Lundi 9 novembre 2009

Autoportrait à l’abat-jour vert ou L’Homme à la visière,
1775 (pastel, 46 × 38 cm)
Musée du Louvre, Paris


Jean Siméon Chardin
— prénommé à tort, et même de son vivant, Jean-Baptiste-Siméon[1] — (Paris, 2 novembre 1699 – Paris, 6 décembre 1779) est considéré comme l'un des plus grands peintres du XVIIIe siècle. Il est surtout reconnu pour ses natures mortes, ses peintures de genre et ses pastels.

La vie et l'œuvre

Un coup de maître

La Raie
1728 (114 × 146 cm)
Musée du Louvre (Paris)


Jean Siméon Chardin naît à Paris le 2 novembre 1699, d'un père artisan, fabricant de billards. Mis à part le fait qu'il a été l'élève de Cazes (peintre d'Histoire) et qu'il a peut-être été conseillé par Noël Nicolas Coypel, on n'a aucune certitude à propos de sa formation avant le 6 février 1724, date à laquelle il est reçu à l'Académie de Saint-Luc avec le titre de maître — titre auquel il renonça en 1729.

D'après les frères Goncourt, Coypel aurait fait appel à Chardin pour peindre un fusil dans un tableau de chasse, ce qui lui aurait donné le goût pour les natures mortes.

Il est probable que deux de ses tableaux, la Raie et le Buffet aient été remarqués par deux membres de l'Académie royale à l'Exposition de la Jeunesse, place Dauphine, en 1728 : Louis Boullongne, Premier Peintre du Roi, et Nicolas de Largillière un des meilleurs peintres français de natures mortes.

Ces deux tableaux sont les morceaux de réception de Chardin à l'Académie royale[2], et se trouvent à présent au musée du Louvre.

Jean Siméon Chardin devient ainsi peintre académicien « dans le talent des animaux et des fruits », c'est-à-dire au niveau inférieur de la hiérarchie des genres reconnus.

La Raie fait l'objet d'une admiration et d'une fascination unanimes depuis le XVIIIe siècle. Notons que le Buffet est une des premières œuvres datées de Chardin. Henri Matisse copiera ces deux tableaux en 1896 ; ils se trouvent actuellement au Musée Matisse du Cateau-Cambrésis.

Chose rare chez Jean Siméon Chardin, un animal vivant figure dans la Raie comme dans le Buffet. L'artiste peint très lentement, revient sans cesse sur son travail, ce qui n'est guère compatible avec la représentation d'animaux vivants. Il est aussi probable que Chardin ait redouté que l'on compare ses œuvres à celles des deux maîtres du temps « dans le talent des animaux » : Alexandre-François Desportes (1661-1743) et Jean-Baptiste Oudry (1661-1778). Ce dernier avait précédé Chardin à l'Académie de Saint-Luc en 1708 et à l'Académie royale en 1717. (À ce propos, voir plus bas.)

L'année 1731 est marquée par des événements particulièrement importants. Jean Siméon épouse Marguerite Saintard sept ans après un contrat de mariage passé avec elle. Le père de l'artiste meurt peu après, et son fils Jean Pierre naît en novembre. Cette même année, sous la direction de Jean-Baptiste Van Loo (1684-1745), il participe à la restauration des fresques de la galerie François Ier au château de Fontainebleau.

Sa femme Marguerite meurt en 1735. Il meurt le 6 décembre 1779 à Paris.

Les scènes de genre : un défi remporté

Œuvres nouvelles

Les premiers tableaux à figures de Chardin ont été peints en 1733 au plus tard. Chardin se rend compte qu'il ne pourra pas vendre indéfiniment des natures mortes. Il lui faut devenir maître dans un autre « talent ».

Dans son Abecedario, un contemporain de Chardin, Mariette, rapporte l'anecdote suivante : Chardin faisant remarquer à un de ses amis peintres, Joseph Aved (17021766), qu'une somme d'argent même assez faible était toujours bonne à prendre pour un portrait commandé quand l'artiste n'était pas très connu, Aved lui aurait répondu :

« Oui, si un portrait était aussi facile à faire qu'un cervelas. »

L'artiste était mis au défi de peindre autre chose que des natures mortes. Mais ce n'était pas la seule raison de changer de « talent ». Mariette ajoute :

« Ce mot fit impression sur lui et, le prenant moins comme une raillerie que comme une vérité, il fit un retour sur son talent, et plus il l'examina, plus il se persuada qu'il n'en tirerait jamais grand parti. Il craignit, et peut-être avec raison, que, ne peignant que des objets inanimés et peu intéressants, on ne se lassât bientôt de ses productions, et que, voulant essayer de peindre des animaux vivants, il ne demeurât trop au-dessous de MM. Desportes et Oudry, deux concurrents redoutables, qui avaient déjà pris les devants et dont la réputation était établie. »


Une femme occupée à cacheter une lettre
v. 1732 (81 × 64 cm)
Schloß Sanssouci, Bildergalerie (Potsdam)


Chardin va donc se consacrer aux scènes de genre, ce qui ne sera pas sans difficultés pour lui. Les amateurs de peinture du XVIIIe siècle prisent plus que tout l'imagination. Or, c'est la faculté qui faisait le plus défaut à Chardin. Il a du mal à composer ses tableaux, et c'est ce qui explique en partie que lorsqu'il trouve, après de longues et patientes recherches, une structure qui lui convient, il la reproduit dans plusieurs œuvres. Cette période de la vie de Chardin s'ouvre sur deux pièces maîtresses :

  • Une femme occupée à cacheter une lettre (146 x 147 cm, Berlin, Stiftung Preußischer Kulturbesitz). Ce tableau est exposé place Dauphine en 1734, et le Mercure de France le décrit ainsi :
« Le plus grand représente une jeune personne qui attend avec impatience qu'on lui donne de la lumière pour cacheter une lettre, les figures sont grandes comme nature. »
  • Une femme tirant de l'eau à la fontaine, dit la Fontaine ou encore la Femme à la fontaine (38 x 43 cm, Stockholm Nationalmuseum). Comme dans le tableau précédent, une ouverture dans le mur du fond, à droite, apporte de la clarté et montre une scène secondaire. Cependant aucun rapprochement n'est possible avec les tableaux hollandais : les intérieurs de Chardin sont fermés et les fenêtres sont très rares[3].

 

La Fillette au volant
1741 (81 × 64 cm)
Galleria degli Uffizi (Florence)


Chardin expose ce dernier tableau au Salon du Louvre en 1737, ainsi que La Blanchisseuse (37 x 42,5 cm, Stockholm Nationalmuseum), La fillette au volant (81 x 65 cm, Paris, collection particulière) et Le Château de cartes (82 x 66 cm, Washington, National Gallery of Art). Puis les expositions se succéderont presque tous les ans jusqu'à sa mort.

Particulièrement dans la Fillette au volant, le peintre ne fait preuve d'aucune volonté de donner une impression de mouvement. Figée dans une attitude, le regard fixe, la petite fille est en train de poser pour Jean Siméon et son attitude trahit presque la surveillance dont elle fait l'objet: « Ne bouge surtout pas ». Cette immobilité, par contre, semble naturelle dans le Château de cartes, du fait même du thème qui convient si bien à Chardin qu'il effectue quatre compositions avec peu de variantes sur ce sujet. Puis les expositions se succéderont presque tous les ans jusqu'à sa mort.


La blanchisseuse
c. 1735 (37 × 42 cm)
Ermitage (St. Petersburg)

Présenté à Louis XV à Versailles en 1740 par Philibert Orry, Surintendant des Bâtiments du Roi (sorte de Ministre de la Culture) et Contrôleur Général des Finances, Chardin offre deux tableaux au souverain. On peut lire à cette occasion dans le Mercure de France :

« Le dimanche 27 novembre 1740, M. Chardin de l'Académie royale de peinture et sculpture, fut présenté au roi par M. le contrôleur général avec deux tableaux que Sa Majesté reçut très favorablement; ces deux morceaux sont déjà connus, ayant été exposés au Salon du Louvre au mois d'août dernier. Nous en avons parlé dans le Mercure d'octobre, sous le titre: la Mère laborieuse et le Bénédicité. »

Ce sera la seule rencontre de Chardin avec Louis XV.

Le regard du XIXe siècle : Chardin, peintre des vertus bourgeoises

Bénédicité
1740 (49 × 38 cm)
Musée du Louvre (Paris)


Le Bénédicité (49,5 x 38,5 cm, Paris, Louvre) et la Mère laborieuse (49 x 39 cm, même musée) sont tombés dans l'oubli dix ans après la mort de Louis XV, puis ont été redécouverts en 1845 : le siècle bourgeois apprécie les représentations des vertus bourgeoises qu'il oppose à la dissolution supposée générale des mœurs de la noblesse.

L'auteur anonyme d'un article du volume XVI du Magasin Pittoresque écrit en 1848 :

« À Watteau les déjeuners sur l'herbe, les promenades au clair de lune, la capricieuse beauté du jour avec l'élégant cavalier de son choix, les danses sous la feuillée des bergères et des bergers titrés ; mais à Chardin l'honnête et paisible intérieur, la mère qui brosse l'habit de son fils avant de l'envoyer à l'école, la mère apprenant à bégayer le nom de Dieu à sa petite couvée. Il imite le calme avec calme, la joie avec joie, la dignité avec dignité. Il semble qu'un siècle ne puisse contenir deux histoires si différentes ; cependant elles se côtoient. Chacune a eu son historien, tous deux hommes de génie. Le brillant chatoiement de Watteau a trop souvent éclipsé la douce clarté de Chardin. Ébloui par l'agaçante coquetterie de la marquise, à peine s'arrête-t-on devant l'humble bourgeoise ; et pourtant, quel plus doux mystère que cette suave peinture renfermant les vrais trésors de la vie humaine : honneur, ordre, économie ! »

Et si l'auteur, dans le même passage, parle de Chardin comme d'un poète aux doux coloris, ce n'est qu'un bref intermède avant de s'émerveiller devant la représentation de son idéal féminin :

« Elle est le type de ces milliers d'autres femmes auxquelles les homme rigides, honnêtes, confient leur honneur, leur joie, leur nom, leurs enfants, et dont la présence est une bénédiction pour le seuil qu'elles ont une fois passé. »

Par CHOMOLANGMA - Publié dans : ARTS PEINTURE/DANSE
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Lundi 9 novembre 2009

 

À l’occasion du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le Musée d’Histoire Contemporaine présente à Paris l'exposition « Berlin : l'effacement des traces, 1989-2009 ». Visite en photos !

Vingt ans, cela se fête. Mais comment célébrer 20 ans d’absence, quand les traces du mur traversant une ville, et symbolisant deux visions du monde, s’évanouissent ? En mettant en scène et en lumière cet effacement des traces de la RDA (République démocratique allemende) dans la ville de Berlin. Chute du mur, évaporation d’une dictature mais aussi d’une expérience sociale, voire d’une culture, sont au cœur de cette exposition anniversaire.

 

Trois formes d’effacement

 

Si un certain Berlin s’évanouit, c’est d’abord  par la destruction : rues débaptisées, statues déboulonnées, bâtiments publics détruits. L’effacement du passé s’effectue aussi par le détournement, la réécriture de l’histoire, comme nous l’apprend l’exposition : c’est ainsi  qu’un monument, qui était consacré par la RDA « aux victimes du fascisme et du militarisme », devient un monument dédié « aux victimes de la guerre », notion plus neutre et générale. Enfin, une modalité d'effacement advient également par le biais d'une muséification et la surexposition de quelques « vestiges » soigneusement choisis. La RDA est alors transformée en objet idéologique à l’image mémorielle contrôlée, suscitant films, gadgets,…

 

Des traces encore là

 

Les artistes donnent leur point de vue sur cet effacement en s'appuyant sur des traces plus ou moins fugaces qui résistent. Tels les « Ampelmännchen », ces petits bonshommes des feux de signalisation, personnages symboliques de la RDA. Les photographies de Jean-Claude Mouton, prises pendant vingt ans, mesurent l’œuvre de destruction et de transformation simultanée de Berlin, tandis que celles de Bernard Plossu montrent la ville hypermoderne qui a remplacé le terrain vague de la Potsdamer Platz. Le documentaire de Dominique Treilhou donne à voir et à entendre la destruction méthodique et coûteuse (31 millions d’euros) du Palast der Republik. Au total, une douzaine d’artistes sont à découvrir.

 

Scénographie

 

La visite commence par un sas d’immersion qui joue le rôle d’espace de transition entre deux époques. Le visiteur peut ensuite déambuler, invité à la découverte de photographies, ou du dispositif de « psycho-mapping » de Jan Svenungsson, sorte de reconstitution de la dissolution du mur. Un autre espace présente une installation : un mur qui avance, bouge, grâce à des projections d’images, pour mieux nous faire douter de sa réalité. Un cabinet de curiosités entasse par ailleurs les « trésors » de l’époque révolue. Et toujours, l’éclairage joue un rôle majeur : révéler ou masquer. Comme dans un songe, un souvenir. 20 ans déjà…

Relaxnews
















source Orange actualités
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Lundi 9 novembre 2009

Population et société

Démographie

Evolution démographique du Grand Quimper (communes fusionnées de Quimper, Kerfeunteun, Ergué-Armel et Penhars)


Évolution démographique
(Source : Cassini[4])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 400 9 915 10 605 13 058 14 071 14 268 14 812 15 741 15 699
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
16 275 16 637 18 518 19 299 20 264 22 328 24 626 25 373 26 580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
27 666 28 172 28 610 28 127 30 931 32 173 35 873 40 345 41 243
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
45 989 52 496 55 977 56 907 59 437 63 238 64 900 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

 



Histogramme


Langue bretonne

  • L'adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été signée le 6 février 2008 par le maire Alain Gérard, en compagnie de Lena Louarn, présidente de l'Office de la langue bretonne.
  • A la rentrée 2007, 4,7% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue.[5]

Éducation

Quimper a plusieurs écoles primaires. Ses collèges publics principaux sont les collèges Max Jacob, Auguste Brizeux, la Tourelle , la Tour d'Auvergne et Ste Thérése. Quant aux lycée publics, il y en a quatre principaux. Ce sont le lycée Auguste Brizeux, le lycée de Cornouaille, le lycée Yves Thépot et le lycée Jean-Antoine Chaptal. Quimper compte également quatre collèges d'enseignement privé sous contrat : La Sablière, Saint Jean-Baptiste, Sainte Thérèse et Saint Yves. Les lycées privés sont Sainte Thérèse, le Paraclet, Kerustum et le Likès.

Quimper compte enfin deux pôles de classes préparatoires aux grandes écoles : l'un scientifique, dans le cadre du lycée Auguste Brizeux, et l'autre littéraire dans le cadre du lycée de Cornouaille.

Sport

Transports ferroviaires

Quimper dispsoe d'une gare SNCF. De cette gare, il est possible de se rendre par des Trains Express Régionaux ou par Corail Intercités vers Brest, Châteaulin, Rennes, Lorient et Nantes. Le TGV relie Quimper à Gare de Paris-Montparnasse en moins de 4h20 via Rennes et Le Mans

Personnalités liées à la commune

Personnes célèbres nées à Quimper

Personnes célèbres décédées à Quimper

Personnes célèbres ayant vécu ou travaillé à Quimper

Économie

Quimper est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille. Elle gère l'aéroport de Quimper Cornouaille situé sur la commune de Pluguffan et le port de Quimper. Quimper est également le siège du Conseil Général du Finistère.

Quimper et les 6 communes environnantes sont desservies par le réseau de transport en commun Qub et ses 24 lignes de bus.

Culture et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Les flèches de la cathédrale
Le chateau de Lanniron au bord de l'Odet ancienne résidence d'été des évêques de Quimper

Quimper est classée ville d'art et d'histoire.

  • Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
  • Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
  • Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
  • Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
  • Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
  • Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
  • Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
  • Le Musée des Beaux-Arts [6](près de la cathédrale)
  • Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
  • Musée de la Faïence [2]
  • Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
  • Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
  • Faïenceries HB-Henriot [3]
  • Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
  • Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
  • Statues:

-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.

-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, « premier grenadier de l'Empire », né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.

-À l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.

-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.

-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.

Communes limitrophes

Rose des vents Plonéis Plogonnec Briec Rose des vents
Pluguffan N Ergué-Gabéric
O    QUIMPER    E
S
Plomelin Gouesnach Saint-Evarzec
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Lundi 9 novembre 2009

Chronologie rapide
  • 855 : première mention d'un évêque « près Saint-Corentin »
  • 1022 : titulaires différents du comté et de l'évêché (Alain Canhiart et son frère Orscant)
  • 1085 : première mention de Quimper « Quempercorentin » dans un acte du comte (duc) Alain Fergent
  • 1239 : début des travaux de la cathédrale actuelle
  • 1344 : prise de Quimper par Charles de Blois
  • 1349 : Epidémie de peste
  • 1364 : siège et prise de Quimper par Jean IV de Montfort
  • 1384 : Jean IV accorde des privilèges aux habitants de la ville close (exemption de droits féodaux et de taxes)
  • 1490 : insurrection paysanne en Cornouaille, les révoltés prennent la ville qui est reprise par le roi Charles VIII en 1491.
  • 1594 : siège de Quimper par le maréchal d'Aumont
  • 1620 : création du collège des Jésuites
  • 1704 : création de l'office de maire de Quimper
  • 1708 : création par Bousquet de la première fabrique de faïence à Locmaria
  • 1746 : incendie qui dure 12 jours dans le vieux centre (rue du Guéodet et rue Kéréon)
  • 1790 : Quimper emporte de haute lutte face à Landerneau le Chef-lieu du nouveau département du Finistère
  • 1793 : le jour de la Saint-Corentin, sous la pression des antireligieux, la municipalité ordonne la destruction des objets du culte et des armoiries des églises et de la cathédrale devant laquelle est opéré le « brûlis des saints »
  • 1800 : assassinat par les Chouans de l'évêque Yves Marie Audrein, premier évêque constitutionnel de France. Premier préfet nommé par Napoléon Bonaparte
  • 1842 : percement de la rue de Brest
  • 1856 : construction des flèches de la cathédrale
  • 1858 : réception de l'empereur Napoléon III qui annonce le financement du quai de Kerguélen et du jardin public
  • 1863 : arrivée du chemin de fer
  • 1876 : Louis-Marie Hémon, premier député républicain
  • 1904 : inauguration du théâtre municipal (appellation Max Jacob donnée en 1998)
  • 1905 : grève générale des ouvriers pendant 4 jours
  • 1923 : première fête des Reines de Cornouaille devenue maintenant le Festival de Cornouaille
  • 1927 : Les autonomistes bretons, alsaciens et corses signent la charte du Comité Central des Minorités Nationales de France au café de l'épée, provoquant la colère du président Poincaré
  • 1935 : aérodrome ouvert à Pluguffan
  • 1941 : construction du camp de prisonnier 135 frontstalag-135 [1]
  • 1944 : libération de la ville, les résistants armés forçant l'ennemi à se retirer plus vite.
  • 1955 : Construction du Pont de Cornouaille
  • 1960 : Première visite officielle du général de Gaulle à Quimper.
  • 1960 : Fusion des 4 communes pour former le Grand Quimper (avec Ergué-Armel, Kerfeunteun et Penhars)
  • 1964 : L'aéroport de Quimper Cornouaille est ouvert aux lignes régulières de passagers vers Paris
  • 1968 : inauguration du complexe sportif de Penvillers
  • 1969 : dernière apparition publique du général de Gaulle lors d'un discours sur la place de la Résistance
  • 1969 : ouverture du « second boulevard » de long de l'Odet (boulevard Dupleix)
  • 1969 : ouverture du premier hypermarché, route de Bénodet dans le quartier de Créac'h-Gwenn
  • 1969 : ouverture de l'Institut universitaire de technologie (IUT)
  • 1973 : mise en service de la Cité administrative à Ty-Nay
  • 1974 : Construction du Pont de Poulguinan sur l'Odet (rocade sud)
  • 1976 : incendie des halles couvertes
  • 1980 : Création de l'Hôpital Laennec
  • 1982 : cession à la ville de la caserne La Tour d'Auvergne
  • 1986 : inauguration du Centre des Arts, de la Culture et de congrès, rue du Chapeau-Rouge
  • 1987 : L'ouragan détruit la hêtraie du Frugy
  • 1988 : création de la Technopôle Quimper-Cornouaille
  • 1989 : ouverture de la zone commerciale de Gourvily
  • 1997 : inauguration du Pôle universitaire Pierre-Jakez Hélias à Créac'h-Gwenn
  • 1998 : inauguration du Théâtre de Cornouaille
  • 2005 : Quimper accueille la 42e Européade
  • 2007 : début des travaux d'installation de la fibre optique, projet Très Haut Débit Hermineo, dans les rues de Quimper
  • 2008 : après les entreprises, des offres commerciales d'opérateurs sont proposées aux particuliers en fibre optique ou Wimax
  • 2008 : Inauguration du Contournement Nord Ouest (CNO) permettant une meilleure desserte du nord de l'agglomération
  • 2008 : Inauguration de la Médiathèque des Ursulines
  • 2008 : Fin des travaux de rénovation de la Cathédrale Saint-Corentin.

Administration

Quimper a absorbé une grande partie de son agglomération en 1960, en fusionnant avec trois communes voisines (Ergué-Armel, Kerfeunteun et Penhars). Depuis mars 2008, le maire est M.Bernard Poignant, PS.

Sa communauté d'agglomération Quimper Communauté compte sept communes : Ergué-Gabéric, Guengat, Plogonnec, Plomelin, Plonéis, Pluguffan et Quimper.

La ville est chef-lieu de trois cantons :

  • Le 1er canton est formé d'une partie de Quimper (24 712 habitants);
  • Le 2e canton est formé d'une partie de Quimper et de la commune d'Ergué-Gabéric (27 755 habitants);
  • Le 3e canton est formé d'une partie de Quimper et des communes de Plomelin et Pluguffan (24 789 habitants).

Les maires de Quimper

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1865 1870 François Veisseyre
1914 1928 Théodore Le Hars
1928 1935 Edouard Ménez
1935 1940 Prosper Gautier
1944 1945 Hervé Marchand
1945 1947 Yves Wolfarth
1947 1953 Joseph Halleguen RPF puis ARS Député du Finistère
1954 1959 André Monteil MRP
1959 1960 Gabriel Autrou
1960 1967 Yves Thépot SFIO
1967 1975 Léon Goraguer SFIO
1975 1977 Jean Lemeunier PS
1977 1989 Marc Bécam RPR Député du Finistère
1989 2001 Bernard Poignant PS Député du Finistère
2001 2008 Alain Gérard RPR puis UMP Sénateur du Finistère
2008 2014 Bernard Poignant PS Député Européen
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Spécialités bretonnes

Quimper possède quelques spécialités culinaires, dont les crêpes traditionnelles bretonnes et les célèbres crêpes dentelles (crêpe dorée et craquante). Cette invention est due à une erreur: la crêpe ayant été trop cuite, madame Cornic décida de la rouler pour former la fameuse crêpe dentelle (inventée en 1888).

Costume glazik

Quimper et sa région possédaient un costume traditionnel porté jusque dans les années 1950.

Pour les hommes, il est généralement bleu avec du velours. Il se compose d'une chemise à manches longues; la chemise est revêtue d'une veste aussi à manches longues brodée de couleurs vives. Pour le bas, c'est un pantalon ou bragou-braz selon l'époque. Les chaussures étaient soit des sabots soit des chaussures noires.

Pour les femmes, c'est un haut en laine et en velours souvent brodé selon le costume et l'époque. Le bas du costume est une jupe en velours ou tissus brodé de perles. La jupe est recouverte par un tablier de différentes couleurs, motifs, matières, broderies et de perles. Les femmes portent sur leurs têtes une coiffe blanche en dentelle . Celle de la région de Quimper est petite mais il existe plusieurs sortes de coiffes (comme la coiffe bigoudenne; fouesnantaise, celle de Léon). Les femmes portaient, elles aussi, des sabots de bois ou des chaussures à talons vernis noirs.

Pour les enfants: les garçons portaient le même costume que les hommes. les filles portaient des petites jupes en laine ou de velours parfois brodé. Leur costume était composé également d'un haut assortit à la jupe . Les fillettes ne portaient pas de coiffe mais de petits bonnets en velours; satin ou autre tissus brodé et perlé qui formaient généralement des motifs (fleurs…).

Jumelages

Quimper est jumelée avec :

Climat

La ville de Quimper bénéficie d'un climat de type tempéré océanique. En hiver il fait généralement doux tandis qu'en été la chaleur est rarement excessive. Les précipitations sont abondantes toute l'année mais l'automne et l'hiver sont les saisons les plus arrosées. La température record la plus chaude à y avoir été enregistrée est de 36,5 °C (12 juillet 1983) et la plus froide de -10,1 °C (13 janvier 1987).



Relevé météorologique de Quimper-Pluguffan, (période 1971-2000)
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,9 3,8 4,8 5,8 8,8 11,1 13,3 13,3 11,6 9,2 6,2 5,0 8,1
Température maximale moyenne (°C) 9,1 9,5 11,3 13,3 16,5 19,2 21,7 21,8 19,4 15,6 12,0 10,1 15,0
Précipitations (mm) 156,5 130,1 102,7 85,0 88,5 57,8 58,1 60,5 96,2 123,4 132,4 160,1 1 251,3
Source : Météo France
Mois J F M A M J J A S O N D
maximales 16,9 18,3 23,3 27,1 29,9 35,9 36,5 35,8 30,7 26,0 19,7 17,5
date      26/01/1983 04/02/2004 19/03/2005 23/04/1984 16/05/1992 26/06/1976 12/07/1983 09/08/2003 05/09/1991 03/10/1986 13/11/1989 02/12/1985
minimales -10,1 -8,4 -7,0 -2,2 0,3 3,9 6,6 6,9 4,2 -1,2 -4,2 -7,2
date      13/01/1987 07/02/1991 07/03/1971 11/04/1978 05/05/1979 04/06/1975 12/07/1970 31/08/1986 28/09/1987 29/10/1997 29/11/1977 10/12/1987
Températures minimales et maximales records (°C) source : Météo France

Par CHOMOLANGMA - Publié dans : VILLES DU MONDE
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Lundi 9 novembre 2009

Moyen Âge


Le vieux Quimper


La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.

Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites), chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.

Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois « le Tour-du-Chastel ».

Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).


Le vieux Quimper


La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de « cité »), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le « petit saint noir », mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.

Temps modernes

La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.

XIXe et XXe siècles

Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.

Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).

L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).

La Préfecture


Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.

XXIe siècle

En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.

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Brumes et pluies

Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau
D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.

Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
Où par les longues nuits la girouette s'enroue,
Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau
Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,
Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
Ô blafardes saisons, reines de nos climats,

Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
- Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
D'endormir la douleur sur un lit hasardeux.

Charles BAUDELAIRE   (1821-1867)





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