtres était probablement observé au sein des foyers mais il reste relativement obscur. Des interdits alimentaires, en particulier celui du porc, eurent cours jusqu’au début du IVe siècle[136].

Les Puniques avaient foi en une vie après la mort, comme l’attestent des chambres mortuaires — même si l’incinération était aussi pratiquée — où les défunts préparés pour leur vie dans l’au-delà étaient accompagnés d’offrandes en nourriture et en boissons. Leur tombe était décorée comme une demeure et l’on parfumait le tombeau avant de le refermer. Certains morts étaient couchés selon le rite oriental alors que d’autres étaient en position fœtale, selon la tradition berbère, et enduits d’ocre, démontrant une influence locale sur la religion carthaginoise, au moins en Afrique du Nord. De même, on a retrouvé dans des tombes puniques aux îles Baléares des statuettes typiques de la culture locale.

Civilisation exogène et métissée

La vie culturelle de cette civilisation, que certains ont appelée thalassocratie du fait de son rapport étroit et durable avec la mer, résulte du mélange des influences indigènes, phénicienne, grecque mais aussi égyptienne.

Persistances orientales et apports africains

L’art phénicien est un subtil mélange d’éléments grecs et égyptiens. Si la culture égyptienne a profondément influencé les Phéniciens dès le IIIe millénaire av. J.-C., la culture hellénique a pris le relais à partir du IVe siècle av. J.-C.. La culture phénicienne émerge à partir de l’effondrement égyptien, à la suite de l’invasion des Peuples de la mer en 1200 av. J.-C.. Avant son existence, elle était confondue dans l’aire syro-libanaise (Pays de Canaan). D’ailleurs, certains Puniques d’Occident se nommeront Cananéens longtemps après l’absorption de l’empire carthaginois par les Romains. En effet, du fait de la position géographique de Carthage et alors que les Phéniciens sont présents dans l’Occident méditerranéen, la cité punique cristallise et regroupe cette présence, la transformant en empire, tout en favorisant l’essor de la colonisation.

Identité carthaginoise 


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Mausolée libyco-punique de Dougga, IIe siècle av. J.-C.

   

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L’art punique, celui des Phéniciens d’Occident, montre des composantes égyptiennes comme le travail du verre — avec les petits masques de verre des tombes puniques spécifiques à la mentalité phénicienne et qui servent à repousser loin du mort les mauvais esprits ou démons — et des motifs comme le lotus que l’on retrouve sur des objets ou sur la décoration de bâtiments. En outre, à partir du IVe siècle av. J.-C., apparaissent des traces d’influence hellène se superposant aux influences égyptiennes et s’ajoutant à la culture phénicienne primitive.

Le mausolée libyco-punique de Dougga occupe une place particulière car il symbolise le syncrétisme architectural entre traditions égyptiennes et apports grecs, voire hellénistiques[137]. Il subsiste d’autres témoins de cette architecture funéraire monumentale comme à Sabratha.

 

 

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Éphèbe de Motyé, vers 450-440 av. J.-C., marbre, Motyé, Musée Whittaker.

   

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La sculpture évolue d’un style hiératique, presque symbolique, vers une esthétique plus figurative mais idéalisant la perfection. L’éphèbe de Motyé, un marbre du Ve siècle av. J.-C. découvert lors de fouilles terrestres en 1979, témoigne de ce contact avec le monde grec de Sicile. Cette statue a donné lieu à diverses thèses : certains y ont vu une représentation de Melqart avec une nette influence grecque alors d’autres chercheurs considèrent la statue comme une œuvre grecque transportée à Motyé à la suite d’opérations militaires. D’autres encore l’identifient comme une commande à un artiste grec de Sicile du Ve siècle av. J.-C. mais selon les canons carthaginois, en particulier sur le plan vestimentaire[138] ; on a même évoqué un rôle d’aurige voire un commanditaire de jeux[139]. L’ambiguïté des canons de cette œuvre entraîne « une perte des repères habituels, source d’inconfort intellectuel et esthétique »[140]. Le sarcophage dit « de la prêtresse » de la nécropole des rabs montre également ces influences mêlées.

Les canons esthétiques des protomés indiquent le même métissage et les critères à l’origine des choix des artisans restent difficiles à appréhender. Les statuettes d’Ibiza révèlent quant à elles une influence locale sans doute liée au relatif isolement de l’île[141].

Métropole située entre Orient et Occident, Carthage a globalement joué un rôle facilitateur d’échanges économiques et culturels, révélant une grande porosité aux apports extérieurs[142].

Persistances après la chute

 

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Opus africanum du Capitole de Dougga, IIe siècle ap. J.-C.
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Édicule funèbre gréco-punique de Marsala, époque romaine impériale, actuellement exposé au Musée archéologique Antonio Salinas (Palerme).
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La civilisation punique a perduré bien au-delà de la destruction de Carthage en 146 av. J.-C., dans les institutions locales des cités romaines, dans l’architecture et surtout dans la religion et dans la langue. On constate la présence de suffètes, magistrats municipaux, dans les institutions des cités romaines d’Afrique du Nord jusqu’au IIe siècle[143]. Parfois, les suffètes étaient au nombre de trois, ce qui est considéré par certains sémitisants comme un apport berbère.

Les persistances dans l’architecture concernent surtout l’opus africanum et la mosaïque. L’opus africanum est un type de construction à chaînage retrouvé dans les fouilles de Kerkouane ainsi que sur bien d’autres sites puniques, et dont l’un des exemples de l’époque romaine se situe au Capitole de Dougga. Quant à la mosaïque, l’école de mosaïstes africains, particulièrement habile et bénéficiant en outre de marbres de belle qualité, a largement diffusé ses modèles de bestiaires et de scènes mythologiques dans l’Empire romain.

Dans le domaine religieux, la persistance du culte rendu à Saturne africain[144] et l’interpretatio romana du Ba'al punique ainsi que de sa parèdre Caelestis, transposant la déesse Tanit[145], a été étudiée ; le culte de Sardus Pater en Sardaigne procède de la même évolution. Les sanctuaires ruraux se sont maintenus, comme à Thinissut et à Bou Kornine. Le sanctuaire néo-punique le plus important fouillé jusqu’à présent, et ayant livré les témoignages les plus intéressants de fusion d’éléments libyques et puniques, se trouve à El Hofra (Cirta). On a découvert des éléments de continuité dans les stèles dites « de la Ghorfa » ainsi qu’une vitalité du Saturne africain, dieu infernal et pourvoyeur des moissons, jusqu’à la fin du premier quart du IVe siècle[146].

La transmission des « livres puniques » des bibliothèques de la cité martyre vers les souverains numides[147] a fait l’objet d’âpres discussions, leur utilisation par Salluste lors de l’élaboration de sa Guerre de Jugurtha ayant été évoquée. Cependant, on perd très vite la trace de ces ouvrages dans les sources ; ils ne sont plus évoqués que comme souvenir dès Augustin d’Hippone[148].

Il semble également que durant longtemps la langue punique s’est maintenue, comme en témoignent les textes dits « néo-puniques » et la diffusion de la langue dans les royaumes numides, en particulier dans leur monnayage[149]. Augustin l’évoque même dans l’une de ses œuvres[150]. Ce maintien d’une langue sémitique a pu faciliter l’arabisation du Maghreb selon Stéphane Gsell et M'hamed Hassine Fantar après lui[151].

Naissance et essor d’une discipline 

Redécouverte de la civilisation 

L’intérêt pour le monde phénico-punique est né au XVIIe siècle — avec en particulier le rôle des Phéniciens appréhendé dans la Geographia sacra de Samuel Bochart — mais s’est épanoui surtout aux XVIIIe ‑ XIXe siècles, sous l’angle de l’épigraphie et de la philologie. C'est au XVIIIe siècle qu’a été découverte la stèle de Nora qui fit l’objet de nombreuses études.

Au XIXe siècle, dans le contexte de colonisation contemporaine, de vastes fouilles sont effectuées dans les pays du Maghreb, axées surtout sur l’époque romaine et byzantine, les vestiges de la période antérieure étant moins impressionnants et n’obéissant pas à l’idéologie sous-jacente à ces recherches. Néanmoins, au début du XXe siècle des découvertes majeures ont lieu comme le tophet de Carthage en 1921 et, avant cette date, il faut signaler le rôle pionnier de Joseph Whitaker à Motyé.

Indépendance de la discipline et apports de l’archéologie 

Après la dernière période de l’occupation coloniale, avec l’arrivée de chercheurs (comme Gilbert-Charles Picard), la vague des indépendances à partir de 1956 permet l’éclosion d’une école de recherches en Tunisie, représentée notamment par M'hamed Hassine Fantar et Abdelmajid Ennabli. Les fouilles depuis la Libye jusqu’au Maroc, ainsi qu’en Espagne (îles Baléares et Andalousie) et en Italie avec les recherches en Sicile et surtout l’étude à visée exhaustive de la Sardaigne phénico-punique, élargissent considérablement la problématique[152].

Champ d’étude actuel

Depuis la fin des années 1970 et la naissance du Congrès international des études phéniciennes et puniques, les savants des divers pays de l’espace punique mettent en place une synergie dans leurs axes de recherche, en particulier les chercheurs italiens de l’Université La Sapienza de Rome (à la suite de Sabatino Moscati), et leurs collègues espagnols et tunisiens.

Stéphane Gsell, dans le tome IV de sa monumentale Histoire ancienne de l’Afrique du Nord, a des mots très durs sur la civilisation carthaginoise :

« Pour sa part, Carthage a fort peu contribué à la civilisation générale. Son luxe n’a guère été utile à l’art. Nous avons dit ce que son industrie, qui n’inventa rien, se traîna dans la routine, et dont la technique même est soit médiocre, soit mauvaise[153]. »

Les avancées de l’archéologie depuis la seconde moitié du XXe siècle ont permis de nuancer ce propos, qui reste celui d’un homme marqué par le classicisme, car la civilisation carthaginoise n’entre pas dans ce schéma d’une domination des arts majeurs[154] et ne pouvait que difficilement être appréhendée par un savant du premier tiers du XXe siècle, qui a par ailleurs œuvré à la faire sortir de l’oubli.

Les nombreuses expositions ayant eu lieu à partir des années 1980, depuis celle du Palazzo Grassi en 1988 pour ne citer que la plus marquante jusqu’à celle de l’Institut du monde arabe[155]en 2007-2008, démontrent l’intérêt du public pour une civilisation ouverte sur les autres, « entre Orient et Occident » selon Serge Lancel et en ce sens très contemporaine, malgré son « identité ambigüe ».

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commentaires

lucie 14/11/2009 11:09


Bon week end aussi rené, j'espère que tout va bien pour toi... amicalement lucye


lucie 14/11/2009 11:03


Bon week end aussi rené, j'espère que tout va bien pour toi... amicalement lucye


cosedia 14/11/2009 09:35


bonjour rené
quel mal pour arriver sur ton blog ! quelques minutes tout au plus ! j'ai ramassé
un virus coriace et malgré plusieurs traitements de choc, ça rame toujours !
bonne journée


irobinangel 14/11/2009 07:28


                                       



                            je viens te souhaiter un bon week
end
                                                
bisou


corsi 14/11/2009 05:31




         


CHOMOLANGMA 14/11/2009 10:40


Quesse tu dessines bien Cricri


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